Du windsurf en janvier !

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Ça navigue en janvier? Pendant l’hiver, beaucoup de gens partent en trip, car par chez nous c’est un peu frais à cette période. Enfin, Etienne Timan reste chez lui à Wimereux et profite, quasi tout seul, de toutes les vagues que son spot lui offre.

Sinon, voici quelques idées de nos riders d’Espace Windsurf pour vos sessions du mois de janvier.

 

TARIFA

 

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Rider : Fabrice Devos (Belgique)

Pays : Espagne

Spot : Tarifa

Conditions :

Par vent d’Est, il s’agit du Levante, vent offshore sur beaucoup d’endroits et il peut être très fort.

C’est un bonheur avec une houle d’Ouest ! Dans ce cas, il est possible d’avoir des journées inoubliables sur des spots comme Bolonia ou Canos de Mecca.

 

Par vent d’Ouest, il s’agit du Poniente, vent de 4 à 6 beauforts qui donne souvent des vagues et quand c’est fort en hiver, ça navigue bien!

Meilleur endroit, Arte Vida, très sympa aussi pour passer la journée et manger avec vue sur mer.

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Par vent de Nord-Ouest, on peut marcher à Los Lances, mais ma meilleure session était à Sancti Petri, une heure de route où c’est excellent dans la baie pour le freestyle. A marée haute sur une dalle de moules, on peut naviguer avec de grosses vagues, mais attention quand la mer descend il faut quitter à temps.

 

En dépression, c’est Sud-Ouest, il faut bouger autour de Cadiz, les spots Chipions, Val de la grana, Sanlucar et Rota donnent d’excellentes conditions de vagues!

 

Tarifa commence à donner des vagues en octobre et jusqu’en mars. L’été est plat en général, sauf exception, avec beaucoup de monde et de kitesurfeurs. Par contre, pendant les mois d’hiver, il y a souvent d’excellentes sessions de windsurf à trouver, mais il faut beaucoup rouler.

 

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Température :

En décembre / janvier, il fait autour des 10-12°C la nuit et entre 14-22° le jour.

C’est vraiment trop cool sans vent de se promener en t-shirt un 31 décembre dans l’après-midi. Il faut aussi penser à prendre une veste d’hiver, car le vent Poniente donne un air frais quand il souffle, même avec le soleil.
Type de navigation :

Freestyle / Vague

Sans vague, on fait un peu de vague dans le port en ville ou freestyle à Los Lances ou Las Dunas. Parfois sans vent, une houle rentre pour le surf ou le sup, c’est très sympa dans toute la baie.
Expérience sur le spot :

Fabrice passe régulièrement ses vacances de Noël (2 semaines) sur ce beau terrain de jeu.
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Les photos sont prises à Bolonia par Levante et vagues de l’Ouest et celle avec vent de droite par gros Poniente à Arte Vida.

 

 

UTUROA

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Rider : Mathilde Zampieri (Polynésie Française)

Pays : Polynésie Française

Spot : Raiatea

Conditions : 15 noeuds, flat, soleil

Température : Eau à 28 degrés

Type de navigation : Freeride, slalom et freestyle

Expérience sur le spot : Mathilde habite sur le spot

 

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WINDSKATE

 

Rider : Nascimo Fournier (France)

Pays : France

Spot : Dans sa rue ou sur le parking du supermarché le plus proche, sur un terrain de foot en sable…

Conditions : toutes les conditions peuvent convenir, même avec zéro vent ! Une rue en pente douce peut suffire pour s’exercer. Avec la pente, on peut avec une petite vitesse commencer à avancer et même envoyer des moves …

Pour les plus aventureux, on peut installer des modules, par exemple un tremplin.

Avec plus de vent, ça peut vite devenir dangereux. Il faut donc prévoir protections, coudières et genouillères.

On peut pratiquer même la nuit : les lumières des villes ou les phares des voitures procurent des ambiances particulières…

 

Température : Toutes (surtout quand il fait trop froid pour naviguer !)
Type de navigation : Freeride et freestyle en windskate
Avec un skate simplement percé pour accueillir la plaquette du mât ou avec un « mountainboard » spécifique, tout est possible !

