Naviguer en Nouvelle-Calédonie

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Article de Tiffany Roudeillac

 

Situé en plein cœur du Pacific Sud, cet archipel d’Océanie fait parler de lui à des milliers de kilomètres! Oui, vous savez, cet endroit dont vous rêvez secrètement avec ses plages de sable blanc et son magnifique lagon d’eau bleue turquoise !

Avec le plus grand lagon du monde classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Nouvelle-Calédonie offre aux amateurs de sports nautiques, d’innombrables terrains de jeux, dignes de paysages de cartes postales !

 

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Quand naviguer en Nouvelle-Calédonie ?

 

Ici, il faut dire que l’on est gâté… En général on peut naviguer TOUTE L’ANNEE !!!! Mais la période idéale de navigation en Nouvelle Calédonie est d’octobre à avril. Durant ces saisons, les alizés sont bien établis et les températures varient entre 25° et 27°, de quoi parfaire son bronzage et sortir les « claquettes ». Et quoi de mieux que de naviguer en maillot de bain 2 pièces ou en boardshort ?!

A noter quand même que de février à mars, c’est la saison des cyclones ! Mais après tout, ça veut dire qu’il y a du vent …

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Où naviguer en Nouvelle-Calédonie ?

 

A l’Anse Vata, me direz-vous ? « The spot » de la Nouméa Cup qui a reçu la finale de la célèbre coupe du monde de Windsurf  (PWA) deux années consécutives !

La plage de l’Anse Vata est située en plein cœur de la ville de Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie. Avec un plan d’eau technique (avec ce petit clapot serré qui te tue les genoux après quelques heures de nav !),  l’Anse Vata reste le spot le plus fréquenté ! Places de parking, proximité avec les bars pour l’apéro after-session, une bande d’herbe pour dégréer sans avoir 4 tonnes de sable sur ton matos et surtout, les ilôts !!

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Le plus proche, l’Île aux Canards (non, il n’y a pas pleins de canards, mais juste des gens qui viennent faire la bronzette sur la plage et profiter du sentier sous-marin en masque/tuba (réserve marine classée depuis peu au patrimoine mondial de l’UNESCO)… un public au top pour les freestyleurs et les « m’as-tu vu » qui font de magnifiques racing-jibes à ras du bord ! En plus de ça, le plus sympa, c’est qu’en seulement 2 minutes environ, on y est (oui bon, ça dépend si tu t’appelles Antoine Albeau ou si comme moi, tu es plutôt Mr tout le monde qui fait du 28 nœuds en V-max dans la baie de l’Anse Vata…).

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Quand le vent n’est pas au rendez-vous, c’est également à l’Anse Vata que vous verrez les Foils !!!

foil - windsurf    foil - windsurf

 

Pour les plus courageux, il y a l’Ilot Maître… Là, on est plutôt sur du 7-10 min. pour y aller si Eole n’est pas trop méchant … On s’attaque à ce qu’on appelle « le chenal » !!! Ce terme fait doucement rire Julien Quentel qui n’appelle pas ça un chenal, parce que « les vagues ne sont pas très grosses »… En même temps, il s’attendait à quoi… Le chenal ce n’est pas tellement ce genre-là :

mais plutôt ça :

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Alors quand tu kiffes pas trop la houle, t’es en mode rodéo, faut pas que j’tombe. Ou alors, tu as ceux qui gèrent et c’est le gros kiffe entre les sauts et les surfs… En fait, la traversée n’est pas la même pour tout le monde !!

Mais bon, arrivé à destination, t’es quand même bien content d’avoir fait tout ce chemin… un bel îlot où t’as pied partout (sauf lors des grandes marées hautes, t’es un peu sur la pointe des pieds parfois… oui, c’est vrai je ne suis pas super grande non plus).

Plan d’eau lisse, on A-DO-RE ! Faut « juste »  éviter les kitesurfs et les tortues, mais à part ça c’est top. Ou alors prévoir un couteau pour les fils de kite et un deuxième aileron pour les tortues ! 😉 De temps en temps, on a aussi notre copain Bully le requin (surnommé ainsi par notre Sean international qui serre les fesses chaque fois qu’il le croise !) qui vient nous faire un coucou.

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Donc en résumé, Anse-Vata, Ile aux Canard, Anse-Vata ou Ilot Maître à marée haute ! Sinon, vous allez vous retrouver comme Delphine et Sean à tirer des bords pour contourner tout ce récif et rentrer à la plage.

Ceci étant dit, dès que les conditions le permettent, je vous conseille très fortement de faire la traversée et profiter du plan d’eau pour vous faire des abatées de ouf et exploser votre V-max ! C’est aussi le moyen de se tirer la bourre avec les potes et se vanter, à savoir qui ira plus vite que l’autre ! (c’est bien les mecs ça).

Si jamais vous souhaitez venir en Nouvelle-Calédonie, mais que le transport du matos vous paraît être une histoire insurmontable, vous pouvez toujours louer votre équipement ! Super équipe dynamique et sympa, vous avez « Aloha Windsurfing » qui propose du matériel en location à l’heure ou au forfait, à vous de choisir ce qui vous convient le mieux… Leur camion est facilement reconnaissable et se situe au bord de mer sur la Promenade Roger Laroque.

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Si jamais vous arrivez à l’Ilot Maître et que vous êtes encore motivé pour découvrir le bleu profond de la Nouvelle-Calédonie, vous continuez votre route pour arriver à cet endroit sorti d’un conte de fées… l’Ilot Goéland ! L’eau est tellement transparente que vous y verrez le fond de sable blanc… La vue en vaut le détour et pourquoi ne pas brancher la GoPro pour narguer vos potes à votre retour ?!

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Sachez quand même que l’Ilot Goéland est une réserve intégrale saisonnière qui est accessible uniquement du 1er avril au 30 septembre et donc fermée d’accès du 1er octobre au 31 mars.

