Interview Justine Lemeteyer

jjustine lemeteyer windsurf

justine-lemeteyerDate de naissance : 29 juillet 2002

Adresse : Douvres-la-délivrande

Année scolaire : Première S

 

 

 

 

 

Espace Windsurf (EW): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Justine Lemeteyer (JL) : J’ai commencé à naviguer très tôt dans le club de voile que tenaient mes parents à Luc sur mer, mais j’ai vraiment commencé la planche à 8 ans.

justine lemeteyer interview

 

EWSur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

JL : Un maximum ! Après cela dépend des conditions et de mes horaires de cours…

 

EWComment te déplaces-tu sur ton spot ?

JL : Je peux y aller à vélo quand je vais au club et en camion quand je m’entraîne avec mon père.

 

EW: De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

JL : À vélo 10 min et en voiture 5.

 

EW: Qu’es-tu en train de travailler ?

JL : En slalom je travaille mes réglages pour gagner en vitesse et le racing jibe progressivement. En vague je commence le backloop, en plus de petits move de freestyle.

justine lemeteyer slalom

 

EW: Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

JL : Non malheureusement il n’y a que des stages de catamaran…

 

EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

JL : Je ne suis pas encore sûre de ce que je veux faire, mais pour l’instant j’ai envie d’entrer en STAPS pour devenir professeure d’EPS.

 

EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?

JL : J’ai la chance d’avoir des parents qui sont très impliqués dans ce que je fais. Ils m’accompagnent en régate toute l’année et me supportent dans tout ce je fais. Un vrai plaisir !

 

EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

JL : Ma petite sœur de 13 ans navigue pour le plaisir quand il y a du soleil de préférence. Le sport dans lequel elle s’éclate le plus, c’est la natation.

 

EW: Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

JL : Oui, j’en connais qui n’avaient pas de parents windsurfeurs, mais qui s’y sont mis. Mais dans la plupart des cas, les parents en ont fait peu de temps après !

 

EW: Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

JL : La plupart des ami(e)s avec qui je navigue en club à mon âge. Mais sur les spots je suis souvent la plus jeune et la seule fille.

 

EW: Penses-tu avoir de la chance?

JL : Oui, je pense avoir énormément de chance ! J’ai des parents, des supporters et des sponsors qui me permettent de vivre ma passion et de traverser la France plusieurs fois dans l’année pour aller en compétition ! Alors je profite à fond et j’espère que ça va durer !!!

 

EW: As-tu un entraîneur?

JL : Oui, j’en ai même deux ! Il y a Paulin Sevestre, qui m’entraîne au club OCEAN à Ouistreham avec les copains tous les samedis. Et mon père avec qui je travaille sur l’eau dès que l’on peut, peu importe le moment de la semaine !

En plus, j’ai la chance qu’ils soient tous les deux d’anciens compétiteurs qui ont encore beaucoup de choses à m’apprendre !

 

EW: Que maîtrises-tu le plus

JL : En slalom, je maîtrise mieux les conditions musclées, dans du vent fort. Et en vague je pense que je maîtrise mieux le saut que le surf.

slalom windsurf justine lemeteyer

 

EW: Comment apprends-tu?

JL : En écoutant les consignes et les conseils de l’entraîneur et en répétant sans cesse le même mouvement…

 

EW: En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

JL : Je crois que le plus difficile c’est de se lancer… Alors il faut oser et après répéter et répéter pour enfin vivre ce super moment quand tu plaques quelque chose pour la première fois !

 

EW: Quels sont tes meilleurs résultats?

JL : En Bic 293, une troisième place sur une interligue à La Baule avec une 5.6 de vague ! Et en slalom, mon titre de championne de ligue cette saison, avec à côté des perfs encourageantes, comme de bons départs en tête sur l’AFF de Marignane et une manche de poule de deux derrière le maillot jaune du Championnat de France Jeune 2018.

compétition justine lemeteyer

 

EW: Quels sont tes objectifs en windsurf?

JL : Cette année j’espère entrer dans le top 10 U20 de l’AFF et monter sur le podium U17. En vague, continuer à travailler le backloop et progresser en surf. Et bien sûr, toujours s’éclater sur l’eau !

 

EW: Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)

JL : Le championnat qui me fait rêver c’est bien sûr la PWA en vague comme en slalom ! Mais il y a encore beaucoup de travail !!!

 

EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

JL : Oui, j’ai commencé cette année à faire attention à ce que je mangeais. J’ai commencé par changer tout mon petit déjeuner en remplaçant le chocolat chaud et les tartines par du fromage blanc, des fruits et des noisettes. Pour le reste je ne mange ni trop gras, ni trop sucré.                              Évidemment il faut s’autoriser des petits plaisirs de temps en temps. Et quand c’est difficile, la solution c’est de regarder une petite vidéo de planche et ça remotive !!!

 

EW: Quel est le spot que tu as préféré?

JL : Je pense que c’est Asnelles en octobre de l’année dernière. J’étais en 3.5 et 77L, quand j’ai mis à l’eau il y avait 2 mètres de vague, mais avant ça il y avait bien 3m ! C’était magnifique !!!

 

EW: Lis-tu des magazines de windsurf ?

JL : Oui de temps en temps, un petit planchemag spécial manœuvre ou alors une présentation du nouveau matos. Mais le mieux c’est les vieux WIND des années 80 !

 

EW: Comment décrirais-tu le windsurf?

JL : Comme un sport magique ! Si tu goûtes au planning, tu deviens vite accro !

Ce que je trouve le plus fantastique c’est de jouer avec les éléments et d’être sur l’eau ! C’est un sentiment de liberté génial !

jjustine lemeteyer windsurf

 

EW: Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

JL : J’espère ! Je m’ennuierai sinon !

 

EW: Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

JL : Oui je suis sponsorisée par une entreprise de camping-car : les camping-cars Jacqueline, qui me prête un véhicule pour partir en compétition. Il y aussi la clinique de la planche qui me prêtent du matos et me fait des tarifs préférentiels. Roxy pour tout l’équipement néoprène et les vêtements. Et l’entreprise Lamy Marine Consultant qui m’a aidée à financer les déplacements.

Cette année j’ai fait une campagne de financement participatif, mais je vais commencer à travailler en faisant du baby-sitting dès la rentrée pour financer une partie du budget de l’année prochaine.

 

EW: Que souhaites-tu rajouter ?

JL : Juste un grand merci à tous ceux qui me permettent de vivre ma passion à fond à 16 ans : les supporters, les sponsors, le club et à Espace Windsurf pour leur aide médiatique !