(Voir les vidéos de Guy Trudeau au Canada).

Variante avec un snowboard ou même des skis …

Ne pas hésiter à utiliser de petites voiles. Le « vieux » matériel du fond du garage est préférable, si on ne veut pas voir sa dernière voile déchirée. Le wishbone reçoit cher en général : grip + macadam = alu !!
Expérience en windskate : Nascimo fait du windskate depuis deux ans dès qu’il fait trop froid ou que le vent est trop faible.

Le windskate peut servir de révisions et d’entretien des moves appris, comme d’entraînement pour les nouveaux moves : répétition des gestes, manipulations de la voile …

(Vous trouverez plus de détails dans un futur article spécial « Windskate »).

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LES GRENADINES

 

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Rider : Martin Plissonneau (Martinique)

Pays : Caraïbes

Spot : Grenadines (groupe d’îles anglaises indépendantes). Le départ en catamaran depuis une île française est préférable.

Conditions : Vent plutôt régulier

Température : Eau chaude

Type de navigation : Slalom, vague, freestyle

Expérience sur le spot : quelques (trop courtes) sessions dans de magnifiques spots.

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Infos supplémentaires :

Il s’agit d’un trip à faire en groupe pour au moins 10 jours. Ce n’est vraiment pas un trip normal, car on est tout le temps au bord de l’eau !

La vie nocturne est assez calme, tout se passe plutôt autour du cata. Certaines îles sont également intéressantes à visiter.

 

 

En conclusion, chacun trouve son bonheur un peu partout en janvier, le plus important étant de continuer à rider ou en tout cas de bouger ! Alors faites-vous plaisir 🙂

Et n’oubliez pas de partager avec nous votre expérience en laissant un commentaire !

 

Graham Ezzy à Diego Suarez – Madagascar




Lorsque j’ai commencé le windsurf, j’ai su que c’était ma vocation et que j’allais pouvoir peut-être me faire connaître grâce à ce sport. Au fur et à mesure que je progressais, je voulais voir plus d’amis pratiquer le sport et voir la destination prisée des riders venant du monde entier. Mes ‘homespots’ sont vraiment magiques, l’environnement, l’ambiance dans la ville et tout, je pensais qu’il y aurait plus d’attrait dans le pays, mais ce n’était pas le cas du tout. Avec les problèmes internes du pays, politiques, sécuritaires et de pauvreté, en plus de la crise financière mondiale, Madagascar était en train de perdre en réputation.

J’ai toujours voulu rencontrer des windsurfer professionnels et les réseaux sociaux, notamment Facebook, m’ont permis d’entrer en contact avec eux. Ainsi, un jour, j’ai décidé de contacter des champions et professionnels du sport. Je ne comprenais pas pourquoi, après les 2 ‘Windsurf Challenges’ (événement de windsurf à Madagascar) plusieurs de riders célèbres n’étaient pas revenus visiter le pays. En tant qu’habitant de l’île, j’ai pensé qu’il serait bien d’organiser la venue d’un rider très connu. D’habitude les Malagasy sont moniteurs de kitesurf et n’ont pas vraiment d’envergure et de perspective quant à un projet comme celui-là. Cependant, le fait qu’un Malagasy fasse venir un champion hawaiien comme Graham Ezzy prouve que les Malagasy s’approprient les sports de glisse petit à petit.

