L’innovation dans le Windfoil, made in BZH

Article de Benjamin Longy

L’origine de ce projet remonte maintenant à plus de 2 ans. La volonté d’R.One était de dessiner une planche avec un design novateur et des atouts techniques inédits. Après avoir présenté un projet en octobre 2018, via un dessin 3D d’une concept-board nommée CONDOR (dont les courbes folles ont fait bondir tous les windsurfers), R.One, fondateur et designer des planches bretonnes « Elix funboard », a décidé de passer à la fabrication de ce petit bijou. Suite à un très bon accueil du projet dans son entourage, R.One a concrétisé sa réflexion pour rendre le concept navigable, tout en recherchant une amélioration aérodynamique. « Jusque-là, le flotteur ne sert qu’à démarrer. Il n’a aucun rôle actif une fois en vol et limite même la performance de par sa trainée. Le Condor-concept ouvre une nouvelle voie : le flotteur devient aérodynamique (afin de limiter la trainée au maximum) et actif, dans la mesure où il apporte un appui aérodynamique ».

En bref : la planche fait 190 litres, 2,40 m pour 1,05 m de large. Un nez pointu et deux énormes concaves qui positionnent les straps beaucoup plus haut sur la planche. Cette board magnifique bénéficie en outre de la finition carbone bien connue chez Elix. Étant rider du Team Select/Elix, j’ai eu le plaisir d’être invité pour essayer le CONDOR Concept aux côtés d’Hélène Noesmoen et Romuald Geyer. Nous étions filmés par le drone de Pascal Malcoste. Les conditions étaient plutôt délicates…

C’est avec 18 nœuds, un bon froid breton dans la baie de Quiberon et une mer agitée, que nous avons baptisée cette board fraîchement sortie de l’usine. Une fois sur l’eau, il a fallu un peu de temps pour s’adapter à la largeur d’un mètre au pied arrière, ainsi qu’au pont concave. Une fois calé dans les straps, on oublie tout ça ! Le vol est tout en confort et la planche se stabilise avec la vitesse (sûrement en raison de ses formes spécifiques). Le long nez fait assez peur, mais c’est seulement dans la tête : ce n’est pas vraiment différent d’une planche normale. Les touchettes se passent bien, car il y a énormément de volume sur l’avant. Pas de plantés, donc aucun problème non plus avec les virements ! Il faudrait évidemment des heures de navigation supplémentaires pour pouvoir en dire plus, et savoir s’il faut faire évoluer le projet. Pour qu’un autre rider, Benjamin Tillier, puisse lui aussi faire fumer cette magnifique board dans les eaux turquoise du Pacifique, la planche est désormais en train de voguer vers la Nouvelle-Calédonie. Je tiens à remercier R.One pour l’invitation, et lui tire mon chapeau pour avoir réussi à faire voler un OVNI dès sa première sortie !

Destination Guadeloupe

La Wave Riding School par Lisa Wermeister

 

Tout fraîchement couronnée en catégorie R120 minimes, aux championnats de France Espoirs Extrême Glisse de Carnac, Lisa Wermeister, élève de la Wave Riding School (anciennement la freestyle school), s’affirme déjà comme la jeune génération montante du windsurf féminin français et ce pas seulement en slalom.

En effet, Lisa du haut de ses 14 ans, a déjà fait son grand baptême du feu en PWA, l’été dernier sur l’épreuve de vague de Tenerife en terminant seconde des moins de 15 ans.

Forcément, avec une aussi belle progression, Espace Windsurf s’est penché sur la manière dont Lisa s’entraîne en Guadeloupe, elle nous présente ainsi son club et ses activités.

Alors embarquement immédiat pour la Guadeloupe, destination Sainte-Anne à la Wave Riding School.

 

Alors Lisa, présente-nous ton club :

Eh bien ! La Wave Riding School est un club de windsurf tenu par Hans Sacher, il se situe à Galbas dans la commune de Sainte-Anne en Grande Terre. Il fonctionne à partir du mois d’octobre jusqu’à fin juin, on peut prendre des cours de manière ponctuelle, louer du matos de différents niveaux ou comme moi prendre des cours de vagues réguliers les samedis toute l’année.

waveriding school - guadeloupe

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce club ?

Comme son nom l’indique, le club met l’accent sur la pratique de la vague. Hans propose des cours tous les samedis aux waverideurs de tous niveaux, qu’ils soient jeunes ou adultes.

windsurf - guadeloupe

Idéalement placé, on peut à la fois débuter dans un lagon sécurisé, faire du freeride, du slalom et surtout le must du must, il est le point d’accès à 7 spots de vagues : le spot de la Communale, Médecin, Califette, Calif, Is no Good, la Digue (spot de la Caravelle), et la Table.

Du coup en fonction de l’orientation du vent et des vagues nous avons toujours la possibilité de choisir le spot où les conditions de waveriding sont les meilleures.

 

Depuis combien de temps y es-tu ?

