Des nouvelles du Team EW : février-mars-avril 2012

 

ARICLE : Florian Kiriluk

 

Mais qu’ont-ils donc fait début 2012 nos jeunes recrues, membres du team EW ?

De Coussoules à l’Île de Ré, de Lanzarote à Wellington, de la Moule Wave Classic à la Kiler Woche, de la Guadeloupe à Lorient, du Killer au Flaka, du matos test au Shaka, du Goiter au pumping, du pied dans le plâtre au permis de conduire, voici un aperçu de leurs derniers destins d’hiver et de printemps naissant…

 
 

Noah Vocker (Lanzarote)

 

Il a eu la chance de croiser le cap de Tonky Frans, freestyler de longue date et prestigieux membre du cercle très fermé des hautes sphères du World Tour. Très impressionnant en navigation il venait de passer deux mois à Lanzarote.

Noah a pas mal navigué avec lui et a pu profiter de ses nombreux conseils, en moves de freestyle (Flakas…).


 

Ces derniers temps, il a surtout navigué en vagues, s’est entraîné aux Late front loop et autres Backloops. Ces derniers commencent à monter vers les cieux. Les Late, eux, s’enroulent de plus en plus rapidement, frayeurs à l’appui, et doivent encore gagner en hauteur.
 

Enfin, le double loop commence à poindre dans son esprit…

 
 

Gauthier Bourgeois (France)

 


 

Il s’est offert en février-mars 4 sessions aux Coussoules qui lui ont permis d’améliorer ses performances en Vmax, au 500m et enfin au 5*10 sec (lien gps speed surfing). De nombreuses sessions à Fos-sur-mer par mistral ont également émaillé cette froide saison. Une session « entraînement défi wind » à Port la Nouvelle s’est aussi invitée à son programme.

Le mois d’avril aura été pour lui le mondial du vent puis plusieurs sessions familiales avec son frangin, histoire de bien affiner ses réglages.

 
 

Victor Rosette (France)

 

Il a pu bénéficier d’excellentes conditions ces derniers mois avec de nombreuses navigations en vagues et quelques-unes en slalom. Il a couru trois manches de slalom pour le championnat de Basse-Normandie – 18 ans où il a décroché par deux fois la palme d’or et une fois l’aileron d’argent, autant dire que c’est prometteur !!!

Dans l’excitant tumulte des vagues salées il pose à présent le Killerloop. Ses Backloops se sont améliorés et il s’essaie aux Goiter.

 
 

Pierrick Contal (France)

 

Il s’est entraîné avec ses nouvelles voiles Gun Sails pour l’aff de loctudy.

Pendant les vacances, il est rentré chez lui sur l’île de Ré pour naviguer en vagues dans de très belles conditions. Là, une session à Diamond head dans des creux de 3-4 mètres au cœur de 30 nœuds side-offshore lui restera particulièrement en mémoire…

 
 

Jonas Handekyn (Belgique)

 


Retour d’Afrique du sud le 21 février pour constater…l’absence de conditions près de chez lui.
 

Planche en stand by à Pâques au profit d’un voyage à l’étranger. Après ce repos pascal il s’envole pour Ténérife l’espace d’une semaine. La frustration supposée des semaines précédentes trouvera là un apaisement certain au travers de sessions quotidiennes…en 3.7 !!!

 
 

Lucie Hervoche (France)

 

Un début de février pauvre en navigations du fait des conditions météo trop froides. La pratique remplacée donc par la théorie… Un stage initialement prévu du 13 au 19 février fut reporté d’une semaine, histoire d’espérer avoir des conditions plus clémentes. Malheureusement le vent brilla par son absence : 5 nœuds quotidiens…

Préparation physique tous les matins suivie de navigation l’après midi. Un stage qui lui aura donc permis de perfectionner sa technique de pumping.

