Test foil AHD AFS-2 700

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Un article de Benjamin Longy

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Foil : AHD AFS-2 800

Flotteur : Planche convertible 80 cm de large

Conditions de vent : 8-18 knt clapoteux

Spot : La Baule

Voile : 7.8 m² slalom 4 cambers

Rider : Benjamin LONGY

A première vue le foil est très beau, le mat et le fuselage monobloc semblent fins et solides. De même pour les ailes, astucieusement fixées par des vis torx. J’aurais cependant apprécié une meilleure finition d’assemblage aile/fuselage, qui manquait à mon sens d’hydrodynamisme.

Le décollage est relativement rapide, mais il nécessite tout de même d’être bien lancé et d’avoir acquis une bonne vitesse avant l’appui sur le pied arrière pour l’envol.

En navigation, le foil est très sain et stable. Il permet une douce descente en contre gîte lorsque l’on attaque une remontée au vent. Les départs à la gîte injustifiés sont rares, de plus le cap est très bon.

L’AFS-2 est bien équilibré sur l’axe longitudinal, mais n’est pas très nerveux. Il nécessite d’être correctement réglé pour ne pas avoir à pousser sur le pied avant ou arrière durant toute la durée de la navigation.  Contrairement à certains autres foils, il n’est pas possible de donner un bref appui sur l’un des pieds afin d’ajuster le trim, qui sur ce modèle nécessite un appui long et fort.

Au final l’AFS-2 est un foil très accessible et facile d’utilisation. Il excuse les erreurs d’équilibre et permet une adaptation facile de par sa stabilité. La glisse est bonne mais l’impression d’en avoir encore sous la pédale est grande. Peut-être qu’une aile plus typée race corrigerait cette sensation…

Petit bémol à noter, un sifflement continu apparaît une foi en vol (mais ne perturbe en rien la navigation).

Le plaisir est de la partie et le foil vole longtemps sans fatiguer les jambes. Il dévore les kilomètres au près facilement une fois réglé. Il conviendrait très bien aux personnes désirant un foil performant sans pour autant rechercher un très haut niveau.

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Allez voir ce foil chez RideAll La Baule et louez-le dès maintenant ! Pas de doute, vous aurez envie d’en faire l’acquisition au plus vite !!!

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Tester une voile


Lorsque j’en ai l’occasion, j’aime faire des tests de voiles pour comprendre comment elles fonctionnent ou découvrir quels sont les changements effectués par la marque et, dans ce cas, tester un prototype pour Xtreme Sails.


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tester une voile

En l’occurrence, il s’agit de la Zero, la voile de vague à 5 lattes. J’utilise en permanence de très petites voiles donc la marque m’adonné la 3.7 m2.


Tous les fabricants donnent des informations précises (venant du designer et du team de la marque) pour gréer correctement la voile. A cette occasion ils m’ont juste dit : « vas-y, amuse-toi et dis-nous ce que tu en penses ».

Chaque fois que je teste une voile, j’ai mon programme habituel. J’aime bien naviguer avec des voiles assez plates de 4 ou 5 lattes. J’apprécie également la tension au niveau du point d’écoute. Sur cette photo, vous pouvez remarquer que la voile est très plate.

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En regardant à partir de la têtière (en haut du mât), on peut vraiment voir la forme de la voile ainsi que le creux. Ces voiles sont très puissantes. Ce qui m’a vraiment surpris, c’est le peu de vent dont j’ai eu besoin pour utiliser la voile.
Vous pouvez remarquer, également, que les bouts de harnais sont assez reculés, il s’agit plus d’une position comme pour les voiles à 4 lattes et j’aime cette position. Ces voiles permettent vraiment à la planche d’accélérer !




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Ici, j’ai gréé la voile pour du vent léger. Personnellement, je n’utilise pas la voile gréée de cette façon, car lorsque j’ai trouvé les réglages qui me conviennent, je navigue toujours avec les mêmes réglages.
Mais pour tester une voile, je dois trouver tous les réglages. Avec ce réglage, la voile est très puissante et convient aussi aux personnes un peu plus lourdes.




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On peut remarquer que mes ajustements se jouent seulement sur 1 à 2 cm. Plusieurs marques l’indiquent (+/- 1cm) sur les voiles.
« A » est le réglage pour du vent fort et « B » pour le vent léger. Sur la photo, on peut voir ce que je recherche lorsque je fais les modifications.




