• TECHNIQUE • L’air-jibe (ou vulcan)

 

L’eau est chaude ? vous aussi ? C’est le moment de tremper un peu et de passer enfin l’#AirJibe.

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C’est LA #figure de base du #windsurf #freestyle, il permet de comprendre les rotations des autres figures, de savoir doser ses mouvements pendant la manœuvre et de garder le bon équilibre.

 

 

 

 

Matériel :

Un matériel adapté facilitera la réalisation de l’air jibe :

– un #flotteur entre 80 litres et 100 litres selon sa corpulence, évidemment une planche de freestyle serait parfaite, mais une #freewave ou #wave peut tout aussi bien être utilisée pour un début ;

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– une #voile, sans cambers cela va de soi, toujours en freestyle est le mieux, mais comme pour la #planche, une voile de vague ne sera pas très différente ;

– un #aileron petit est conseillé : entre 18 et 25 pour commencer.

 

Conditions :

Un plan d’eau plat ou avec de petits clapots est obligatoire : des vagues ou de gros clapots gêneront à l’impulsion et à la fin de la manœuvre. Il faut avoir un bon planning avant de lancer l’air jibe.

 

Manœuvre :

Pour l’impulsion, prendre un peu de large, décrocher le harnais, et surtout bien se redresser (corps et voile) en déplaçant le poids du corps sur le pied avant.

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Au moment du #pop, lâcher la main arrière et la replacer directement sur la prochaine #amure. Dès l’impulsion donnée, il faut commencer la rotation : pour cela c’est la tête qui dirige l’ensemble (planche comme corps), on doit donc diriger son regard vers l’arrière, derrière l’épaule, et ainsi dans la direction vers laquelle on va repartir.

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Pour atterrir, c’est l’avant de la planche qui doit se poser en premier. La grande partie de la rotation se fera autour du #nose et non en l’air, c’est l’une des erreurs les plus courantes : il ne sert à rien de donner beaucoup de force dans l’impulsion, juste décoller l’aileron, et encore.

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En atterrissant, en #switch-stance, après une rotation à 180°, il faut se rééquilibrer en glissant en arrière et en gardant son poids sur le pied avant, en gardant la voile neutre.

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Une fois rétabli, il suffit de border la voile progressivement pour repartir, et de dé-switcher (remettre ses pieds dans le bon sens).

Pour résumer : “TU SAUTES, TU TOURNES, TU POUSSES, TU TIRES …”

 

Conseils pendant la progression (ce à quoi il faut penser sur l’eau) :

– la première étape est de tourner le 180° : il faut donc penser à poper (décoller) et tourner son regard et ainsi son corps pour initier la rotation.

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Ici, l’erreur est un appui trop sur l’arrière à l’impulsion, engendrant un déséquilibre dans la manœuvre.

 

– la deuxième étape est de rattraper le wish sur l’autre amure :

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il faut donc penser à placer sa nouvelle main avant directement de l’autre côté du #wishbone. Les bras se croisent comme dans le # jibe.

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Certains peuvent poser la main sur le mât, mais ça fait une étape supplémentaire que je ne conseille pas : perte de temps, déséquilibre, le corps s’abaisse au lieu de rester droit.

– pendant toutes les étapes, garder à l’esprit qu’il faut rester en appui sur le pied avant : avant de poper, il faut redresser son corps, et donc la voile, et ainsi basculer l’appui du pied arrière sur l’avant ;

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pendant le saut, les appuis sont dirigés vers le nose pour atterrir avec un bon appui avant en switch, et ainsi ne pas être déséquilibré et tomber en arrière.

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Sur ContinentSeven :

Air Jibe – Nascimo Fournier

 
 

La team EspaceWindsurf en air- jibe et en photos :
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David Moreau

 

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Cyril Evrard

 

 

Trucs et astuces en windsurf

 

Chaque windsurfer acquiert beaucoup de pratique avec le temps et les années mais aussi des astuces et petites combines qui facilitent notre sport.
Ces petites astuces mises bout à bout constituent un vrai plus dans notre pratique quotidienne. Elles peuvent permettre de gagner du temps, de moins se prendre la tête et de gagner en confort.
Je vais, ici, vous dévoiler les miennes sans prétention, car cela pourra certainement en aider plus d’un. Bien sûr, la liste pourrait être beaucoup plus longue et chacun utilise celle qu’il trouve appropriée. J’ai donc sélectionné celles que j’utilise régulièrement.