Cela doit faire 6-7 ans déjà… J’ai appris et commencé la planche dans ce club. Je me souviens je devais avoir 7 ans, et une voile de 1m2 dans les mains ! C’est grâce à Hans et à mes parents tout aussi mordus de windsurf que j’ai pu moi aussi devenir accroc ! La Wave Riding school est devenue ma deuxième maison !

enfant - windsurf - guadeloupe

 

Peux-tu nous parler des cours, de l’ambiance ?

De mon côté, j’y suis tous les samedis dans le groupe vagues perfectionnement de 10 h 30 à midi, car à 9 h c’est le groupe des débutants en vagues.

entrainement vague - windsurf

En fonction des condisses, Hans choisit le spot, et on travaille les surfs, les sauts et même quelques figures de freestyle. Si les conditions pour le waveriding ne sont pas réunies, nous avons le choix entre du slalom, du foil ou du surf. Bref, ce qui est bien c’est que vent où pas vent, nous sommes toujours à l’eau. Souvent nous y restons la journée, l’ambiance y est conviviale et roots. De petits commerces de proximité nous permettent d’acheter un repas et de manger tous ensemble en parlant de nos sessions !

 

Comment as-tu préparé ta participation à la PWA avec ton club ?

Toute l’année, on apprend bien sûr à surfer, sauter mais aussi à gérer des heats. D’autre part, en plus des compétitions de vagues sur l’île, la WRS organise un contest de vagues spécifique aux jeunes en décembre, avec la présence et le soutien de Camille Juban et d’Antoine Martin.

entrainement windsurf

De plus, la WRS organise des clinics « speed loop » au Phare à Vieux Fort, un spot très venté dans le canal des saintes qui demande de l’engagement.

Enfin, Hans m’a donné beaucoup d’infos par rapport au spot de Ténérife car lui-même y était déjà allé. Ensemble nous avons pu travailler les points spécifiques, comme l’ouverture de voile sur les spots on shore, la mobilité sur le spot, et bien sûr la radicalité.

 

Pourquoi conseillerais-tu ce club en particulier ?

Je le conseillerai vivement à tous les windsurfeurs experts de par l’accessibilité et la diversité des spots de vagues, mais aussi à toute personne voulant découvrir le windsurf en toute sécurité dans un magnifique lagon et encadré par un moniteur passionné et à l’écoute.

hans windsurf

 

 

Infos pratiques WaveRiding School :

Horaires d’ouverture : du mercredi au samedi de 9 h à 17 h et le dimanche de 10 h à 17 h.

Téléphone Hans Sacher : 0690 15 28 29

Page Facebook et Messenger : WaveRiding School

Location : surf, paddle, foil, windsurf (débutant, freeride, slalom et vagues)

Cours débutants : mercredi et dimanche

École de sport : –     vagues samedi matins

Freeride slalom : samedi après-midi

Cours particuliers/collectifs vagues à la demande

Vauville – un spot à découvrir !

vauville - windsurfing

ARTICLE : Marine Hunter

Suite à une demande voici quelques infos sur le spot de Vauville, situé dans un endroit au fin fond de la Normandie profonde où les sacrifices humains étaient encore chose courante il n’y a pas si longtemps. Vauville est situé tout au Nord de la magnifique baie de la Hague qui débute avec Siouville, autre spot qui a taillé sa réputation dans le milieu de la planche à voile à coups de mâts pétés. C’est un spot qui fonctionne aussi bien en vague qu’en speed selon l’orientation du vent.

nc-spot platier

 

Le relief très particulier ainsi que tout un tas de phénomènes qui nous échappent renforcent notablement les vents de NE, en particulier l’ENE. Ainsi, avec 15-20nds de prévus sur la presqu’île, Cherbourg peut rester empétolé dans le brume toute la journée alors que Vauville est balayé par 25-30nds sous un grand soleil. Le modèle Arôme (disponible sur windguru et meteociel) prend en compte les effets locaux pour des prévisions assez justes. Le spot de Sciotot-village connaît plus ou moins les mêmes effets mais n’est fréquenté que par les locaux.

vauville-windsurf

Le vent est plus ou moins carré en fonction des jours, parfois il est possible d’aller naviguer sous les falaises à gauche du spot avec un vent qui se renforce. Je n’ai encore jamais tenté de traverser toute la baie en planche, mais il faut avouer que c’est parfois sacrément tentant… En cas de casse il suffit de choisir son cap entre Jersey et Guernesey. Attention à quelques écueils qui découvrent à marée basse, facilement repérables dans l’eau transparente.

vauville-windsurf

Marée idéale pour le speed: la marée basse pour bénéficier d’un vent plus régulier et plus soutenu, car la plage remonte en forte pente et le parking surplombe le spot du haut de la butte.
Vent idéal pour le speed: orientation ENE (vent offshore)
Vent offshore n’exclue pas le shorebreak. Pensez à vérifier la houle, si vous voyez plus de 10 secondes de période, ça peut parfois devenir un peu funky au bord.