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Ainsi avec mon association Mada Power Events, j’ai contacté Graham et on a chatté de manière régulière pendant plusieurs semaines. Plus tard, il m’a dit que Kevin Pritchard était prévu au trip également. Petit à petit, on a mis le programme en place, les vols entre Hawaii et Diego-Suarez et le genre de vidéo qu’ils allaient tourner. Ensuite, on a commencé à avoir des problèmes. Le trip étant prévu au mois de juillet a été reporté au mois d’août puis au mois de septembre. De plus, après avoir réservé les billets et s’être mis d’accord avec les riders, il s’est avéré que Kevin Pritchard ne pouvait pas faire le voyage du fait qu’il devait impérativement assister à une étape de l’American Windsurfing Tour. Il y avait donc un gros problème, car on allait payer un billet pour un trajet qui fait la moitié de la planète pour une personne qui ne pouvait faire le voyage. On a essayé de négocier avec la compagnie Air Madagascar pour annuler le billet, mais sans succès. Entre temps il fallait que je trouve un autre cameraman, sinon Graham allait également annuler son voyage, ce qui aurait été une addition très salée pour moi. Pendant 2 semaines, Graham et moi contactions tous les photographes/cameramen professionnels dans les domaines windsurf/kitesurf. Après maintes négociations, Manu Grafenauer, le célèbre cameraman qui a travaillé avec André Paskowski sur les meilleurs films de windsurf de tous les temps, me donnait le contact d’un Allemand, Andreas Jansen. J’ai checké ses vidéos et ai été vite convaincu. On a discuté et il m’a dit qu’il était OK pour venir tourner le film, ce qui était un énorme soulagement personnel. J’en ai parlé à Graham et tous deux sont devenus vite amis. Plus tard, Graham m’a fait part du fait qu’il faisait également venir un ami à lui pour les photos professionnelles Rubben Lemmens, windsurfer amateur participant à l’AWT.

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Après de nouvelles négociations sur les frais, ils étaient en route pour Diego-Suarez. Graham est arrivé en premier, je lui ai fait visiter la ville, les spots et il a pris ses repères pour le tournage. Quelques jours plus tard, Rubben arrivait et enfin, Andreas, dit Andi, avec tout son matériel de cameraman.

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Un windsurf trip comme on n’en avait jamais vu avant. Tout était problématique, mais au dernier moment il y avait toujours une solution qui mettait tout le monde d’accord. On a commencé par aller rider sur le nouveau spot que j’ai découvert quelques mois plus tôt, à Ambolobozokely. Ce spot se situe dans les villages perdus au fond de la brousse. Cet endroit paradisiaque de la Mer d’Emeraude est connu mondialement et on a filmé le windsurf sous un nouvel angle. L’équipe était très bien, Graham voulait repousser les limites du windsurf sur des spots dangereux, Rubben prenait des photos à couper le souffle et Andi filmait les actions de Graham avec aisance et beaucoup de professionnalisme. Mis à part les spots très célèbres que sont la Mer d’Émeraude et la Baie des Sakalava, je voulais qu’à travers le film, on puisse découvrir la vie malagasy au monde entier. Ainsi, je leur ai montré les combats de coqs, expliqué l’histoire de la ville, les sacrifices traditionnels, le marché, la ville, les fêtes…

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Le fait de rider avec un windsurfer comme Graham sur ses homespots change la manière dont on voit le windsurf. C’est effectivement beaucoup plus impressionnant de voir un Hawaiien envoyer un move sur chaque vague où il se place pour son bottom turn et off the lip. Avec Graham, on voit que le windsurf n’est pas seulement un sport, mais aussi un art. Il m’a donné des conseils pour améliorer mon waveriding et mes sauts, d’ailleurs juste avant son départ, il m’a offert une de ses Ezzy Elite. Tout est calculé, voire même inné dans sa façon de lire une vague, comme s’il était né pour ça. Personnellement, plus tard, j’aimerais pouvoir rider aussi bien que lui.

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Le windsurf est vraiment bien plus qu’un sport. À travers cet épique ‘windsurf trip’, des amitiés se sont nouées, des rigolades, des frayeurs, un apprentissage d’une nouvelle culture et des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires !

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Trip – Destination été – Le Meltem

 

Dans quelques jours, c’est le printemps ! Finis la grisaille, la neige et le froid : sortez les tongs, raccommodez les boardshorts, affutez vos ailerons !
Pour tout rider qui se respecte, il est temps de préparer son trip d’été !

Hawaii, les Fidji et l’Australie : mes parents m’ont dit que ce sera pour quand je serai très grand et très riche… Pour l’instant, j’ai juste un camping-car : mes parents m’y prêtent une chambre. Reste donc les destinations européennes : l’Irlande, trop froid ; Saint-Tropez, trop de monde… Mais, mon grand-père m’a toujours dit que, quand il était plus jeune, il traînait en Grèce, sur les îles, avec son Astro Rock… Là-bas soufflerait tout l’été un vent puissant appelé Meltem…
Après quelques recherches dans les livres d’Homère, il y a en effet moyen de s’éclater !

