Yann Delaunay – Interview

 

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Date de naissance : 26 Novembre 1998
Adresse : Nouméa, Nouvelle-Calédonie
En quelle année es-tu ? Travailles-tu ? Je suis en classe de 2d au Lycée Général La Pérouse à Nouméa

 

Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?
Yann
: J’ai commencé la planche autour des 9 – 10 ans, parce que toute ma famille en faisait. Mais ce n’était pas encore une passion. C’est seulement depuis un an ou deux que ça occupe autant de place dans ma vie.

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?
Yann
: Si les conditions sont bonnes, je navigue 4 fois par semaine.

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?
Yann
: J’ai mon « permis cyclo » pour conduire un scooter. Je suis autonome et je n’ai pas besoin de transporter mon matos, vu qu’on a des casiers au spot.

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?
Yann
: Pour aller d’Ouémo au Club de l’ACPV sur la Côte Blanche, ça prend environ un quart d’heure en scooter.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?
Yann
: Je perfectionne mes passages de voile (switch et normal stance), mes loops, et je bosse des moves comme le Culo, le Bob, le Kono et l’Air Flaka. J’essaie de travailler le plus possible des deux côtés (tribord et bâbord).

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?
Yann
: Certains ont des cours de planche à voile au collège ou au lycée en EPS. Personnellement, je n’en ai jamais eu.

 

EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?
Yann
: Oui, très souvent quand je suis avec des copains qui font de la planche.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire ?
Yann
: J’ai quelques idées, mais ça reste encore très flou. Ce qui est sûr, c’est que je ne veux pas me priver de windsurf.

 

EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents ?
Yann
: Mon père a commencé la planche à voile lorsqu’il était jeune avec les tout premiers matos (les grosses « Windsurfers » avec leur gros wishbone en bois de 10 tonnes). Ça a été tout de suite une passion pour lui. Ma mère fait aussi de la planche depuis plus de 30 ans.

 

EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ? Avec la même intensité ?
Yann
: Mon frère Thomas est kitesurfeur et ma sœur, Sarah Hauser, pratique le windsurf de vague à un niveau professionnel. Elle vit à Maui et c’est elle qui a écrit « La Comptine du Windsurfer ». Sa page Facebook.

 

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?
Yann
: Oui, on est une bonne bande de copains à l’ACPV. On a à peu près entre 12 et 17 ans. Mais ce qui est cool dans notre club, c’est qu’il y a des funboarders de tous les âges : jeunes et « vieux » se côtoient.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance ?
Yann
: Oui, beaucoup de chance ! Ce n’est pas donné à tout le monde d’être proche de son spot, d’habiter dans un pays où l’eau est bonne toute l’année, et surtout, d’avoir les moyens de faire de la planche à voile !

 

EW : As-tu un entraîneur ?
Yann
: Non, mais c’est notre bande qui nous permet de progresser en nous surpassant à chaque session pour impressionner les copains.

 

EW : Que maîtrises-tu le plus ?
Yann
: Je pose très souvent mes Shakas et j’arrive à faire des Shakas 720°.

 

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EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?
Yann
: Il faut d’abord bien l’analyser et le comprendre avant d’aller sur l’eau, en regardant des vidéos par exemple. Après, il faut l’essayer 10, 100, 1000 fois s’il le faut, des deux côtés si c’est possible, en comprenant à chaque chute ce qui cloche.

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats ?
Yann
: J’ai fait 3e jeune à une compétition locale de Freestyle.

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?
Yann
: Progresser, envoyer des moves toujours plus impressionnants et gagner quelques compétitions… Mais avant tout m’amuser et prendre du plaisir !

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)
Yann
: Des Air Kabikutchi (soyons fous), et des Bongkas (loop into flaka) comme ceux de Tonky Frans.

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture ? Comment ?
Yann
: Pas spécialement, mais j’évite quand même de manger trop mal.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré ?
Yann
: Un îlot du lagon de Nouvelle-Calédonie dont je ne citerai pas le nom… (‘secret spot’ !)

 

EW : Quel sont tes riders préférés ?
Yann
: Kiri Thode, car il sait absolument tout faire avec un style de fou !! En Calédonie, on a deux super riders, Antoine Albert (NC 21) qui fait le circuit PWA, et Thomas Cressent.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?
Yann
: Chez moi, les WC sont envahis de Windmag et de Planchemag en tout genre.

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf ?
Yann
: Selon moi, c’est le meilleur sport du monde. On glisse, on va vite, on saute, on est libre, on peut tenter des figures sans se blesser à chaque chute… C’est vraiment fantastique.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?
Yann
: Bien sûr, si mes moyens et ma santé me le permettent.

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?
Yann
: Je ne suis pas sponsorisé, en ce moment c’est plutôt Papa et Maman !

 

EW : D’autres passions ?
Yann
: Oui, je fais du piano (classique et jazz) depuis l’âge de 6 ans au Conservatoire de Nouvelle-Calédonie.

 

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