A quelques kilomètres de l’Anse Vata, vous avez également la Baie de Sainte-Marie qui accueille principalement des jeunes Windsurfeurs du club de l’ACPV. Méga-entraînés, on y trouve surtout des graines de champions !! Vous avez sûrement déjà vu quelques-uns de ces visages : les frères prodiges  Thomas et Nicolas GOYARD, Sarah HAUSER avec son corps parfait et ses bikinis ultra-sexy, la douce et souriante Sarah HEBERT  (qui attend un petit boutchou), l’indétrônable Lilou GRANIER, Basile JACQUIN, la Black Machine ou encore le freestyleur Antoine ALBERT pour ne citer qu’eux… Tous ces noms transportent les couleurs de la Nouvelle-Calédonie dans le monde entier !

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Le plan d’eau de Sainte-Marie n’est pas non plus de tout repos avec un même type de clapot, mais moins serré que celui de l’Anse Vata ! Vous partez au beach start d’une petite plage abritée du vent pour ensuite vous faire propulser une fois sorti de la dévente ! Slalom, freestyle, vague … on y trouve de tout !

A l’ACPV, on retrouve les meetings de freestyle, les 4H de l’ACPV ou encore les Championnats de Nouvelle-Calédonie, à la rencontre de la crème de la crème de nos caïds qui nous en mettent plein la vue 

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A proximité, il y a l’Ilot Sainte Marie et les jeunes kiffent pas mal de se rendre à un endroit surnommé « Bercy » avec plan d’eau lisse, un véritable terrain de jeu pour des bords de speed et des jibes full taquet !

Allez, on continue notre traversée et cette fois rendez-vous à Magenta, pour les gagas de la vague !

Attention aux patates quelques-uns ont dû y laisser des ailerons et des bouts de peau… oui, oui vous avez bien lu ! Vous savez ce qui arrive quand vous vous faites délicatement « Washer » et que vous sentez la douceur du corail vous effleurer ! Dans votre tête, vous imaginez déjà la vision d’horreur de ce soir… désinfection au citron, efficace mais loin d’être aussi agréable que la Biseptine ou la Bétadine !

Si vous êtes un mordu de vagues et que vous n’avez pas de boat pour aller jusqu’à Ténia, vous opterez pour Magenta ! Avec un peu de chance, Patrice Morin ne sera pas bien loin avec son appareil photo… méga clichés assurés !!

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A environ 1 heure de route en voiture de Nouméa, sortez les guns, on est  à Ouano !! Le top du top pour les amateurs de speed, avec de l’eau jusqu’à la taille, tant pis les gamelles au jibe ou les fautes de quarts, on se relève et on se prend quelques minutes pour en rire avec la bande qui n’a pas loupé 1 seconde de votre exploit ! De toute façon, c’est toujours quand on fait des trucs méga cools que personne regarde… par contre les casse-gueule, ça, tout le monde t’a vu, pris en photo et ce sera répété et déformé !!

C’est le moment pour les gros gabarits de sortir la 90L et la 6.2 pour des V-max hallucinantes et pour les filles de venir titiller un peu les garçons machos !

Entraînement aux jibes pendant qu’on y est, ça fait pas de mal, mais bizarrement ils rentrent toujours pratiquement tous… pas comme à l’Anse Vata ! Comme à l’Ilot Maître, quand y’a pas beaucoup d’eau, on est sûr d’y trouver des kites… Là c’est une invasion de kaïds de super sauts, alors on se méfie ! Après tout, y’a de la place pour tout le monde, les kites au bord et les planches un peu plus vers le large… pas de panique, on a toujours de l’eau jusqu’à la taille. A Ouano, on est sur un herbier donc on a souvent les pieds gluants et quand on fait son beach start, on a l’impression que le grip a secrètement disparu.

Vous avez l’envie de partir à la découverte ? Tirez des bords pour monter sur l’îlot qui est juste en face ou bien faire un tour à la baie qui se trouve derrière, des kilomètres pour s’éclater avec les copains et puis c’est tellement bon, on a envie que chaque bord dure une éternité !!

En partant de la plage d’Ouano, vous pouvez vous rendre à l’Ever Prosperity, sur le récif d’Ouano. En fait, il existe en Nouvelle-Calédonie deux épaves baptisées « Ever Prosperity ». L’histoire étonnante des deux “Ever Prosperity”, des bateaux jumeaux qui partageaient le même nom et avaient tous deux le même port d’attache à Monrovia au Liberia et qui ont fini leur vie de navire de la même façon.

Le premier “Ever Prosperity” s’est échoué sur le grand récif de la côte Ouest en 1965.

Le second a fait de même en 1970 et leurs épaves sont encore sur le récif.

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Si vous décidez de dormir sur place pour resauter à l’eau le lendemain, n’oubliez surtout pas l’anti-moustique ou sinon on va penser que vous avez attrapé la varicelle !!

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Prochain stop à Bourail !! Le paradis sur terre, l’eau transparente et le sable blanc… Là, par contre, il vaut mieux prévoir les tentes et une soirée entre potes autour d’un BBQ ! A environ 2h30 de Nouméa en voiture, on préfère se faire un camping et profiter un max du spot tant qu’on y est. En tout cas, Lena, elle approuve  !

Une petite balade jusqu’au Reef pour entendre le bruit des vagues, s’entraîner aux jibes à ras de la plage, se prendre en selfie avec les copains … que demande le peuple ? Ah oui, du vent !! Au pire, vous pouvez toujours aller à la Roche Percée surfer des petites vagues, vous mettre les pieds dans l’eau au bord de la piscine du Sheraton ou encore passer une après-midi au Golf… Une chose est sûre, on ne s’ennuie pas !

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A la recherche de sensations, d’adrénaline et de gros swells ? Vous allez adorez Ténia ! Le terrain de jeu favori de Yoann Despujol et à le regarder surfer ces vagues, ça peut se comprendre !!

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Par contre là, il faudra un bateau pour vous rendre sur le site ! Allez, un petit coup de fil par-ci par-là et on trouvera toujours un pote qui a une place sur son boat ! Hey, au pire on apporte la bière et le deal est conclu .

Méga waves… quand Ténia est au top de sa forme, des vagues avoisinant les 5 m. dans les gros sets pour un max de sensations et washage garantis ! Comme lot de consolation, n’oubliez pas qu’il y a toujours la bière fraîche dans la glacière !

