Des nouvelles du Team EW : février-mars-avril 2012

 

ARICLE : Florian Kiriluk

 

Mais qu’ont-ils donc fait début 2012 nos jeunes recrues, membres du team EW ?

De Coussoules à l’Île de Ré, de Lanzarote à Wellington, de la Moule Wave Classic à la Kiler Woche, de la Guadeloupe à Lorient, du Killer au Flaka, du matos test au Shaka, du Goiter au pumping, du pied dans le plâtre au permis de conduire, voici un aperçu de leurs derniers destins d’hiver et de printemps naissant…

 
 

Noah Vocker (Lanzarote)

 

Il a eu la chance de croiser le cap de Tonky Frans, freestyler de longue date et prestigieux membre du cercle très fermé des hautes sphères du World Tour. Très impressionnant en navigation il venait de passer deux mois à Lanzarote.

Noah a pas mal navigué avec lui et a pu profiter de ses nombreux conseils, en moves de freestyle (Flakas…).


 

Ces derniers temps, il a surtout navigué en vagues, s’est entraîné aux Late front loop et autres Backloops. Ces derniers commencent à monter vers les cieux. Les Late, eux, s’enroulent de plus en plus rapidement, frayeurs à l’appui, et doivent encore gagner en hauteur.
 

Enfin, le double loop commence à poindre dans son esprit…

 
 

Gauthier Bourgeois (France)

 


 

Il s’est offert en février-mars 4 sessions aux Coussoules qui lui ont permis d’améliorer ses performances en Vmax, au 500m et enfin au 5*10 sec (lien gps speed surfing). De nombreuses sessions à Fos-sur-mer par mistral ont également émaillé cette froide saison. Une session « entraînement défi wind » à Port la Nouvelle s’est aussi invitée à son programme.

Le mois d’avril aura été pour lui le mondial du vent puis plusieurs sessions familiales avec son frangin, histoire de bien affiner ses réglages.

 
 

Victor Rosette (France)

 

Il a pu bénéficier d’excellentes conditions ces derniers mois avec de nombreuses navigations en vagues et quelques-unes en slalom. Il a couru trois manches de slalom pour le championnat de Basse-Normandie – 18 ans où il a décroché par deux fois la palme d’or et une fois l’aileron d’argent, autant dire que c’est prometteur !!!

Dans l’excitant tumulte des vagues salées il pose à présent le Killerloop. Ses Backloops se sont améliorés et il s’essaie aux Goiter.

 
 

Pierrick Contal (France)

 

Il s’est entraîné avec ses nouvelles voiles Gun Sails pour l’aff de loctudy.

Pendant les vacances, il est rentré chez lui sur l’île de Ré pour naviguer en vagues dans de très belles conditions. Là, une session à Diamond head dans des creux de 3-4 mètres au cœur de 30 nœuds side-offshore lui restera particulièrement en mémoire…

 
 

Jonas Handekyn (Belgique)

 


Retour d’Afrique du sud le 21 février pour constater…l’absence de conditions près de chez lui.
 

Planche en stand by à Pâques au profit d’un voyage à l’étranger. Après ce repos pascal il s’envole pour Ténérife l’espace d’une semaine. La frustration supposée des semaines précédentes trouvera là un apaisement certain au travers de sessions quotidiennes…en 3.7 !!!

 
 

Lucie Hervoche (France)

 

Un début de février pauvre en navigations du fait des conditions météo trop froides. La pratique remplacée donc par la théorie… Un stage initialement prévu du 13 au 19 février fut reporté d’une semaine, histoire d’espérer avoir des conditions plus clémentes. Malheureusement le vent brilla par son absence : 5 nœuds quotidiens…

Préparation physique tous les matins suivie de navigation l’après midi. Un stage qui lui aura donc permis de perfectionner sa technique de pumping.

La mi-mars marque le début des régates (inter-ligue au moulin blanc à Brest) et des entraînements plus intensifs. Les conditions s’améliorent : soleil et vent…
 

Avril fut très venteux. Enfin ! Un stage avec du 20-25 noeuds et de la houle pendant la première semaine des vacances lui a permis de bien progresser dans des conditions pas forcément évidentes en 7.8. Les régates, elles, se multiplient : Nantes, Mayenne, Lorient…

En bref ces trois derniers mois lui auront été très bénéfiques. Les conditions très variées lui ont permis de perfectionner de nombreux points différents.

 
 

Mathis Mulciba (Gwadeloupe)

 

Les mois de février et de mars sont rythmés par la pleine période des alizés et la suite du championnat de Guadeloupe !

Cette année la chance ne leur a pas souri, les reports s’enchaînent voire même les annulations pures et simples de compétitions… (la Moule Wave Classic, le Slalom de Viard, ou encore le Slalom de Sainte Anne). Le GPE Windsurf Tour s’est donc retrouvé amputé de nombreuses d’étapes. Il est resté néanmoins Sainte Anne et son mythique spot de la Communale ! La désormais fameuse Sainte Anne Wave Classic a donc pu se courir le dimanche 26 février.

