Indoor de France 2016

 

Voilà c’est fait ! Après 12 années d’attente, l’indoor de France a fait son grand retour !!
De belles images, de beaux souvenirs et un public au rendez-vous. Des grands noms qui ont fait de cet évènement sa célébrité étaient eux aussi présent, dont Robby Naish, Robert Tériitehau, Kauli Seadi et bien sûr Éric Thiémé.

J’ai eu la chance de pouvoir le vivre de l’intérieur en tant que rider et spectateur, petit retour sur ces 3 jours riches en émotions.

Le jeudi 31 mars marque le début des qualifications pour les deux shows du vendredi et du samedi en slalom et jump pour les personnes ne figurant pas sur la ‘main list’.
Beaucoup de têtes d’affiches du circuit français ont fait le déplacement pour espérer faire partie des rescapés et participer au ‘main event’. Parmi eux ont notera la présence d’Adrien Bosson, Antoine Martin, Jules Denel et de son frère Justin Denel ou encore Philippe Mesmeur.

 

depart 1 EW

 

Cette première matinée est consacrée à la découverte du fameux bassin qui ne parait pas si petit et de ses 28 ventilateurs créant un vent fort et irrégulier qu’il va falloir dompter…ça s’annonce épique ! La première mise à l’eau se fait avec du retard, vers 11h30 les ventilos ne fonctionnant pas tous, mais ça semble OK pour aller faire des ronds dans l’eau avant les ‘times trials’. Après deux passages de 5/6 min pour tout le monde, permettant quelques réglages du matériel et des ventilos par la même occasion, les hostilités vont pouvoir commencer.

Les ‘times trials’ consistent à faire un double 8, puis de franchir la ligne d’arrivée sous le vent comme on peut le voir sur des régates de slaloms classiques, tout en mettant le moins de temps possible. Le temps est à la concentration avec un stress qui se fait sentir. Nous sommes au milieu de l’arène de Bercy et c’est impressionnant, car ce n’est pas tous les jours qu’on peut faire du slalom dans une piscine ! 32 riders sont au départ pour seulement 4 places… les temps sont serrés à l’issue du premier passage et donc rien n’est joué. Au deuxième passage, Jules Denel, JB Caste, Camille Bouyer et Yann Dupond font les meilleurs temps et décrochent leurs billets pour le grand show du vendredi soir.

 

depart coolos EW

 

Chez les filles, elles sont 5 au total pour 4 places disponibles. Dommage du peu de filles qui ont fait le déplacement, dont Marine Hunter, Maëlle Guilbaud, Hélène Noesmoen et Cecile Decourt qui sont les plus rapides.

Les qualifications slalom faites, place au saut ! La rampe est étroite et assez raide, la tension de chacun d’entre nous se fait ressentir « ah c’est ça le jump ? … Bon … ». Seulement 3 sauts en essais et ensuite deux passages sur le tremplin sont notés pour faire le classement. Les consignes sont claires, il faut aller vite et envoyer rapidement, car les juges privilégieront les bonnes réceptions compte tenu de la difficulté d’envoyer un move super propre. Deux places sont disponibles. Les premiers passages ne sont pas brillants, car c’est difficile et engagé, donc il va falloir laisser son cerveau au vestiaire. Malgré la présence de deux ventilos plus élevés à hauteur du saut, la voile en l’air reste peu manœuvrante par manque de vent. Quelques riders changent d’avis et finalement ne sauteront pas. Pour ma part, le choix de figure sera le forward et le forward one hand, le premier étant parfaitement exécuté, le deuxième finira encastré dans la rampe ! Aïe…

Sans regret, avec sensation intense et brève, l’adrénaline est là ! Alexandre Grand-Guillot et Justin Denel finissent respectivement 1 et 2 des qualifications avec des résultats serrés et de belles prestations, ça promet pour le show.

La journée s’achève entre satisfaction et déception d’avoir eu le privilège de naviguer sur ce bassin et cette arène mythique, mais de ne pas pouvoir faire le grand show. Ce sera pour la prochaine fois !

Vendredi 1er avril, il ne reste plus que quelques heures avant le show tant attendu. Les légendes de l’Indoor sont là et bien présentes sur les temps de qualifications pour connaître les poules de passage. Robby Naish a de bons restes avec ses 24 titres mondiaux et il montre que c’est toujours lui le boss en faisant le meilleur temps à l’entraînement, suivi de près par Kauli Seadi.

 

navigation ok cool ew

 

Les entraînements de sauts sont impressionnants les riders ont, pour certains, l’habitude de la rampe et ça se voit, car la vitesse et la hauteur sont là ! Le show devrait être à la hauteur de nos attentes.
Il est 20h30 et le show va pouvoir commencer tous les riders étant prêts à en découdre. Le slalom ouvre le bal avec un Robby Naish exceptionnel qui s’impose sur la finale du slalom, suivi de près par Kauli Seadi et un Robert Teriitehau spectaculaire qui nous régale de ses sorties légendaires. Jean-Baptiste Caste, après avoir fait le meilleur temps durant les ‘times trials’, nous montre que ce n’était pas un simple hasard et prend la 2ème place de sa poule pour obtenir une place pour le samedi soir. Alice Arutkin prend la première place chez les filles en slalom devant des grands noms comme Lena Erdil ou encore Delphine Cousin, top rideuses sur le circuit PWA.

En saut, Nathalie Cottard s’impose face à Alice Arutkin, en nous montrant que les filles sont également bel et bien présentes à coup de forwards parfaitement exécutés.

Malgré la superbe performance de Nicolas Akgazciyan et de Kauli Seadi, Thomas Traversa sort vainqueur de cette première soirée, notamment grâce à un superbe Air Chachoo posé à sec !