 

1ère astuce : Comment enfiler une combinaison mouillée plus facilement ?

La combinaison mouillée tant redoutée pour celui qui connaît l’inconfort que crée l’enfilage de la combinaison, et surtout quand ça caille ! Pour ceux qui n’ont pas le luxe de naviguer en short à Hookipa.
Il existe une astuce pour accélérer l’enfilage et écourter le calvaire ! Il suffit de mettre un sac plastique aux pieds et je peux vous assurer que vous allez enfiler votre combinaison en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ! Un petit plus qui permet de ne pas trop se démotiver l’hiver .

 

2ème astuce : Comment sortir le mât plus facilement du fourreau de voile ?

Poser un tournevis à travers la têtière puis le planter dans l’herbe ou le sable pour peu que vous ne vous trouviez pas sur un parking bitumé.
Il est alors possible d’enlever le mât facilement, cela évite de déformer et abîmer la voile. Triple avantage, cela permet de maintenir la voile au sol avant de la rouler.

fourreau mat

 

3ème astuce : Comment éviter un mât bloqué (2 parties de mât impossible à déboîter) ?

Cette astuce consiste à coller un petit bout de scotch autour du mât au gréage, là où se manchonne la partie haute avec la partie basse du mât.
Cela permet d’être sûr que le mât est correctement emboîté et qu’il le restera le temps du gréage. Mais aussi, cela facilite le dégréage puisqu’il peut sortir en un seul morceau.
Finies les parties hautes qui restent coincées dans la voile, et évite une casse due à un mauvais emboîtement du mât.

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4ème astuce : Comment éviter certaines galères sur l’eau ?

En terme de sécurité, il suffit d’enrouler un bout d’environ 3m sur la boucle de harnais.
Ce n’est pas gênant, on ne prend pas beaucoup de poids et cela peut s’avérer très pratique. En cas de casse incluant un dégréage, il permet de sangler le gréement sur le flotteur pour pouvoir rentrer à la nage. Il peut également servir à se faire tirer par un collègue en windsurf, en kite ou par un bateau.
Et si vous cassez votre bout d’amure ou d’écoute, ce bout permet de réparer rapidement dans l’eau et continuer la session ou de regagner le bord.

harnais

 

5ème astuce : Comment éviter une voile blanchie par le sel ?

Celle-là, je l’ai trouvée, car j’en avais marre de prendre des boîtes au surf dû à une voile complètement opaque à cause du sel.
Une petite solution miracle consiste à passer un chiffon avec de l’Ajax vitres sur la voile, puis de rincer à l’eau claire et voilà votre voile redevient transparente. Fini les boîtes dans les vagues dues à une mauvaise vision dans la voile.
Éviter de rouler la voile pleine de sable et la rincer de temps à autre à l’eau claire permet de retarder aussi grandement le blanchissement de la voile.
Par ailleurs, il peut y avoir d’autres raisons de perdre la transparence de la voile ! Les rayons UV y sont pour beaucoup ! Donc si vous ne naviguez pas, évitez de laisser le matos au soleil.

 

6ème astuce : Comment éviter une combinaison pleine de sable ou de terre ?

Déjà grandement adoptée par les windsurfers, c’est le bac ou tapis de sol pour se changer.
Il permet de ne pas mettre la combinaison par terre et ainsi éviter de la salir et/ou de l’abîmer quand on se change. De plus, vous garderez l’intérieur de la voiture au sec et au propre, car le bac évite que la combinaison goutte partout dans la voiture en rentrant chez soi.

se changer

 

7ème astuce : Comment éviter de prendre ses clés de voiture sur soi ?

L’antivol pour clés de voiture.
Il s’agit d’une petite boîte à code qu’on accroche sur la jante de la roue ou sous le véhicule avec les clés à l’intérieur! Hyper safe, ce cadenas évite d’emmener les clés sur l’eau et, du coup, évite de les perdre dans l’eau salée (car elles n’aiment vraiment pas). Par la même occasion, ce système évite d’éviter de se faire voler les clés là où tout le monde les cache. C’est en vente en surfshop.

cadenas windsurf

 

8ème astuce : Comment éviter de perdre son temps à savoir où mettre ses bouts de harnais sur le wish ?

