Summer trip à Lanzarote chez la famille Vocker

 

PHOTOGRAPHE : Russell Groves et Sylvain (sauf mention)

 

Bonjour ! Je m’appelle Jules Cachat, j’ai 15 ans, j’habite en Tunisie et je pratique le windsurf depuis, maintenant, huit ans, principalement en vagues. L’été dernier, j’ai eu la chance d’être accueilli pour la deuxième fois consécutive par la famille Vocker plus qu’accueillante, composée de Sylvain le papa, Katja la maman bien vaillante de la petite famille, Milo et Mathis les deux frères jumeaux et enfin Noah, très bon ami à moi. C’est alors que le 18 juin, je me suis envolé pour Marseille, puis Madrid, pour finir à Lanzarote.
Lanzarote est une petite île d’Espagne située dans l’Océan Atlantique et faisant partie des îles Canaries. Administrativement, l’île fait partie de la province de Las Palmas dans la communauté autonome des îles Canaries, dont la capitale est Arrecife. J’ai séjourné sur l’île durant pratiquement un mois, dont 3 semaines chez la famille Vocker et 2 semaines avec le Wave-Sailing Windsurfing Camp. Le climat était plus qu’agréable, short et t-shirt (si nécessaire) toute la journée, des vraies vacances, quoi. Cette île est incroyable, elle regroupe de multiples paysages très variés, aussi incroyables les uns que les autres et offre diverses activités. Dans cet article, mon but est de vous faire découvrir toutes ces activités et ces paysages époustouflants, les deux étant liés la plupart du temps.

famille-vocker

 

Pendant mon séjour, j’étais principalement à Las Cucharas, car c’est là qu’habitent les Vocker. Nous étions à moins d’1km du spot de Las Cucharas. Nous allions, la plupart du temps, en vélo sur le spot avec Noah, entre 10 heures et 11 heures. Sur le spot de Las Cucharas, la navigation se fait principalement bâbord au saut et tribord au surf. Las Cucharas bénéficie de beaucoup de vent tout au long de l’année, ainsi que de grosses vagues qui atteignent parfois, sur le reef, la taille de mât. Nous avons eu des conditions très favorables à la navigation entre 15 et 25 nœuds la plupart du temps, mais pas beaucoup de vagues cette année. Les conditions étaient un peu meilleures l’année dernière, mais il y avait quand même vraiment moyen de prendre du bon temps sur l’eau, en shorty avec une eau turquoise. Nous naviguions 1 heure ou deux le matin et l’après-midi 3 heures. Le midi, nous mangions chez les grands-parents de Noah en vacances sur l’île et il ne fallait pas rater le poulet frites du vendredi midi. Las Cucharas est à la fois un spot de vagues, de freestyle et de slalom qui offre une multitude de choix de navigation selon les conditions. De plus, des riders tels que Yoli et Tom de Brendt ou Tonky Frans étaient là pour faire le show. J’ai aussi pu rencontrer Céline Grosjean à Lanzarote et partager quelques sessions avec elle.

front jules

noah front

 

Las-Cucharas.

 

Si toute fois le vent n’est pas au rendez-vous, rien de tel qu’une petite session de skimboard, de paddle ou de « bouggy », comme on dit là-bas, dans le shorebreack, soit à Los Charcos soit à Las Cucharas. C’est ce que nous avons fait avec mon ami Noah … que du plaisir.

skim noah

boogy-jules Sylvain

 

Lorsqu’il n’y avait ni vague ni vent, nous allions faire un petit tour en palme avec masque et tuba pour dire bonjour à nos amis les poissons, ou allions au port faire quelques plongeons ou tours de Rosalie.

Encore une possibilité, lorsque le vent était faible et qu’il y avait un peu de clapots, nous partions depuis la plage de Charkos pour une session de down wind avec Sylvain jusqu’a la Playa Chica (se référer à la carte).

down-wind

 

Après des journées comme celles-là, rien de mieux qu’un petit arrêt à la supérette avec Noah pour acheter une glace et la savourer au soleil qui décline sur le spot. Le soir, on rentrait à la maison pour déguster un bon repas préparé par Katja ou Sylvain et on visionnait les vidéos de la journée, un petit coup d’internet et au dodo.

