Le Gecko selon Michiel

 

ARTICLE : Michiel De Cooman

 

“Nous étions toute une équipe de jeunes dans notre club, le mot « Gecko » était très « hot » à ce moment, tout le monde souhaitait le maîtriser”. 

 

Parler du Gecko était, pour moi, important car il s’agit du move à connaître avant de lancer les Air Jibes ou autres spocks,…

C’est aussi un « kids move », car notre poids nous permet de sortir de l’eau de manière plus radicale.

Mon « home spot » étant un petit lac à l’intérieur du pays, il y a rarement beaucoup de vent et celui-ci n’est jamais régulier. Ce qui est idéal pour tout entraînement en « light wind ».

De plus, le Gecko est, pour moi, autre chose qu’un Helitack ou un Duckjibe.
 

Mon père m’a appris comment faire l’upwind 360 et très vite, j’essayais le Gecko.

Tous les jours, je regardais des petits films sur YouTube, ou je consultais mon « Trictionary ».

Au début, le plus dur était de faire couler la planche. à chaque fois, je rentrais déçu, j’allais voir sur des sites comme « Continentseven » ce qu’il fallait encore pour finir le move.
 

Nous étions toute une équipe de jeunes dans notre club, le mot « Gecko » était très « hot » à ce moment, tout le monde souhaitait le maîtriser.

Maintenant je remarque que quelques petits gars de 9-10 ans, ayant l’exemple devant eux, me disent qu’ils veulent faire du freestyle aussi.

Je pense qu’il est très important pour eux d’avoir des parents et un club qui les suivent. Notre club (WindsurfingDeinze) en est un bon exemple !
 

En compétition, le Gecko a très peu de  valeur. Néanmoins, au championnat de Belgique, il y a souvent un petit classement à part pour les jeunes quand il n’y a pas assez de vent pour faire des moves au planning.

La manière de juger est normalement sur base de « overall impression », donc là nous pouvons quand-même montrer des « Geckos » car nous n’avons pas encore une grande série de moves comme les plus âgés.

Nous essayons d’impressionner avec des moves dérivés du Gecko : Clew First, Switch, Diabolo,…

 

Maintenant j’ai évolué au niveau des moves au planning et c’est surtout ça que j’entraîne.

Le Gecko m’aura été très utile car il est une base pour d’autres moves « new school » comme le Flaka (il n’est autre qu’un Flaka sans saut).

 

Voici mes conseils:

 

Avant d’ essayer, il est important de savoir faire un « upwind 360 » dans les straps dans du vent léger. Si cela pose encore des problèmes, il faut commencer par l’Hélitack et la navigation à contre.

Concernant le matériel, je conseille une planche courte, une freestyle 90-100L fera certainement l’affaire.
 

Pour commencer, il faut essayer de naviguer dans du vent léger, les pieds dans les straps et la planche à plat sur l’eau. Pour y arriver, il faut que le corps soit placé au-dessus de la planche, plus vers l’avant  pour que l’arrière de la planche ne coule pas.
 


 

Il ne faut pas naviguer trop au près, les bras et les jambes sont tendus, la voile et le corps sont vers l’avant et bien au-dessus de la planche.
 

Je bascule ensuite la planche en poussant brusquement les talons des deux pieds dans l’eau, la planche va s’enfoncer et le nez va disparaitre dans l’eau.
 

Ensuite, Je tire sur mes bras en gardant le gréement très proche du corps. Il faut rester bien droit au dessus du flotteur (les hanches vers l’avant) et regarder vers le haut de la voile, la jambe avant tendue, la jambe arrière fléchie pour bien sortir de l’eau l’arrière de la planche.

 

Il ne faut surtout pas pousser sur la main arrière mais glisser plutôt le gréement vers le nez de la planche (comme lors d’un Hélitack), bras avant tendu et bras arrière fléchi.

 

Je regarde dans le sens de la rotation. La planche commence à tourner jusqu’au moment où je me retrouve dans une position à contre. La jambe arrière est tendue et la planche se retrouve à nouveau à plat sur l’eau. 