On termine notre escapade à Lifou !! Rendez-vous cette fois-ci au club de voile CAN Hnaipole de Lifou … là-bas les gens y sont accueillants et les couleurs sont époustouflantes !! C’est sûrement pas Lena et Maria qui vous diront le contraire !!

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Bon, les amis ! Notre balade arrive à sa fin … Sachez quand même qu’il y a encore d’innombrables spots sur lesquels on peut se rendre, mais j’ai fait avec vous le tour de ceux qui sont les plus côtoyés.

Et si toutefois le vent est capricieux pendant vos vacances en Nouvelle-Calédonie, vous pouvez toujours faire des excursions sous-marines, balades à cheval, saut en parachute, kayak, SUP, etc…

Allez, à bientôt sur l’eau 😉

 

Crédit photo :

Les autres photos sont de :
– Patrice MORIN
– Bryan GOVAN
– Erwan DEVOS
– Maria ANDRES
– Gill CHABAUD
– Organic Clothing
– Casey HAUSER
– Nouvelle Calédonie Tourisme.Sud
– John CARTER
– Guillaume LEDOUX
– Lena ERDIL
– Julie HARRIS
– Fred PAYET
– Eric BELLANDE

Airwaves Nouméa Dream Cup PWA 2014

 

Airwaves Nouméa Dream Cup 2014, le grand retour du circuit professionnel de WINDSURF en Nouvelle-Calédonie.

 

Du 18 au 23 novembre 2014, l’Anse Vata va retrouver les grands émois des Nouméa Dream Cup d’il y a 20 ans.

Il y a maintenant 20 ans, l’Anse-Vata était le nec plus ultra des spots de slalom et recevait chaque année le gratin mondial des professionnels de windsurf !

Une épreuve mondiale incontournable qui a permis de faire émerger de grands noms comme Robert TERITEHAU, Manolo BARLER, Laurent GAUZERE ou encore Michel QUINTIN bien connus du public calédonien.

 

Avec l’expérience acquise par l’ASPTT NOUMEA GLISSE (ANG), l’association a su convaincre la Professional Windsurfers Association (PWA) et les partenaires institutionnels pour organiser du 18 au 23 novembre, la dernière étape de la Coupe du Monde de Slalom cette année !

 

Un projet ambitieux qui permettra à la Nouvelle-Calédonie de rayonner à nouveau dans le monde de la glisse et de faire du ‘Caillou’ un attrait supplémentaire pour le tourisme international, mais également le tourisme sportif qui se développe.

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La PWA lève « la » voile sur le plus beau Lagon du Monde :

 

Dans une eau à 26°C, sur une île bercée par les Alizés et dans le plus grand lagon du monde. Nouméa accueillera la dernière étape du circuit Pro International de Slalom PWA.

Avec un lagon exceptionnel, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Nouvelle-Calédonie possède un capital indéniable jalousement gardé. Les spots les plus renommés sont à Nouméa où l’on trouve le plus de pratiquants et un vent régulier accéléré par la géographie de la presqu’île.

 

Vague à Magenta, Free style à la Côte Blanche et Slalom depuis l’Anse Vata. A partir de là, le terrain de jeu est immense et magnifique et offre la chance de naviguer d’un îlot à l’autre en prenant garde de ne pas troubler les espèces protégées, car il est courant de rencontrer, au gré des sorties sur l’eau, tortues, raies, mais aussi dugongs et dauphins parmi les espèces les plus admirables.

 

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Un parrain local d’exception :

 

Pour Robert Territehau, notre vedette locale, grand vainqueur de la « Nouméa Dream Cup » 1988, mais aussi 3 fois champion du Monde Indoor, 7 fois champion de France, et vice-champion du monde de slalom :

 

« Je ne pensais pas que nous aurions le plaisir un jour de voir la coupe du Monde de windsurf revenir en Nouvelle-Calédonie pour moi c’était un rêve… qui devient réalité grâce à l’investissement des bénévoles de l’ANG.

C’est une immense opportunité pour le Territoire de rayonner à nouveau dans le monde entier à travers les passionnés de windsurf… une opportunité pour nos jeunes également de se confronter au gratin mondial et pourquoi pas de susciter des vocations. Je suis vraiment fier de participer comme je peux à ce super projet et j’ai déjà hâte d’y être pour échanger avec mes amis de la glisse »

 

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Au-delà du lagon, de la nature, il y a une culture métissée, un patrimoine artistique & culturel :

 

En amont, pour valoriser les richesses de la Nouvelle-Calédonie et associer un public encore plus large, au-delà de Nouméa, au-delà des surfeurs, un concours de trophées mettra en lumière le talent des artistes-sculpteurs du territoire. Les plus beaux trophées seront remis aux vainqueurs de la PWA.

En guise d’échauffement, le week-end précédent la semaine de la AIRWAVES Nouméa Dream Cup, soit du 15 au 17 novembre, sera organisé le Grand Prix Château Royal, auquel participeront des coureurs Australiens et Tahitiens notamment, qui promet d’être une belle rencontre entre les Pro et les meilleurs compétiteurs locaux et océaniens. Cet évènement pro-amateurs permettra aux windsurfers locaux qui n’auraient pas pu se sélectionner, de régater avec les meilleurs mondiaux.

Ce sera également l’occasion pour les windsurfers professionnels de venir plus tôt au ‘Caillou’ pour s’entraîner et s’habituer aux conditions du mythique spot de l’Anse-Vata. L’ANG profitera de l’occasion pour organiser « le Trophée des Légendes Calédoniennes » qui permettra aux grands noms du windsurf Calédonien de glisser sur un parcours longue distance.

 

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À propos de la Nouvelle-Calédonie :

 

Situé dans le Pacifique Sud, à quelques 18.000 km de la France et ayant pour voisins les plus proches l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le ‘Caillou’ doit son nom à cette grande chaîne de montagnes qui forme la Grande Terre et s’étend, telle une colonne vertébrale, sur 400 km de long.

 

Avec ses 23.400 km2 de lagon et ses 8.000 km de barrière récifale, la Nouvelle-Calédonie possède le plus grand lagon du monde, inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2008. Sa biodiversité est exceptionnelle et l’île est classée 4ème pays de la planète pour sa richesse biologique.