 

vauville - windsurfing

Vent idéal pour la vague: SSO (jamais pratiqué), mi-marée (plus d’infos sur le site spotsnordcotentin.jimdo.com)
Prévisions: Windguru / Arôme – Météociel
Anémomètre: station météo du club de char à voile de Vauville disponible sur Windguru, le vent serait un peu sous-évalué.
Camping municipal au pied du spot
Pas de sanitaires sur le parking
Idéal pour les plagistes car on sent très peu le vent sous la butte, un spot 4 étoiles pour les familles!

 

Les OVNI du spot :

Il n’est pas rare d’y croiser voir des bestioles marines, en effet Vauville est un des lieux connus de la reproduction des grands dauphins. Les parisiens s’y déplacent également en grand nombre lorsque les conditions sont propices, mais pas pour les même raisons.
Attention également aux périodes de rassemblement des amateurs de char pour les championnats d’Europe. A 100km/h sur la plage, pensez à regarder avant de traverser ^^

char-a-voile-vauville
http://bit.ly/2qHvou6

dauphins-vauville
http://bit.ly/2JtXkZc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À visiter : la réserve ornithologique de la mare de Vauville, le jardin botanique et les dunes de Biville. Tout est superbe, si vous aimez la nature!

mare-vauville
http://bit.ly/2PnwUvW

jardin-botanique-de-vauville-22-700x467
http://bit.ly/2MQ211f

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIDEOS :

Le front pour les nuls

windsurf - frontloop

ARTICLEMarine Hunter
PHOTOGRAPHES : Fotoride, Nicolas Peltier, Thomas Seguin, Fred Bonet, Olivier Lhopez



Voici une version plus synthétique de mon article « Le front pour les lâches » publié sur mon blog windsurfeuseinparis.com.

frontloop - windsurfLa façon dont j’ai appris le front est complètement à contre-courant des conseils classiques du style: « il faut toiler », « yaka border » et « c’est plus facile que le jibe ». J’avais dix fois trop d’appréhension pour foncer tête baissée dans ce move contre-nature où on provoque la catapulte contre laquelle on a appris à résister toute sa vie.
Je ne prétends pas que c’est une panacée, j’y ai vraiment été progressivement en affinant la technique au fur et à mesure que je prenais confiance.
J’ai pris certains défauts à cause de cette façon de faire et j’ai du corriger au fur et à mesure grâce à des coachings et à pas mal de conseils. Il y a certainement une façon d’apprendre mieux plus vite, mais pour moi un apprentissage pas à pas a été indispensable pour vaincre la peur d’y aller et arriver à tout coordonner.

Apprendre le front m’a pris autant de temps voire plus que le jibe! Si on peut s’entraîner en enchaînant 100 jibes en une session, faire plus de 10 tentatives de forwards dans la même session peut même devenir contre-productif à cause de la fatigue (ça demande plus de dynamisme qu’un jibe) et des douleurs qui deviennent dissuasives à la longue. Quand on commence à faire toujours la même erreur sans arriver à se corriger c’est qu’il temps de passer à autre chose!

frontloop - windsurf

COMMENT S’EQUIPER :

Je portais un casque au tout début que j’ai vite abandonné en me disant que sans rien, j’étais obligée de ne pas me rater… C’est mon petit côté barbare ^^ après coup, je regrette surtout l’impact vest, la douleur de certains plats était limite dissuasive!
casque (préférence perso pour le casque de surf Olaian qu’on ne sent pas sur la tête)
impact vest pour réduire la brûlure des plats sur le dos
combinaison 3mm mini, oubliez les shortys! Les plats sur les cuisses ça déchire pas mal aussi…
Evitez les bouchons d’oreilles, sur vous tombez sur le côté c’est hyper désagréable : ils s’enfoncent bien fort pour sauter après, un bonheur.

Dans l’idéal, si vous pouvez trouver un de vos amis qui souhaite passer le front pour vous accompagner et naviguer ensemble, c’est beaucoup plus motivant de se challenger à plusieurs. L’émulation est un gros facteur de progression.

DECOUVRIR LES SENSATIONS DU FORWARD :

NON PLANING

Catapultes avec la voile pour s’habituer à la traction, prendre les bonnes habitudes et voir l’effet des actions des bras

frontloop - exercice

Matos : grosse planche, surface de voile suffisante pour avoir de l’appui (=> plus on toile, plus c’est impressionnant au début). Mieux vaut augmenter la toile progressivement.

Allure : travers

Technique :
je recule la main arrière,
je regarde derrière mon épaule ou je regarde ma main
je borde sèchement
je garde le bras avant tendu
je me laisse emporter en restant tout le temps bordé
Bordé = CONTRÔLE
Bras avant tendu = ROTATION A PLAT SANS DANGER; le bras avant donne l’angle de la rotation: plié = verticalité, tendu = horizontalité. Un front avec le bras tendu tout le long de la rotation tourne mieux, avec moins de hauteur et sera moins moins dangereux.