La mi-mars marque le début des régates (inter-ligue au moulin blanc à Brest) et des entraînements plus intensifs. Les conditions s’améliorent : soleil et vent…
 

Avril fut très venteux. Enfin ! Un stage avec du 20-25 noeuds et de la houle pendant la première semaine des vacances lui a permis de bien progresser dans des conditions pas forcément évidentes en 7.8. Les régates, elles, se multiplient : Nantes, Mayenne, Lorient…

En bref ces trois derniers mois lui auront été très bénéfiques. Les conditions très variées lui ont permis de perfectionner de nombreux points différents.

 
 

Mathis Mulciba (Gwadeloupe)

 

Les mois de février et de mars sont rythmés par la pleine période des alizés et la suite du championnat de Guadeloupe !

Cette année la chance ne leur a pas souri, les reports s’enchaînent voire même les annulations pures et simples de compétitions… (la Moule Wave Classic, le Slalom de Viard, ou encore le Slalom de Sainte Anne). Le GPE Windsurf Tour s’est donc retrouvé amputé de nombreuses d’étapes. Il est resté néanmoins Sainte Anne et son mythique spot de la Communale ! La désormais fameuse Sainte Anne Wave Classic a donc pu se courir le dimanche 26 février.

Après sa débâcle à Batri, la chance lui a enfin souri sur son home spot lui offrant une place en demi-finale, pour ensuite une 5ème place au général. Mathis accéda donc à la 8ème place au général, option vagues !

La vidéo de la compétition par sa prod :

Mars a ensuite vu s’éteindrent les conditions réduisant à une maigre poignée de doigts les sessions intéressantes. La compétition du Vieux Fort (le spot le plus venté de Guadeloupe) fut même reportée au 1er avril. La chance s’étiole parfois vite et Mathis en vacances à cette période ne pu y participer. Il ne restait plus que la finale de Saint François pour tenter de récupérer quelques miettes inespérées ! Elle fut reportée elle aussi pour se dérouler in fine le dimanche 29 avril dans de solides conditions idéales pour un slalom digne de ce nom. Mathis s’y est placé dans la première moitié des 37 participants, lui confortant ainsi une bonne place au général. La remise des prix du GPE windsurf tour est à présent attendue pour le 26 mai.
 

 
 

Antoine Albert (Nouvelle Calédonie)

 

Il s’est envolé le 4 février de Nouméa pour Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, dans le but premier de parfaire son anglais pour enfin y passer un examen à la fin de son séjour. Il y est resté 2 mois exactement et a eu l’occasion de beaucoup naviguer.

Wellington est répertoriée comme l’une des villes les plus ventées au monde. Antoine est donc parti avec un quiver équipé de quatre voiles ( 3.6 / 4.0 / 4.8 / 5.2 ) et de 2 planches ( Flare 88l et Quad 71l ). Il y a navigué presque tous les jours dans des conditions très variées.

Rentré le 1er avril en Nouvelle-Calédonie, il a depuis bénéficié de nombreuses sessions de freestyle en 4.8 et 5.2 à Nouméa mais aussi de quelques sessions de surf au récif les jours houleux et sans vent. Il prépare actuellement le concours de marine marchande, son permis et sa future saison en Europe, ce qui ne lui laisse pas le temps de s’ennuyer.

 
 

Benjamin Longy (France)

 

Il s’est surtout entraîné en RSX. Dans l’attente de ses nouvelles voiles et faute de sensations Benjamin en a profité pour remettre en état sa planche (changement des lèvres de dérive). Cela prend beaucoup de temps pour tout préparer afin que la planche accepte bien les nouvelles lèvres. Neilpryde ne lui facilite pas la tâche et ces dernières ne s’adaptent pas parfaitement à sa planche d’un ancien modèle. A en perdre le sourire…

Après 3 mois d’attente il reçoit enfin ses voiles neuves.

coupe france la rochelle

A la coupe de France à la Rochelle (sélection pour la semaine olympique française) le vent, faible, lui est défavorable. Il finira néanmoins 7ème sur 12 mais ne sera pas sélectionné.

bl

Il en profite pour rattraper son retard sur les tests des voiles. Ainsi, il laisse sa deuxième voile neuve gréée toute une après-midi pour qu’elle se forme bien. Le résultat est assez satisfaisant et sa navigation du lendemain le conforte dans son choix de destiner cette voile à ses compétitions.