 

Le plus dur est fait, reste à finir comme un upwind 360. Je fais passer la voile au  vent, je replace mon poids plus vers l’arrière pour finir la rotation.
 

Plus il y a de vent plus la manoeuvre sera radicale (verticale) et  la rotation rapide.

 

Bon courage 🙂

 

Brouwersdam – Grevelingendam

 

ARTICLE : Michiel De Cooman

 

Dans ce rapport, je vais vous présenter deux spots de Freestyle en Hollande, plus précisément: Brouwersdam et Grevelingendam. Ce sont mes spots favoris et j’essaie d’y aller dès qu’il y a assez de vent.

L’avantage de ces spots, qui se trouvent d’ailleurs dans le même lac (11.000ha), c’est que ça marche presque toujours, quelle que soit la direction du vent.
De plus, ces endroits, où beaucoup de freestylers Belge et Hollandais pratiquent leur discipline, sont peu profonds, ce qui est très agréable pour les freestylers, et pas seulement qu’en hiver…

Les coins freestyle (pool) sont séparés du lac par des petits murs en cailloux. Ce qui veut dire qu’on profite de la force du vent, mais sans devoir surmonter le clapot par vent on shore.

A l’intérieur, derrière les murs, on trouve un plan d’eau parfaitement plat, idéal pour le freestyle.
Un couloir entre le “pool” et le lac permet de sortir vers le lac et inversement. Une combinaison parfaite pour s’entraîner d’abord en eau plate pour sortir ensuite et tenter quelques Speedloops ou autres moves comme le Shaka.

Le “pool” à Brouwersdam

Comme le lac se situe juste derrière la digue, la force du vent est comparable avec celle au bord de mer.
Selon les top freestylers (Steven Van Broekhoven, Dieter Vandereycken,…) ces spots peuvent être comptés parmi les meilleurs au monde pour le Freestyle. Effectivement, si nous jetons un coup d’oeil sur le PWA ranking 2011, dans le top 10, pas moins de 3 riders ont débuté là-bas.
Nous y rencontrons un vaste groupe de jeunes, tous mordus par le freestyle. Tout le monde
se connait, l’ambiance est super! A chaque fois les jeunes tentent de pousser leur niveau, de progresser,….
Pour les non windsurfers, le spectacle est assuré.



 

Petit point négatif: Pendant les vacances scolaires et en été, les spots (surtout celui à Brouwersdam) risquent d’être surpeuplés. Les bons coins freestyle sont également souvent appréciés des débutants en planche et beaucoup de cours d’initiation y prennent place.

Mais hors saison, ou quand ça souffle vraiment fort, difficile de trouver mieux!

Et on ne se trouve jamais seul sur ce plan d’eau : même en hiver, par la qualité du spot, la motivation pour s’entraîner est toujours présente chez les jeunes.

Comme les spots sont assez éloignés de chez moi, j’y reste souvent 2 jours le weekend.
A Brouwersdam, on peut trouver un logement très complet :

Pas moins de 12 chambres (56 lits) bien équipées sont mises à disposition des windsurfers.

Les repas et petits déjeuners sont proposés dans le restaurant juste à côté, avec vue sur le plan d’eau.

 

Plus besoin de se (dés)habiller derrière la voiture, des vestiaires sont prévus avec des douches bien chaudes.
Si on reste la nuit, les combinaisons peuvent être séchées dans un endroit bien chauffé, c’est très agréable le lendemain!

Et ce n’est pas tout, en cas de problèmes avec son matériel, il y a toujours le windsurfshop, au même endroit, où vous trouverez tout ce qu’il vous faut.
Pour ceux qui préfèrent louer, il y a une très belle gamme de matos mise à disposition.

A Grevelingendam, il y a moins de possibilités de logement : la nuitée n’y est pas possible. Par contre, il y a un restaurant bien équipé au bord de l’eau et un petit surfshop.