Résultat à obtenir : je suis passé de l’autre côté de la planche et j’atterris en position waterstart sous le vent de le planche.

PLANING

Cette vidéo qui décompose le forward en plusieurs étapes m’a beaucoup aidé, notamment le wymaroo faisait bien sentir l’influence des jambes sur le pilotage de la planche et les conséquences sur la rotation. Je le faisais très mal mais ça m’a fait ressentir le mouvement différemment.


C’est vraiment le cœur de l’apprentissage: arriver à ressentir et à transcrire en mouvements ce qu’on a lu comme explications et qu’on n’a jamais expérimenté auparavant… Finalement, chaque nouveau move c’est apprendre à marcher ou à faire du vélo pour la première fois!

Je préfère commencer les fronts le plus vite possible dans la session, plus je retarde et plus j’angoisse à l’idée d’essayer alors que ce n’est pas une manœuvre risquée si on assure ces quelques points: sauter au largue, regarder derrière et rester bordé tout le temps. Surtout que je ne sautais pas haut du tout…

windsurf - frontloop

Prenez le temps! Inutile d’enchaîner les bords à fond la caisse, il vaut mieux faire un bord où on est concentré, où on a pris le temps d’attendre la rafale pour partir et sauter au bord de la plage et faire une pause de quelques minutes au retour. Gardez de l’énergie pour être efficace. Parfois je partais sur des bords de 2km au large en cherchant la bonne rampe, je pense qu’à certains moments il est plus simple de faire demi-tour et d’attendre une meilleure opportunité au bord. Mais parfois ça paie aussi!

Matos : tout juste au planing, idéalement petite voile et grosse planche pour diminuer l’appréhension de la traction vers l’avant de la voile.

Spot : vent side à side on pour arriver au largue sur les rampes

Allure : largue; c’est plus facile de border qu’au près et la planche est mieux orientée, il y a moins de chemin à faire pour tourner. Comme pour le jibe!

Vagues : petites rampes, voirs mousses molles au début: la mousse projette un peu en arrière, et il y a moins besoin d’être dynamique à l’impulsion, ça saute plus facilement « tout seul » et ça donne un point de repère: quand on sait où on vas sauter exactement, on a le temps d’anticiper et de se préparer. C’est important d’avoir ce temps d’anticipation car le geste de reculer la main arrière n’est pas forcément encore un réflexe acquis.

frontloop mousses windsurf

Technique : Idem:
je repère ma rampe
je suis au largue voile bordée
je ramène la planche sous les fesses en ramenant les jambes pour que la planche sorte de l’eau
je borde le plus possible

Coordonner l’impulsion du saut puis la rotation, c’est le gros défi. souvent je me prenais quelques envols car j’essayais de tourner sans sauter: border avec la planche collée, ça finit en beau lancé d’étoile de mer ^^ Pensez en 2 temps; je saute, je borde.

Au début, ça ne ressemblera pas forcément à grand-chose, le but est de se familiariser avec le fait de se faire emporter vers l’avant et de se rendre compte que même si on a l’impression de monter à 1m50 de haut, il y a encore une énorme marge avant la surrotation… Si on reste bordé et qu’on a pris la rampe au largue, on se rend assez vite compte qu’à part un plat sur le dos, il n’y a aucun danger!!

frontloop windsurf

CITIUS, ALTUS, FORTIUS : SE PERFECTIONNER

J’ai essayé de me faire filmer ou prendre en photo dès que je le pouvais pour les fronts, autrement j’avais l’impression de perdre mon temps car je en savais pas quoi corriger. Je suis une quiche en auto-analyse et le plus efficace pour voir ses défauts reste la vidéo prise de l’extérieur. Les prises Gopro ne me parlent pas spécialement non plus…

Pour la suite, il faut commencer à se lancer sur des vraies vagues assez ouvertes < 1m avec un peu plus de vitesse. C’est indispensable pour s’engager plus sur l’avant. Le problème de sauter sur les mousses, c’est qu’elles vous jettent en arrière ce qui d’une part ralentit la rotation, et d’autre part donne la mauvaise habitude de se mettre trop sur l’arrière.

Vous allez voir vous-même qu’en prenant confiance, vous chercherez à accélérer de plus en plus dans la barre, voire commencer à vociférer des insultes lorsque vous perdrez le planing devant une jolie rampe qui vous faisait des clins d’oeil depuis 20 mètres.

Pour monter un peu plus haut, la trajectoire idéale est de se lancer au largue pour avoir de la vitesse, lofer sur la vague en se redressant pour prendre plus d’amplitude et de faire abattre la planche en l’air dès la sortie de vague. Facile, non? :p

Pendant longtemps certaines photos de mes fronts ressemblaient à des descentes de backloop au milieu de la rotation, malgré le fait de sauter au largue il y avait une phase de saut assez verticale avec le mât qui touchait parfois l’eau. En fait, mon problème était que je repliais les bras une fois en l’air en ayant peur de trop tourner. Fatal error!