Interview | Marine Hunter

marine hunter

 

Crédit photos : Eric Bellande & Lodeo Photographie

 

 

marine hunter

Date de naissance : mai 1992

Adresse : Boulogne-Billancourt

Année scolaire : Je me suis arrêtée en L2 Biologie mais je ne perds espoir d’arriver à atteindre un niveau achevé d’éducation quelconque un jour ^^

Job ? Oui! En 25h au rayon Eau chez Décathlon Wagram, vous pouvez passer me faire coucou si le coeur vous en dit! On a même du kite, du SUP et du windsurf et en plus des combis. J’ai réussi à caser dans un coin quelques housses de surf. De quoi s’occuper!

 

Espace Windsurf ( EW ): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Marine Hunter (MH) : J’ai demandé à mon frère de m’apprendre vers 16-17ans. Ne me demande pas pourquoi j’ai beaucoup plus qu’accroché…

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

MH : C’est très variable! En moyenne entre une et deux fois par semaine s’il y a du vent, si mon matos est en état, sans bobo et dispo. J’ai payé mes semaines de vacances d’hiver en travaillant en 35h jusqu’au 31 mai, ce qui m’a laissé beaucoup moins de temps pour travailler sur les articles de mon blog windsurfeuseinparis.wordpress.com ou des vidéos, c’est un peu la galère!

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

MH : J’aimerai bien pouvoir répondre à pied à vélo ou en train, mais c’est ma 806 mobile rom’ édition qui m’amène sur les spots! Ou les voitures des kiffeurs quand on covoiture. Je suis d’ailleurs très heureuse de n’avoir eu à souffrir d’aucune panne immobilisante depuis son acquisition un poilounet hasardeuse, c’était pas gagné.

marine hunter

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

MH : Environ 2h, sans problème de circulation. D’ailleurs j’adore aller en Normandie en semaine et faire des pieds de nez aux malheureux englués dans les bouchons d’en face. C’est assez puéril mais jouissif, surtout avec des planches sur le toit.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?

MH : Rien n’est jamais parfait, j’essaie de travailler un peu tout. C’est éternel recommencement! Même si comme le vélo ça ne s’oublie pas, on redevient très vite médiocre. En ce moment, j’insiste en particulier sur le forward, le tabletop, le surf backside et frontside en side-on.

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

MH : Bonne question! En tout cas je n’ai pas eu cette chance… Cela dit j’ai beaucoup apprécié apprendre secourir un mannequin en plastique rempli de flotte dans une piscine en terminale. On se sent toujours plus utile qu’à faire des allers-retour sur 50m.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

MH : Honnêtement aucune idée. J’étais assez intéressée par Intechmer après une VAE chez Decat, j’adore l’anglais, en fait tant que le prof est intéressant j’apprends volontiers, à part pour les domaines vraiment rasoirs comme la sédimentologie.

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EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents?

MH : Je ne voulais surtout pas qu’ils s’impliquent! Indirectement ils l’étaient quand même puisqu’ils m’ont aidé financièrement pour ma voiture et me demandaient avec la constance inlassable des parents aimants comment ça se passait. J’ai fini par leur répondre des choses un peu plus développées que “ça se passe”.

 

EW : Tes frères et soeurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

MH : Mon frère aîné en a fait, mon deuxième frère en également fait pas mal mais maintenant il est plus branché surf et kite, ma petite soeur a essayé mais préfère le kite. Quoiqu’après s’être fait trainée sur la plage ça l’a un peu refroidie. Bref si on a tous navigué en catamaran en équipage nous n’avons jamais planchés ensemble, et je suis la seule à avoir poussé jusqu’à la compét au détriment de mes études et au bénéfice de ma vie personnelle.

 

EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

MH : C’est une question intéressante, mais je ne m’en rappelle pas comme ça. Manifestez-vous dans les com’!

 

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

MH : Pas souvent mais de plus en plus ^^ la moyenne d’âge du planchiste se situe plus vers 30-40 ans, mais j’ai rencontré beaucoup de jeunes de ma génération et moins en compétition.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance?

MH : Oh que oui! Je me sens très bien entourée et que ce soit parmi mes connaissances ou mes propres expériences j’ai matière à relativiser. J’ai la chance d’être toujours en vie, valide, d’avoir un patron humain, des collègues cools, de pouvoir pratiquer un sport élitiste dans des endroits quand même pas dégueu. Si ce n’est pas avoir de la chance, je ne sais pas ce que c’est.

 

EW : As-tu un entraîneur?

MH : Ça, j’aimerai bien mais c’est hors budget. J’ai eu la chance d’être invitée à quelques stages FFV mais ayant commencé la planche tard je suis hors critères pour pas mal de choses. Si jamais j’en trouve un ce sera un coach privé.

 

EW : Que maîtrises-tu le plus

MH : Ma grande spécialité ça pourrait être arracher mes vis de straps au jibe ou au bottom.

 

EW : Comment apprends-tu?

MH : Soit quelqu’un me donne un conseil qui provoque un déclic, soit je répète jusqu’à sentir un déclic. Dans l’ensemble c’est assez laborieux… C’est pour ça que je me suis mise à la compétition en slalom pour apprendre le jibe. Sous pression, on apprend plus vite à mon goût. La preuve, j’étais pour la première fois au harnais dans les straps à ma première compét’ de slalom. J’ai certainement bien fait chier le monde sur l’eau mais personne n’est venu me le dire, au contraire les gens étaient super sympas et certainement un brin amusés. J’ai donc poursuivi dans cette veine et résultat ça a fini en PWA ^^

 

EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

MH : En vague, beaucoup de moves demandent un engagement avant tout psychologique. Le reste, c’est de la pratique une fois la peur mise de côté. J’essaie de demander des conseils mais les avis que je reçois sont parfois contradictoires, et les résultats perçus sur l’eau (du style j’ai l’impression d’avoir trop fait un move de ouf) n’ont parfois rien à voir avec les photos ou les vidéos (…), la déception est palpable dans ces trois points de suspension ^^ Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidées à progresser, sans eux je n’en serai pas là aujourd’hui!!! Et la liste est toujours plus longue 🙂

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats?