A la recherche d’un aileron il s’adonne aux tests de plusieurs ailerons prêtés. Son entraîneur en zodiac lui facilite grandement la tâche : inutile de rentrer à chaque fois au bord.

 
 

Jules Cachat (Tunisie)

 

Durant ces trois mois la Tunisie a bénéficié de très bonnes conditions de vague et de vent, il a donc vécu plusieurs sessions en or aux spots de Ras Djebel et de la Marsa.

Après deux mois de plâtre il est arrivé surexcité sur le spot bercé alors par des creux d’1,5m à 2m. Il a beaucoup progressé en surf et en saut, passant ainsi presque le Front des deux côtés. Il a également eu l’occasion d’éprouver du 30-35 nœuds et donc de s’entraîner à tenir dans de la cartouche. Un de ses amis, Xavier Horset, est venu le filmer et le mitrailler dans le but de réaliser des vidéos sur différents spots afin d’égayer le concept des spots de Tunisie. De nouveaux projets donc pour ces prochains mois…

 
 

Emile Bachelier (France)

 

Bonnes progressions pendant ces 3 mois suite à de très bonnes conditions en slalom et vague. Mars fut la reprise des régates régionales. Il a pu en valider 3. En avril Emile était donc provisoirement 2ème régional avec seulement un point d’écart entre Victor Rosette et lui.

Pendant les vacances c’était un entraînement avec son club (l’ASSUN Voile) à Carnac où se dérouleront cet été les championnats de France extrême glisse. Il a pu là s’entraîner en slalom et s’habituer à sa nouvelle voile.


Côté vague ses dernières sessions lui ont permis de tourner quelques Backloops et de s’entraîner aux Forwards, qui ne tournent pas encore…

 
 

Michiel De Cooman (Belgique)

 

Malgré un début d’année très prometteur (vacances de Noël très ventées) il n’a pu naviguer beaucoup durant les mois suivants faute de températures raisonnables. Fini donc les navs pour un bon bout de temps au profit de nouvelles sessions de windskate.

Les vacances de Pâques c’était Leucate avec son papa et 5 jours de vent sur une semaine.

Quelques essais au Shaka pendant les jours de Tramontane. Ce n’est pas encore gagné mais il y a du progrès.

Fin avril c’est la 1ère manche du championnat de Belgique freestyle à Grevelingendam. Il finira 1er dans la catégorie Kids.

La deuxième manche BK et la première NK (championnat Hollandais) ont été annulées faute de vent suffisant.

Michiels a également participé à un championnat scolaire « Bic Techno », gagnant l’épreuve pour les moins de 15 ans dans les présélections. La finale aura lieu le 23 mai à Ostende. Comme l’année précédente il espère terminer dans les trois premiers.

 

Une Année en Guadeloupe

 

ARTICLE : Mathis Mulciba

 

La Guadeloupe est un archipel de plusieurs îles situé au milieu des Caraïbes. Région tropicale, elle reçoit chaque année des milliers de touristes mais surtout de bonnes conditions dans les très nombreux spots de l’île. Directement desservie par la France Métropolitaine via avion, c’est une destination phare du windsurf pendant la période de vent, qui reste, cependant, trop peu connue, mais de plus en plus fréquentée.

plage sainte anne - guadeloupe

Un lagon bleu turquoise, une eau chaude, des vagues plus loin. La Guadeloupe donne envie non ?


