 

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Source : http://airwaves-noumeadreamcup.nc

Photo : Patrice Morin – http://www.patricemorin.com

 

Yann Delaunay – Interview

 

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Date de naissance : 26 Novembre 1998
Adresse : Nouméa, Nouvelle-Calédonie
En quelle année es-tu ? Travailles-tu ? Je suis en classe de 2d au Lycée Général La Pérouse à Nouméa

 

Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?
Yann
: J’ai commencé la planche autour des 9 – 10 ans, parce que toute ma famille en faisait. Mais ce n’était pas encore une passion. C’est seulement depuis un an ou deux que ça occupe autant de place dans ma vie.

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?
Yann
: Si les conditions sont bonnes, je navigue 4 fois par semaine.

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?
Yann
: J’ai mon « permis cyclo » pour conduire un scooter. Je suis autonome et je n’ai pas besoin de transporter mon matos, vu qu’on a des casiers au spot.

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?
Yann
: Pour aller d’Ouémo au Club de l’ACPV sur la Côte Blanche, ça prend environ un quart d’heure en scooter.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?
Yann
: Je perfectionne mes passages de voile (switch et normal stance), mes loops, et je bosse des moves comme le Culo, le Bob, le Kono et l’Air Flaka. J’essaie de travailler le plus possible des deux côtés (tribord et bâbord).

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?
Yann
: Certains ont des cours de planche à voile au collège ou au lycée en EPS. Personnellement, je n’en ai jamais eu.

 

EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?
Yann
: Oui, très souvent quand je suis avec des copains qui font de la planche.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire ?
Yann
: J’ai quelques idées, mais ça reste encore très flou. Ce qui est sûr, c’est que je ne veux pas me priver de windsurf.

 

EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents ?
Yann
: Mon père a commencé la planche à voile lorsqu’il était jeune avec les tout premiers matos (les grosses « Windsurfers » avec leur gros wishbone en bois de 10 tonnes). Ça a été tout de suite une passion pour lui. Ma mère fait aussi de la planche depuis plus de 30 ans.

 

EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ? Avec la même intensité ?
Yann
: Mon frère Thomas est kitesurfeur et ma sœur, Sarah Hauser, pratique le windsurf de vague à un niveau professionnel. Elle vit à Maui et c’est elle qui a écrit « La Comptine du Windsurfer ». Sa page Facebook.

 

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?
Yann
: Oui, on est une bonne bande de copains à l’ACPV. On a à peu près entre 12 et 17 ans. Mais ce qui est cool dans notre club, c’est qu’il y a des funboarders de tous les âges : jeunes et « vieux » se côtoient.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance ?
Yann
: Oui, beaucoup de chance ! Ce n’est pas donné à tout le monde d’être proche de son spot, d’habiter dans un pays où l’eau est bonne toute l’année, et surtout, d’avoir les moyens de faire de la planche à voile !

 

EW : As-tu un entraîneur ?
Yann
: Non, mais c’est notre bande qui nous permet de progresser en nous surpassant à chaque session pour impressionner les copains.

 

EW : Que maîtrises-tu le plus ?
Yann
: Je pose très souvent mes Shakas et j’arrive à faire des Shakas 720°.

 

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EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?
Yann
: Il faut d’abord bien l’analyser et le comprendre avant d’aller sur l’eau, en regardant des vidéos par exemple. Après, il faut l’essayer 10, 100, 1000 fois s’il le faut, des deux côtés si c’est possible, en comprenant à chaque chute ce qui cloche.

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats ?
Yann
: J’ai fait 3e jeune à une compétition locale de Freestyle.

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?
Yann
: Progresser, envoyer des moves toujours plus impressionnants et gagner quelques compétitions… Mais avant tout m’amuser et prendre du plaisir !

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)
Yann
: Des Air Kabikutchi (soyons fous), et des Bongkas (loop into flaka) comme ceux de Tonky Frans.

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture ? Comment ?
Yann
: Pas spécialement, mais j’évite quand même de manger trop mal.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré ?
Yann
: Un îlot du lagon de Nouvelle-Calédonie dont je ne citerai pas le nom… (‘secret spot’ !)

 

EW : Quel sont tes riders préférés ?
Yann
: Kiri Thode, car il sait absolument tout faire avec un style de fou !! En Calédonie, on a deux super riders, Antoine Albert (NC 21) qui fait le circuit PWA, et Thomas Cressent.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?
Yann
: Chez moi, les WC sont envahis de Windmag et de Planchemag en tout genre.

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf ?
Yann
: Selon moi, c’est le meilleur sport du monde. On glisse, on va vite, on saute, on est libre, on peut tenter des figures sans se blesser à chaque chute… C’est vraiment fantastique.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?
Yann
: Bien sûr, si mes moyens et ma santé me le permettent.

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?
Yann
: Je ne suis pas sponsorisé, en ce moment c’est plutôt Papa et Maman !

 

EW : D’autres passions ?
Yann
: Oui, je fais du piano (classique et jazz) depuis l’âge de 6 ans au Conservatoire de Nouvelle-Calédonie.

 

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Le Flaka

 

PHOTOGRAPHES : Bryan Gauvan, Isabelle Bousquet, windsurfer.cl, Kuma Movie

 

Inventé par Web Pedrick en hommage à Patrick Swayze

 

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Le Flaka, « un espèce de 360° upwind en l’air », est un move du freestyle moderne qui a l’air vraiment simple à première vue : pas de passage de voile, de « switch stance » ou autre position technique à adopter pendant le move. Et pourtant, je peux vous dire que j’en ai vraiment bavé pour le poser parfaitement.
Je parle bien ici de moi-même, car certains le réussissent presque directement ; c’est pour eux un mouvement naturel.
De ce fait, je pense que je peux vous donner quelques petits conseils simples mais efficaces, vu que j’ai été confronté à pas mal de difficultés pendant mon apprentissage !