Si vous avez ce problème, voici quelques pistes (merci la clinic de Josep Pons):
==> faire abattre la planche dès la sortie de la vague, et l’agripper avec les pieds de façon à la faire gîter et présenter la carène au vent: la prise au vent aide à tourner
==> tendre la jambe avant
==> garder le bras avant tout le temps tendu et la main arrière tout le temps bordée
Résultat : on réceptionne on largue, même avec peu de hauteur le mât ne touche pas l’eau, la rotation se fait plus sur le côté et est plus efficace.

windsurf frontloop

GERER LA VITESSE ET LE VENT FORT

Ces deux points-là sont ma bête noire!! Dans le vent fort j’ai compris que ça en servait à rien d’être à fond la caisse au largue pour un front classique, c’est assez dur à tourner et à contrôler. Mieux arriver un peu plus piano et lofer sur la vague. Tous les défauts sont amplifiés dans ces conditions, il ne faut vraiment pas avoir peur de TOUJOURS garder le bras avant tendu et la main arrière bordée JUSQU’AU BOUT. C’est la garantie d’un beau front.
Pour la vitesse, la seule manière de la gérer et de monter plus haut et de temporiser, avec la gravité on ralentit automatiquement… Mais ça demande d’avoir confiance en soi. Souvent, je remarque qu’en vidéo je suis toujours moins haut que ce que je ne pense l’être en réalité!

Concernant la partie perfectionnement, beaucoup de vidéos en parlent mieux que moi :


etc…
Coachs au poil :
Benoit Gendre en Charente-Maritime
Nico Akgazciyan (clinic Fun&Fly)
Josep Pons (Gran Canaria)
Il y en a sûrement d’autres qui ont une très bonne pédagogie, le tout est de trouver la méthode qui vous correspond. Bons loops!!

windsurf frontloop

Deux foils pour les débuts et la performance

foil-neilpryde

 

ARTICLESacha Fortuné

 

Bonjour, je m’appelle Sacha Fortuné, j’ai 13 ans et  je vais, aujourd’hui, comparer 2 foils de chez Neilpryde , le RS FLIGHT AL et le RS FLIGHT F4 .

foil-neilpryde

 

Le RS FLIGHT AL est un foil rose sympathique visuellement, mais avec quelques imperfections au niveau du fuselage et des ailes où on aurait aimé une meilleure finition plus aérodynamique .

Contrairement au RS FLIGHT AL le F4 est en carbone avec des ailes plus affinées, voire coupantes, au niveau du bord de fuite .

Le foil en aluminium de chez Neilpryde est stable, mais offre des gites non justifiées au travers. Il offre de bonnes sensations bien que ses remontées au vent ne soient pas aussi bonnes que l’on imagine. Les changements de trajectoire sont violents et ne sont pas souples. Cela est dû certainement aux matériaux utilisés. 

Le foil en carbone de chez Neilpryde est plus souple sur les changements de trajectoire, il remonte mieux au vent, décolle dans moins de vent que le RS FLIGHT AL mais n’offre pas plus de sensations de vitesse bien qu’il aille plus vite (cela est certainement dû à sa stabilité et au fait qu’il sature moins vite RS FLIGHT AL au niveau de la vitesse). Sur le F4 les gîtes injustifiées ont disparu. 

En conclusion, le RS FLIGHT AL est un bon foil débutant qui sera utilisé plus pour le plaisir si vous recherchez de la performance tout en alliant plaisir et compétition le RS FLIGHT F4 est fait pour cela.

RS-FLIGHT-neilpryde

 

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Interview Justine Lemeteyer

jjustine lemeteyer windsurf

justine-lemeteyerDate de naissance : 29 juillet 2002

Adresse : Douvres-la-délivrande

Année scolaire : Première S

 

 

 

 

 

Espace Windsurf (EW): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Justine Lemeteyer (JL) : J’ai commencé à naviguer très tôt dans le club de voile que tenaient mes parents à Luc sur mer, mais j’ai vraiment commencé la planche à 8 ans.

justine lemeteyer interview

 

EWSur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

JL : Un maximum ! Après cela dépend des conditions et de mes horaires de cours…

 

EWComment te déplaces-tu sur ton spot ?

JL : Je peux y aller à vélo quand je vais au club et en camion quand je m’entraîne avec mon père.

 

EW: De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

JL : À vélo 10 min et en voiture 5.

 

EW: Qu’es-tu en train de travailler ?

JL : En slalom je travaille mes réglages pour gagner en vitesse et le racing jibe progressivement. En vague je commence le backloop, en plus de petits move de freestyle.

justine lemeteyer slalom

 

EW: Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

JL : Non malheureusement il n’y a que des stages de catamaran…

 

EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

JL : Je ne suis pas encore sûre de ce que je veux faire, mais pour l’instant j’ai envie d’entrer en STAPS pour devenir professeure d’EPS.