MH : Pour moi, un bon résultat n’est pas atterrir sur le podium de l’Hibiscus Naish Party quand on est trois filles et que je ne sais pas jiber (sans parler du reste). Il se mesure à la hauteur du combat mené pour l’obtenir. Les résultats qui m’ont plu donc, d’après moi, sont ma 5eme place au défi 2015 où il y avait des conditions et une concurrence de bâtard, ma 6eme place à l’IFCA en Croatie parce que j’en ai bien sué pour y arriver et après des résultats de manches assez savoureux comme une manche de 1 à l’IFCA de Sylt 2015 avec un départ de Deus, une manche de 2 à l’AFF de Marignane 2017 avec des jibes un peu chaud patate… Et mes premières victoires en vague sur l’Oléron Wave Classic et la Wissant Wave Classic, le genre de compétition où je faisais bonne dernière il y a peu. Il n’y avait pas Nath’ (Cottard) pour mettre tout le monde d’accord mais ce n’était pas gagné pour autant!

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf?

MH : Progresser, passer des bons moments et me faire des amis! C’est exactement ça en plus, rien ne me démoralise plus qu’une mauvaise ambiance entre les gens. Le jour où ça devient comme ça, j’arrête! Je ne viens pas sur les compétitions pour passer le week-end avec des gens qui me tirent la tronche en permanence.

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)

MH : Le backloop, le pushloop, le virement des deux côtés, le racing jibe, l’aerial, le tabletop backside, le 360 dans la vague… Ce n’est pas ça qui manque ^^ pour les championnats j’aimerai bien aller faire l’Aloha Classic, la Tiree wave classic, refaire l’Hibiscus party, faire la PWA slalom de Fuerte … (si on peut rêver, elle est réservée aux hommes) et pourquoi pas du speed à Fuerte également au Dunkerbeck Speed Challenge.

marine hunter

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

MH : J’essaie mais étant boulimique ça ne dure jamais bien longtemps! Il suffit d’une journée à ne rien faire pour que toutes les cochonneries du frigo y passent, donner des conseils serait donc un peu se payer la tête du monde. Un peu comme le dernier de la course qui donnerait des conseils pour gagner, ça ne l’empêche pas de dire des choses vraies mais de manquer un brin de crédibilité. D’année en année, ça s’améliore un peu mais ça m’handicape parfois sur les compet’, rien de tel qu’une bonne crise de boulimie pour fatiguer l’organisme et ne pas en dormir de la nuit.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré?

MH : Bonne question, ça dépend des conditions qu’on y rencontre, mais j’avoue avoir un faible pour l’eau transparente. En France, je dois avouer avoir un faible pour le Dossen qui est un spot multi-facettes, un skate-park de rêve. En slalom j’apprécie beaucoup la rade de Cherbourg (Collignon).

 

EW : Quel est ton rider préféré?

MH : Je pourrai répondre mon copain mais il y en a plein que j’admire parce que j’ai pu voir de quoi ils étaient capables et les cotoyer un peu. Nathalie Cottard qui est devenue la légende de la rampe de Bercy et qui est super sympa, Florian le Boux son copain qui fait 4eme sur une compèt avec la main cassée et qui est super sympa aussi, Sarah Quitta pour sa caribbean attitude, Sarah Delaunay pour surfer des tailles de mât, Delphine Cousin pour sa simplicité et sa vitesse supersonique (du style on me voît, on me voît plus), Yann Sorlut parce qu’il est trop fort, Max Lesauvage pour ses sauts engagés, Antoine Albeau parce qu’il est trop gentil en plus de tout le reste, Julien Quentel parce qu’il est aussi super sympa et qu’il jibe comme personne, Maja Dziarnowska parce qu’elle aussi est trop sympa et super douée en slalom (genre elle se pointe sur l’IFCA et fait 2eme), Jason Polakow qui est super accessible, Yann Sune parce qu’il a des dreads et qu’il envoie fort, Jules Denel parce qu’il a un style puissant, Thomas Traversa parce qu’il est juste fantastique même quand c’est pourri… Et je ne parle pas des gens que je connais sur Paris qui ont repris la planche tard et ont vachement progressé en 3 ans!! C’est trop long ^^ en fait j’admire tous les windsurfeurs et windsurfeuses que je connais je crois, c’est un sport qui suscite l’admiration tout simplement.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?

MH : Sur Paris on a la chance de pouvoir s’en procurer facilement, quand je passe devant un kiosque je ne me prive pas avant un trajet en train. Ou en attendant un train un jour de grève. Ou en attendant le lendemain de la grève pour rentrer chez moi (non je blague).

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf?

MH : Ça ne se décrit pas, ça se vit.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

MH : La vie le dira! Mais ça serait bien 🙂

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

MH : Ça dépend de mes sponsors. TTC je crois bien que c’est la Lunette Jaune qui me gratifie de la plus belle dotation en nature, en budget c’est la ville de Boulogne Billancourt. Côté windsurf ça ne vole pas très haut, mais ce n’est pas une surprise. C’est pour ça que je ne cherche pas de sponsor planche, ça me coûterait trop cher. Du coup quand on me donne des choses, je ne m’y attends pas et je suis contente ^^

 

EW : Que souhaites-tu rajouter ?

MH : Merci Céline pour ton travail! Sinon si jamais je commence à prendre mes aises sur l’eau en taxant comme une porcasse qui croit qu’elle a du niveau, faites-moi plaisir, collez-moi une baffe. Merci. Autre chose, j’ai une mémoire des visages qui s’approche du niveau de défaillance de celle de Dory, ne vous offusquez pas si vous me reconnaissez mais moi non… Toutes mes confuses ^^

 

Interview Benoît Le Tallec

benoit le tallec - windsurf

 

benoit-le-tallec-1

Date de naissance : 19 août 1999
Adresse : Marseille, France
En quelle année scolaire es-tu ? Je passe en terminale science technique de l’ingénieur
Travailles-tu ? Oui, malgré le temps que me prend le sport, Je tiens vraiment à avoir un bon parcours scolaire.

 

Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?
Benoît Le Tallec (BL) : J’ai commencé à l’âge de 13 ans.

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?
BL : Sur un mois, lorsque j’ai cours, soit 5 fois par semaine, je navigue 4 fois par semaine s’il y a plus de 10 noeuds.

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?
BL : Soit à l’aide des transports en commun, soit avec la voiture de mon père, soit en skate.

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?
BL : Je mets 15 min en voiture, et 20 min en skate 🙂

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?
BL : En slalom je travaille le racing et duke jibe.
En vague j’attends la prochaine session de carton pour envoyer le frontloop!

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?
BL : Oui dans certains lycées il y a le ‘sport étude’, mais je préfère largement naviguer libre et avec mon matos

EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?
BL : Oui, cela m’arrive de parler avec les personnes que cela intéresse ou à qui je veux donner envie

EW : Quelle est l’implication de tes parents ?
BL : Mes parents me soutiennent, car ils jugent le windsurf comme un bon sport pour moi.

EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ? Avec la même intensité ?
BL : Je suis fils unique, mais mon père pratique encore un peu le windsurf avec son matos de l’époque.

EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas ?
BL : Oui ce n’est pas rare du tout.

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?
BL : Oui quelques-uns.

benoit le tallec - windsurf

EW : Penses-tu avoir de la chance ?
BL : Oui, réellement car ce sport est vraiment fabuleux et j’en suis amoureux.

EW : As-tu un entraîneur ?
BL : J’avais des profs du temps où je prenais des cours, maintenant je navigue avec mon matos qui est stocké dans mon casier, dans mon club.

EW : Comment apprends-tu ?
BL : J’apprends en suivant les conseils des windsurfers de haut niveau de mon club et en regardant des vidéos sur internet.


EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?
BL : Je répète dans ma tête parfaitement le move et une fois sur l’eau, je teste et je me rends compte souvent seul de mes erreurs.

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?
BL : Maitriser les moves que j’apprends jusqu’à ce que ça en ait l’air facile.

EW : Quel est ton spot préféré ?
BL : Pour l’instant, je n’ai pas trop bougé, mais l’année prochaine je compte essayer plusieurs spots (Carro, Six Fours, etc..)

EW : Quel est ton rider préféré ?
Robby Naish qui reste, je pense, l’idole de tous les planchistes.

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?
BL : Oui, Wind Mag.

EW : Comment décrirais-tu le windsurf ?
BL : Comme une drogue !

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?
BL : Je ne le pense pas, j’en suis certain!

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?
BL : Pour l’instant, je n’ai pas de sponsor qui me paye une partie du matos mais je compte chercher un contrat à la rentrée.

EW : Pratiques-tu d’autres sports ?
BL : Oui je pratique le skate et le longboard et occasionnellement le surf et le snowboard.

benoit le tallec - windsurf

 

Interview | Cyril Evrard

cyril evrard - windsurf

 

cyril evrard - windsurf

 

Date de naissance : 04 septembre 2003

Adresse : Warêt-la-chaussée – Belgique

École : 1er secondaire à l’Institut de la Providence Champion

 

 

Espace Windsurf (EW): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

mes premiers pas sur une planche à l’âge de 5 ans

 

EW: Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

Entre avril et décembre, je navigue en moyenne 2 fois par mois quand les conditions le permettent. Pendant les vacances lorsque nous partons (en moyenne 5 semaines par an)… Tous les jours de vent en Languedoc Roussillon (Agde).

 

EW: Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

… Voiture des parents 🙂

 

EW: De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche?

En Belgique : 1h20

En France : de 5 à 50 min. en fonction du spot

 

cyril evrard - windsurfing

 

EW: Qu’es-tu en train de travailler ?

– Top speed

– Jumps

 

EW: Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

Hélas non… à part les sports ‘classiques’ 🙂

 

EW: Parles-tu de tes nav à l’école ?

Juste un petit peu, mais cela n’intéresse pas trop les autres.

 

EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

Un métier en relation avec le windsurf… Mais pas encore d’idée précise.

 

EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?

Forte… C’est papa qui m’a appris à naviguer et maman la photographe. Maintenant, je vais plus vite que lui 🙂 et pas que çà. Mais ils continuent à progresser.

 

EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

J’ai un frère qui navigue un peu mais principalement pendant les vacances, il est plus fan de plongée sous-marine et il avance dans ses brevets pour être moniteur à 18 ans.

 

EW: Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

Non

 

EW: Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

Difficile, étant donné qu’on habite en Belgique et avec les problèmes de langue… (je navigue en Zéelande) 🙂

 

EW: Penses-tu avoir de la chance?

Oui car, ce n’est déjà pas donné à tout planchiste d’en être là où j’en suis à seulement 12 ans.

 

EW: As-tu un entraîneur?

Non enfin si un peu mon papa….mais juste pour apprendre de nouvelles choses  🙂

 

EW: Que maîtrises-tu le plus?

Navigation full speed et Jibes

 

 

cyril evrard - windsurf

 

EW: Comment apprends-tu?

J’essaie en naviguant selon les conseils qui me sont donnés.

 

EW: En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

Je lis le tricktionnary et je teste…

 

EW: Quels sont tes meilleurs résultats?

4ème au WindsurfKids Slalom Belgique dans la catégories <11ans

 

EW: Quels sont tes objectifs en windsurf?

Tout d’abord participer au DéfiWind l’année prochaine et puis, on verra…

 

EW: Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)

Un rêve, rejoindre la PWA…et être le plus rapide sur l’eau en pav… pourquoi pas.

 

EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

Oui, j’essaie de manger sainement.

 

EW: Quel est le spot que tu as préféré?

Les spots de Leucate mais surtout Playa de Sotavento à Fuerteventura

 

EW: Quel est ton rider préféré?

Antoine Albeau et Steven Van Broeckhoven

 

cyril evrard - windsurf

 

EW: Lis-tu des magazines de windsurf ?

Oui, principalement le Wind

 

EW: Comment décrirais-tu le windsurf?

Pas juste un sport… Une passion!

 

EW: Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

Oui, cela ne fait pas de doute.

 

EW: Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

Depuis cette année je fais partie du Team Rider Sailloft France qui intervient sur le prix des gréements. Pour le reste, c’est avec ma cagnotte… J’épargne pour m’acheter du matos et avec l’aide des parents.

 

EW: Que souhaites-tu rajouter ?

Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite en étant petit et maintenant, je ne peux plus m’en passer… Du matin jusqu’au soir je n’ai que cela en tête!

 

 

Interview – Nascimo Fournier

 

Photo Profil EW

Date de naissance : 19/11/2001
Adresse : Fédry (Haute-Saône -> Franche-Comté -> France intérieure)
En quelle année es-tu ? 5ème, au collège.




Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Nascimo Fournier (NF) : Je devais avoir 4 ans ! Ce sont plutôt mes parents qui s’en rappellent… C’était à Éole, à Leucate, avec une voile de 1m, une mini-bic…


EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

NF : Pendant l’hiver, saison basse, c’est proche de zéro, les températures de la région étant elles aussi souvent proches de zéro.
En mi-saison, je peux profiter des entraînements avec mon club (le CNHSV : 9e club français en 2013 !) sur le lac de Vaivre, à Vesoul. Je suis donc à l’eau dès que la glace est fondue, environ une à deux fois par semaine.
En saison haute (vacances d’été, et vacances de printemps et d’automne), là je prends cher … c’est tous les jours (de vent) ! Ma mère m’oblige 🙂 🙂 🙂


EW : Comment te déplaces-tu sur tes spots ?