 

MATOS :

Je préconise évidemment une planche de type « freestyle » qui est parfaitement adaptée à ce genre de figure.
Une planche de vague est largement envisageable, mais risque de rendre la figure un brin plus technique, car la board aura tendance à plus accrocher et enfourner.
Les voiles de vague et de freestyle feront, toutes deux, parfaitement l’affaire.
Vous pouvez également tenter ce move avec une Formula ou une 293 OD, si vous voulez que la terre entière vous respecte… ou alors vous prendre une boîte sévère !

 

PLACE AUX CHOSES SÉRIEUSES :

Avant de tenter le Flaka, je recommande de maîtriser le 360° upwind dans les straps que Russell Groves explique dans cette vidéo.
Je recommande également de savoir « poper » (sauter) sur des plans d’eau plats, sans l’aide d’un clapot ou d’une vague.

Le point clé du Flaka, c’est le début, l’impulsion. Le reste du move n’est que la fin d’un 360° upwind. C’est pour cela que je vais m’attarder beaucoup sur cette première partie de la figure.

⁃ Pour engager un Flaka, il faut beaucoup de vitesse. On abat franchement pour se retrouver au largue, voire au grand largue.

 

Ce qu’il se passe au niveau de la planche :

⁃ On déclenche son impulsion pour aussitôt faire planter le nez de la planche légèrement au vent. Il faut créer un point de pivot et c’est indispensable, car il n’y a que Taty, Kiri ou Gollito pour faire un Flaka sans plantage de nose. Pour y arriver, il faut se jeter sur l’avant de sa board quitte à, au début, faire de magnifiques « nose dive » et une chute spectaculaire !

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Ce qu’il se passe au niveau de la voile :

⁃ Lorsque je disais à Antoine Albert (NC 21) que je n’arrivais pas à faire des Flakas, il me répondait qu’il fallait que je fasse un « essuie-glace ». Cela consiste à faire basculer la voile de l’arrière vers l’avant très rapidement. Ces images que j’ai trouvées dans une vidéo de Kiri Thode illustrent bien le mouvement.

Kiri flaka preparationKiri flaka lancé

⁃ On « lance » la voile dans la même idée que le plantage du nez de la planche : on envoie le gréement légèrement au vent et vers le nez de la planche.

⁃ L’impulsion doit, elle, se faire pendant le glissement de la voile.

⁃ Si vous avez réussi à combiner plantage du nez de la planche et basculement du gréement, votre impulsion sera normalement réussie et vous aurez fait la partie la plus difficile du move ! La suite, n’est, comme je l’ai dit précédemment, qu’un 360° upwind glissé.

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⁃ Il n’y a donc pas de difficultés particulières ; il faut rester en avant tout au long de la rotation et prendre garde à la reprise de puissance de la voile lorsque l’écoute passe dans le vent.

 

C’EST FINI

Si tout s’est bien passé, vous devez avoir réussi votre Flaka. Au début, ils seront très « plantés », ressembleront à des « air geckos » et ne seront pas très radicaux ; mais à mesure que vous progressez, ils deviendront de plus en plus aériens et rapides. Vous pourrez ensuite essayer des variations comme le Flaka Diablo, le Flaka 720°ou le Flaka à une main pour devenir le kéké du spot.

J’espère que mes conseils vous seront utiles et vous feront gagner du temps pour l’apprentissage de cette figure qui est pour la plupart des rider, difficile.

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me la poser dans les commentaires : je vous répondrai au plus vite ! 😉

Corto en Nouvelle Calédonie



Photographie : Bryan Gauvan (sauf mention)


Salut tout le monde, je m’appelle Corto, j’ai 11ans et je vis en Nouvelle Calédonie, un archipel français dans le Pacifique!

NC Grubby


Pour pratiquer le windsurf, les conditions sont au top en été, plus ou moins de novembre à avril. L’hiver, de mai à octobre, est plus favorable pour le surf. Toute l’année nous naviguons dans des eaux entre 20 et 30 degrés environ.
Les spots les plus peuplés, car directement accessibles par la plage sont : la Côte Blanche, l’Anse Vata, Aquareve, Poe, etc… Sinon, il faut aller par bateau sur des récifs comme Ténia (deuxième photo) par exemple ou des platiers formes autours des îlots comme Mb’coins ou l’Ilot Maître.

Tenia island, famous surf spot in Bouloupari region, barrier reef, New Caledonia


En Calédonie, c’est le slalom qui est le plus développé et d’ailleurs, en novembre, la finale de la PWA slalom se déroulera sur l’Anse Vata.
Il y a des compétitions à peu près toutes les deux semaines, avec des qualifications pour des championnats extérieurs, par exemple ceux de France ou de Polynésie. Nous avons aussi un Championnat de freestyle local lors duquel il y a un très bon niveau général.
Le SUP, le surf et le kite sont aussi très représentés chez nous.
Au niveau international, on peut voir apparaître quelques noms calédoniens ou du moins des personnes qui ont beaucoup ridé dans notre lagon, entre autre: Sarah Delaunay, Jeremy Flores, Frederic Morin, Robert Territehau, Antoine Albert, Colin Sifferlin, Titouan Puyo…

Pendant les vacances, nous passons pratiquement tout notre temps dans l’eau, et sinon, en période scolaire, nous naviguons souvent après les cours et le week-end!
Pour beaucoup d’entre nous, nous avons la chance de pouvoir voyager et rider sur différents spots comme en Australie, Nouvelle Zélande, Bonaire (où j’ai pu voir s’entraîner Kiri Thodes, Youp Schmit, Taty Frans..). Certains vont aussi à Hawaii!
Le prochain déplacement pour nous sera en juillet pour le Championnat de Polynésie à Tahiti!

Spock one hand


Vivre en Calédonie est un vrai plaisir !


Mes spots en Nouvelle Calédonie

 

PHOTOGRAPHE : Bryan Gauvan

 

En Nouvelle Calédonie, les sports nautiques sont très accessibles car la mer nous entoure.

Il y a vraiment un très grand nombre de spots de windsurf avec de beaux paysages !

En ce qui concerne les spots de vagues, il faut prendre un bateau et se rendre au récif. Les spots de slalom et de freestyle sont les mêmes et ces deux disciplines nécessitent des plans d’eau plats.