Quand j’étarque, je ne cherche pas une chute toute mole, mais seulement à faire dégueuler jusqu’au niveau de la deuxième latte à partir du haut. (Je dois avouer que c’est plus à faire avec une voile à 5 lattes. Pour une voile à 4 lattes, je recherche le même effet plus au moins au même endroit sur la voile. La deuxième latte d’une voile à 4 lattes étant beaucoup plus basse.)
J’étarque jusqu’à ce que la latte soit dégagée du mât et donc toute plate, comme sur la photo « A ». Cela me donne alors le réglage du point d’amure maximum dont j’ai besoin. Ensuite, je relâche un peu jusqu’à ce qu’il y ait du creux, comme sur la photo « B ». Cela donne mes réglages pour le vent léger.
Je relâche alors jusqu’à ce que j’aie un peu de tension au niveau du point d’écoute.

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Maintenant, je charge le mât pour observer comment la voile se plie. Le vent fort montre qu’il n’y aura pas de problème, sur la photo « B », je regarde au niveau de la fenêtre; si ça commence à plier, c’est que j’ai relâché trop au niveau du point d’amure.
Il est également important de vérifier la tension au niveau du point d’écoute. S’il n’y a pas assez de tension, la voile touchera le wishbone et vous aurez alors besoin de tirer plus.

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Sur la photo « B », on remarque que je suis à la limite maximum pour relâcher au niveau du point d’écoute.

Donc, il s’agit de mes 2 réglages. Je vais ensuite aller sur l’eau pour trouver mon réglage optimal.

Les réglages de point d’amure sont très proches du réglage pour ‘A’. Je vais juste ajuster sur 1 cm au niveau du point d’écoute, mais pas aussi relâché que sur ‘B’.




Sur l’eau, j’observe comment la voile bouge en vérifiant le twiste en tête et comment la puissance est transmise.
Le centre de poussée est-il stable ? S’il bouge un peu, cela signifie que vous n’avez pas assez tiré au point d’écoute.

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Faire des manœuvres à contre m’aide à voir l’autre côté de la voile et me donne ainsi plus de feedback.




Ensuite, je retourne à la plage, je fais encore des ajustements et retourne à l’eau.

Pour finir, je retourne voir le designer pour lui expliquer mes découvertes. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas des designers, donc ce que nous suggérons n’est pas toujours utile. Il faut donc juste lui dire ce que l’on ressent et comment la voile s’est comportée lorsque l’on a changé certains réglages.

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Tester le matériel en RS:X

 

ARTICLE : Benjamin Longy

 

Il faut gréer les voiles avec différents mâts en regardant comment est la voile. Ce qu’on recherche est un creux avancé et bas. 

 

Suite à mon article sur la RSX, ainsi que sur le Pumping, j’ai eu envie de continuer dans le domaine…

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Lors de la saison RSX, les entraînements, ainsi que les compétitions, ne sont pas uniquement au programme ! J’ai également toute une partie de mon temps consacrée au test de matériel, ce qui me permet d’avoir de nouvelles sensations et ainsi progresser encore dans ma discipline.

Les sensations sont très présentes en planche à voile et il est important de bien les rechercher, ainsi que de les écouter afin de vraiment progresser !

 

Avec mon ancienne voile, je n’avais plus de sensations, ou alors l’impression d’avoir une voile qui me gênait. Je progressais mais restais limité.

Maintenant, j’ai reçu deux nouvelles voiles. Il a donc fallu que je les teste avec plusieurs de mes mâts : trois au total, sans oublier que la RSX est une monotypie, ce qui veut dire que tous les concurrents ont le même matériel ! Les mâts sont donc identiques à l’œil nu, mais en réalité ne sont pas exactement les mêmes : ils sont différents quand on les grée sur la même voile !

 

 

COMMENT TESTER DU MATERIEL ?

 

 

Il faut gréer les voiles avec différents mâts en regardant comment est la voile. Ce qu’on recherche est un creux avancé et bas. Il faut aussi regarder l’ouverture de la voile (voir article sur la RSX).

 

Ensuite, il y a un test sur l’eau, où on recherche de bonnes sensations (au pumping par exemple) et on regarde la forme de la voile à la vidéo.

 

À la vidéo, on voit bien la voile de l’arrière et on peut observer la chute (l’ouverture de la voile).
 