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Naxos

 

Les conditions de nav :

 

Vent assuré pour la période estivale : le Meltem ou Meltemi est présent quasi tous les jours. C’est un vent qui souffle du nord vers le sud, sur toute la mer Égée. Le relief des îles accentue à certains endroits sa force. C’est là que l’on trouve les principaux spots.

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Les courants du Meltem

 

(Pour plus de précisions sur ses origines : http://www.plaisance-pratique.com/le-meltem ).

L’air est chaud (25°C à 30°C) et l’eau est chaude aussi : on navigue en short ou shorty.
Sur chaque île, en se baladant un peu, on trouve au moins un spot qui convient à chacun : speed, slalom, freeride, vague ou houle, freestyle… Voiles conseillées : de 3.5m (pour les petits gabarits et les gros coups) à 6m. Flotteurs en fonction de sa pratique (une seule planche freestyle-wave peut convenir).
Sur les principaux spots, on trouve écoles de voile et loueurs.

 

Pour y aller :

 

Soit vous avez un chauffeur pour la route, il faut d’abord traverser l’Italie (Paris-Ancône : 1000 km), puis la mer Adriatique en ferry (Ancône-Patra : 18 heures), et se rendre au Pirée, le port d’Athènes (Patra-Athènes : 300km) pour embarquer pour l’île de son choix (de 4 heures à plus de 24 heures selon la compagnie et la destination).
Soit vous avez un pilote d’avion, quelques îles sont desservies en vol direct depuis la France (Crète, Rhodes), d’autres nécessitent des escales (capitales européennes et vol international, ou Athènes et vol intérieur).

 

Quelques lieux mythiques :

 

1. La Crète, avec les spots autour de Palekastro.

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Crète – Kouremenos

 

2. Les côtes turques, et le spot de PWA Alaçati.

 

3. Rhodes, et le spot de Prasonisi.

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Rhodes – Prasonisi

 

4. Naxos et Paros. Sur Naxos : Mikri Vigla, Glyfada. Sur Paros, New Golden Beach, Pounda.

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Naxos – Glyfada

 

5. Secret Island : de loin la plus inaccessible, elle est dévoilée à qui sait lire les cartes et le vent…

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Secret island

 

En bonus, une île sans Meltem, mais très accessible avec un thermique quotidien (15 nœuds) : l’Ile de Lefkada (ville jumelée à Leucate-France). On y trouve les spots de Vassiliki (thermique plus fort) et la plage des moulins. En plus, c’est tout près : 100 km après le débarquement à Igoumenitsa.

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Lefkada

 

Renseignements supplémentaires…
Vous pouvez me contacter via Facebook ou par e-mail.
Lecture conseillée…
L’Odyssée, d’Homère.
Bon voyage !

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Madagascar et le windsurf

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L’histoire entre Madagascar et le windsurf a commencé très tôt contrairement à ce que l’on pense. En effet, c’est grâce à des Français vivant à Madagascar à l’époque, que l’on a vu la première planche à voile sur les eaux malgaches. Ainsi, en 1984, dans la baie des Sakalava, le Varatraza (nom du vent malgache) commençait déjà à tracter les fous de la glisse.

Néanmoins, il y a eu un trou de plusieurs années où plus rien ne s’est passé dans ce domaine. Ce n’est qu’en 1997 qu’on a entendu parler à nouveau de windsurf à Madagascar grâce à l’organisation de la compétition Windsurf Trilogy 1997, organisée par un français installé dans l’extrême sud du pays. Ce fut un grand succès malgré les faibles retombées médiatiques.

 

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C’est en l’an 2000 que l’on a vu le 1er lodge s’ouvrir au nord de Madagascar, dans la baie des Sakalava. Il s’agit du Sakalava Lodge qui propose la location de matériel de windsurf, puis en 2005 de kitesurf.