 

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SPOT 1 : l’ACPV

 

Je navigue la plupart du temps sur ce spot, car il est très facile d’accès et nous avons des casiers pour  mettre notre matériel au club. Il se situe sur la Côte Blanche et nous naviguons dans la baie de Sainte Marie à Nouméa en Nouvelle-Calédonie une petite île de l’Océan Pacifique. Cette baie de Sainte Marie est très grande et nous avons plusieurs spots avec des plans d’eau plats, des vagues ou même les deux.

acpv

 
 

SPOT 2 : Bercy

 

Ce spot est situé dans la baie de Sainte Marie. Nous y allons régulièrement, car c’est un spot magique ! Le plan d’eau est plat et le vent est plus fort que sur les autres spots, cependant il faut tirer de longs bords pour y accéder, mais ça vaut le coup. Bercy est constitué d’un spot bâbord et d’un spot tribord, ce qui est parfait pour travailler les MOVES des deux côtés. (le spot tribord s’appelle Witi). Le côté pratique de Witi, c’est qu’il y a un petit récif perpendiculaire au vent et, lors des marrées basses, le récif se découvre et le plan d’eau devient très plat.

 

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Spot 3 : Récif  Ricodi

 

Ce spot est un platier où il y a des vagues et des zones de plan d’eau plat. Il est situé juste à côté de notre club, donc il est facile d’accès. Mais attention aux ailerons ! Nous pouvons y naviguer qu’à marré haute.

 

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Spots 4 : Les spots en mer

 

Nous avons la chance d’avoir des parents qui ont des bateaux, ce qui nous permet d’aller sur des îlots pour faire de la planche ou aller au récif surfer quand le vent n’est pas au rendez-vous.

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La Nouvelle-Calédonie

 

PHOTOGRAPHE : Bryan Gauvan et Patrice Morin

 

24 000 km2, c’est la superficie du plus grand lagon du monde entouré d’une barrière de corail longue de 1600 km, celui de la Nouvelle-Calédonie.
La population est composée de 245’580 habitants qui profitent quotidiennement de ce merveilleux lagon dont 15’ 743 km2 sont reconnus par l’UNESCO au titre du patrimoine mondial, soit 66 % du lagon total. Plus de 350 espèces de coraux et quelque 1600 espèces de poissons ont été recensés, ce qui fait de ce lagon, un lagon riche en faune et flore. La température de l’eau varie entre 22 et 30 °C en fonction des saisons.

La Nouvelle-Calédonie, collectivité française, est située dans l’Océan Pacifique Sud à 1’700 km de Sydney en Australie et à 1’500 km au nord de la Nouvelle-Zélande.

La Grande Terre, l’île principale de la Nouvelle-Calédonie, est longue de 400km et entourée par les Iles Loyautés à l’Est, Maré, Lifou et Ouvéa, les Iles Belep à l’extrême Nord du « caillou » et la fameuse Ile des Pins avec sa prestigieuse piscine naturelle.

Lifou - Baie-de-Chateaubriand Ouvéa

Ile-des-Pins

windsurf nouvelle Calédonie

 

Le territoire insulaire Néo-Calédonien jouit d’un climat tropical profitant des fortes alizées orientées sud-est avec une moyenne de vent d’été égale à 20 nœuds. La Nouvelle-Calédonie possède deux saisons uniquement : la saison chaude et humide et la saison fraîche. La saison chaude, ou saison des cyclones, débute mi-novembre et se termine mi-avril. Elle est caractérisée par des hautes températures comprises entre 28° et 32° et ressentie aux environs des 40°C dus au taux d’humidité important mesuré à plus ou moins 87%. Durant cette période, de nombreux cyclones ou dépressions tropicales (plus faible que le précédent) peuvent être enregistrés. Ainsi, le cyclone Erica (13 et 14 mars 2003) a permis d’enregistrer des vents les plus puissants qu’a connus le territoire à 234 km/h !
La saison fraîche est une saison relativement douce pour le thermomètre et le pluviomètre. Des températures moyennes varient entre 15° et 20°C. La température la plus basse a été enregistrée à 2,3 °C à Bourail en 1965.

Anse-vata

 

Les vents dominants et humides permettent à la côte Est d’avoir un paysage de forêts tropicales denses, comprenant des palmiers, cocotiers, etc. En revanche, la côte Ouest qui est protégée des vents dominants par la longue chaîne de montagnes est donc plus sèche et permet d’avoir un paysage de longues et larges plaines herbeuses et de savane. Le littoral, lui, est dominé par la mangrove. (cf : le cœur de Voh.).

Mangrove

 

La biodiversité calédonienne est riche. Elle recense plus de 15’000 espèces endémiques à la Nouvelle-Calédonie avec notamment le cagou (emblème du territoire), le niaouli, etc.

La Nouvelle-Calédonie est un paradis pour le windsurf. Elle présente de très nombreux spots pour les différentes pratiques du sport. En partant du spot de la Côte blanche et « Bercy » pour le freestyle, ensuite par l’Anse Vata pour le slalom et les îlots, notamment l’Ilot Maitre, l’Ilot Goéland, Mb Coin ou Ténia pour les spots de vague, etc. À noter que ces spots ne sont qu’une infime partie des spots les plus proches de la capitale, Nouméa. De nombreux autres spots sont également atteignables par bateau.

Bercy

 

Les photos sont soumises aux droits d’auteur.
SOURCE : Wikipedia, Météo NC

Des nouvelles du Team EW : février-mars-avril 2012

 

ARICLE : Florian Kiriluk

 

Mais qu’ont-ils donc fait début 2012 nos jeunes recrues, membres du team EW ?

De Coussoules à l’Île de Ré, de Lanzarote à Wellington, de la Moule Wave Classic à la Kiler Woche, de la Guadeloupe à Lorient, du Killer au Flaka, du matos test au Shaka, du Goiter au pumping, du pied dans le plâtre au permis de conduire, voici un aperçu de leurs derniers destins d’hiver et de printemps naissant…

 
 

Noah Vocker (Lanzarote)

 

Il a eu la chance de croiser le cap de Tonky Frans, freestyler de longue date et prestigieux membre du cercle très fermé des hautes sphères du World Tour. Très impressionnant en navigation il venait de passer deux mois à Lanzarote.