Cela concerne ceux qui utilisent plusieurs voiles sur le même wishbone et personnellement, j’utilise 4,2 m² 4,7 m² et 5,5 m² sur le même wish.
Il faut faire une marque avec un marqueur indélébile sur le wishbone où se trouvent les bouts de harnais sur chaque voile. Ainsi, il est possible de retrouver ses mêmes réglages à chaque fois et gagner en confort sur l’eau.

repère bout harnais

 

9ème astuce : Comment étarquer facilement sans force ?

La manivelle d’étarquage : je dirais que c’est l’outil indispensable du slalomeur pour éviter de se ‘péter’ le dos ! Elle se clipse dans la rallonge comme un pied de mât. Il faut, ensuite, passer le bout comme d’habitude dans les poulies puis le taquet et finir d’étarquer avec la manivelle.
Vous gréez sans forcer, précisément et sans prise de tête ni mal de dos et ça c’est vraiment top !

manivelle étarquage

 

10ème astuce : Comment se protéger efficacement lors de chutes violentes ?

Le casque : très apprécié des waveriders et freestylers, mais maintenant aussi de slalomeurs et fous de vitesse. Il sert de support de sécurité et protège dans chaque chute contre les mâts, flotteurs et même cailloux sur les reefs breaks. Mais aussi, il sert de support psychologique, car on se sent plus en sécu et, du coup, ça permet de se lâcher d’avantage.

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© Gath

 

11ème astuce : Comment éviter la casse d’un mât ?

Pour les mâts de slalom, plusieurs coureurs m’ont signalé qu’il fallait toujours placer le mât dans la voile de façon à lui donner la flexion dans le même sens. J’ai donc effectué des petites marques au niveau du manchon de mât et de la rallonge. Ensuite, je mets toujours ces petites marques vers l’arrière de la voile.
Cela évite de le casser à force de le tordre dans tous les sens.

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12ème astuce : Comment sauver sa session après une petite casse sur le flotteur ?

la résine qui sèche en 5 minutes. J’en garde toujours un tube dans le camion, car quand on part en trip le week-end ou pendant les vacances, une petite casse ou fissure sur le flotteur, et là c’est l’enfer ! Avec ce petit produit, il est possible de réparer rapidement ainsi que de rendre étanche le flotteur, afin de retourner au plus vite à l’eau et de finir les vacances. Évidemment, au retour, il faut penser à effectuer une vraie réparation. Il est possible de trouver de la résine dans tout bon magasin de bricolage.

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J’espère que cet article vous rendra service dans vos futures sessions ☺

 
 

N’oubliez pas comment relever la voile au tire-veille !!!

 

 

La plupart des gens, quand ils ont appris à faire le waterstart semblent avoir oublié comment relever la voile au tire-veille ou n’apprennent jamais à relever la voile au tire-veille sur une petite planche. Ils ne naviguent que lorsqu’il y a assez de vent pour faire le waterstart et si le vent tombe, ils retournent à la nage.

Il est possible de relever la voile au tire-veille sur toutes les planches. En fait, plus la planche s’enfonce et plus c’est facile.
Au début, quand on apprend la planche à voile, on apprend la méthode de base qui inclut chaque pas pour se mettre dans la position la plus facile pour commencer à naviguer.

Avec un niveau plus élevé et une planche plus petite, la technique pour remonter la voile au tire-veille est un peu différente et surtout sans autant de règles.

 

Dès qu’on a le tire-veille en main, il faut se tenir droit et garder son équilibre. Le point d’équilibre de la plupart des planches modernes se trouve entre le pied de mât et les footstraps avants.

Ainsi, le pied avant doit être collé au pied de mât et le pied arrière au niveau des footstraps avants.

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Personnellement, je préfère avoir le point d’écoute vers l’arrière de la planche avec le mât légèrement en arrière.

Il faut contrer le poids de la voile et attendre que l’eau quitte la voile. Soyez patient.

