Qu’est-ce qu’un simulateur?


Il s’agit de toute chose que nous pouvons utiliser pour expliquer la technique sur terre (et non sur l’eau).

Une planche sur le sol sans aileron fera toujours l’affaire, mais je préfère utiliser une vielle planche qui est utilisée uniquement pour le simulateur. Une pour les débutants et une pour les avancés.

Ce simulateur tournant est très simple. Il possède une tige centrale avec des roues pour supporter le poids de la planche et du rider.

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La planche d’un débutant a des dessins dessus, afin d’expliquer les premiers éléments que l’on donne aux pratiquants.

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Le gréement est représenté par la partie basse d’un mât et un wishbone. Il y a également un élastique attaché là où se trouve le centre vélique de la voile ; celui-ci est relié à un objet fixe.
Le pied de mât se trouve au niveau de la tige du simulateur, afin d’avoir une rotation parfaite.

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En bougeant le gréement vers l’arrière ou l’avant, la planche tourne dû à la tension dans l’élastique.

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Cela supporte également le poids, afin de pouvoir travailler la suspension et les mouvements de direction.

Il est possible de positionner une petite planche sur le simulateur, afin de montrer différents types de virements et jibes. En général, je n’utilise pas la suspension sur le simulateur, mais préfère avoir la planche au sol où ça ne bouge pas.

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Lorsqu’on montre la position dans les straps, il faut placer le strap avant au niveau du centre de la tige du simulateur.

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Lorsqu’on montre le virement, il faut placer le pied de mât au niveau du centre de la tige du simulateur. Il faut toujours penser à l’endroit où l’on veut que la rotation se fasse et ainsi placer la planche en conséquence.

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Pour les cours plus avancés, j’ai un gréement spécial avec des dessins. Il est fabriqué à base de moustiquaire, afin que le vent et ma voix puissent passer au travers.

Lorsqu’on utilise un simulateur au sol, il faut toujours se rappeler que cela ne fonctionne pas tout à fait de la même manière que sur l’eau, mais qu’il s’agit plutôt d’une façon de faire comprendre à certaines personnes comment ça marche. Il faut donc bien réfléchir à la manière dont on l’utilise pour donner des explications. t
Lors des explications, il est important de bien informer sur la vraie direction du vent. Je vois trop souvent des gens qui donnent de très bonnes explications, mais sans rapport avec le vent.


Brouwersdam – Grevelingendam

 

ARTICLE : Michiel De Cooman

 

Dans ce rapport, je vais vous présenter deux spots de Freestyle en Hollande, plus précisément: Brouwersdam et Grevelingendam. Ce sont mes spots favoris et j’essaie d’y aller dès qu’il y a assez de vent.

L’avantage de ces spots, qui se trouvent d’ailleurs dans le même lac (11.000ha), c’est que ça marche presque toujours, quelle que soit la direction du vent.
De plus, ces endroits, où beaucoup de freestylers Belge et Hollandais pratiquent leur discipline, sont peu profonds, ce qui est très agréable pour les freestylers, et pas seulement qu’en hiver…

Les coins freestyle (pool) sont séparés du lac par des petits murs en cailloux. Ce qui veut dire qu’on profite de la force du vent, mais sans devoir surmonter le clapot par vent on shore.

A l’intérieur, derrière les murs, on trouve un plan d’eau parfaitement plat, idéal pour le freestyle.
Un couloir entre le “pool” et le lac permet de sortir vers le lac et inversement. Une combinaison parfaite pour s’entraîner d’abord en eau plate pour sortir ensuite et tenter quelques Speedloops ou autres moves comme le Shaka.

Le “pool” à Brouwersdam

Comme le lac se situe juste derrière la digue, la force du vent est comparable avec celle au bord de mer.
Selon les top freestylers (Steven Van Broekhoven, Dieter Vandereycken,…) ces spots peuvent être comptés parmi les meilleurs au monde pour le Freestyle. Effectivement, si nous jetons un coup d’oeil sur le PWA ranking 2011, dans le top 10, pas moins de 3 riders ont débuté là-bas.
Nous y rencontrons un vaste groupe de jeunes, tous mordus par le freestyle. Tout le monde
se connait, l’ambiance est super! A chaque fois les jeunes tentent de pousser leur niveau, de progresser,….
Pour les non windsurfers, le spectacle est assuré.



 

Petit point négatif: Pendant les vacances scolaires et en été, les spots (surtout celui à Brouwersdam) risquent d’être surpeuplés. Les bons coins freestyle sont également souvent appréciés des débutants en planche et beaucoup de cours d’initiation y prennent place.

Mais hors saison, ou quand ça souffle vraiment fort, difficile de trouver mieux!

Et on ne se trouve jamais seul sur ce plan d’eau : même en hiver, par la qualité du spot, la motivation pour s’entraîner est toujours présente chez les jeunes.

Comme les spots sont assez éloignés de chez moi, j’y reste souvent 2 jours le weekend.
A Brouwersdam, on peut trouver un logement très complet :

Pas moins de 12 chambres (56 lits) bien équipées sont mises à disposition des windsurfers.

Les repas et petits déjeuners sont proposés dans le restaurant juste à côté, avec vue sur le plan d’eau.

 

Plus besoin de se (dés)habiller derrière la voiture, des vestiaires sont prévus avec des douches bien chaudes.
Si on reste la nuit, les combinaisons peuvent être séchées dans un endroit bien chauffé, c’est très agréable le lendemain!

Et ce n’est pas tout, en cas de problèmes avec son matériel, il y a toujours le windsurfshop, au même endroit, où vous trouverez tout ce qu’il vous faut.
Pour ceux qui préfèrent louer, il y a une très belle gamme de matos mise à disposition.

A Grevelingendam, il y a moins de possibilités de logement : la nuitée n’y est pas possible. Par contre, il y a un restaurant bien équipé au bord de l’eau et un petit surfshop.

Parking et sanitaires :

Question hygiène, des blocs sanitaires sont installés un peu partout, aussi bien à Grevelingendam qu’à Brouwersdam.
Garer sa voiture se fait au bord de l’eau.
En saison (mai-octobre), je vous conseille de prendre un ticket de stationnement (4 euro).

Attention:

Je conseille à tout le monde de porter des chaussures pendant la nav. Les fonds sont remplis d’huitres. Le contact direct à pieds nus peut faire très mal. Les semelles en kevlar ne sont pas du luxe.

En plein été, il y a l’événement « The Mission ». Plusieurs jours de démonstrations, tester les nouveautés, initiation, rencontrer les pros, concours,… Ca vaut la peine d’y faire un tour!

Les vents:

Profondeur:

Dans les pools, environ 1m de profondeur. A l’extérieur, un peu plus.

Gréer – parking:

Sur l’herbe, au bord de l’eau

Autres activités:

A Brouwerdam: le waterjump, voile, kitesurf (côté mer), bungalowparc à Port Zeelande avec aquaparc pour la famille, camping pour les jeunes

Après-windsurf:

Très beau bar-restaurant, terrasse

A bientôt peut-être ????