Que s’est-il passé pour les riders du team EW de novembre à janvier ?

 

Espace Windsurf évolue avec un team de plus en plus grand et soigneusement choisi : ils sont actifs, motivés et surtout écrivent des articles toutes les semaines !

Ils sont jeunes et connaissent déjà pas mal de choses qu’ils nous font partager facilement !

En windsurf, ils savent déjà de quoi ils parlent et leur motivation est dans le même sens que leur passion !

C’est pourquoi j’avais envie de vous faire connaître un peu mieux et de façon régulière ces jeunes qui nous entourent et qui cartonnent dans leur sport !

Tous les trois mois, je vous donnerai donc quelques nouvelles de ces passionnés de windsurf qu’il est indispensable de découvrir !

Leur présentation a déjà été faite via leur interview dans nos derniers articles donc je n’ai pas vu le sens de les représenter à nouveau mais de vous informer de leur activité durant ces trois derniers mois.

 

Benjamin Longy

 


Comme d’habitude, Benjamin s’est entraîné régulièrement et principalement en RS:X 9.5. Cette taille est, pour lui, toute nouvelle ! Il a donc pu découvrir de nouvelles sensations et faire de jolis progrès avec cette nouvelle voile plus grande.

 

 

Durant ces derniers mois, il a profité également de quelques sessions de fun (une nouvelles RRD thruster de 84L l’attend dans le garage)!

 

 

Mathis Mulciba

 

Avec un début difficile : pas de vent en Guadeloupe pour le mois de novembre (ce qui est tout à fait normal pour la période), décembre a suivi avec l’arrivée des Alizées et donc de très bonnes sessions de vague (vent side off) au soleil.

Pour Mathis, l’année a débuté avec du nouveau matos, de nouvelles figures et la participation au championnat de Guadeloupe.

En slalom, il a été classé 2ème en jeune et 18 au général (35 participants). En vague, il est également 2ème en jeune et  13ème au général (35 participants) avec Camille Juban et Antoine Martin à l’affiche !

 

Par la suite, Mathis s’est entraîné très régulièrement afin d’être prêt pour les prochaines compets de vagues.

 

Gautier Bourgeois

 

Pour Gautier, le permis de conduire en poche lui a permis de naviguer encore plus !

Il a participé à la longue distance à la Fos sur mer où il a terminé 6ème au général avec un Mistral bien présent !

Il a également participé au grand prix de l’Almanarre où il termine 2ème derrière Pascal Toselli dans du vent assez light et une tactique importante pour se dégager de la flotte.

Lorsque les conditions se présentaient, Gautier s’est amusé en speed (comme il l’explique dans son dernier article).

 

Pour finir, il a beaucoup travaillé sur les réglages de son nouveau quiver Loft Sails et Patrick en speed et en slalom.

 

Pierre Chauvin

 

Pierre a bénéficié ces 3 derniers mois de très bonnes conditions que ce soit en windsurf ou en sup. Il se souvient tout particulièrement d’une session seul avec Yann Sune à Wimereux dans 2 à 3 mètres de vague et 45 nœuds…

Pendant les vacances, il est parti faire un peu de snowboard pendant une semaine à la Cluzas. Et de retour, il a eu sa première session seul sur son home spot à 25 nœuds et vent plein de mer.

Mais sa meilleure session reste à Boulogne avec Etienne Delebarre où il a compris beaucoup de choses au niveau de la réception de ses backloops.

 

Alexandre Grand-Guillot

 

Pour Alexandre, cet hiver est son premier hiver avec autant de navigation. Et particulièrement en vague. Il a entraîné ses backloops : a essayé de s’orienter en l’air, de se situer dans l’espace, mais surtout de comprendre ses erreurs afin de s’améliorer rapidement. Tous les dimanches il s’est efforcé de faire du vélo afin de garder la condition !

Il est également rentré dans le team Espace Windsurf.

 

Jonas Handekyn

 

Jonas a profité des températures assez agréables pour la période de novembre pour naviguer en Belgique. Au mois de décembre, il a du mettre de côté le windsurf pour travailler pour ses examens.

Après ce bel effort, il est parti vers l’Afrique du sud (il y est encore actuellement) pour profiter des conditions pas toujours régulières mais tellement plus agréables qu’en Belgique dans le froid.

 

Mathias Genkel

 


 

Mathias a passé tout son hiver en Allemagne et a profité du mois de novembre et décembre très agréables au niveau températures. Pour un freestyler, il a fait beaucoup plus de vague qu’il n’en a l’habitude.