La soirée s’achève dans une organisation quelque peu laborieuse tout ce qui était prévu pour le show n’ayant pu être réalisé par faute de temps. À noter, « l’oubli » de faire monter Nathalie Cottard sur le podium, la grande gagnante du jump…

Le dernier jour de cet évènement légendaire débute par les entraînements de slaloms et de sauts tout comme la veille et les esprits sont détendus. La première soirée s’est passée pour la plupart sans encombre.
A 17h, la salle est bien plus remplie que la veille les riders ont le sourire et ça fait plaisir de voir que le public est au rendez-vous pour admirer le spectacle et mettre l’ambiance !

Les discours sont mieux rôdés que la veille et les organisateurs sont dans le timing, donc le show va pouvoir commencer.
S’élancent les slalomeurs, cette fois Robby ne s’en sort pas très bien car il s’est blessé la veille. Par contre, Robert Teriitehau et Éric Thieme arrivent cette fois-ci en finale pour le grand plaisir du public ! Malgré tout, Nicolas Akgazciyan finira vainqueur de ce slalom, juste devant Kauli Seadi en exécutant un parcours sans faute.

Chez les filles, Maelle Guilbaud s’impose sur cette deuxième soirée, en éliminant toutes les favorites sur son passage. En saut Nathalie Cottard répète le même schéma que la veille en prenant encore plus de hauteur sur ces forwards. Par contre, les tentatives d’Alice Arutkin ne suffiront pas et c’est Nathalie qui sort vainqueur sur ces deux journées de sauts.

Thomas Traversa, quant à lui, remet son titre de la veille en jeu, mais cette fois-ci l’étau se resserre face à un Nicolas Akgazciyan déterminé et un Kauli Seadi sur-motivé. Les écarts sont faibles avec un pushloop planning pour Kauli et un Air chachoo de Thomas, mais Nico met fin au débat en rentrant un double forward sur le tremplin de l’Accord Hôtel Aréna de Bercy, encore jamais vu à Paris et marque de son empreinte l’histoire de l’Indoor.

Robert Tériitéhau et Éric Thieme on fait un très beau parcours, mais les encouragements du public n’auront pas suffi à les emmener sur la plus haute marche du podium en guise d’au revoir pour leur dernier Indoor de France.
Ils tirent leur révérence avec un saut à deux et une énorme chute de Robert sur le saut, qui n’arrête pas Éric Thieme passant ainsi au-dessus de Robert en exécutant un superbe forward.

Voilà l’Indoor de France est passé. Après toutes ces années, une page se tourne pour les légendes de cet event. Place aux nouvelles générations qui se sont montrées présentes, notamment un Kay Lenny encore un peu timide, mais qui a toutes ses chances. Les Français Antoine Martin blessé lors du deuxième show n’a pas pu montrer tout son potentiel, Jules Denel, Justin Denel et Alexandre Grand Guillot qui, du haut de ses 17 ans, a de quoi faire trembler les plus grands.

Le public était présent, même si je reste persuadé qu’il aurait fallu vendre le show avec une nouvelle génération internationale en train de révolutionner la discipline, je pense, à des Gollito Estredo, Amado Vrieswijk, Sarah Quita et j’en passe.
Pour mettre fin à la polémique des réseaux sociaux sur la « casse de matériel honteuse et gratuite » de cet événement, il est bon de rappeler que la majorité d’entre nous a utilisé, soit des planches en retour de garantie qui seront détruites soit des planches réservées exclusivement à l’Indoor.
Bon vent et bonne piscine.

indoor bercy - frontloop

 

Thomas Vincent

 

Mes spots en Nouvelle Calédonie

 

PHOTOGRAPHE : Bryan Gauvan

 

En Nouvelle Calédonie, les sports nautiques sont très accessibles car la mer nous entoure.

Il y a vraiment un très grand nombre de spots de windsurf avec de beaux paysages !

En ce qui concerne les spots de vagues, il faut prendre un bateau et se rendre au récif. Les spots de slalom et de freestyle sont les mêmes et ces deux disciplines nécessitent des plans d’eau plats.

 

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SPOT 1 : l’ACPV

 

Je navigue la plupart du temps sur ce spot, car il est très facile d’accès et nous avons des casiers pour  mettre notre matériel au club. Il se situe sur la Côte Blanche et nous naviguons dans la baie de Sainte Marie à Nouméa en Nouvelle-Calédonie une petite île de l’Océan Pacifique. Cette baie de Sainte Marie est très grande et nous avons plusieurs spots avec des plans d’eau plats, des vagues ou même les deux.

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SPOT 2 : Bercy

 

Ce spot est situé dans la baie de Sainte Marie. Nous y allons régulièrement, car c’est un spot magique ! Le plan d’eau est plat et le vent est plus fort que sur les autres spots, cependant il faut tirer de longs bords pour y accéder, mais ça vaut le coup. Bercy est constitué d’un spot bâbord et d’un spot tribord, ce qui est parfait pour travailler les MOVES des deux côtés. (le spot tribord s’appelle Witi). Le côté pratique de Witi, c’est qu’il y a un petit récif perpendiculaire au vent et, lors des marrées basses, le récif se découvre et le plan d’eau devient très plat.

 

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Spot 3 : Récif  Ricodi

 

Ce spot est un platier où il y a des vagues et des zones de plan d’eau plat. Il est situé juste à côté de notre club, donc il est facile d’accès. Mais attention aux ailerons ! Nous pouvons y naviguer qu’à marré haute.

 

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Spots 4 : Les spots en mer

 

Nous avons la chance d’avoir des parents qui ont des bateaux, ce qui nous permet d’aller sur des îlots pour faire de la planche ou aller au récif surfer quand le vent n’est pas au rendez-vous.

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