noah et jules
© Céline Grosjean
 

J’ai aussi pu aller faire du stand-up paddle avec Sylvain et Noah à la plage de Famara c’était une première en sup pour moi dans les vagues. J’ai fait plusieurs gamelles, mais grâce aux conseils de Sylvain et Noah, j’ai vite réussi à avoir de bonnes sensations. Les conditions étaient géniales pour surfer ou faire du sup, avec des gauches et des droites qui déroulaient parfaitement et toujours avec une vue exceptionnelle. Pour moi, il s’agissait d’un spot parfait pour débuter avec les vagues du bord. Par contre, plus au large, les vagues sont parfois grosses.

lanzarotemap
© http://goo.gl/AJiHD8

plage-de-famara
© http://goo.gl/Zs3IyR

Il faut également parler des piscines naturelles de Lanzarote et franchement, je ne sais même pas quoi dire face à cette beauté de la Nature. L’emplacement de ces dernières reste secret et seuls les locaux connaissent la route afin de préserver les lieux ;).

piscine-naturelle         piscine-naturelle-3

iscine-naturelle-2

 

Plus tard, les stagiaires du Wave Sailing Windsurfing Camp sont arrivés sur l’île et c’était à nouveau des moments incroyables partagés tous ensemble sur l’eau. Nous avons fait beaucoup de sup à Las Cucharas tous ensemble le matin et avons aussi pu rencontrer Stéphan et Nicolle Etienne (allias les lovers). Nous avons également passé de bons moments à la piscine de l’hôtel et, le soir, les sorties étaient plus que sympas. Nous avons fait un tour de l’île avec Nicolas Bourgois Rodriguez, un local de l’île, et son fils Gaston, pour une petite randonnée. Tout au long du séjour, nous avons été très bien encadrés par le Club Windsurfing Las Cucharas, les barbecues étaient au rendez-vous et c’est d’ailleurs chez Laurent (propriétaire du Club de Las Cucharas) et Maria, son épouse, que le séjour s’est clôturé par un barbecue avec tout le monde.

lanzarote wswc

 

Les moments passés sur cette île ont été inoubliables et je remercie d’ailleurs la famille Vocker (ma deuxième famille) pour ce super séjour, ainsi que Russell Groves pour tous ces conseils, tous les membres du Club Windsurfing Las Cucharas, Nicolas et sa femme et, bien sûr, Noah Vocker.

Je remercie également mes partenaires Chinook Leucate, DMC et Sport et Glisse.

Road trip de 4 jours à Fuerteventura.

 

 

Le 8 février, ma maman nous a emmenés, mes frères et moi, sur l’île voisine de Fuerteventura pour y rencontrer nos amis « Les Lovers » : Stéphane Etienne et Nicole Boronat, deux excellents wave riders.

Le but du week-end était évidemment de prendre un maximum de vagues en windsurf, en surf, en SUP ou simplement avec des palmes !

 

Les conditions  annoncées n’étaient pas terribles ! Le vent de Nord-Est est une orientation qui ne rentre pas très bien sur la plupart des spots de Fuerteventura.

 

Le samedi matin, nous sommes allés à Flag Beach. Il n’y avait pas beaucoup de vent ni de vagues, mais c’était amusant pour un premier contact avec l’île. Quand j’ai vu la quantité de kitesurf, j’ai halluciné ! Depuis quelques années, on a surnommé ce spot « Kite beach », ce n’est pas pour rien !!

Après cette première session, nous sommes passés devant Puerto Lajas.  Il y avait beaucoup de monde ! Pas beaucoup de vagues, ça ne valait pas le coup de se remettre à l’eau.

Dimanche dans la matinée nous sommes partis pour la plage d’El Cotillo, située au Nord-Est de l’île. El Cotillo est une plage dont le shorebreak et assez gros et puissant. Stéphane et Nicole nous y ont rejoints pour une session de bodysurfing. On s’est vraiment trop marré ! Après une heure de natation, on était bien fatigués. Les Lovers nous ont conseillé d’aller à Punta Blanca pour naviguer. Pas de chance, en arrivant, le vent était tombé.

 

Après 30 min de piste, Stéphane m’envoyait un message disant que Majanicho fonctionnait pour du SUP. On était à l’eau avec Iballa Moreno (championne du monde de windsurf) et Jurgen Hönscheid  (une légende du windsurf dans les années 80) en plus de sa fille Sonni. C’était petit et ne connaissant pas le spot, ça m’a pris un peu de temps pour prendre confiance. Au final, je me suis bien amusé.