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Lorsque la voile commence à se lever hors de l’eau, la planche va commencer à tourner vers le vent. Ainsi, comme pour un waterstart, il faut déplacer la voile vers l’avant et vers le haut. Le vent va aider à lever la voile.

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Ce n’est pas important de savoir quelle est la main que l’on place sur le wishbone, le plus important est d’arriver à une position neutre le plus rapidement possible.

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Maintenant prenons une petite planche. Il s’agit, ici, d’une 69 litres Quad, afin de montrer le relever au tire-veille sur, sans doute, la planche la plus difficile. C’est vraiment très petit et donc le point d’équilibre est très sensible.

La première chose à faire est de mettre la voile dans la bonne direction. Sur cette photo, on voit que la voile dans cette direction pousse l’arrière de la planche vers le bas.

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Lorsque la voile est positionnée correctement, la planche est à plat.

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Le timing fait tout ! Dès que le mât est sorti de l’eau, il faut que la planche soit équilibrée.

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La planche doit être la plus plate possible. Si le nez s’enfonce, ce n’est pas un problème et c’est assez facile à contrôler. Par contre, si l’arrière de la planche s’enfonce, c’est tout à fait différent ! En général on tombe à l’eau. Ici, le fond de l’eau m’a sauvé 😉

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Sortir la voile de l’eau et la prendre dans les mains doit être un seul mouvement.

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Il faut être vraiment placé au centre de la planche, bas et complètement tendu.

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En fait, ce n’est pas une manœuvre qu’on apprend si facilement, car il faut un peu de pratique. Il faut juste penser qu’on ne rentrera jamais plus à la nage.

Quand on navigue dans du vent léger, il faut garder la planche en équilibre continuellement.

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Le virement permet même de rentrer au bord lorsque le vent devient off shore.
Une fois de plus, l’équilibre, le timing et l’orientation des voiles sont très importants.

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Tourner la planche en direction du vent et juste avant d’être face au vent, il faut se lancer autour du mât pour se retrouver de l’autre côté.

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C’est la partie la plus difficile, car la planche va partir sous l’eau, mais il faut toujours rester en équilibre. Ne pas oublier que, lorsque le nez de la planche s’enfonce, ce n’est pas un problème.

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Il faut toujours vérifier que l’arrière de la planche ne s’enfonce pas au moment de lever au tire-veille car cela peut poser problème. Il est important également de garder le gréement vers l’avant et loin de soi ainsi que rester bas.

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Lorsque cette méthode sera acquise, un nouveau monde du windsurf s’ouvrira à vous, particulièrement dans les vagues.

 
 

Comparatif entre l’«Air Jibe » en windsurf et le « 180 frontside» en skateboard

 

Sponsors

 

Beaucoup de gens pratiquent le skateboard et d’autres la planche à voile mais pourtant peu de personnes remarquent les points communs entre ces deux sports.  Aujourd’hui je vous propose donc de mettre en évidence les points communs entre  ces 2  figures:

L’Air Jibe en windsurf et le 180 frontside en skate,  tout en essayant de vous expliquer comment passer l’Air Jibe.

 

Il y aurait  3 points communs entre ces deux figures qui au final, se ressemblent, selon moi, beaucoup.

 

1er point : l’impulsion.

2ème point: l’orientation du regard à l’impulsion pour engager la rotation.

3ème point: le ciseau avec les jambes pour réaliser la rotation.

 

1er point commun : Sur l’impulsion,  tirer sur la jambe avant et garder la jambe arrière assez tendue  pour engager le ciseau.

 

 

 

Avant d’engager la rotation il faut être au planning. Pour commencer vous pouvez vous aider avec un clapot. Une fois le clapot repéré il faut d’abord chercher à décoller avant de tourner sinon la rotation va être stoppée. Pour donner une bonne impulsion il faudra effectuer une flexion – extension et tirer sur sa jambe avant puis décoller la planche de l’eau.

Pour l’Air Jibe, il ne faut pas  ramener le talon de la jambe arrière sous ses fesses sinon vous ne pourrez pas engager le ciseau avec vos jambes. Il faut donc garder la jambe arrière plus ou moins tendue.