Noah a pas mal navigué avec lui et a pu profiter de ses nombreux conseils, en moves de freestyle (Flakas…).


 

Ces derniers temps, il a surtout navigué en vagues, s’est entraîné aux Late front loop et autres Backloops. Ces derniers commencent à monter vers les cieux. Les Late, eux, s’enroulent de plus en plus rapidement, frayeurs à l’appui, et doivent encore gagner en hauteur.
 

Enfin, le double loop commence à poindre dans son esprit…

 
 

Gauthier Bourgeois (France)

 


 

Il s’est offert en février-mars 4 sessions aux Coussoules qui lui ont permis d’améliorer ses performances en Vmax, au 500m et enfin au 5*10 sec (lien gps speed surfing). De nombreuses sessions à Fos-sur-mer par mistral ont également émaillé cette froide saison. Une session « entraînement défi wind » à Port la Nouvelle s’est aussi invitée à son programme.

Le mois d’avril aura été pour lui le mondial du vent puis plusieurs sessions familiales avec son frangin, histoire de bien affiner ses réglages.

 
 

Victor Rosette (France)

 

Il a pu bénéficier d’excellentes conditions ces derniers mois avec de nombreuses navigations en vagues et quelques-unes en slalom. Il a couru trois manches de slalom pour le championnat de Basse-Normandie – 18 ans où il a décroché par deux fois la palme d’or et une fois l’aileron d’argent, autant dire que c’est prometteur !!!

Dans l’excitant tumulte des vagues salées il pose à présent le Killerloop. Ses Backloops se sont améliorés et il s’essaie aux Goiter.

 
 

Pierrick Contal (France)

 

Il s’est entraîné avec ses nouvelles voiles Gun Sails pour l’aff de loctudy.

Pendant les vacances, il est rentré chez lui sur l’île de Ré pour naviguer en vagues dans de très belles conditions. Là, une session à Diamond head dans des creux de 3-4 mètres au cœur de 30 nœuds side-offshore lui restera particulièrement en mémoire…

 
 

Jonas Handekyn (Belgique)

 


Retour d’Afrique du sud le 21 février pour constater…l’absence de conditions près de chez lui.
 

Planche en stand by à Pâques au profit d’un voyage à l’étranger. Après ce repos pascal il s’envole pour Ténérife l’espace d’une semaine. La frustration supposée des semaines précédentes trouvera là un apaisement certain au travers de sessions quotidiennes…en 3.7 !!!

 
 

Lucie Hervoche (France)

 

Un début de février pauvre en navigations du fait des conditions météo trop froides. La pratique remplacée donc par la théorie… Un stage initialement prévu du 13 au 19 février fut reporté d’une semaine, histoire d’espérer avoir des conditions plus clémentes. Malheureusement le vent brilla par son absence : 5 nœuds quotidiens…

Préparation physique tous les matins suivie de navigation l’après midi. Un stage qui lui aura donc permis de perfectionner sa technique de pumping.

La mi-mars marque le début des régates (inter-ligue au moulin blanc à Brest) et des entraînements plus intensifs. Les conditions s’améliorent : soleil et vent…
 

Avril fut très venteux. Enfin ! Un stage avec du 20-25 noeuds et de la houle pendant la première semaine des vacances lui a permis de bien progresser dans des conditions pas forcément évidentes en 7.8. Les régates, elles, se multiplient : Nantes, Mayenne, Lorient…

En bref ces trois derniers mois lui auront été très bénéfiques. Les conditions très variées lui ont permis de perfectionner de nombreux points différents.

 
 

Mathis Mulciba (Gwadeloupe)

 

Les mois de février et de mars sont rythmés par la pleine période des alizés et la suite du championnat de Guadeloupe !

Cette année la chance ne leur a pas souri, les reports s’enchaînent voire même les annulations pures et simples de compétitions… (la Moule Wave Classic, le Slalom de Viard, ou encore le Slalom de Sainte Anne). Le GPE Windsurf Tour s’est donc retrouvé amputé de nombreuses d’étapes. Il est resté néanmoins Sainte Anne et son mythique spot de la Communale ! La désormais fameuse Sainte Anne Wave Classic a donc pu se courir le dimanche 26 février.

Après sa débâcle à Batri, la chance lui a enfin souri sur son home spot lui offrant une place en demi-finale, pour ensuite une 5ème place au général. Mathis accéda donc à la 8ème place au général, option vagues !

La vidéo de la compétition par sa prod :

Mars a ensuite vu s’éteindrent les conditions réduisant à une maigre poignée de doigts les sessions intéressantes. La compétition du Vieux Fort (le spot le plus venté de Guadeloupe) fut même reportée au 1er avril. La chance s’étiole parfois vite et Mathis en vacances à cette période ne pu y participer. Il ne restait plus que la finale de Saint François pour tenter de récupérer quelques miettes inespérées ! Elle fut reportée elle aussi pour se dérouler in fine le dimanche 29 avril dans de solides conditions idéales pour un slalom digne de ce nom. Mathis s’y est placé dans la première moitié des 37 participants, lui confortant ainsi une bonne place au général. La remise des prix du GPE windsurf tour est à présent attendue pour le 26 mai.
 

 
 

Antoine Albert (Nouvelle Calédonie)

 

Il s’est envolé le 4 février de Nouméa pour Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, dans le but premier de parfaire son anglais pour enfin y passer un examen à la fin de son séjour. Il y est resté 2 mois exactement et a eu l’occasion de beaucoup naviguer.

Wellington est répertoriée comme l’une des villes les plus ventées au monde. Antoine est donc parti avec un quiver équipé de quatre voiles ( 3.6 / 4.0 / 4.8 / 5.2 ) et de 2 planches ( Flare 88l et Quad 71l ). Il y a navigué presque tous les jours dans des conditions très variées.