Le lundi matin, nous avons visité le centre de Corralejo, histoire de nous balader un peu. Très vite, Stéphane et Nicole nous appelaient pour dire qu’ils étaient déjà à Majanicho et que le spot marchait.

Majanicho est une baie rocheuse avec plusieurs peaks. Ce jour-là, une bonne droite cassait avec un peu de vent side shore. J’ai gréé ma North-Sails Hero 4.7 et ma Fanatic Quad 69L. Je ne planais pas, mais c’était très bien pour faire du surf pur. J’ai pris 2 vagues, puis à la 3e, je n’avais pas assez d’élan et la vague m’a cassé dessus ! J’ai lâché le matos et me suis fait secouer sous l’eau de nombreuses fois ! Le matos n’était pas loin des rochers ! Au final, une latte cassée !

 

J’ai pris quelques  vagues en plus et je suis sorti pour manger un morceau avant une dernière nav’. J’ai beaucoup aimé la vague de Majanicho. Je dois reconnaître qu’avec cette taille et cette puissance, j’ai été impressionné. Mais rien que pour la poussée d’adrénaline, j’ai adoré !

Mardi matin, nous sommes retournés à Majanicho. La mer était très désordonnée. Le plan d’eau était très clapoteux, les vagues cassaient mal et avec peu de vent. Nous avons décidé de visiter un « Eco Musée ». Il s’agit d’un musée qui explique la façon de vivre des gens de Fuerteventura dans les années 30 et 60.

 

Ensuite, nous sommes allés vers Puerto Lajas. Les prévisions étaient bonnes, avec 20 nœuds de vent de Nord-Est et des vagues.

 

J’ai monté ma 4.2 et la quad 69L.

Puerto Lajas est une gauche de 1,5 à 2 m, très longue, avec le vent side shore et quelques bonnes rampes au départ. C’est le spot sur lequel je me suis le plus amusé.

Sur l’eau, il y avait Iballa Moreno. Elle envoyait du lourd ! Elle n’a rien à envier à la plupart des hommes pour ce qui est de la maîtrise de la vague ! C’est super de pouvoir naviguer avec des gens aussi talentueux !

Le trip touchait à sa fin. En fin d’après-midi, nous avons pris le ferry pour rentrer à Lanzarote.
 

Merci à Stéphane et Nicole, les « Lovers », pour leur accueil et les conseils, ainsi qu’à mes sponsors : Fanatic, North, Ion, et à Espace Windsurf.

Merci beaucoup, Maman, d’avoir fait le taxi pendant ces 4 jours !

 

EW Camps : Kilian du Couëdic en freeride et Julien Taboulet en freestyle à Leucate

 

Ce sera speedloop pour les freestylers 😉 et waterstart, pieds dans les straps ou jibes pour les freeriders 😀

 

groupe
 

Un stage, un camp ou encore un clinic, c’est comme ça qu’on les appelle maintenant surtout quand il s’agit de professionnels tels que Kilian du Couëdic ou Julien Taboulet. Clinic vient de l’anglais et pour nous ne signifie pas vraiment la même chose… 😉

Mais quel que soit le terme, du 7 au 14 avril Espace Windsurf Camps, le nouveau Club d’Espace Windsurf a lancé un Clinic Freeride et Freestyle dans le sud de la France…

Dix personnes ont pu profiter des conditions dantesques de Leucate et des connaissances astronomiques des ces deux professionnels de la planche et de l’enseignement.

 

Après 14h de route, de quoi connaître son « covoitureur » : Manu (une rencontre très sympathique), nous arrivons sur le spot la tête dans les chaussures mais avec une folle envie de naviguer ! Les conditions s’annonçant pour le lendemain, nous nous contentons de faire le tour des shops et boire un verre pour faire connaissance.

briefing
Manu, Romain, Morgane, Jérémy, Antoine, Bernard et Sébastien ont déjà leur premier contact avec le maître Kilian.
 

wesh
Quant à Geoffray, Samy et Nathanaël, ils devront attendre le lendemain pour rencontrer leur chef freestyle 😉

 

Le premier jour de nav nous a montré ce qu’était la Tram !!!! Avec ma voile Loft 3.4 et mon custom DMC de 60L sur le spot « Eole » considéré comme le spot de replis à Leucate la journée s’annonçait corsée ! Ce sera speedloop pour les freestylers 😉 et waterstart, pieds dans les straps ou jibes pour les freeriders 😀

seb
samy
romain
nath
momo
Manu
jerem
geof
bernie
antoine

 

Deux sessions sur la journée, de quoi déjà trouer quelques mains étudiantes ;-).