Parking et sanitaires :

Question hygiène, des blocs sanitaires sont installés un peu partout, aussi bien à Grevelingendam qu’à Brouwersdam.
Garer sa voiture se fait au bord de l’eau.
En saison (mai-octobre), je vous conseille de prendre un ticket de stationnement (4 euro).

Attention:

Je conseille à tout le monde de porter des chaussures pendant la nav. Les fonds sont remplis d’huitres. Le contact direct à pieds nus peut faire très mal. Les semelles en kevlar ne sont pas du luxe.

En plein été, il y a l’événement « The Mission ». Plusieurs jours de démonstrations, tester les nouveautés, initiation, rencontrer les pros, concours,… Ca vaut la peine d’y faire un tour!

Les vents:

Profondeur:

Dans les pools, environ 1m de profondeur. A l’extérieur, un peu plus.

Gréer – parking:

Sur l’herbe, au bord de l’eau

Autres activités:

A Brouwerdam: le waterjump, voile, kitesurf (côté mer), bungalowparc à Port Zeelande avec aquaparc pour la famille, camping pour les jeunes

Après-windsurf:

Très beau bar-restaurant, terrasse

A bientôt peut-être ????

 

Mini trip au nord de la Hollande


Une semaine de disponible, pas de billet d’avion mais un van près à partir dans la direction du vent …
C’est le nord de la Hollande qui sera l’objet de notre choix ! Plus précisément Texel !

Le départ est fixé de Liège vers 10h00 car la journée ne s’annonce pas remplie de vent donc autant dormir et rouler la journée !

boat



Nous prenons, avec Simon, le ferry à Den Helder et en moins de 20min nous sommes sur l’île de Texel ! L’endroit est très joli, les vagues sont du côté de la côte ouest et le plat à l’est.

Tout est très bien organisé par PAAL avec une réglementation bien précise pour les riders (on ne navigue pas n’importe où)


Le premier jour, nous testons PAAL 9 qui, on le découvrira par la suite, ne fonctionne qu’à marée descendante. Cependant, il faut faire très attention aux brise-lames qui ne sont pas visibles mais très présents et très agressifs !


J’ai pu tester paal 15 le lendemain… Mais 40 nœuds de vent en 3.1 et mes 52 kg nous ont fait réfléchir…



Les 40 nœuds étant prévus pour deux jours, nous avons décidé de quitter l’île pour trouver un spot de repli à l’intérieur des terres…


Amstelmeer, pas loin de Den Helder, fera l’objet de notre choix !



L’eau y est douce, sable dans le fond et beaucoup de possibilités de navigation…  Un joli spot pour les freestylers avec un club « mickey » sans clapot  sur le côté babord.


Le vent monte encore au fur et à mesure de la journée, Simon est complètement surtoilé en 3.7 et moi en 3.1.  Les regards des riders sur l’eau traduisent la nervosité et l’étonnement : le vent prend une telle puissance! Nous décidons d’attendre la fin de la journée afin de naviguer dans des conditions un peu plus gérables.



Le soir, Jean-Philippe et Geoffray, qui avaient passé la journée à Brouwersdam, se joignent à nous pour 2 jours de nav.



Vu les prévisions annoncées, nous décidons de rester à Amstelmeer, ce sera une session extrêmement agréable en 3.7 pour moi et 4.3 pour Simon.  Jean-Philippe travaille ses air jibes qu’il passe de plus en plus et Geof commence à passer des speed loop ! Pendant que Simon passe tous ses jibes et je commence l’impulsion pour l’air jibe.


Le lendemain, nous cherchons un spot de vague qui fonctionne par ouest dans le nord (Marsdiep) mais pas de vague à surfer…

Nous décidons donc de descendre vers le spot de T’Herkje (Ouddorp). Nous arrivons trop tard, le spot ne fonctionne qu’en fin de marée descendante et début de montante…

Nous finirons à Brouwersdam à tenter les airjibes…




Le trip s’écourte car les jours qui suivent, le vent est annoncé nord-ouest et nord sans réelle force…

Nous prenons la route du retour le mercredi avec déjà beaucoup de progression et d’images dans la tête !  Les prochaines sessions se programment  déjà …