Rentré le 1er avril en Nouvelle-Calédonie, il a depuis bénéficié de nombreuses sessions de freestyle en 4.8 et 5.2 à Nouméa mais aussi de quelques sessions de surf au récif les jours houleux et sans vent. Il prépare actuellement le concours de marine marchande, son permis et sa future saison en Europe, ce qui ne lui laisse pas le temps de s’ennuyer.

 
 

Benjamin Longy (France)

 

Il s’est surtout entraîné en RSX. Dans l’attente de ses nouvelles voiles et faute de sensations Benjamin en a profité pour remettre en état sa planche (changement des lèvres de dérive). Cela prend beaucoup de temps pour tout préparer afin que la planche accepte bien les nouvelles lèvres. Neilpryde ne lui facilite pas la tâche et ces dernières ne s’adaptent pas parfaitement à sa planche d’un ancien modèle. A en perdre le sourire…

Après 3 mois d’attente il reçoit enfin ses voiles neuves.

coupe france la rochelle

A la coupe de France à la Rochelle (sélection pour la semaine olympique française) le vent, faible, lui est défavorable. Il finira néanmoins 7ème sur 12 mais ne sera pas sélectionné.

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Il en profite pour rattraper son retard sur les tests des voiles. Ainsi, il laisse sa deuxième voile neuve gréée toute une après-midi pour qu’elle se forme bien. Le résultat est assez satisfaisant et sa navigation du lendemain le conforte dans son choix de destiner cette voile à ses compétitions.

A la recherche d’un aileron il s’adonne aux tests de plusieurs ailerons prêtés. Son entraîneur en zodiac lui facilite grandement la tâche : inutile de rentrer à chaque fois au bord.

 
 

Jules Cachat (Tunisie)

 

Durant ces trois mois la Tunisie a bénéficié de très bonnes conditions de vague et de vent, il a donc vécu plusieurs sessions en or aux spots de Ras Djebel et de la Marsa.

Après deux mois de plâtre il est arrivé surexcité sur le spot bercé alors par des creux d’1,5m à 2m. Il a beaucoup progressé en surf et en saut, passant ainsi presque le Front des deux côtés. Il a également eu l’occasion d’éprouver du 30-35 nœuds et donc de s’entraîner à tenir dans de la cartouche. Un de ses amis, Xavier Horset, est venu le filmer et le mitrailler dans le but de réaliser des vidéos sur différents spots afin d’égayer le concept des spots de Tunisie. De nouveaux projets donc pour ces prochains mois…

 
 

Emile Bachelier (France)

 

Bonnes progressions pendant ces 3 mois suite à de très bonnes conditions en slalom et vague. Mars fut la reprise des régates régionales. Il a pu en valider 3. En avril Emile était donc provisoirement 2ème régional avec seulement un point d’écart entre Victor Rosette et lui.

Pendant les vacances c’était un entraînement avec son club (l’ASSUN Voile) à Carnac où se dérouleront cet été les championnats de France extrême glisse. Il a pu là s’entraîner en slalom et s’habituer à sa nouvelle voile.


Côté vague ses dernières sessions lui ont permis de tourner quelques Backloops et de s’entraîner aux Forwards, qui ne tournent pas encore…

 
 

Michiel De Cooman (Belgique)

 

Malgré un début d’année très prometteur (vacances de Noël très ventées) il n’a pu naviguer beaucoup durant les mois suivants faute de températures raisonnables. Fini donc les navs pour un bon bout de temps au profit de nouvelles sessions de windskate.

Les vacances de Pâques c’était Leucate avec son papa et 5 jours de vent sur une semaine.

Quelques essais au Shaka pendant les jours de Tramontane. Ce n’est pas encore gagné mais il y a du progrès.

Fin avril c’est la 1ère manche du championnat de Belgique freestyle à Grevelingendam. Il finira 1er dans la catégorie Kids.

La deuxième manche BK et la première NK (championnat Hollandais) ont été annulées faute de vent suffisant.

Michiels a également participé à un championnat scolaire « Bic Techno », gagnant l’épreuve pour les moins de 15 ans dans les présélections. La finale aura lieu le 23 mai à Ostende. Comme l’année précédente il espère terminer dans les trois premiers.

 

Le passage de la voile à contre

 

ARTICLE : Antoine Albert

 

Le passage de la voile à contre au vent est la porte d’entrée pour les moves les plus techniques du freestyle moderne.

Il est plus facile à réaliser en « switch stance », mais j’ai choisi de vous présenter la version « normal stance », plus technique, mais qui permet des figures plus radicales.

 

Les étapes :

 

 

Être au largue, se redresser (le corps toujours au-dessus de la planche).

 

Ensuite faire un petit mouvement d’essuie-glace vers l’arrière, un peu comme un Flaka mais moins prononcé

 


Par la suite, le but est de mettre la voile dans une position neutre en la glissant dans le vent tout en restant le plus droit possible au-dessus de la planche et en appui avant : c’est le moment-clé, car si le mât est trop bas, la voile se colle a l’eau et s’il est trop haut, la voile va passer en fausse panne.

 

C’est pourquoi il faut sentir la voile pour trouver le bon angle d’inclinaison : si la voile est neutre du début à la fin et que le corps est en appui avant au-dessus de la planche, c’est bon.

 

C’est aussi une question de dosage. Au début, il faut bien s’appliquer, ne pas jeter la voile en force derrière soi, car tout est une question de finesse et de placement et surtout, NE JAMAIS LACHER LE WISH !!!

 


Il faut toujours qu’il y ait une main pour le tenir. D’abord, faire glisser la main AR, puis la main AV prend sa place pendant que la main AR attrape l’autre côté et ainsi de suite. Le mouvement de main doit être rapide lors du changement de côté et la main libre doit toujours rester très près du wish.

 


Si le passage de voile est bon, la voile est à contre comme en fin de Spock et le corps est en appui sur la jambe avant. Maintenant, il faut placer la voile suivant la figure désirée en appuyant sur la main avant ou, au contraire, en diminuant la pression sur cette dernière. En effet, la voile ne sera pas exactement positionnée de la même façon pour un Bob (voile légèrement plus haute) que pour un Kono (voile légèrement plus basse).

Ici, c’est un Kono :

Voilà le placement pour un Bob :

 

A vous les Kono, Culo et autre Air Bob!