Au début des années 2000, un français a eu l’initiative d’initier les jeunes malagasy en créant une école de windsurf « Mijono School », qui a mis à disposition du matériel pour les jeunes riders. Malheureusement, l’école n’a pas fait long feu.

Par ailleurs, d’autres hôtels ont suivi cette tendance « hôtel windsurf/kitesurf », notamment avec l’organisation à trois reprises du Air Madagascar Windsurf Challenge en 2005, 2006 et 2007.

Plus tard, de nouveaux hôtels ont ouvert, tels le Royal Sakalava, le Babaomby Islande Lodge, les Paillotes de Babaomby, O’Meraude, le Lakana Hôtel et puis récemment le Shakaloha Guest House. Il faut savoir que la destination commence à être très prisée et de plus en plus de personnes souhaitent ouvrir des hôtels proposant ces activités nautiques. D’ailleurs, d’autres établissements hôteliers sont en construction en ce moment même.
Hélas, on constate petit à petit la disparition de la pratique du windsurf, laquelle est remplacée par le kitesurf. En effet, tous les hôtels sont principalement axés sur l’activité du kitesurf, la pratique de ce sport étant plus facile en terme de voyage et d’apprentissage.

 

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©Jerome Houyvet

 

Donc, malheureusement les jeunes malagasy qui ont débuté par le windsurf se sont retrouvés tous à faire du kitesurf et ont abandonné le windsurf faute de matériel, mais aussi grâce à la facilité d’apprentissage du kite. Sur 20 riders en windsurf, on ne s’est retrouvé finalement plus qu’à 3 !

Mon initiative de créer un contest de kite, et non pas de windsurf, en est une conséquence. En fait, étant un windsurfer dans le sang, je ferai tout pour mettre le windsurf dans le contest lors des prochaines éditions pour montrer que le windsurf à Madagascar n’est pas terminé. Tout comme mon invitation de Graham Ezzy à Mada ; cela est dû au manque de visibilité des riders malagasy et du windsurf à Malagasy que j’ai organisé avec mon association, Mada Power Events.

Lorsque l’on parle de windsurf à Madagascar, on pense tout de suite à de super spots, de l’eau chaude, de bonnes conditions, du vent et des vagues, mais lorsque l’on fait des recherches sur le sport dans le pays, on remarque que le kite domine beaucoup, voire un peu trop. À travers mes initiatives, tels que RCM Kite Contest, l’invitation a Graham Ezzy, le fait de filmer le windsurf à Madagascar, ainsi que ma nomination en tant que windsurfer pour représenter l’Ile Rouge aux compétitions internationales, tout cela montre et prouve bien que si on se bouge un peu, le windsurf ne mourra jamais à Madagascar et, au contraire, pourra encore se développer.

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Le windsurf n’a pas de limite et c’est en y vouant sa vie qu’on peut le prouver.

La Martinique, une île pour le windsurf

ARTICLE : Martin Plissonneau

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Lorsque l’hiver s’installe en Europe, que l’intégrale 5 mm, les gants et la cagoule deviennent pesants, il faut aller voir ailleurs ☺ .
La Martinique est synonyme de vent et de soleil, mais surtout de spots magnifiques !

Moins connue que la Guadeloupe, cette île offre un potentiel inégalable ! J’habite la Martinique et pratique le windsurf de manière intensive, car je suis un vrai fan de ce sport fabuleux !
Étant le seul team rider martiniquais d’Espace Windsurf, j’étais donc l’unique personne pouvant dévoiler les atouts et les particularités des spots de Martinique.

Le ti’ punch dans un hamac après la session, c’est quand même sympa non ?

La Martinique, ou l’île aux fleurs, est une petite île française (1’128 km²) située dans l’arc antillais. C’est un petit trésor des Caraïbes, l’eau ne descend pas en dessous de 26 degrés et il fait beau et chaud.