 

sup
Le lendemain, le SUP prendra la place de la planche vu le manque de vent (un marin un peu faible). Pour beaucoup, ce fut une réelle découverte !

 

Les boards Fanatic d’initiation que Kilian avait emmenées avec lui ont fait l’unanimité !

sup fanatic

 

Par la suite, nous avons pu découvrir le spot de la Palme où tout le monde a pied partout : très agréable pour celui qui teste de nouveaux moves. Cependant avec une Tram un peu trop nord, c’est sur le spot d’Eole que nous finirons la journée avec les freestylers qui naviguent toujours au Goulet en compagnie du Wesh.

 

Entre les coups de Tram et le Marin, l’équipe se déplace dans les shops et il est extrêmement rare qu’ils en resortent les mains vides… ça échange, ça achète mais toujours pour du plus beau et du plus neuf. 😉

 

Le soir les énergies sont parfois éteintes ou encore bien là… Kilian, qui loge avec les organisateurs du stage, ne pourra pas s’empêcher de continuer son cours parfois jusqu’aux petites heures.  La passion jusqu’au bout…

 

Le stage se finira par une journée de nav avec deux sessions de 3h… De quoi finir les ampoules déjà bien ouvertes des mains d’une grande partie de l’équipe. Vive la pommade cicatrisante !

go pro

 

Toutes bonnes choses ayant une fin, c’est avec une certaine nostalgie et un cafard naissant que chacun bouclera ses valises et casera la dernière planche dans le van EW.

 

Merci à toute l’équipe et rendez-vous très bientôt les week-ends ainsi qu’en septembre pour un autre Clinic afin de poursuivre votre progression.
logo

 

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La Tunisie et ses spots

 

Article de Jules Cachat

 

Bonjour, je m’appelle Jules Cachat, j’ai 14 ans, je pratique le windsurf depuis 6 ans, mes premières années se sont déroulées en Guadeloupe, mais maintenant j’habite en Tunisie et aujourd’hui je vous emmène découvrir mes spots préférés.

C’est une destination windsurf peu connue et qui offre de très belles surprises pour qui s’aventurera chez nous. Elle présente des statistiques de vent tout à fait honorables, mais ce que peu de gens savent c’est que la houle est conséquente car elle parcourt toute la méditerranée avant de toucher nos côtes.

spots tunisie

Il existe deux régimes de vents dominants en fonction des saisons : Ouest/Nord Ouest pour les queues de Mistral et Sud/Sud Est pour le Sirocco. Le premier est plutôt un courant froid et puissant (20 à 50 nœuds) le second, un courant chaud et modéré et ponctuellement fort (15 à 30 nœuds). La plupart des navs se font dans des endroits très sauvages éloignés des zones touristiques les plus couramment fréquentées en Tunisie.

C’est ce que j’adore par rapport aux spots du sud de la France où j’ai eu l’occasion de me rendre. On dépasse rarement 20 personnes à l’eau. Si je vois une vague à sauter ou à surfer, je ne me pose pas de questions, elle sera pour moi !

Il est possible de naviguer dans de magnifiques endroits où l’eau n’a pas toujours la couleur d’un lagon Antillais mais où la température est supérieure à la France (pour preuve, 18 degrés sur la nav d’avant-hier sur du Nord Ouest).
Seuls juillet et août sont des mois creux en termes de navigation mais ça tombe bien, car je n’y suis jamais à cette période.
Les spots que je vous présente sont situés sur une partie Nord du Pays entre Bizerte et Hammamet (voir étoiles rouges sur Google Map), ce qui signifie que nombreux sont ceux que je dois encore découvrir.

 

Spot N°1

Nom et description : « Bizerte, les grottes »
Il marche surtout l’été, quand c’est trop petit à Rass El Djebel il faut aller à Bizerte. Paysage magnifique et mise à l’eau d’une petite crique.
Régime de vent : Bâbord quand le vent est Nord/Nord-Ouest.
Orientation : Side on
Programme : Très bonnes conditions de vagues pour les sauts et les surfs. La taille varie entre 1m et 2.50m.

