La progression vers l’upwind 360º dans les straps

 

Un article de Russell Groves
Traduction : Sylvain Vocker et Céline Grosjean

1. Position neutre et point d’équilibre

 

Il y a 2 types de position neutre : Active et Passive.

La position neutre active est lorsqu’on utilise légèrement la puissance du gréement ou le poids de celui-ci pour s’équilibrer.


La position neutre passive est lorsque la voile est en équilibre. Il s’agit plus ou moins du moment où le centre de gravité se trouve au dessus de l’axe central de la planche, sans puissance. Le rider est également en équilibre au dessus de l’axe central de la planche, il est alors nécessaire de maintenir la planche à plat afin de garder cet équilibre.
L’emplacement d’équilibre, lorsque la planche ne bouge pas, est plus ou moins situé à mi-chemin entre le pied de mât et les foodstraps.


Ici, par exemple, j’avance avec quasiment pas de vent. L’équilibre et le contrôle sont alors très importants.


Ici, j’attends la vague, il n’y a pas de vent, donc je dois être en position neutre passive.


La vague pousse la planche vers l’avant, je dois donc fermer la voile.


À présent, je passe à une position neutre active, car j’ai peu de puissance dans la voile.
On remarque que j’utilise une façon intéressante pour fermer et ouvrir la voile.
Il est toujours possible de trouver une position neutre passive partout où l’on ride !

2. Contrôle de la puissance de la voile

La première façon de contrôler la puissance de la voile est de maintenir le mât immobile et jouer avec la main arrière en tirant ou relâchant la voile (fermer et ouvrir).
Cela fonctionne, mais avec le matériel actuel, il faut travailler plus avec la position neutre et particulièrement en freestyle.


Le premier pas est donc d’ajuster la position des mains. La main avant doit reculer. Les deux mains doivent se trouver autour du centre de poussée vélique de la voile.
Pour ouvrir et fermer la voile, c’est le mât qui doit bouger.


Ainsi, la voile s’ouvre et se ferme d’elle-même.
Pour fermer la voile, il suffit de relâcher la pression sur la main avant et laisser le mât se déplacer vers l’avant. La main arrière ne bouge pas.


Pour ouvrir la voile, il suffit de relâcher la pression sur la main arrière et amener le mât vers l’arrière.


Il est très important de comprendre cette notion, car il s’agit du seul moyen de contrôler la voile lorsqu’on navigue à contre.

3. Le virement pour se positionner à contre

 

Le virement est la façon la plus facile de se positionner à contre. Pour commencer, il faut placer le pied avant devant le pied de mât. Ensuite, jouer avec l’ouverture et la fermeture de la voile pour enfin repartir dans la direction opposée à contre. Il s’agit donc d’un virement sans changer de côté.


Sur l’image de gauche je suis en position normale. Sur l’image de droite, je suis à contre.
1. La voile est normale, 2. La voile est fermée, 3. La voile est ouverte

L’ouverture et la fermeture de la voile doivent être réalisées par le mouvement du mât lorsqu’on est en mouvement, même lorsqu’on se situe très près du mât.
Le problème principal est qu’il faut penser en inversé.
Une fois au travers, cela devient plus compliqué, car il faut réagir plus rapidement en déplaçant le mât vers l’avant ou l’arrière, tout en contrôlant la puissance de la voile. Pour rester droit, le cerveau doit travailler en 3D (naviguer à contre au près est facile mais au travers, c’est beaucoup plus difficile ! la planche veut tout le temps tourner et il faut réagir en permanence en bougeant le mât vers l’avant ou l’arrière, vers le vent ou loin du vent et ouvrir ou fermer la voile, donc le cerveau travaille en 3 dimensions, ce qui est assez difficile !)


Une autre façon assez cool de se mettre à contre est après le jibe, en se mettant à contre à partir de la fausse panne.


Il est aussi possible de se mettre à contre sous forme d’hélitack, empannage à contre ou simplement fausse panne à contre.

 

4. L’helitack et ses variantes

 

J’aime montrer l’helitack avec le pied avant, juste derrière le mât et la main avant reculée. C’est une des meilleures façons de progresser vers le 360°.


Les points clés sont :
1/ La planche doit tourner un maximum.
2/ Lorsque l’on place le mât vers l’avant, il ne doit pas y avoir de puissance dans la voile. 3/ Mettre de la puissance dans la voile en déplaçant le mât.
4/ Bien observer que la planche tourne. Plus on se rapproche de la position travers au vent, plus la rotation de la voile se fait facilement.

5. 360° sur planche avec un volume important + variations

 


Sur cette image, on voit bien que le mouvement du gréement est le même, que je fasse un empannage normal ou un empannage à contre.


Plus on est en arrière, plus l’empannage de la voile est facile. La séquence suivante montre bien l’importance de la main avant.

A partir de l’image 2, la main arrière ne bouge pas, il faut laisser le wishbone partir vers l’avant, de manière que cette même main soit bien à l’arrière.
A partir du moment où je mets de la puissance dans la voile, je n’ai plus besoin de ma main arrière.
Il faut ensuite remettre le mât vers l’arrière et hors de l’axe de la planche, afin de faire tourner la planche sous le vent.
En réalité le gréement ne bouge pas… C’est la planche qui bouge !

 

 

Un article de Russell Groves
Traduction : Sylvain Vocker et Céline Grosjean

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