Sur une année, on peut distinguer deux périodes de vent :

De juillet à décembre : C’est la saison cyclonique en Guadeloupe, les touristes sont absents, et les dépressions s’enchaînent chacune à leur tour. Puisqu’on est en dehors de la période des alizés, le vent est rare. Néanmoins, la houle est, quant à elle, très présente et massivement alimentée par les tempêtes. Les sessions en planche se font rares, on se redirige vers le surf ou le wakeboard.

Cependant, qui dit saison cyclonique dit cyclones, ou ondes tropicales, dit donc houle cyclonique et vent fort. Ainsi, même si le nombre de sessions reste très en retrait par rapport à la saison des alizés, elles sont, généralement, plus impressionnantes et plus « hardcore ».


mathis mulciba - air

Session Offshore à Sainte Anne avant l’onde tropicale Maria.














Pour ma part, mes meilleures sessions en Guadeloupe ont eu lieu lors d’ondes tropicales. Car les dépressions amènent généralement de la grosse houle nord ou nord-est qui reste là jusqu’à plus d’une semaine, ainsi que du vent fort sur quelques jours. Le meilleur moment pour naviguer est juste avant la tempête car le vent y vient du nord (qui est la direction parfaite pour les spots de la côte sud avec un puissant vent offshore et des vagues lisses) et y est généralement puissant, tout ceci combiné à la houle massive, on obtient des sessions dantesques.

Ainsi, pour résumer cette période, les sessions en windsurf y sont plus rares mais plus fortes qu’en période des alizés. Reste le surf sur lequel beaucoup de gens se rattrapent avec les grosses houles cycloniques qui viennent frapper les spots relativement souvent.
 

A noter que cette période représente aussi la mise en veille du milieu du windsurf, le championnat de Guadeloupe ne commençant qu’en décembre, et l’absence des touristes n’entraînant pas grand monde sur les spots hormis les irréductibles locaux !
 

antoine martin backloop
Antoine Martin en Backloop.

 


















De décembre à juin : c’est la période active du Windsurf, les alizés arrivent généralement en début du mois de décembre, ou à la fin quand ils sont en retard, et viennent souffler sur les spots par période jusqu’au mois de mai/juin avec l’arrivée de la saison cyclonique.

Les alizés, ce sont les vents dominants en Guadeloupe, ils sont réguliers mais jamais très puissants (25 nœuds maximum en Grande Terre, et 30 nœuds maxi en Basse Terre sauf à l’exception de Vieux-Fort, grand spot de slalom en pleine mer où se forme un effet venturi et où le vent peut monter jusqu’à plus de 35 nœuds), ils viennent généralement de l’est ou du nord-est et amènent avec eux des vagues de secteur est dont la taille varie entre 1m80 et 3m.

C’est la période durant laquelle on navigue sous le soleil, avec un vent établi, et où on peut naviguer 7 jours sur 7 !

vieux fort - guadeloupe

Le spot super venté de Vieux-Fort vu du Phare.

 













Avec la saison des vents arrive le championnat de Guadeloupe, qui débute généralement en décembre pour se terminer en avril, il ne compte pas moins de 8 étapes pour la saison 2012 ! 3 de vagues, sur des spots variés, et 5 de slaloms qui passent du plan d’eau plat et calme de Saint François en passant par la baston pure et dure de Vieux Fort.

roller mathis mulciba
La vague de la Communale lors de la fameuse Sainte-Anne Wave Classic.

 









Cependant, cette saison communément appelée carême ici, est synonyme aussi de saison touristique. Ainsi, les billets d’avion et les logements sont plus chers et il y a plus de monde sur les plages et les spots !
Les endroits pour naviguer en Guadeloupe ne manquent pas ! Il y a des spots pour tous types de conditions. De plus, nous avons la chance d’avoir quelques écoles dédiées à la planche à voile ! A commencer par la « Freestyle School » de Sainte Anne, puis d’autres comme le « C’Fun » à Vieux Fort, la « Fun Kite Academy », le club de Cataraibes à Viard ou encore l’UCPA de Saint François.
 