NB : Le canal de la Saône passe juste en bas de mon village. Je prends donc ma planche de surf, mon windsurf sur le dos et j’attends LA vague qu’y m’emporte jusqu’au lac.
Quand il n’y a pas de vague, je prends mes palmes et mon bodyboard. Je n’ai pas encore de paddle…
Sinon, je fais aussi du stop camping-car et c’est souvent mes parents qui me prennent.


EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot ?

NF :Ça dépend des conditions énoncées ci-dessus, entre une demi-heure au plus rapide pour atteindre LE spot de Vaivre (référencé tout de même sur Windguru, les statistiques sont impressionnantes !) et quelques jours de trajet en été pour des spots plus idylliques…
J’aime surtout partir visiter les spots européens en mi- saison et en été.


EW : Qu’es-tu en train de travailler ?

NF : L’air-jibe : j’en suis déjà à quelques dizaines de tentatives plus ou moins réussies et mon coach m’a dit qu’il fallait bien en faire quelques centaines !!
Je travaille aussi le planning sur Bic 293 avec 3 nœuds de vent au lac de Vaivre, mais pas beaucoup plus de réussite pour l’instant … Russell, aide-moi !
Sinon, je vais songer à me casser la tête en loop…


Nas AirJ


EW : Quelle est l’implication de tes parents ?

NF : Ce sont eux qui m’ont tout appris !!!


EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ? Avec la même intensité ?

NF : J’ai une sœur de 9 ans qui commence à pousser fort aussi. Elle me double presque déjà en régate. Elle est souvent la première sur l’eau, dès que le soleil se lève !


EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

NF : Au club comme pendant les vacances, c’est ça qui me motive ! J’ai la chance de partir souvent en trip à plusieurs, les potes sont là, ça envoie du lourd !


EW : As-tu un entraîneur ?

NF : Mon père, ma mère, mes tontons, ma tata, mon grand-père. Et Gilles, le mono du club.


EW : Quelles sont les conditions, le matos que tu préfères ?

NF : Le freestyle-wave : voile 3,3 (Quad) pour la légèreté et la maniabilité avec une planche de 70 litres. Parfait comme package unique pour mon gabarit (40 kg tout mouillé pour 1m55) et pour rider partout en Europe ! C’est de la dynamite !!

Mais, il m’arrive aussi de rider sur plein d’autres choses :
– du skimboard, du skate, des skis…
– du matos à mes parents pour faire de la muscu : une 5,4 à 12 ans, c’est lourd !
– du matos au club de voile : super bic 293 et voiles associées pour la compétition régionale !!


EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

NF : Je regarde les autres, je mate le tricktionnary… et hop je répète… je tombe… alors j’essaie à nouveau ! Et hop je re-tombe… alors je recommence !


EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?

NF : Aller rider dès que possible !
M’amuser, prendre du plaisir, partager, rider avec les autres ! Naviguer pour le fun : c’est comme ça que je vois le FUN-board !
Découvrir des pays et des spots, parce que le windsurf, c’est aussi synonyme de vacances ! Faire le plein d’images ! Profiter du vent, du soleil pour tenir tout l’hiver !
Faire le plein d’aventures et de souvenirs !
Il faut véhiculer et partager une image simple et conviviale du windsurf.


EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

NF: Ben oui, quoi !


EW : Es-tu sponsorisé ?

NF : Je suis sponso par mes parents pour les voyages et le matos.
J’ai un partenariat avec Sailloft France qui m’aide pour les voiles.


EW : Que souhaites-tu rajouter ?

NF : J’aimerais bien que des sponsors m’offrent l’avion pour aller faire des compétitions et des trips aux quatre coins du monde !!!


Nas Grab


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Alexandre Figon – Interview

Alexandre Figon

Date de naissance : 28/07/1998
Adresse : Porto-Vecchio, Corse
Etudes : 2ème

 

Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Alexandre Figon (AF) : J’ai commencé à naviguer à l’âge de 14 ans, ça fait un an !

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

AF : J’essaie d’être sur l’eau le plus possible donc je dirais environ 15 jours par mois.

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

AF : Je me déplace sur mon spot en voiture.

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

 AF : Je ne suis même pas à 10 minutes du spot le plus proche en voiture.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?

AF : J’essaye de me mettre en switch (straps à contre) pour ensuite essayer le switch kono. Je travaille aussi l’air jibe et le 360 upwind.

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

 AF : Non, il n’y en a pas.

 

EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?

AF : Je parle de mes navs de temps en temps avec des amis, mais sans plus.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire ? Pourquoi ?

AF : Je vais passer mon bac général et je vais ensuite entrer dans une école où l’on peut devenir skipper.

 

EW : Quelle est l’implication de tes parents ?

AF : Mes parents m’aident à payer le matos et m’accompagnent parfois sur les spots.

 

EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ?

AF : J’ai une petite sœur qui n’en fait pas encore, mais ça ne va pas tarder !

 

EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas ?

AF : Oui, la plupart de mes amis.

 

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EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

AF : Non, je navigue avec seulement 2 amis de mon âge.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance ?

AF : Oui, je pense avoir énormément de chance, car j’habite près de la mer, donc je peux naviguer un maximum et bénéficier de l’aide de mes parents.

 

EW : As-tu un entraîneur ?

AF : Non, je n’ai pas d’entraîneur, mais je pense que chaque membre du team peut aider avec son expérience.

 

EW : Que maîtrises-tu le plus ?

AF : La chute sans hésiter, mais bon il faut essayer pour progresser !

 

EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

AF : En général, je demande aux riders plus expérimentés que moi, je regarde des vidéos en boucle et je lis des articles.

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats ?

AF : Je n’ai pas de résultat, car je viens de commencer, mais plus vite je progresse et plus vite je pourrai participer à quelques compétitions.

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?

AF : Avoir un maximum de plaisir à chaque navigation et essayer de nouvelles figures.

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)

 AF : J’aimerais un jour passer un Culo bien propre et bien ample. 

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture ? Comment ?

AF : Non, je ne fais pas vraiment attention à ce que je mange.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré ?

AF : Le spot que j’ai préféré est Pinarellu, car c’est un « beachbreak » et les vagues ne dépassent pas les 2 mètres en général (quand ça souffle), c’est un bon spot pour apprendre.

