La Freestyle School, ou comment débuter et progresser en vagues, slalom et freestyle dans un cadre idéal.


Un article de Mathis Mulciba

 

Implanté sur la petite plage de Galbas, face au lagon turquoise de Sainte Anne (en Guadeloupe), le club «  la Freestyle School », fondé par Cyril et Hans, tout deux baignés depuis leur plus jeune âge dans le windsurf, vit au rythme du vent, entraînant avec elle son groupe de véliplanchistes tout au long de l’année.

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Mathis Mulciba – Les jeunes et l’avenir du windsurf …






19 mai 1995
Le bourg de Sainte Anne (Guadeloupe)
Vague
1ère S




Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?
Mathis Mulciba (MM) : J’ai commencé la planche à l’âge de 11 ans. Au début parce que ma mère m’y a poussé, puis avec l’influence d’un ami.


EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?
MM: Heum… On peut dire que ça varie en fonction du vent. Les mois venteux, je peux être 3 jours sur l’eau par semaine en période de cours. Sinon tous les jours en Vacance.


EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?
MM : Ça varie… À pied, à vélo, en voiture.


EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?


MM: Ma maison est située à un quart d’heure à pied de mon spot, 5 minutes à vélo, et 10 minutes en voiture. Mon matos dormant sur place, ça me laisse pas mal de possibilités !


EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?
MM: En Guadeloupe, la voile est enseignée dans le domaine scolaire : dès les primaires, au collège, et au lycée.


EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?
MM : Étant dans le même lycée que la plupart de mes compagnons de navigation, c’est des récrés que l’on passe à parler windsurf!


EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?
MM : Oui, après mon BAC S j’ai l’intention de faire une prépa intégrée dans une école d’ingénieur. Parce que je suis un scientifique pur et dur et que ça m’intéresse particulièrement.


EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?
MM : Mes parents m’aident et me poussent dans ce sport depuis le début, sans jamais m’avoir mis de pression et sans jamais vouloir faire de moi une machine sportive ! Et puis, ils m’aident comme ils peuvent sur le niveau financier…


EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?
MM: Mon frère n’est pas du tout attiré par la mer, et c’est pas faute d’avoir essayé! La seule personne qui a pratiqué de la planche à voile dans ma famille, et qui m’y a initié par la même occasion, est ma mère.


EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas ?
MM : Oui, beaucoup, pas mal de jeunes de mon club qui y sont venus avec l’influence des amis.


EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?
MM: Oui, à mon club de planche (La Freestyle School) nous sommes toute une bande d’une dizaine de jeunes (dont Antoine Martin) entre 15 et 17 ans sur motivés ! Dès qu’il y a un coup de vent, on trouve toujours le moyen d’aller à l’eau !



EW : Penses-tu avoir de la chance?
MM : Oui, j’ai la chance de pouvoir pratiquer un sport comme celui-ci !


EW : As-tu un entraîneur?
MM: J’ai mes deux profs de planche Cyril et Hans qui m’ont tout appris de A à Z dans ma vie de planchiste ! Avec qui je continue toujours de prendre des cours le samedi matin.


EW : Qu’es-tu en train de travailler ?
MM: En ce moment, mes principaux objectifs sont le Backloop régulier, le Taka et le Goyter. Sinon toujours améliorer mon style en surf, et peut-être me mettre plus sérieusement au Freestyle.


EW: Que maîtrises-tu le plus ?
MM: Mes virements de bords ! (rires) Non, plus sérieusement, sans hésitation, le forward sous ses principales formes (Late, speedloop, planing etc…).


EW: Comment apprends-tu?
MM : Les cours m’apprennent toujours quelques petites choses, mais je dirais que désormais, le gros je l’apprends par moi-même sur les magazines, les vidéos et avec les meilleurs que moi.


EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?
MM: Je commence par me renseigner au maximum dessus (magazines, vidéos décomposition…) puis je demande des conseils à mes profs de planche et aux connaissances qui le maîtrise. Et enfin, j’envoie, en corrigeant mes erreurs à chaque fois !


EW : Quels sont tes meilleurs résultats?
MM : Je suis vice champion de Guadeloupe jeune 2011 à l’OverAll et en vague, puis 3ème au championnat de Guadeloupe slalom 2011. De plus, je suis 8ème à l’OverAll toutes catégories confondues. Comme cela fait seulement 1 an et demi que je me suis vraiment mis aux compètes, cela reste assez léger, mais je compte bien le remplir !


EW : Quels sont tes objectifs en windsurf?
MM : Mes objectifs pour cette année ? Avoir mon titre de champion de Guadeloupe jeune OverAll (vague et slalom), le titre jeune vague et le titre jeune slalom. De plus, entrer dans le top 5 à l’OverAll toutes catégories confondues et si possible faire une AFF. Mais aussi aller aux Canaries l’été prochain. Mes objectifs à plus long terme sont simplement de toujours progresser, prendre du plaisir au maximum, et aller au plus loin possible dans ce sport.


EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)
MM : Mon rêve (niveau move) restera le pushloop tweaké ! Sinon si je m’en sors vraiment bien, qui ne rêverait pas de passer le pushloop into forward un jour ? Niveau championnat, si je pouvais un jour m’aligner sur une PWA de vague, ça serait déjà un rêve énorme de réalisé !


EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?
MM : Pas particulièrement, je mange ce qui me plait tout en faisant en sorte que cela reste très énergétique et équilibré. Sous l’influence de ma mère, je ne mange pas non plus de “cochonneries” (trop sucré, trop gras etc…) et je privilégie le bio pour les légumes et fruits !


EW: Quel est le spot que tu as préféré?
MM: Mon spot préféré reste le sport de PV (Pierre et Vacances), un secret spot situé à 50 mètres de mon ancienne maison, qui n’est pratiqué que par 2 planchistes (moi compris) et qui est constitué d’une longue vague creuse à sections multiples qui s’enroule le long d’une digue. Seul bémol, elle ne marche que très rarement, et les patates ainsi que le corail ne sont pas très attirants…


EW : Quel est ton rider préféré?
MM : Mon rider préféré… J’ai pas mal de préférence, mais si je devais en choisir un, ce serait Levi Siver ou Jason Polakow en surf, et Ricardo Campello en saut.


EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?
MM : Toujours ! On peut dire que depuis fin 2008 je n’ai loupé quasi aucun numéro des deux magazines de planche français.


EW : Comment décrirais-tu le windsurf?
MM: Le sport le plus parfait au monde, ça suffit ? Non, si je devais décrire le windsurf, je le décrirais comme la liberté, un sport magnifique en totale progression, la convivialité, l’adrénaline et le sport de glisse le plus jouissif que je n’ai jamais pratiqué !


EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?
MM: Oui, autant que mon corps ou que le monde me le permettra ! C’est quelque chose dont je ne peux plus me passer désormais.


EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?
MM : Non, j’ai commencé à rechercher des sponsors cette année, en espérant en trouver pour m’aider à financer mon matériel et mes voyages rêvés !


EW : Que souhaites-tu rajouter ?
MM : Rien de spécial, si ce n’est qu’il faut continuer à donner à ce sport qui mérite tellement de grade dans la tête des gens ! Et qu’il faut toujours montrer et pousser la planche encore plus loin ! Tout en conservant sa prise de plaisir au maximum !