 

2ème point commun : rotation de la tête vers l’arrière à l’impulsion, la tête tourne pour regarder la zone d’atterrissage ce qui fait aussi tourner les épaules et donc permet d’engager le demi-tour.

 


 

3ème  et dernier point commun : action de ciseau avec les jambes pour permettre à la planche de tourner.

 


 

 

Pour faire pivoter le flotteur il faut faire l’action de ciseau avec vos jambes, ce qui consiste à pousser avec la jambe avant et tirer avec la jambe arrière, le ciseau est plus visible en skate. Dans le même temps il faut commencer à passer la main arrière de l’autre coté du wishbone.

Une fois que la main avant est passée de l’autre coté du wish il faut ensuite essayer de passer la main arrière tout en continuant la rotation.

 

Cependant, j’ai aussi relevé quelques points divergeants

 

1er Point Divergeant : position des bras

 

Sur les photos proposées ci-dessous, l’action des bras est très différente ; en skate les bras sont écartés pour garder le maximum d’équilibre en l’air alors qu’en planche il faut rester compact et garder le corps très près du mât pour pouvoir passer ses mains.

En ce moment, c‘est ce qui me pose problème j’arrive à tourner le floteur mais pas à passer mes mains. Les transferts du skate vers la planche ont donc leurs limites !

 

 

La réception se fait en switch. Il est donc préférable de savoir naviguer en pieds inversés avant de faire l’Air Jibe mais ça vient tout seul. Pour la réception il faut tenter de conserver le poids du corps sur l’avant, car en situation inverse (en arrière) c’est l’éjection assurée  du floteur. De plus, si vous êtes en avant, la réception se fera  sur le « nose » et pas à plat et par conséquent, vous vous poserez plus doucement et  ne vous blesserez pas.

 

2nd Point divergeant : sur nos deux tricks, à la réception, le corps est moins sur l’avant en skate comparativement au windsurf.

 

En effet,  comme vous posez les 2 roues et non le nose, un engagement trop prononcé risquerait  de vous faire subir  l’effet « peau de banane », les boards (flotteur & skate)  ne réagissant pas de la même manière au contact de l’eau ou du béton !

 

 

 

Pour finir, il faut abattre pour récupérer du vent et repartir en switch puis remettre ses pieds dans le bon sens.

 

Voilà, n’hésitez pas à réagir à cette vision des moves. La partagez-vous ?

 

 

Riders Team EW : Noah & Jules    

Copyright  : Eric Bellande / Jules Cachat      

Textes et Montages : Jules Cachat
 

Tester le matériel en RS:X

 

ARTICLE : Benjamin Longy

 

Il faut gréer les voiles avec différents mâts en regardant comment est la voile. Ce qu’on recherche est un creux avancé et bas. 

 

Suite à mon article sur la RSX, ainsi que sur le Pumping, j’ai eu envie de continuer dans le domaine…

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Lors de la saison RSX, les entraînements, ainsi que les compétitions, ne sont pas uniquement au programme ! J’ai également toute une partie de mon temps consacrée au test de matériel, ce qui me permet d’avoir de nouvelles sensations et ainsi progresser encore dans ma discipline.

Les sensations sont très présentes en planche à voile et il est important de bien les rechercher, ainsi que de les écouter afin de vraiment progresser !

 

Avec mon ancienne voile, je n’avais plus de sensations, ou alors l’impression d’avoir une voile qui me gênait. Je progressais mais restais limité.

Maintenant, j’ai reçu deux nouvelles voiles. Il a donc fallu que je les teste avec plusieurs de mes mâts : trois au total, sans oublier que la RSX est une monotypie, ce qui veut dire que tous les concurrents ont le même matériel ! Les mâts sont donc identiques à l’œil nu, mais en réalité ne sont pas exactement les mêmes : ils sont différents quand on les grée sur la même voile !

 

 

COMMENT TESTER DU MATERIEL ?

 

 

Il faut gréer les voiles avec différents mâts en regardant comment est la voile. Ce qu’on recherche est un creux avancé et bas. Il faut aussi regarder l’ouverture de la voile (voir article sur la RSX).