Attaque de surf « les Grottes »

 

Spot N°2

Nom et description : « Rass El Djebel »
Pour moi c’est le meilleur spot de la région. Il est presque impossible de trouver le spot sans être accompagné d’un local. Il représente le rdv de tous les accrocs au Windsurf du pays. Par Ouest, les vagues se lissent en soirée et il est possible d’enchaîner 6 rollers de suite.
Régime de vent : Il marche en bâbord quand le vent est Nord/Ouest.
Orientation : Off shore en Ouest très fort – Side en N/O et Side / ou en N N/O.
Programme : Offre des conditions de vagues exceptionnelles autant en surf qu’en saut. Les vagues peuvent atteindre taille de mât lorsqu’une grosse dépression arrive de France ou du Détroit de Gibraltar. Mais lorsque les vagues dépassent 2m50 /3m, elles saturent et nous nous déplaçons à Cap Zebib à 10 minutes plus au Nord.
Orientation : Side on / side off
Situation géographique : A 50 minutes au nord de Tunis et à 20 minutes au sud de Bizerte.

sadry amira
Sadry Amira, « hot local » s’envole dans le ciel de Rass El Djebel – Photo : Amir Dallagi


« Retour aux affaires après une petite pause sur la plage déserte de Rass El Djebel »

 

Spot N°3

Nom et description : « Marsa Corniche »
C’est mon « Home spot », car c’est là que je navigue le plus souvent en sortant de l’école, c’est en bas de la maison. Ce n’est pas un spot exceptionnel mais il présente l’énorme avantage de toucher les 2 régimes de vent ce qui m’aide à ne pas avoir d’amure faible.
Régime de vent : On peut naviguer bâbord quand le vent est Nord/Nord-Ouest et tribord avec le Sud-Est.
Orientation : Side shore / Side on
Programme : freeride, freestyle parfois vague. Au bout de 2 jours de vent, on peut avoir de bonnes vagues entre 1m et 2m (voir beaucoup plus grosses par Nord), mais il faut bien connaître l’endroit pour surfer car les vagues cassent près du bord et il y a de la caille. Sympa pour le Paddle.
En tribord, nous trouvons un plan d’eau très lisse avec de petits clapots ; ce qui permet de faire du freestyle. Quelques fois, nous pouvons avoir de petites vagues qui permettent de surfer.
Situation géographique : 20 km Tunis Est.

 

marsa corniche

Depuis la maison, 60 m au bout du chemin, la mer.

 

Spot N°4

Nom et description : AL Houaria « Les Eoliennes de Sidi Daoud»
C’est le « Pozo » Tunisien dans sa configuration, sauf qu’on est seul au monde parce qu’on y accède après 5 km de piste. Vrai spot de vagues l’été, souvent trop gros en hiver.
Régime de vent : N/O – O — Bâbord au saut
Orientation: Side on par N/O – Side shore par O
Programme : Vague
Situation géographique : Compter 1h40 depuis Tunis. Situé à la pointe Nord du Cap Bon, c’est aussi le point le plus à l’Est de la Tunisie. C’est le secteur qui reçoit le plus de vent et de Houle dans le pays.

el haouaria

 

Spot N°5

Nom et description : «Kelibia »
Vent fort ou light wind, taille de mât ou clapot, les orientations et la force des dépressions offrent toutes les configurations. C’est le spot qui se rapproche le plus de la Guadeloupe parce que les couleurs y sont magnifiques et qu’on peut naviguer dans les vagues en light wind. C’est à dire 4.2 pour moi et 5.8 pour les adultes.
Régime de vent : Tribord en S/E et bâbord en Nord
Orientation : Side shore
Programme : Freeride fin du printemps et l’été. Vagues sur les autres saisons. Super spot de SUP.
Situation géographique : Spot situé à 10 km de Sidi Daoud cité ci-dessus, mais sur la côte sud du Cap Bon. La zone présente un potentiel énorme pour le windsurf car les spots et les orientations de vent y sont nombreux.

kelibia
Çà fait envie, non ? Kélibia par Nord

 

Spot N°6

Nom et description : Hammamet Nord, « Le fort »
Il s’agit d’un spot situé au cœur de la vieille ville. Très joli car nous naviguons au pied des remparts de la Medina. J’aime m’y rendre parce que ça signifie que le vent est chaud et que je navigue à la mode Gwada, c’est-à-dire sans combi.
Régime de vent : S/E bâbord au saut
Orientation : Side on
Programme : Freeride au printemps et en été et vague si le vent dure plusieurs jours.
Situation géographique : Il faut compter 50 minutes par autoroute en direction du sud depuis Tunis.