 

EW : Quel est ton rider préféré ?

AF : Il y a plusieurs riders que j’aime bien, mais je pense que Tonky Frans et Gollito Estredo sont mes préférés.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?

 AF : Je ne lis pas de magazines, mais je lis les articles sur internet.

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf ?

AF : C’est un sport qui apporte de bonnes sensations de glisse, où l’on se fait plaisir et où on rencontre de nouvelles personnes.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

AF : Je l’espère et sinon je me débrouillerai pour aller sur l’eau.

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

AF : Non, je ne suis pas sponsorisé, je paie tout mon matos et je ne reçois rien, mais j’espère trouver un sponsor.

 

EW : Que souhaites-tu rajouter ?

AF : Je voudrais remercier Espace Windsurf de m’avoir accepté dans le team.

 

alexandre-figon

Etienne Delebarre – Interview

etienne delebarre

 

etienne delebarre

Date de naissance : 07/11/1992
Adresse : Wimereux
Études/Job : 1ère année de BTS Maintenance Industrielle et travaille tous les étés au Club de Voile de Wimereux en tant que moniteur de planche.

 
 

Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Etienne Delebarre (ED) : j’ai commencé à naviguer à l’âge de 11 ans pour la première fois au Club de Wimereux.

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

ED : cela dépend, l’été je passe tous les jours sur l’eau, mais l’hiver je n’y suis que le week-end, ainsi que pendant toutes les vacances scolaires et jours fériés.

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

ED : pour aller sur mon spot, je me déplace très souvent en voiture, car je choisis toujours l’endroit le mieux orienté par rapport au vent, mais lorsque celui-ci est favorable sur Wimereux, je me déplace en skate.

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

ED : le spot le plus proche est juste en bas de chez moi, à 20 mètres.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?

ED : j’essaye vraiment de m’appliquer dans mes surfs, mais je me suis mis à tourner les frontloops l’été dernier.

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

ED : oui, dans le Nord, nous avons la chance d’avoir le Pole qui nous forme en même temps que les cours.

 

EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?

ED : la planche à voile est vraiment un sport qui me passionne et j’aime vraiment le partager et le faire découvrir à des personnes qui ne le connaissent pas.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire ? Pourquoi ?

ED : je suis actuellement en BTS Maintenance industrielle. Je souhaite dans deux ans partir faire une formation BP JEPS dans la voile légère, car en plus d’être une passion pour moi, c’est un métier qui me passionne depuis tout petit.

 

EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents ?

ED : c’est eux qui m’ont fait découvrir le windsurf et ils m’ont toujours soutenu dans mon sport. Ils m’ont également conduit là où je pouvais naviguer jusqu’à ce que je sois devenu autonome. Aujourd’hui, mes parents sont les premiers à voir mes vidéos et ils me soutiennent toujours autant qu’avant.

 

EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ? Avec la même intensité ?

ED : j’ai deux sœurs qui font de la voile (catamaran) et ma petite sœur fait un peu de planche. L’été, il nous arrive de faire une balade en planche pour pouvoir nous améliorer et surtout bien rigoler.

 

EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas ?

ED : à ma connaissance, toutes les personnes avec qui je navigue ont des parents qui naviguent ou en relation avec la voile.

 

etienne delebarre

 

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

ED : je navigue avec beaucoup de personnes plus jeunes, mais aussi avec des plus âgées que moi. Par contre, il n’y a pas beaucoup de personnes de mon âge en windsurf dans ma région.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance ?

ED : j’ai énormément de chance d’avoir des parents qui m’ont soutenu comme cela et aussi d’avoir des amis qui m’ont aidé à progresser et à pousser mes limites. Je pense que tout le monde n’a pas autant de chance que moi, j’en suis très conscient et c’est pour cela que j’aime parler de mon sport et que j’aime le transmettre.

 

EW : As-tu un entraîneur ?

ED : oui, Bertrand JOYE, a été mon premier entraîneur. C’est à lui que je dois une telle progression dans le windsurf. Aujourd’hui, Yann SUNE m’entraîne en vague et me motive. Merci à eux !

 

EW : Que maîtrises-tu le plus ?

ED : Selon moi, je pense que je maîtrise vraiment bien le surf frontside, c’est quelque chose que j’adore.

 

EW : Comment apprends-tu ?

ED : j’apprends grâce à mes amis comme Pierre Chauvin, qui m’a appris le front. Bertrand et Yann m’apprennent aussi beaucoup de choses qui me permettent de vraiment m’améliorer.

 

EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

ED : en vague, je regarde les gens et je vais leur demander comment ils font. Après leurs explications, je me jette à l’eau pour faire des essais.

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats ?

ED : je me souviens avoir fait une compétition de formula et je suis arrivé 3ème. J’ai aussi fait les championnats de France en slalom.

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?

ED : j’aimerais bien progresser rapidement pour pouvoir faire quelques compétitions et quelques AFF.

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)

ED : j’aimerais vraiment passer le pushloop, car c’est une figure assez impressionnante et j’aimerais aussi un jour bien me classer en Championnat de France en vague.

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture ? Comment ?

ED : oui, j’essaye de manger équilibré pour garder la forme en faisant attention à manger de tout et pas trop de sucreries.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré ?

ED : pour moi, Wimereux est vraiment un spot idéal pour évoluer et même pour se perfectionner, car on y trouve tous types de conditions.

 

EW : Quel est ton rider préféré ?

ED : Antoine Martin est un rider exceptionnel et assez fou, car il essaye toujours d’innover. J’ai eu la chance de le rencontrer lors d’un championnat et il est vraiment très cool.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?

ED : j’aime lire des magazines de windsurf, car ça permet de rester au courant de l’actu, mais aussi d’apprendre de nouvelles choses.

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf ?

ED : le windsurf est un super sport, je trouve ça joli et en même temps impressionnant. C’est un sport très varié. En vague, chaque move est une expression de soi-même, car chaque personne exprime son move à sa façon.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

ED : j’aimerais vraiment faire du windsurf jusqu’à ma mort, mais ce ne sera pas possible. Tant que je pourrai monter sur une planche, j’exercerai le windsurf.

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

ED : à part Espace Windsurf, je n’ai aucun sponsor, mais j’aimerais bien en trouver un.

 

EW : Que souhaites-tu rajouter ?

ED : je remercie toutes les personnes qui m’ont permis d’arriver là où j’en suis en planche aujourd’hui et je motive toute personne commençant le windsurf de s’accrocher, car c’est un sport super avec une ambiance magique.