Voici une carte des différents spots de l’île avec une rapide description :

carte des spots - guadeloupe

 

























Pour finir, il est à noter que vous pouvez faire, tout au long de l’année, la rencontre de différentes personnes du milieu du windsurf sur l’île.
A commencer par Eric Windy Martin, qui tient l’unique shop de l’île, son fils Antoine Titoun Martin, toujours à l’eau et super cool. Olivier Lafleur, bon local de Vieux Fort et Batri. José Bahadour, ancien world cuper qui tient son club à Saint François. Camille Juban, qui revient chez lui entre deux trips généralement en début de périodes d’alizés. Ou alors des gens de passage, tel que Robin Goffinet et bien d’autres!
 
Tout ça pour dire que la Guadeloupe est une superbe destination windsurf, qui mérite d’être connue! Alors j’espère vous voir bientôt sur la mythique vague de la Communale à Sainte Anne !
ET Attention, la Guadeloupe est à goûter avec modération si vous ne voulez pas y poser vos boardbags pour de bon 😉

 

Mathis Mulciba – Les jeunes et l’avenir du windsurf …






19 mai 1995
Le bourg de Sainte Anne (Guadeloupe)
Vague
1ère S




Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?
Mathis Mulciba (MM) : J’ai commencé la planche à l’âge de 11 ans. Au début parce que ma mère m’y a poussé, puis avec l’influence d’un ami.


EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?
MM: Heum… On peut dire que ça varie en fonction du vent. Les mois venteux, je peux être 3 jours sur l’eau par semaine en période de cours. Sinon tous les jours en Vacance.


EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?
MM : Ça varie… À pied, à vélo, en voiture.


EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?


MM: Ma maison est située à un quart d’heure à pied de mon spot, 5 minutes à vélo, et 10 minutes en voiture. Mon matos dormant sur place, ça me laisse pas mal de possibilités !


EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?
MM: En Guadeloupe, la voile est enseignée dans le domaine scolaire : dès les primaires, au collège, et au lycée.


EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?
MM : Étant dans le même lycée que la plupart de mes compagnons de navigation, c’est des récrés que l’on passe à parler windsurf!


EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?
MM : Oui, après mon BAC S j’ai l’intention de faire une prépa intégrée dans une école d’ingénieur. Parce que je suis un scientifique pur et dur et que ça m’intéresse particulièrement.


EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?
MM : Mes parents m’aident et me poussent dans ce sport depuis le début, sans jamais m’avoir mis de pression et sans jamais vouloir faire de moi une machine sportive ! Et puis, ils m’aident comme ils peuvent sur le niveau financier…


EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?
MM: Mon frère n’est pas du tout attiré par la mer, et c’est pas faute d’avoir essayé! La seule personne qui a pratiqué de la planche à voile dans ma famille, et qui m’y a initié par la même occasion, est ma mère.


EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas ?
MM : Oui, beaucoup, pas mal de jeunes de mon club qui y sont venus avec l’influence des amis.


EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?
MM: Oui, à mon club de planche (La Freestyle School) nous sommes toute une bande d’une dizaine de jeunes (dont Antoine Martin) entre 15 et 17 ans sur motivés ! Dès qu’il y a un coup de vent, on trouve toujours le moyen d’aller à l’eau !



EW : Penses-tu avoir de la chance?
MM : Oui, j’ai la chance de pouvoir pratiquer un sport comme celui-ci !


EW : As-tu un entraîneur?
MM: J’ai mes deux profs de planche Cyril et Hans qui m’ont tout appris de A à Z dans ma vie de planchiste ! Avec qui je continue toujours de prendre des cours le samedi matin.


EW : Qu’es-tu en train de travailler ?
MM: En ce moment, mes principaux objectifs sont le Backloop régulier, le Taka et le Goyter. Sinon toujours améliorer mon style en surf, et peut-être me mettre plus sérieusement au Freestyle.


EW: Que maîtrises-tu le plus ?
MM: Mes virements de bords ! (rires) Non, plus sérieusement, sans hésitation, le forward sous ses principales formes (Late, speedloop, planing etc…).