Après sa débâcle à Batri, la chance lui a enfin souri sur son home spot lui offrant une place en demi-finale, pour ensuite une 5ème place au général. Mathis accéda donc à la 8ème place au général, option vagues !

La vidéo de la compétition par sa prod :

Mars a ensuite vu s’éteindrent les conditions réduisant à une maigre poignée de doigts les sessions intéressantes. La compétition du Vieux Fort (le spot le plus venté de Guadeloupe) fut même reportée au 1er avril. La chance s’étiole parfois vite et Mathis en vacances à cette période ne pu y participer. Il ne restait plus que la finale de Saint François pour tenter de récupérer quelques miettes inespérées ! Elle fut reportée elle aussi pour se dérouler in fine le dimanche 29 avril dans de solides conditions idéales pour un slalom digne de ce nom. Mathis s’y est placé dans la première moitié des 37 participants, lui confortant ainsi une bonne place au général. La remise des prix du GPE windsurf tour est à présent attendue pour le 26 mai.
 

 
 

Antoine Albert (Nouvelle Calédonie)

 

Il s’est envolé le 4 février de Nouméa pour Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, dans le but premier de parfaire son anglais pour enfin y passer un examen à la fin de son séjour. Il y est resté 2 mois exactement et a eu l’occasion de beaucoup naviguer.

Wellington est répertoriée comme l’une des villes les plus ventées au monde. Antoine est donc parti avec un quiver équipé de quatre voiles ( 3.6 / 4.0 / 4.8 / 5.2 ) et de 2 planches ( Flare 88l et Quad 71l ). Il y a navigué presque tous les jours dans des conditions très variées.

Rentré le 1er avril en Nouvelle-Calédonie, il a depuis bénéficié de nombreuses sessions de freestyle en 4.8 et 5.2 à Nouméa mais aussi de quelques sessions de surf au récif les jours houleux et sans vent. Il prépare actuellement le concours de marine marchande, son permis et sa future saison en Europe, ce qui ne lui laisse pas le temps de s’ennuyer.

 
 

Benjamin Longy (France)

 

Il s’est surtout entraîné en RSX. Dans l’attente de ses nouvelles voiles et faute de sensations Benjamin en a profité pour remettre en état sa planche (changement des lèvres de dérive). Cela prend beaucoup de temps pour tout préparer afin que la planche accepte bien les nouvelles lèvres. Neilpryde ne lui facilite pas la tâche et ces dernières ne s’adaptent pas parfaitement à sa planche d’un ancien modèle. A en perdre le sourire…

Après 3 mois d’attente il reçoit enfin ses voiles neuves.

coupe france la rochelle

A la coupe de France à la Rochelle (sélection pour la semaine olympique française) le vent, faible, lui est défavorable. Il finira néanmoins 7ème sur 12 mais ne sera pas sélectionné.

bl

Il en profite pour rattraper son retard sur les tests des voiles. Ainsi, il laisse sa deuxième voile neuve gréée toute une après-midi pour qu’elle se forme bien. Le résultat est assez satisfaisant et sa navigation du lendemain le conforte dans son choix de destiner cette voile à ses compétitions.

A la recherche d’un aileron il s’adonne aux tests de plusieurs ailerons prêtés. Son entraîneur en zodiac lui facilite grandement la tâche : inutile de rentrer à chaque fois au bord.

 
 

Jules Cachat (Tunisie)

 

Durant ces trois mois la Tunisie a bénéficié de très bonnes conditions de vague et de vent, il a donc vécu plusieurs sessions en or aux spots de Ras Djebel et de la Marsa.

Après deux mois de plâtre il est arrivé surexcité sur le spot bercé alors par des creux d’1,5m à 2m. Il a beaucoup progressé en surf et en saut, passant ainsi presque le Front des deux côtés. Il a également eu l’occasion d’éprouver du 30-35 nœuds et donc de s’entraîner à tenir dans de la cartouche. Un de ses amis, Xavier Horset, est venu le filmer et le mitrailler dans le but de réaliser des vidéos sur différents spots afin d’égayer le concept des spots de Tunisie. De nouveaux projets donc pour ces prochains mois…

 
 

Emile Bachelier (France)

 

Bonnes progressions pendant ces 3 mois suite à de très bonnes conditions en slalom et vague. Mars fut la reprise des régates régionales. Il a pu en valider 3. En avril Emile était donc provisoirement 2ème régional avec seulement un point d’écart entre Victor Rosette et lui.

Pendant les vacances c’était un entraînement avec son club (l’ASSUN Voile) à Carnac où se dérouleront cet été les championnats de France extrême glisse. Il a pu là s’entraîner en slalom et s’habituer à sa nouvelle voile.