 

etienne delebarre

 

Interview – Pierre Mortefon

 

Originaire du Languedoc Roussillon, plus exactement de Port-La-Nouvelle, Pierre Mortefon représente la génération montante du slalom français, notamment en jouant sur le tour AFF et PWA depuis maintenant quelques années. J’ai donc choisi d’interviewer Pierre afin de découvrir ses objectifs pour la saison 2014 ainsi que le matériel de slalom North Sails/Fanatic, qu’il aide à développer en allant au moins une fois par an à Hawaii.

Année de naissance 1989
Numéro de voile F14
Taille 1m87
Poids 92 kg
Première année en PWA 2007
Première victoire de manche 2011
Sponsors North Sails, Fanatic, ION, 71percent, Waxx

planche-mortefon voile-mortefon

 

Tu finis cette saison de 2013 en 12e position en slalom, avec notamment deux belles étapes, 8e en Corée et 6e en Turquie. Que penses-tu de ta saison ?

Je suis satisfait de ma saison 2013, même si une petite pointe d’amertume ressort après analyse des résultats avec 2 beaux tops10 et 2 épreuves où je passe un peu à côté… Néanmoins, j’ai encore bien progressé sur de nombreux points et je sais sur quel point il faut encore travailler pour progresser en 2014 !

 

En Turquie, alors que tu étais 1er avant le dernier jour, tu finis 6e, que s’est-il passé ?

Je ne sais pas vraiment, certainement le changement de statut que je ne n’ai pas vraiment su gérer. En effet, la course au podium ne se régate pas de la même façon, j’ai super bien navigué et j’ai peut être commencé à « trop réfléchir » le dernier jour… J’ai reçu des tonnes de messages d’encouragement et  j’étais au bord d’un rêve de gosse. Malheureusement, j’ai laissé passé ma chance, la faute peut être à la pression, mais ce n’est que partie remise et je sais que maintenant, je peux jouer devant !

 

Quels sont tes objectifs pour 2014 ?

Pour 2014, je souhaite continuer à progresser ! Le titre de Champion de France AFF et le TOP 10 mondial PWA sont mes objectifs prioritaires… Mais cela va être une saison très chargée avec de nombreux évènements au programme.

 

Suis-tu une préparation particulière, que ce soit mental ou physique ?

Oui, je suis une préparation physique particulière avec un coach physique qui me coache tout au long de l’année (Romaric Linares de LR préparation) et c’est un véritable plus. En effet, j’ai commencé à travailler sérieusement avec lui à la fin 2012 après avoir réellement compris qu’une prépa physique spécifique était indispensable pour tenir une saison en slalom. Après avoir enchaîné 2 années où malheureusement je m’étais blessé, j’ai pris conscience que j’avais certainement besoin de quelque chose de supplémentaire. J’ai ressenti les effets dès le début de la préparation et la fin de saison a d’ailleurs été plus facile à gérer que les années précédentes. De plus, j’ai évité toute blessure et ça n’est vraiment pas négligeable. J’ai entre 3 et 5 séances par semaine en fonction de la période et des choix de travail discuté avec mon préparateur. Concernant le mental,  je n’ai pas vraiment de préparation. J’essaie de discuter beaucoup avec mon entourage, ainsi qu’avec d’autres sportifs évoluant dans différents sports. J’ai aussi lu pas mal de livres l’an dernier et petit à petit je progresse là dessus. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut toujours croire en soi !

 

Qu’est-ce qui constitue un bon entraînement pour toi ?

Pour moi un bon entraînement est un entraînement où l’on apprend quelque chose, que ce soit sur sa planche, sur sa voile ou sur soi-même… Il peut être long, court, difficile ou facile, mais le but est d’avancer sur une interrogation qui reste en suspens …

pierre mortefon 

 

Que fait un Pierre Mortefon les jours de pétole ?

Il peut faire pas mal de choses ! Il y a déjà les séances de prépa physique qui sont là pour occuper les journées vent ou pas vent ! Je fais aussi pas mal de SUP quand il y a des vagues et c’est un super complément tout comme le VTT qui permet de bonnes sorties dans la nature. Mais, en dehors du sportif,  il y a aussi pas mal de choses à gérer comme organiser sa saison, chercher des sponsors et des partenaires pour pouvoir mieux organiser son année. Il faut aussi réserver les logements, billets d’avion, excédents… Je vis à 100 à l’heure, même quand il n’y a pas de vent, mais cela fait quand même du bien de parfois ne rien faire !

 

Lors de la saison, j’imagine que tu es presque tous les jours sur l’eau, mais combien de fois navigues-tu par semaine en hiver ?

C’est à peu près pareil que cela soit l’été ou l’hiver ! Tant que les conditions le permettent, je suis sur l’eau… En revanche, j’adapte ma navigation en fonction des conditions et je cherche à travailler en conséquence. Par exemple, je ne vais pas bosser les jibes et l’agressivité sur les manœuvres un jour où il fait 5°, mais je privilégierais plus les longs bords de speed test pour régler le matériel.

 

Tu es désormais un membre très actif dans la production du matériel 2014 de slalom chez North/Fanatic, cela t’aide-t-il à mieux connaître ton matos pour les courses ?

Pour le moment, je découvre et j’apprends beaucoup à chaque phase de développement auquel je participe et c’est super. Pour le moment, ce n’est pas encore un véritable plus pour les courses, mais je commence à connaître pas mal de chose sur la manière dont fonctionne le matériel et cela me permet surtout de réagir plus vite lorsque cela ne va pas. Ça c’est déjà un avancement important qui me permet de ne pas stagner lorsque cela coince un peu…

 

Quelles sont les améliorations apportées au le matériel de slalom 2014, par rapport à 2013 ?

Le matos a bien progressé pour 2014, nous avons commencé à travailler sur les planches et les voiles assez tôt et surtout sur de nombreux spots différents et ça c’est très important ! Pour les planches, elles étaient déjà très rapides et nous avons beaucoup travaillé sur la facilité et le contrôle en plage haute d’utilisation pour les petites-moyennes planches et le départ au planing ainsi que les jibes ont énormément progressé sur les plus grosses !

En ce qui concerne les voiles, le développement s’est fait en deux parties pour les petites surfaces avec une évolution de la plage d’utilisation haute et une meilleure tenue.

Pour les grandes tailles, il est prévu une meilleure accélération, ainsi qu’un meilleur départ au planing.