 

EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?

JL : J’ai la chance d’avoir des parents qui sont très impliqués dans ce que je fais. Ils m’accompagnent en régate toute l’année et me supportent dans tout ce je fais. Un vrai plaisir !

 

EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

JL : Ma petite sœur de 13 ans navigue pour le plaisir quand il y a du soleil de préférence. Le sport dans lequel elle s’éclate le plus, c’est la natation.

 

EW: Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

JL : Oui, j’en connais qui n’avaient pas de parents windsurfeurs, mais qui s’y sont mis. Mais dans la plupart des cas, les parents en ont fait peu de temps après !

 

EW: Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

JL : La plupart des ami(e)s avec qui je navigue en club à mon âge. Mais sur les spots je suis souvent la plus jeune et la seule fille.

 

EW: Penses-tu avoir de la chance?

JL : Oui, je pense avoir énormément de chance ! J’ai des parents, des supporters et des sponsors qui me permettent de vivre ma passion et de traverser la France plusieurs fois dans l’année pour aller en compétition ! Alors je profite à fond et j’espère que ça va durer !!!

 

EW: As-tu un entraîneur?

JL : Oui, j’en ai même deux ! Il y a Paulin Sevestre, qui m’entraîne au club OCEAN à Ouistreham avec les copains tous les samedis. Et mon père avec qui je travaille sur l’eau dès que l’on peut, peu importe le moment de la semaine !

En plus, j’ai la chance qu’ils soient tous les deux d’anciens compétiteurs qui ont encore beaucoup de choses à m’apprendre !

 

EW: Que maîtrises-tu le plus

JL : En slalom, je maîtrise mieux les conditions musclées, dans du vent fort. Et en vague je pense que je maîtrise mieux le saut que le surf.

slalom windsurf justine lemeteyer

 

EW: Comment apprends-tu?

JL : En écoutant les consignes et les conseils de l’entraîneur et en répétant sans cesse le même mouvement…

 

EW: En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

JL : Je crois que le plus difficile c’est de se lancer… Alors il faut oser et après répéter et répéter pour enfin vivre ce super moment quand tu plaques quelque chose pour la première fois !

 

EW: Quels sont tes meilleurs résultats?

JL : En Bic 293, une troisième place sur une interligue à La Baule avec une 5.6 de vague ! Et en slalom, mon titre de championne de ligue cette saison, avec à côté des perfs encourageantes, comme de bons départs en tête sur l’AFF de Marignane et une manche de poule de deux derrière le maillot jaune du Championnat de France Jeune 2018.

compétition justine lemeteyer

 

EW: Quels sont tes objectifs en windsurf?

JL : Cette année j’espère entrer dans le top 10 U20 de l’AFF et monter sur le podium U17. En vague, continuer à travailler le backloop et progresser en surf. Et bien sûr, toujours s’éclater sur l’eau !

 

EW: Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)

JL : Le championnat qui me fait rêver c’est bien sûr la PWA en vague comme en slalom ! Mais il y a encore beaucoup de travail !!!

 

EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

JL : Oui, j’ai commencé cette année à faire attention à ce que je mangeais. J’ai commencé par changer tout mon petit déjeuner en remplaçant le chocolat chaud et les tartines par du fromage blanc, des fruits et des noisettes. Pour le reste je ne mange ni trop gras, ni trop sucré.                              Évidemment il faut s’autoriser des petits plaisirs de temps en temps. Et quand c’est difficile, la solution c’est de regarder une petite vidéo de planche et ça remotive !!!

 

EW: Quel est le spot que tu as préféré?

JL : Je pense que c’est Asnelles en octobre de l’année dernière. J’étais en 3.5 et 77L, quand j’ai mis à l’eau il y avait 2 mètres de vague, mais avant ça il y avait bien 3m ! C’était magnifique !!!

 

EW: Lis-tu des magazines de windsurf ?

JL : Oui de temps en temps, un petit planchemag spécial manœuvre ou alors une présentation du nouveau matos. Mais le mieux c’est les vieux WIND des années 80 !

 

EW: Comment décrirais-tu le windsurf?

JL : Comme un sport magique ! Si tu goûtes au planning, tu deviens vite accro !

Ce que je trouve le plus fantastique c’est de jouer avec les éléments et d’être sur l’eau ! C’est un sentiment de liberté génial !

jjustine lemeteyer windsurf

 

EW: Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

JL : J’espère ! Je m’ennuierai sinon !

 

EW: Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

JL : Oui je suis sponsorisée par une entreprise de camping-car : les camping-cars Jacqueline, qui me prête un véhicule pour partir en compétition. Il y aussi la clinique de la planche qui me prêtent du matos et me fait des tarifs préférentiels. Roxy pour tout l’équipement néoprène et les vêtements. Et l’entreprise Lamy Marine Consultant qui m’a aidée à financer les déplacements.