 

A terre, il est possible de laisser une voile gréée toute une après-midi avec une latte forcée dans le wish, afin que la voile puisse se former.

Il faut insérer la latte 6 dans l’arrière du wish, après peu de temps il est possible de réduire le wish d’un cran et remettre la latte.

 

Par chance, sur les deux voiles reçues, une des deux est plutôt creuse. J’ai donc décidé de la destiner à ma voile de régate et j’ai ainsi choisi un mât lui correspondant.

Pour ce faire, je l’ai testée avec les trois mâts. Il faut sentir que la voile est nerveuse au planning ; au pumping, il faut sentir que la voile est puissante et qu’elle revient bien à chaque coup de pumping. De plus, on peut vraiment voir des différences de creux avec les différents mâts !

 

Personnellement, une voile que j’aime bien est une voile « neutre » ce que je veux dire par là, est que la voile doit être puissante, mais aussi non contraignante et il faut qu’on puisse l’oublier pour pouvoir s’occuper de ce qui se passe autour de nous. Mais il faut aussi que la voile soit agréable au pumping : pas trop molle pour avoir de la puissance, pas trop raide pour ne pas faire mal aux bras.

 


 

 

Et les wishs ? Monotypie ! Il n’y a pas trop de changements. Le wishbone doit être de préférence neuf, car il faut qu’il soit raide pour bien transmettre au pumping. De plus, quand la gaine est neuve, cela tient mieux dans les mains.

 

Les autres tests sont ceux des ailerons.

L’aileron a une grande importance, surtout au planning et on plane de plus en plus tôt ! Un simple exemple (même en vagues), un aileron qui ne convient pas à une planche, ne permet pas de bien surfer ! On tourne moins bien ou on dérape trop.

Quand on est au planning, il n’y a presque que l’aileron qui reste dans l’eau !

Un bon aileron peut aider à aller vite, mais également à caper, c’est essentiel en compétition sur des parcours upwind. Quand on est au contact d’une autre personne, il faut qu’on puisse le tenir ou le faire partir !

Sortie du dévent de celui de devant

 

J’ai testé un aileron pendant une demi-heure et les autres étaient sur le bateau de mon coach, c’était donc facile pour changer rapidement.

 

Pour tester, je navigue avec l’aileron dans toutes les conditions ou positions que je peux faire, mais aussi en pumping et je sens si l’aileron réagit ou non à ce que je lui demande.

Test au pumping

 

Si je teste un aileron et à chaque fois que je pousse sur la jambe arrière je dérape (spin out), c’est que je n’aime pas cet aileron !

Mais il y a beaucoup de sensations et il faut sentir l’aileron ! C’est pour cela qu’il faut en tester beaucoup !!!

 

Mais avant de tester un aileron, je regarde d’abord son profil afin de voir si c’est un profil que j’aime bien (pour cela il faut une certaine expérience, les ailerons que j’aime bien en 60cm, je les ai observés et j’ai retenu leur profil. Je les aime épais mais proportionnellement, c’est-à-dire qu’il ne faut pas qu’ils soient épais au sabot et super fins au bout, mais plutôt moyens des deux côtés).

Nous pouvons aussi peser les ailerons pour en déduire s’il serait plutôt raide ou souple. Ou encore chercher son centre de gravité.

J’aime plutôt un centre de gravité haut (d’où la forme précisée précédemment) et un poids léger (souvent quand ils sont légers, ils sont plus souples… mais ce n’est pas une chose sûre, seulement des suppositions).

 

Tout le monde a des goûts différents pour les ailerons, mais certains ailerons sont mis de côté très rapidement quand la majorité des testeurs fait des « spin-out ».

En navigation on voit s’il décroche, si la planche foils, si l’aileron est nerveux, etc. …

 

Je suis encore à la recherche d’un aileron qui pourrait me satisfaire, mais je vais encore en tester de nouveaux. C’est la seule chose qui me manque pour pouvoir bien naviguer.

 

Un aileron que j’apprécie est un aileron qui ne décroche pas et qui est très nerveux, quand je pousse sur la jambe arrière, il faut que la planche accélère et saute presque. Quand on met un coup de jambe arrière, on peut grimper en cap et donc si on répète ce geste, cela fait comme un escalier.

 

Evidemment, nous pouvons aussi tester les planches, mais vu le prix que ça coûte, on prend ce qu’on a !