Mais le mieux reste de les essayer vous-mêmes !!!

pierre mortefon

Interview – Robby Swift

 

Suite à mon article sur la Martinique, je vous propose, cette fois-ci, une petite interview d’un rider très talentueux que nous voyons moins sur le web. Il s’agit de Robby SWIFT. Super windsurfeur et réalisateur, je vous propose donc d’en apprendre un peu plus sur lui.

 

Numéro de voile K89
Taille 175 cm
Poids 85 kg
Âge 28
Début du windsurf 1987
Début en PWA 2000
Sponsors NeilPryde, JP, Mystic, Maui Ultra Fins, Surazo, Gloryfy and Swox

Je l’ai rencontré pour la première fois à Pozo lors de la PWA 2012. Nous faisions, à ce moment-là, une escale sur l’île de Gran Canaria avec Phillipe Cachat pour le wave sailing camp.
Son niveau sur l’eau n’a d’égal que sa gentillesse à terre. A votre tour de découvrir le K89 from United Kingdom.

 

Martin PLISSONNEAU : Tu es à la 26e place mondiale pour l’instant, car tu as manqué l’épreuve de Tenerife (sans compter Pozo qui a été annulé), tu termines 5e à Klitmoller et ça n’a pas couru à Sylt, que penses-tu de ta saison ?

Robby SWIFT : J’étais vraiment déçu de m’être cassé la cheville cette année. Je naviguais super bien avant Pozo et je pensais faire une super année. Manquer Tenerife était frustrant d’autant plus qu’ils avaient de bonnes conditions. J’ai également manqué la seconde mission des Red Bull Storm Chase, donc ce fut encore plus triste (Robby a posé un magnifique push forward lors de la première mission). Cependant, 5e à Klitmoller n’est pas mal et maintenant on a Maui et le Chili, alors si je suis en état de les faire (confirmé pour Maui), je pourrai annuler Tenerife et avoir une saison « normale ».

 

MP : Comment va ta jambe maintenant ?

RS : Ma cheville s’est rétablie à 80 %. Je dois encore retrouver un peu de flexibilité et de force, mais j’y travaille tous les jours. J’espère que dans un mois ou deux, elle sera entièrement guérie.


Robby Swift

 

MP : Cette année, le PWA World Tour fait une étape au Chili, qu’en penses-tu ?

RS : J’aime le Chili. C’est l’un de mes pays préférés dans le monde et le windsurf y est génial. Les gens sont sympathiques et il y a de nombreux bons windsurfeurs là-bas, ce sera super de finir l’année sur un excellent spot.

 

MP : Comment as-tu fait pour évoluer avec JP / NP ?

RS : J’ai rencontré un des responsables de NeilPryde quand j’avais 12 ans et j’ai fait un forward loop avec du matériel de slalom pendant une démo de NeilPryde. Après, NeilPryde était importé par AHD en Grande-Bretagne donc j’avais du matériel gratuit venant de ces deux compagnies. J’avais 15 ans quand j’ai rencontré Martin BRANDNER, le boss de JP et il m’a mis dans le team international. Martin m’a aidé dans les hauts et les bas de ma carrière. Il est un super patron !

 

MP : Tu as commencé à chasser les grosses vagues avec Jason POLAKOW, pourquoi fais-tu cela alors que le World Tour est axé sur les sauts et les vagues « normales » ?

RS : J’aime naviguer dans les grosses vagues. C’est très excitant, surtout quand on le fait avec un bon ami. Jason et moi avons beaucoup de plaisir à organiser ces trips et cela nous change de l’entraînement juste pour les compétitions. Cela permet aussi d’avoir moins peur lorsque les vagues sont plus petites, donc c’est très utile.

 

MP : Que penses-tu de Philip KOSTER ?

RS : Philip est un bon ami. Il est cool, il a les pieds sur terre et c’est top de voir son succès soudain. C’est l’un des plus talentueux windsurfeurs sur la planète. Il s’entraîne durement et mérite toutes ses victoires. J’aime bien le regarder naviguer quand le vent est très fort, car ses sauts sont tout simplement hallucinants !

 

MP : Cette année vous avez perdu Kauli SEADI dans votre team, que penses-tu de sa réaction?

RS : je pense que Kauli est heureux de ce qu’il fait maintenant. Le tour a évolué d’une manière qui ne lui convenait pas et il ne voulait plus continuer. NeilPryde avait besoin de lui pour courir et il ne voulait pas, c’était un choix qu’il avait à faire. Il aime vraiment faire son « TV show » et travailler dans son centre. Il vient à Maui et au Chili, il fait juste les étapes dans les conditions qui lui plaisent.

 

MP : De qui es-tu le plus proche sur le tour ?

RS : Ricardo, Brawzinho and Ross Williams.

 

MP : Qu’aimes-tu dans le windsurf ?

RS : je me sens libre et je peux faire ce que je veux. Il n’y a pas de limite et tu ne cesses d’apprendre.

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MP : Si un jour, tu n’es plus capable de faire de la vague, feras-tu un come-back en slalom ?

RS : Non, malheureusement cela coûte trop cher !!!

 

MP : Si tu devais choisir juste une voile et une planche, que prendrais-tu ?

RS : 4.7 Combat and 82 L Single Thrusters.

 

MP : À part Swifty, as-tu d’autres surnoms ?

RS : Tina (Shortened from Swiftina) and Piglet!!! (A baby pig :))

 

MP : As-tu des hobbies ?

RS : Le surf, le tennis, la course à pied, le vélo, le golf, la lecture et la guitare.

 

MP : Comment organises-tu ton entraînement chaque jour ?

RS : Je me lève vers 5h30 pour répondre à mes mails, à 6h30 je vais surfer au lever du jour, puis je rentre chez moi, je mange et je vais faire du vélo ou de la course. Ensuite je vais naviguer l’après-midi et yoga de 17h à 18h30. Enfin, je rentre, je mange et je vais dormir vers 20h30 -21h30. Je suis mort !

 

MP : En ce moment, c’est dur de vivre du windsurf ? Quel est ton sentiment quand tu compares les revenus des footballers et ceux des windsurfeurs ?

RS : Il n’y a pas de comparaison. Les windsurfeurs ne font pas d’argent, à part 5 ou 6 mais personne ne peut conserver son argent en fin d’année. On le fait parce qu’on aime ça !

 

MP : Dernière question, qu’en est-il de tes études ?

RS : J’ai passé l’A-level (équivalent du bac), mais je ne suis pas allé à l’université afin de pouvoir poursuivre ma carrière. J’ai étudié l’espagnol, le français et l’économie.

 

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PHOTOGRAPHE : John Carter