Cette année j’ai fait une campagne de financement participatif, mais je vais commencer à travailler en faisant du baby-sitting dès la rentrée pour financer une partie du budget de l’année prochaine.

 

EW: Que souhaites-tu rajouter ?

JL : Juste un grand merci à tous ceux qui me permettent de vivre ma passion à fond à 16 ans : les supporters, les sponsors, le club et à Espace Windsurf pour leur aide médiatique !

Les filles en windsurf

windsurf aff

ARTICLE : Justine Lemeteyer
PHOTOS : Éric Bellande et la madre de Justine 😉

 

Vous l’aurez certainement remarqué, le windsurf est majoritairement masculin. Être une fille dans ce sport comporte à la fois des défauts et des avantages. J’ai donc décidé de vous les présenter dans ce petit article à partir des expériences que j’ai pu vivre à l’entraînement comme en compétition.

En raceboard j’ai passé deux années à m’entraîner uniquement avec des garçons. Cela n’a pas empêché une superbe ambiance au sein du groupe ! Mais quand il n’y a pas de vestiaire, il faut accepter de se changer au milieu d’eux sous son poncho.
Une fois sur l’eau à l’entraînement, nous sommes sur la même ligne de départ, et fille ou pas, on veut tous passer la ligne le premier! Et c’est toujours sympa de franchir une ligne d’arrivée devant un gars  !!
C’est, à mes yeux, un super avantage que de s’entraîner avec une majorité de garçons. Ils nous tirent vers le haut physiquement et nous obligent à être plus tactique lorsque c’est la force qui fait la différence.

windsurf aff

Un autre avantage que j’ai vraiment apprécié en raceboard, c’est d’avoir le coach et la sécu pour moi toute seule à la fin d’une manche. C’est plus agréable et plus pratique que les six garçons qui y arrivent en même temps !

Il est également souvent dit qu’il est plus facile de devenir professionnelle pour une fille que pour un gars. Il est vrai qu’il y a moins de coureuses chez les filles. Mais pour devenir professionnelle, il faut être passée par l’étape « recherche de sponsors ». Or les filles sont encore moins reconnues que les garçons en planche à voile. Il est donc certainement plus compliqué pour une fille de trouver des sponsors. C’est donc un obstacle plus important à passer pour atteindre le haut niveau.

windsurf aff

Cette année, j’ai participé à la première étape du tour AFF à Marignane. J’étais la petite nouvelle qui découvrait. Et j’ai pu remarquer que le fait que nous soyons un petit nombre forme un super groupe ! Sur l’eau, c’est la « bataille », mais dès que la manche est finie, c’est comme un débriefing où chacune raconte sa vision de la manche. Il y a du fair-play et une vraie superbe entente !
Lorsque j’ai grillé la ligne de départ pour la première de ma vie, ce sont les parents des filles qui sont venus me voir pour m’expliquer que cela pouvait arriver et que c’était normal. C’est donc vraiment une superbe ambiance qui règne sur le tour AFF que j’ai hâte de retrouver !

En bref, être une fille dans ce sport est, à mes yeux, super ! Même si nous n’avons pas la même reconnaissance que les hommes, l’ambiance qui règne entre les coureuses est superbe !

aff windsurf

 

 

 

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Comment recoller vos pads

pad décollé

Un article de David Moreau

 

 

Rien de plus désagréable que les pads de votre planche qui se décollent, surtout que le phénomène n’ira rarement en s’arrangeant.

Cela ne vous prendra que 20 minutes pour régler le problème. La manipulation est à la portée de tout le monde et ne demande que très peu de matériel. Celui-ci se trouve dans n’importe quel magasin de bricolage.

  • un chiffon propre
  • une bouteille de diluant cellulosique
  • un peu de colle néoprène (gel ou liquide peu importe)

diluant cellulosique

 

ÉTAPE 1

Bien nettoyer les résidus de colle sur les deux parties à l’aide du chiffon et du diluant.

pad décollé

ÉTAPE 2

Encoller les deux parties à l’aide de la colle néoprène et attendre que les solvants s’évaporent (ne colle plus aux doigts). Environ 10 à 15 minutes.

colle néoprène

ÉTAPE 3

Poser le pad délicatement sans faire de bulles.

collage-pad

pression-pads-windsurf

ÉTAPE 4

Bien laisser sécher et passer un coup de diluant sur les bords afin d’enlever les bavures de colle.

recoller-pads

ÉTAPE 5

Filer à l’eau avec votre pad comme neuf.

Événement – King Of Thau

king of thau

par © poncho Bingo.de “La Gazzetta de Tijuana”
 

 

Dimanche 29 octobre 2017. C’était la confrontation du siècle, pas à Kinshasa, au Barrou plus précisément au centre nautique de la ville de Sète Mialle et Munoz. Un évènement organisé par l’association Sète windsurf. L’enjeu un royaume de Cerbère à Menton avec son titre « King of Thau ». Les meilleurs riders amateurs et pro de la discipline Free-style sont venu de toute la côte tenter de ravir la couronne.