 

Ensuite, il y a un test sur l’eau, où on recherche de bonnes sensations (au pumping par exemple) et on regarde la forme de la voile à la vidéo.

 

À la vidéo, on voit bien la voile de l’arrière et on peut observer la chute (l’ouverture de la voile).
 

 

A terre, il est possible de laisser une voile gréée toute une après-midi avec une latte forcée dans le wish, afin que la voile puisse se former.

Il faut insérer la latte 6 dans l’arrière du wish, après peu de temps il est possible de réduire le wish d’un cran et remettre la latte.

 

Par chance, sur les deux voiles reçues, une des deux est plutôt creuse. J’ai donc décidé de la destiner à ma voile de régate et j’ai ainsi choisi un mât lui correspondant.

Pour ce faire, je l’ai testée avec les trois mâts. Il faut sentir que la voile est nerveuse au planning ; au pumping, il faut sentir que la voile est puissante et qu’elle revient bien à chaque coup de pumping. De plus, on peut vraiment voir des différences de creux avec les différents mâts !

 

Personnellement, une voile que j’aime bien est une voile « neutre » ce que je veux dire par là, est que la voile doit être puissante, mais aussi non contraignante et il faut qu’on puisse l’oublier pour pouvoir s’occuper de ce qui se passe autour de nous. Mais il faut aussi que la voile soit agréable au pumping : pas trop molle pour avoir de la puissance, pas trop raide pour ne pas faire mal aux bras.

 


 

 

Et les wishs ? Monotypie ! Il n’y a pas trop de changements. Le wishbone doit être de préférence neuf, car il faut qu’il soit raide pour bien transmettre au pumping. De plus, quand la gaine est neuve, cela tient mieux dans les mains.

 

Les autres tests sont ceux des ailerons.

L’aileron a une grande importance, surtout au planning et on plane de plus en plus tôt ! Un simple exemple (même en vagues), un aileron qui ne convient pas à une planche, ne permet pas de bien surfer ! On tourne moins bien ou on dérape trop.

Quand on est au planning, il n’y a presque que l’aileron qui reste dans l’eau !

Un bon aileron peut aider à aller vite, mais également à caper, c’est essentiel en compétition sur des parcours upwind. Quand on est au contact d’une autre personne, il faut qu’on puisse le tenir ou le faire partir !

Sortie du dévent de celui de devant

 

J’ai testé un aileron pendant une demi-heure et les autres étaient sur le bateau de mon coach, c’était donc facile pour changer rapidement.

 

Pour tester, je navigue avec l’aileron dans toutes les conditions ou positions que je peux faire, mais aussi en pumping et je sens si l’aileron réagit ou non à ce que je lui demande.

Test au pumping

 

Si je teste un aileron et à chaque fois que je pousse sur la jambe arrière je dérape (spin out), c’est que je n’aime pas cet aileron !

Mais il y a beaucoup de sensations et il faut sentir l’aileron ! C’est pour cela qu’il faut en tester beaucoup !!!

 

Mais avant de tester un aileron, je regarde d’abord son profil afin de voir si c’est un profil que j’aime bien (pour cela il faut une certaine expérience, les ailerons que j’aime bien en 60cm, je les ai observés et j’ai retenu leur profil. Je les aime épais mais proportionnellement, c’est-à-dire qu’il ne faut pas qu’ils soient épais au sabot et super fins au bout, mais plutôt moyens des deux côtés).

Nous pouvons aussi peser les ailerons pour en déduire s’il serait plutôt raide ou souple. Ou encore chercher son centre de gravité.

J’aime plutôt un centre de gravité haut (d’où la forme précisée précédemment) et un poids léger (souvent quand ils sont légers, ils sont plus souples… mais ce n’est pas une chose sûre, seulement des suppositions).

 

Tout le monde a des goûts différents pour les ailerons, mais certains ailerons sont mis de côté très rapidement quand la majorité des testeurs fait des « spin-out ».

En navigation on voit s’il décroche, si la planche foils, si l’aileron est nerveux, etc. …

 

Je suis encore à la recherche d’un aileron qui pourrait me satisfaire, mais je vais encore en tester de nouveaux. C’est la seule chose qui me manque pour pouvoir bien naviguer.