Le vent souffle très souvent entre 15 et 25 nœuds avec quelques jours à 30, mais c’est rare !! De ce fait, le slalom est la discipline la plus développée sur l’île.
La saison du vent commence vers novembre et finit vers avril/mai. Le mois de décembre est le plus venté de tous (environ 25 jours sur 31, si ce n’est pas plus). De juin à octobre, le vent se fait plus rare, mais il est de plus forte intensité lorsqu’il montre le bout de son nez. En effet, c’est la saison cyclonique, donc il y a régulièrement des ondes tropicales mineures qui apportent 30 nœuds en moyenne pendant deux jours.
On trouve principalement du matos Starboard, Severne, JP, NeilPryde, Gun Sails dans les shops.
L’île a également donné naissance à quelques pointures du milieu du windsurf comme Rémi Vila ou Morane Demont. Certes, il n’y a pas de Philip Köster, mais il y a tout ce qu’il faut pour passer un super séjour!

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Les principaux spots de windsurf :

 

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Fort de France : il s’agit de l’endroit où il y a le plus de vent en Martinique. En effet, le vent off-shore est soumis à un puissant effet venturi qui rend le spot accessible quasiment tous les jours. 10 nœuds ailleurs pour 16 nœuds dans la baie en moyenne. C’est le spot le plus populaire, il est énorme et de nombreux clubs sont basés aux abords de la baie. On y fait surtout du slalom et du bump and jump.

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Direction la baie ! Juste derrière la pointe se trouve la 3ème plus belle baie du MONDE !

 

Diamant : une des plus belles plages touristiques. Cependant, dès que la houle se lève, ça devient un super spot pour surfer.

Anse Trabaud : Loin et difficile d’accès, c’est un super spot, on peut y faire du slalom, de la vague et du Freestyle.


Arnaud s’envoie en l’air sur les vagues de Trabaud. On peut faire du slalom juste sous le vent des vagues.

 

Cap chevalier : Encore une belle plage de sable où le Freestyle et le slalom dominent.

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Vauclin : deuxième spot le plus populaire, on y retrouve des wave riders et des slalomeurs. Sans doute le spot où il y a le plus de compétitions. On y trouve un UCPA, un shop, une grande plage avec des arbres pour laisser le matos le midi pendant que vous déjeunerez dans un des nombreux restaurants en bord de plage. Le cadre de vie est génial, tout le monde est hyper sympa, le shop (Airfly) sera toujours là pour vous dépanner.

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Attente du départ de slalom 

 

Tartane : plutôt un spot de surfeur, sauf quand le vent tourne nord-ouest, le vent rentre et il y a de quoi jumper et surfer sans problème. Cependant, c’est très rare ! Je n’ai jamais pu y aller par manque de conditions. C’est toujours quand il y a école que le vent se lève…

 

Grand rivière : un petit cousin d’hookipa. Les vagues font parfois taille de mât. La mise à l’eau est très difficile et se fait par les roches. On peut y surfer de belles vagues, mais il faut avoir un bon niveau, sinon la sortie se fera avec des débris de matos…

 

N.B : il existe de nombreux « secrets spots » en Martinique, car, en effet, chaque caye (récif) peut faire un spot de jump.

On peut prendre exemple sur le lougarou :

martinique-windsurfCe petit îlet, perdu en plein océan au large de la Martinique offre de belles vagues. Cependant, il faut un bateau pour y aller, de plus l’ilet est protégé durant une certaine période.
Voilà pour les spots…
Concernant le cadre de vie, il est possible de se loger très facilement ! N’oubliez pas de goûter à la cuisine créole (attention au piment !!) et partager de bonnes sessions avec nous !
Les jours de pétoles, il est possible de visiter les distilleries, se baigner dans les cascades, faire des randonnées en montagne et plein d’autres choses. La vie là-bas est très intéressante.

 

 

 

 

ARTICLE : Martin Plissonneau

Road trip de 4 jours à Fuerteventura.

 

 

Le 8 février, ma maman nous a emmenés, mes frères et moi, sur l’île voisine de Fuerteventura pour y rencontrer nos amis « Les Lovers » : Stéphane Etienne et Nicole Boronat, deux excellents wave riders.

Le but du week-end était évidemment de prendre un maximum de vagues en windsurf, en surf, en SUP ou simplement avec des palmes !