Du velu! dans l’argot des véliplanchistes cela signifie un vent fort… très fort qui vous arraches les portières des Twingo emporte les tuiles et les enfants de moins de douze ans pas attachés. Avec des rafales à plus de quarante nœuds, des vagues croisées et un clapot anarchique le titre de « Roi de Thau » se gagne à la force du poignet et à la solidité des chevilles. Il faut du costaud, du rustique et une connaissance génétique du milieu. A la moindre erreur la tramontane d’un coup de griffe fracasse broie en rugissant.

 

king of thau

 

A ce jeu les pros, ben ! C’est des pros. Derrière la lutte était acharnée entre les locaux et la relève. Les kids, filles et garçons bousculent fort et emportent pas tout mais presque. Les seniors amateurs et pro ont des soucis à se faire. La relève arrive avec des couteaux aiguisés.

Durant la remise des prix je percevais le cliquetis du réarmement d’une culasse fraichement nettoyée et huilée. A l’an prochain pour un nouveau sacre, vive le roi, la guerre de succession est ouverte.

 

king of thau

 

A propos d’une bagnole sur la plage des mouettes.

Ce dimanche 29 septembre c’est comme tous les dimanches le jour du seigneur mais aussi celui ou l’on passe à confesse, le jour du règlement de compte. Je parle de Freestyle et de Ouindesoeurf bien sur. Cela faisait un bout de temps que les despérados du wishbone ne s étaient pas flingués face à face de chaque coté de la main street. Les dernières fusillades remontaient à Buch Cassidy, le sifflement du plomb s’était fait oublié.
 
Alors… lorsque les kids avec encore une sucette accrochée à leur harnais sont venus interpréter allegro con brio le premier mouvement de la cinquième symphonie du destin à l’arquebuse, ca leur a fait drôle aux vieux de la Crimée. D’entrée !…du gros calibre, comme ca ! C’est limite de la discourtoisie. Ils commençaient tout juste à piquer du nose sur leur board de l’année après une binouse pousse sandwich. Il a fallu sortir le bon vieux “Peacemaker .45“ pour rester dans le jeu.
 
Bien qu’il y ait un certain avantage à recevoir dans son propre saloon, on connait les tables où les guns sont planqués, les planches de parquets bancales, les couteaux dissimulés dans les rideaux sous les chaises et les signes avant coureurs de la déflagration du tromblon gavé de rivets, clous, menue monnaie et médailles caritatives du barman maniaco-dépressif, ce ne fut point suffisant cette fois ci pour les locaux, face aux professionnels de la gâchettes et autres outlaws en provenance de l’ouest du Pécos.

 

king of thau

 

Durant la compétition je remarquais la présence sur la plage d’une voiture évoquant les lignes harmonieuses et élancées d’une Traban modèle Versailles grand luxe (doté de 2 essuie-glace ainsi que de 2 rétroviseurs de série). A travers les vitres embuées de la limousine du prolétaire tchécoslovaque se détachaient deux silhouettes aux allures de narcos.
 
Arrive le gang des Mézois, L’Angoisse et Poisson. Ils sont sur la piste d’un bouchon de mat.
“Tu sais qui c’est?” demandais-je à Poisson en lui désignant la Skoda Fabbia bleu outremer sur le sable face à l’étang.
“Ca! béh! c’est la papamobile ! avé les deux papes Pollack”.
“Quoi ! t’es sérieux Poisson!”
L’angoisse intervient. “Tu comprend rien, Poncho! Y’en a un c’est le pape l’autre le sous pape”.
“Et il fait quoi le sous pape sur cette plage?” L’angoisse se gratte le menton signe d’une intense réflexion.
“Ben! Le soupape ….il décompresse !”, il sourit et redevient grave “t’aurais pas vu un bouchon de mât?”
“Si, plein! En pagaille avec le mât derrière, la voile et le planchiste”.
Il a fini par trouver son bouchon de mat l’évadé encore combi orange de Guantanamo.

 
 

Le classement :

Chez les kids

1  Nil Bacon (le Prince Of Thau 2017)
2  Mathis Mollard
3  Siloé Bouchet
4  Elian Mollard
5  LiSa Kloster la Queen Of Thau 2017
6  Till Van Staa
6  Phillip Tillman

Chez les adultes

1  Sam Esteve  (le King Of Thau 2017)
2  Julien Mas
3  Nil Bacon
4  Jonathan Mourgues
5  Xavier Frelin
6  Teddy Fatet
7  Loic Viandier
8  Bastien Guyon
9  Elian Mollard
10  Samuel Almeras
14  Mathis Mollard
14  Lisa Kloster
14  David Krief
14  Florian Cao
18  Theo Garcia
18  Siloé Bouchet
18  Till Van Staa
18  Phillip Tillmann
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