 

Et pour terminer, un secret spot qui, comme son nom l’indique, suppose que nous ne donnions pas de précisions sur sa position géographique. On dira juste qu’il ne se situe pas plus loin que les 6 autres spots indiqués ci-dessus.

secret spot

 

Wissant ou Wimereux ?


ARTICLE : Pierre Chauvin


profil


Je m’appelle Pierre Chauvin, j’ai 17 ans, j’habite à Wimereux dans le nord pas de Calais.
Je fais du windsurf depuis 5 ans et j’ai commencé la vague il y a un an.




Je navigue principalement en vague mais je pratique aussi le slalom et le SUP. Mon premier objectif reste la vague.
J’ai la chance d’être sponsorisé par Utopeak (un surfshop centré sur le windsurf et le kitesurf en Belgique) qui m’aide à pratiquer ma passion.
Mes homespots sont Wimereux et Wissant où je navigue beaucoup avec mes potes Arthur Arutkin, Justin Denel et mon frère Benoit.

Voici les conditions que je peux retrouver sur mes spots :



Wissant : La côte est nord-est/sud-ouest


wissant - vue du haut

Ce spot est excellent car il amuse les débutants comme les confirmés !
En général, je navigue à droite du poste de CRS (Compagnie républicaine de sécurité) pour les petites vagues ou le slalom et à marée haute (car la mer monte jusque la digue donc il n’y a plus moyen de naviguer ailleurs).
Sinon je navigue à gauche de la digue où les vagues sont plus grosses et mieux formées.


Le vent dominant est le sud ouest (sideshore) et le mieux est d’y aller à marée descendante (courant inverse au vent). En général, je regarde windguru pour voir les prévisions ; mais il y a toujours un peu plus que ce qu’il prévoit avec l’effet des deux caps qui accélère le vent.

wissant - chien


Le spot où je navigue le plus est Wimereux (juste au sud de Wissant). La côte est Nord-Sud.



wimereux
Évidemment, le vent dominant est également sud ouest (side onshore), on peut naviguer partout sur le spot à marée basse.
Le fort sort de l’eau à marée basse juste en face du club, ce qui permet d’avoir 100 mètres tout plat et arriver sur les vagues avec un maximum de vitesse.




Wimereux ne marche pas à marée haute par gros coefficient car il y a un ressac avec la digue. Quand le vent est ouest (onshore), les vagues peuvent être très grosses et le plan d’eau devient alors un vrai chantier !

surf wimereux



Quand ces conditions arrivent, il est possible de naviguer dans la rade de Boulogne.

La plage est orientée a peu près comme celle de Wissant ce qui permet d’avoir un vent plus side shore quand il est onshore à Wimereux et grâce à la rade, les vagues sont moins grosses mais beaucoup plus belles.
A marée haute, on peut naviguer à droite de la plage (là où c’est le plus gros). A marée basse, les vagues sont plus au large, proche du caisson ; ce qui permet d’avoir une bonne vitesse en arrivant sur les rampes.



Je navigue plus à Wimereux car j’y habite et car mes entraînements en slalom se font au club de voile de Wimereux.

En générale, quand les conditions sont biens, il peut y avoir pas mal de monde sur l’eau beaucoup de belges et parisiens viennent dans le nord, surtout l’été !

Avec les kites, on essaye de naviguer chacun de son côté ; souvent les kites restent sous le vent.

La mise a l’eau sur les trois spots est vraiment très facile : ce sont de longues plages sans rocher donc tranquille 😉 !

Au sujet des surfshops, je connais « surfing area » qui se trouve sur la mise à l’eau à Wimereux. Je peux également vendre mon matos à un malheureux qui casserait quoi que ce soit 😉



Et du SUP, c’est possible !!!

A droite de la digue de Wimereux il y a moyen de faire du SUP sur une grande dalle rocheuse (la Rochette) qui ramène pratiquement tout le temps des vagues.
Encore un peu plus au nord de la Rochette (possibilité d’y aller en paddle), il y a le spot de la pointe aux oies avec des vagues encore plus grosses et très puissantes.

Il y a beaucoup de spots encore à découvrir pour le paddle.

backloop


ARTICLE : Pierre Chauvin