 

Vu les conditions beaucoup plus froides qui sont apparues par la suite, il a lancé un projet vidéo s’appelant « wintersurf ». Voici sa première vidéo, nous attendons avec impatience sa deuxième.

 

Antoine Albert

 

En novembre, durant le bac, il y a eu pas mal de vent du côté de Nouméa. Les temps de nav étaient donc bien calculés afin de profiter un maximum !

En décembre, Antoine a principalement fait du surf car il n’y avait pas de vent pour le windsurf. Mais ce n’est pas si simple de faire du surf en NC, il faut toujours trouver un bateau pour surfer les vagues !

C’est en janvier qu’il a le plus navigué car toutes les conditions étaient là pour progresser : du vent tous les jours, du soleil, de l’eau chaude,…

 

Michiel De Cooman

 

En novembre et décembre, Michiel s’est déplacé régulièrement vers la Hollande pour entraîner ses Spock, Grubby et autres Flakas. En fin d’année il a enfin passé ses premiers Flakas qui lui ont demandé énormément d’entraînement (plus que pour les autres moves)!

Il s’est également inscrit au concours d’UMI PICTURES FILM sur les freestylers à Bonaire où il a mis beaucoup d’énergie.
 

Début du mois de janvier, les Flakas commençaient à passer très facilement ! Du coup, ça donnait l’impression que d’autres moves étaient plus faciles.

Par la suite, les températures ont terriblement chuté, Michiel a encore navigué dans du 4 à 5° mais c’était un peu froid…

Pour son anniversaire, le 31 janvier, il a reçu une Starboard Quad prokids de 69 litres, ça promet de belles choses encore !

 

Le backloop

 

ARTICLE : Pierre Chauvin

 

pierre back

Photo : Pierre Chauvin en backloop à Wissant

 

Le backloop est une figure mythique dans le waveriding ! Elle est une des premières qui a été tentée dans les épreuves de vague et elle est encore importante aujourd’hui en heat. Les pros envoient des backloops une main/un pied.

J’ai choisi cette figure car je ne la maîtrise pas encore super bien. Le fait d’écrire un article sur le backloop m’aide beaucoup ! Je pense, de plus, que cet article va pouvoir également vous aider. En effet, quelqu’un qui maîtrise au complet une manœuvre ne se souvient pas toujours des différentes étapes qui l’ont aidé à la maîtriser…

C’est aussi une figure que j’aime voir ! Quand, dans le nord, Jules Denel ou Yann Sune envoient des backloops a 10 mètres à côté de moi, c’est impressionnant !

Pour moi, Philip Koster, Jonas Ceballos, Jules Denel et Yann Sune sont les riders qui font les plus beaux backloops.
La particularité du backloop est qu’il est très facile à tourner (vous pouvez voir beaucoup de personne sur les spots envoyer puisque qu’il suffit de tourner la tête), mais le plus compliqué et de le poser.

 

Pushloop / Backloop, la différence :

 

La rotation de la première se termine en l’air, alors que la seconde se termine à la réception. Pour quelqu’un qui ne connaît pas le windsurf, le pushloop est souvent plus impressionnant que le backloop.

 

Les conditions pour l’envoyer :

 

– Le Vent : l’orientation n’est pas ce qu’il y a de plus important. Cependant, au niveau de la force, entre 20 et 25 nœuds, est ce qu’il y a de mieux.
– La Vague : l’idéal est une vague bien raide, de minimum 1 mètre.

 

Selon moi, il ne faut pas décider d’envoyer un backloop au dernier moment mais presque dès le début du bord pour pouvoir trouver la vague la plus propice.
Il ne faut pas hésiter à aller chercher un pic plus loin sous le vent et abattre pour attaquer la vague, cela permet aussi de prendre un maximum de vitesse.

Il est surtout important d’attaquer la vague sur le pic pour bien monter comme un high jump.
Attention à bien évaluer la hauteur du saut par rapport à la vague que l’on va attaquer. Si la vague est petite, il faudra envoyer la rotation plus rapidement que si la vague est plus grosse.

 

Les étapes :

 

1)
– Bien lofer quand on est dans la vague
– Dès la sortie de vague je pense à fléchir les jambes pour me permettre de monter le plus haut
– Monter bien haut et bien à la verticale

2)
– Commencer à mettre la carène face au vent, ce qui va aider à engager la rotation
– Tourner la tête pour regarder le point d’impact afin de voir où on va atterrir. De plus, cela va aider à tourner les épaules correctement

3)
– Approcher le wish du corps

4)
-Reculer la main arrière pour permettre de mieux résister à l’impact et afin de ne pas se faire arracher la voile des mains lors de la réception

5)
– Regarder fixement la zone où je vais atterrir
– Se pencher en arrière afin d’éviter de se faire embarquer en avant et de retenir tout le matériel

Je pense qu’une réception est bonne, lorsque la planche s’enfonce bien dans l’eau. Je préfère un backloop posé comme ça, plutôt qu’un backloop posé sur la carène ou même sur l’arrière de la board (comme une réception de jump).