 

Les conditions  annoncées n’étaient pas terribles ! Le vent de Nord-Est est une orientation qui ne rentre pas très bien sur la plupart des spots de Fuerteventura.

 

Le samedi matin, nous sommes allés à Flag Beach. Il n’y avait pas beaucoup de vent ni de vagues, mais c’était amusant pour un premier contact avec l’île. Quand j’ai vu la quantité de kitesurf, j’ai halluciné ! Depuis quelques années, on a surnommé ce spot « Kite beach », ce n’est pas pour rien !!

Après cette première session, nous sommes passés devant Puerto Lajas.  Il y avait beaucoup de monde ! Pas beaucoup de vagues, ça ne valait pas le coup de se remettre à l’eau.

Dimanche dans la matinée nous sommes partis pour la plage d’El Cotillo, située au Nord-Est de l’île. El Cotillo est une plage dont le shorebreak et assez gros et puissant. Stéphane et Nicole nous y ont rejoints pour une session de bodysurfing. On s’est vraiment trop marré ! Après une heure de natation, on était bien fatigués. Les Lovers nous ont conseillé d’aller à Punta Blanca pour naviguer. Pas de chance, en arrivant, le vent était tombé.

 

Après 30 min de piste, Stéphane m’envoyait un message disant que Majanicho fonctionnait pour du SUP. On était à l’eau avec Iballa Moreno (championne du monde de windsurf) et Jurgen Hönscheid  (une légende du windsurf dans les années 80) en plus de sa fille Sonni. C’était petit et ne connaissant pas le spot, ça m’a pris un peu de temps pour prendre confiance. Au final, je me suis bien amusé.

Le lundi matin, nous avons visité le centre de Corralejo, histoire de nous balader un peu. Très vite, Stéphane et Nicole nous appelaient pour dire qu’ils étaient déjà à Majanicho et que le spot marchait.

Majanicho est une baie rocheuse avec plusieurs peaks. Ce jour-là, une bonne droite cassait avec un peu de vent side shore. J’ai gréé ma North-Sails Hero 4.7 et ma Fanatic Quad 69L. Je ne planais pas, mais c’était très bien pour faire du surf pur. J’ai pris 2 vagues, puis à la 3e, je n’avais pas assez d’élan et la vague m’a cassé dessus ! J’ai lâché le matos et me suis fait secouer sous l’eau de nombreuses fois ! Le matos n’était pas loin des rochers ! Au final, une latte cassée !

 

J’ai pris quelques  vagues en plus et je suis sorti pour manger un morceau avant une dernière nav’. J’ai beaucoup aimé la vague de Majanicho. Je dois reconnaître qu’avec cette taille et cette puissance, j’ai été impressionné. Mais rien que pour la poussée d’adrénaline, j’ai adoré !

Mardi matin, nous sommes retournés à Majanicho. La mer était très désordonnée. Le plan d’eau était très clapoteux, les vagues cassaient mal et avec peu de vent. Nous avons décidé de visiter un « Eco Musée ». Il s’agit d’un musée qui explique la façon de vivre des gens de Fuerteventura dans les années 30 et 60.

 

Ensuite, nous sommes allés vers Puerto Lajas. Les prévisions étaient bonnes, avec 20 nœuds de vent de Nord-Est et des vagues.

 

J’ai monté ma 4.2 et la quad 69L.

Puerto Lajas est une gauche de 1,5 à 2 m, très longue, avec le vent side shore et quelques bonnes rampes au départ. C’est le spot sur lequel je me suis le plus amusé.

Sur l’eau, il y avait Iballa Moreno. Elle envoyait du lourd ! Elle n’a rien à envier à la plupart des hommes pour ce qui est de la maîtrise de la vague ! C’est super de pouvoir naviguer avec des gens aussi talentueux !

Le trip touchait à sa fin. En fin d’après-midi, nous avons pris le ferry pour rentrer à Lanzarote.
 

Merci à Stéphane et Nicole, les « Lovers », pour leur accueil et les conseils, ainsi qu’à mes sponsors : Fanatic, North, Ion, et à Espace Windsurf.

Merci beaucoup, Maman, d’avoir fait le taxi pendant ces 4 jours !