EW: Comment apprends-tu?
MM : Les cours m’apprennent toujours quelques petites choses, mais je dirais que désormais, le gros je l’apprends par moi-même sur les magazines, les vidéos et avec les meilleurs que moi.


EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?
MM: Je commence par me renseigner au maximum dessus (magazines, vidéos décomposition…) puis je demande des conseils à mes profs de planche et aux connaissances qui le maîtrise. Et enfin, j’envoie, en corrigeant mes erreurs à chaque fois !


EW : Quels sont tes meilleurs résultats?
MM : Je suis vice champion de Guadeloupe jeune 2011 à l’OverAll et en vague, puis 3ème au championnat de Guadeloupe slalom 2011. De plus, je suis 8ème à l’OverAll toutes catégories confondues. Comme cela fait seulement 1 an et demi que je me suis vraiment mis aux compètes, cela reste assez léger, mais je compte bien le remplir !


EW : Quels sont tes objectifs en windsurf?
MM : Mes objectifs pour cette année ? Avoir mon titre de champion de Guadeloupe jeune OverAll (vague et slalom), le titre jeune vague et le titre jeune slalom. De plus, entrer dans le top 5 à l’OverAll toutes catégories confondues et si possible faire une AFF. Mais aussi aller aux Canaries l’été prochain. Mes objectifs à plus long terme sont simplement de toujours progresser, prendre du plaisir au maximum, et aller au plus loin possible dans ce sport.


EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)
MM : Mon rêve (niveau move) restera le pushloop tweaké ! Sinon si je m’en sors vraiment bien, qui ne rêverait pas de passer le pushloop into forward un jour ? Niveau championnat, si je pouvais un jour m’aligner sur une PWA de vague, ça serait déjà un rêve énorme de réalisé !


EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?
MM : Pas particulièrement, je mange ce qui me plait tout en faisant en sorte que cela reste très énergétique et équilibré. Sous l’influence de ma mère, je ne mange pas non plus de “cochonneries” (trop sucré, trop gras etc…) et je privilégie le bio pour les légumes et fruits !


EW: Quel est le spot que tu as préféré?
MM: Mon spot préféré reste le sport de PV (Pierre et Vacances), un secret spot situé à 50 mètres de mon ancienne maison, qui n’est pratiqué que par 2 planchistes (moi compris) et qui est constitué d’une longue vague creuse à sections multiples qui s’enroule le long d’une digue. Seul bémol, elle ne marche que très rarement, et les patates ainsi que le corail ne sont pas très attirants…


EW : Quel est ton rider préféré?
MM : Mon rider préféré… J’ai pas mal de préférence, mais si je devais en choisir un, ce serait Levi Siver ou Jason Polakow en surf, et Ricardo Campello en saut.


EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?
MM : Toujours ! On peut dire que depuis fin 2008 je n’ai loupé quasi aucun numéro des deux magazines de planche français.


EW : Comment décrirais-tu le windsurf?
MM: Le sport le plus parfait au monde, ça suffit ? Non, si je devais décrire le windsurf, je le décrirais comme la liberté, un sport magnifique en totale progression, la convivialité, l’adrénaline et le sport de glisse le plus jouissif que je n’ai jamais pratiqué !


EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?
MM: Oui, autant que mon corps ou que le monde me le permettra ! C’est quelque chose dont je ne peux plus me passer désormais.


EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?
MM : Non, j’ai commencé à rechercher des sponsors cette année, en espérant en trouver pour m’aider à financer mon matériel et mes voyages rêvés !


EW : Que souhaites-tu rajouter ?
MM : Rien de spécial, si ce n’est qu’il faut continuer à donner à ce sport qui mérite tellement de grade dans la tête des gens ! Et qu’il faut toujours montrer et pousser la planche encore plus loin ! Tout en conservant sa prise de plaisir au maximum !