Ce qui m’a aidé à le poser c’est mon regard et le fait de reculer la main arrière et de se reculer.

 

Sur-rotation  ?

 

Pour gérer une sur-rotation, il faut d’abord bien fixer le point où l’on veut atterrir, mais surtout bien garder la voile bordée (fermée) et ne surtout pas pousser sur la main arrière.

 

Wissant ou Wimereux ?


ARTICLE : Pierre Chauvin


profil


Je m’appelle Pierre Chauvin, j’ai 17 ans, j’habite à Wimereux dans le nord pas de Calais.
Je fais du windsurf depuis 5 ans et j’ai commencé la vague il y a un an.




Je navigue principalement en vague mais je pratique aussi le slalom et le SUP. Mon premier objectif reste la vague.
J’ai la chance d’être sponsorisé par Utopeak (un surfshop centré sur le windsurf et le kitesurf en Belgique) qui m’aide à pratiquer ma passion.
Mes homespots sont Wimereux et Wissant où je navigue beaucoup avec mes potes Arthur Arutkin, Justin Denel et mon frère Benoit.

Voici les conditions que je peux retrouver sur mes spots :



Wissant : La côte est nord-est/sud-ouest


wissant - vue du haut

Ce spot est excellent car il amuse les débutants comme les confirmés !
En général, je navigue à droite du poste de CRS (Compagnie républicaine de sécurité) pour les petites vagues ou le slalom et à marée haute (car la mer monte jusque la digue donc il n’y a plus moyen de naviguer ailleurs).
Sinon je navigue à gauche de la digue où les vagues sont plus grosses et mieux formées.


Le vent dominant est le sud ouest (sideshore) et le mieux est d’y aller à marée descendante (courant inverse au vent). En général, je regarde windguru pour voir les prévisions ; mais il y a toujours un peu plus que ce qu’il prévoit avec l’effet des deux caps qui accélère le vent.

wissant - chien


Le spot où je navigue le plus est Wimereux (juste au sud de Wissant). La côte est Nord-Sud.



wimereux
Évidemment, le vent dominant est également sud ouest (side onshore), on peut naviguer partout sur le spot à marée basse.
Le fort sort de l’eau à marée basse juste en face du club, ce qui permet d’avoir 100 mètres tout plat et arriver sur les vagues avec un maximum de vitesse.




Wimereux ne marche pas à marée haute par gros coefficient car il y a un ressac avec la digue. Quand le vent est ouest (onshore), les vagues peuvent être très grosses et le plan d’eau devient alors un vrai chantier !

surf wimereux



Quand ces conditions arrivent, il est possible de naviguer dans la rade de Boulogne.

La plage est orientée a peu près comme celle de Wissant ce qui permet d’avoir un vent plus side shore quand il est onshore à Wimereux et grâce à la rade, les vagues sont moins grosses mais beaucoup plus belles.
A marée haute, on peut naviguer à droite de la plage (là où c’est le plus gros). A marée basse, les vagues sont plus au large, proche du caisson ; ce qui permet d’avoir une bonne vitesse en arrivant sur les rampes.



Je navigue plus à Wimereux car j’y habite et car mes entraînements en slalom se font au club de voile de Wimereux.

En générale, quand les conditions sont biens, il peut y avoir pas mal de monde sur l’eau beaucoup de belges et parisiens viennent dans le nord, surtout l’été !

Avec les kites, on essaye de naviguer chacun de son côté ; souvent les kites restent sous le vent.

La mise a l’eau sur les trois spots est vraiment très facile : ce sont de longues plages sans rocher donc tranquille 😉 !

Au sujet des surfshops, je connais « surfing area » qui se trouve sur la mise à l’eau à Wimereux. Je peux également vendre mon matos à un malheureux qui casserait quoi que ce soit 😉



Et du SUP, c’est possible !!!

A droite de la digue de Wimereux il y a moyen de faire du SUP sur une grande dalle rocheuse (la Rochette) qui ramène pratiquement tout le temps des vagues.
Encore un peu plus au nord de la Rochette (possibilité d’y aller en paddle), il y a le spot de la pointe aux oies avec des vagues encore plus grosses et très puissantes.

Il y a beaucoup de spots encore à découvrir pour le paddle.

backloop


ARTICLE : Pierre Chauvin