 

Un aileron que j’apprécie est un aileron qui ne décroche pas et qui est très nerveux, quand je pousse sur la jambe arrière, il faut que la planche accélère et saute presque. Quand on met un coup de jambe arrière, on peut grimper en cap et donc si on répète ce geste, cela fait comme un escalier.

 

Evidemment, nous pouvons aussi tester les planches, mais vu le prix que ça coûte, on prend ce qu’on a !

 

 

Le backloop

 

ARTICLE : Pierre Chauvin

 

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Photo : Pierre Chauvin en backloop à Wissant

 

Le backloop est une figure mythique dans le waveriding ! Elle est une des premières qui a été tentée dans les épreuves de vague et elle est encore importante aujourd’hui en heat. Les pros envoient des backloops une main/un pied.

J’ai choisi cette figure car je ne la maîtrise pas encore super bien. Le fait d’écrire un article sur le backloop m’aide beaucoup ! Je pense, de plus, que cet article va pouvoir également vous aider. En effet, quelqu’un qui maîtrise au complet une manœuvre ne se souvient pas toujours des différentes étapes qui l’ont aidé à la maîtriser…

C’est aussi une figure que j’aime voir ! Quand, dans le nord, Jules Denel ou Yann Sune envoient des backloops a 10 mètres à côté de moi, c’est impressionnant !

Pour moi, Philip Koster, Jonas Ceballos, Jules Denel et Yann Sune sont les riders qui font les plus beaux backloops.
La particularité du backloop est qu’il est très facile à tourner (vous pouvez voir beaucoup de personne sur les spots envoyer puisque qu’il suffit de tourner la tête), mais le plus compliqué et de le poser.

 

Pushloop / Backloop, la différence :

 

La rotation de la première se termine en l’air, alors que la seconde se termine à la réception. Pour quelqu’un qui ne connaît pas le windsurf, le pushloop est souvent plus impressionnant que le backloop.

 

Les conditions pour l’envoyer :

 

– Le Vent : l’orientation n’est pas ce qu’il y a de plus important. Cependant, au niveau de la force, entre 20 et 25 nœuds, est ce qu’il y a de mieux.
– La Vague : l’idéal est une vague bien raide, de minimum 1 mètre.

 

Selon moi, il ne faut pas décider d’envoyer un backloop au dernier moment mais presque dès le début du bord pour pouvoir trouver la vague la plus propice.
Il ne faut pas hésiter à aller chercher un pic plus loin sous le vent et abattre pour attaquer la vague, cela permet aussi de prendre un maximum de vitesse.

Il est surtout important d’attaquer la vague sur le pic pour bien monter comme un high jump.
Attention à bien évaluer la hauteur du saut par rapport à la vague que l’on va attaquer. Si la vague est petite, il faudra envoyer la rotation plus rapidement que si la vague est plus grosse.

 

Les étapes :

 

1)
– Bien lofer quand on est dans la vague
– Dès la sortie de vague je pense à fléchir les jambes pour me permettre de monter le plus haut
– Monter bien haut et bien à la verticale

2)
– Commencer à mettre la carène face au vent, ce qui va aider à engager la rotation
– Tourner la tête pour regarder le point d’impact afin de voir où on va atterrir. De plus, cela va aider à tourner les épaules correctement

3)
– Approcher le wish du corps

4)
-Reculer la main arrière pour permettre de mieux résister à l’impact et afin de ne pas se faire arracher la voile des mains lors de la réception

5)
– Regarder fixement la zone où je vais atterrir
– Se pencher en arrière afin d’éviter de se faire embarquer en avant et de retenir tout le matériel

Je pense qu’une réception est bonne, lorsque la planche s’enfonce bien dans l’eau. Je préfère un backloop posé comme ça, plutôt qu’un backloop posé sur la carène ou même sur l’arrière de la board (comme une réception de jump).

Ce qui m’a aidé à le poser c’est mon regard et le fait de reculer la main arrière et de se reculer.

 

Sur-rotation  ?

 

Pour gérer une sur-rotation, il faut d’abord bien fixer le point où l’on veut atterrir, mais surtout bien garder la voile bordée (fermée) et ne surtout pas pousser sur la main arrière.