Côté vague ses dernières sessions lui ont permis de tourner quelques Backloops et de s’entraîner aux Forwards, qui ne tournent pas encore…

 
 

Michiel De Cooman (Belgique)

 

Malgré un début d’année très prometteur (vacances de Noël très ventées) il n’a pu naviguer beaucoup durant les mois suivants faute de températures raisonnables. Fini donc les navs pour un bon bout de temps au profit de nouvelles sessions de windskate.

Les vacances de Pâques c’était Leucate avec son papa et 5 jours de vent sur une semaine.

Quelques essais au Shaka pendant les jours de Tramontane. Ce n’est pas encore gagné mais il y a du progrès.

Fin avril c’est la 1ère manche du championnat de Belgique freestyle à Grevelingendam. Il finira 1er dans la catégorie Kids.

La deuxième manche BK et la première NK (championnat Hollandais) ont été annulées faute de vent suffisant.

Michiels a également participé à un championnat scolaire « Bic Techno », gagnant l’épreuve pour les moins de 15 ans dans les présélections. La finale aura lieu le 23 mai à Ostende. Comme l’année précédente il espère terminer dans les trois premiers.

 

Tester le matériel en RS:X

 

ARTICLE : Benjamin Longy

 

Il faut gréer les voiles avec différents mâts en regardant comment est la voile. Ce qu’on recherche est un creux avancé et bas. 

 

Suite à mon article sur la RSX, ainsi que sur le Pumping, j’ai eu envie de continuer dans le domaine…

décor
 

Lors de la saison RSX, les entraînements, ainsi que les compétitions, ne sont pas uniquement au programme ! J’ai également toute une partie de mon temps consacrée au test de matériel, ce qui me permet d’avoir de nouvelles sensations et ainsi progresser encore dans ma discipline.

Les sensations sont très présentes en planche à voile et il est important de bien les rechercher, ainsi que de les écouter afin de vraiment progresser !

 

Avec mon ancienne voile, je n’avais plus de sensations, ou alors l’impression d’avoir une voile qui me gênait. Je progressais mais restais limité.

Maintenant, j’ai reçu deux nouvelles voiles. Il a donc fallu que je les teste avec plusieurs de mes mâts : trois au total, sans oublier que la RSX est une monotypie, ce qui veut dire que tous les concurrents ont le même matériel ! Les mâts sont donc identiques à l’œil nu, mais en réalité ne sont pas exactement les mêmes : ils sont différents quand on les grée sur la même voile !

 

 

COMMENT TESTER DU MATERIEL ?

 

 

Il faut gréer les voiles avec différents mâts en regardant comment est la voile. Ce qu’on recherche est un creux avancé et bas. Il faut aussi regarder l’ouverture de la voile (voir article sur la RSX).

 

Ensuite, il y a un test sur l’eau, où on recherche de bonnes sensations (au pumping par exemple) et on regarde la forme de la voile à la vidéo.

 

À la vidéo, on voit bien la voile de l’arrière et on peut observer la chute (l’ouverture de la voile).
 

 

A terre, il est possible de laisser une voile gréée toute une après-midi avec une latte forcée dans le wish, afin que la voile puisse se former.

Il faut insérer la latte 6 dans l’arrière du wish, après peu de temps il est possible de réduire le wish d’un cran et remettre la latte.

 

Par chance, sur les deux voiles reçues, une des deux est plutôt creuse. J’ai donc décidé de la destiner à ma voile de régate et j’ai ainsi choisi un mât lui correspondant.

Pour ce faire, je l’ai testée avec les trois mâts. Il faut sentir que la voile est nerveuse au planning ; au pumping, il faut sentir que la voile est puissante et qu’elle revient bien à chaque coup de pumping. De plus, on peut vraiment voir des différences de creux avec les différents mâts !

 

Personnellement, une voile que j’aime bien est une voile « neutre » ce que je veux dire par là, est que la voile doit être puissante, mais aussi non contraignante et il faut qu’on puisse l’oublier pour pouvoir s’occuper de ce qui se passe autour de nous. Mais il faut aussi que la voile soit agréable au pumping : pas trop molle pour avoir de la puissance, pas trop raide pour ne pas faire mal aux bras.

 


 

 

Et les wishs ? Monotypie ! Il n’y a pas trop de changements. Le wishbone doit être de préférence neuf, car il faut qu’il soit raide pour bien transmettre au pumping. De plus, quand la gaine est neuve, cela tient mieux dans les mains.

 

Les autres tests sont ceux des ailerons.

L’aileron a une grande importance, surtout au planning et on plane de plus en plus tôt ! Un simple exemple (même en vagues), un aileron qui ne convient pas à une planche, ne permet pas de bien surfer ! On tourne moins bien ou on dérape trop.

Quand on est au planning, il n’y a presque que l’aileron qui reste dans l’eau !

Un bon aileron peut aider à aller vite, mais également à caper, c’est essentiel en compétition sur des parcours upwind. Quand on est au contact d’une autre personne, il faut qu’on puisse le tenir ou le faire partir !

Sortie du dévent de celui de devant

 

J’ai testé un aileron pendant une demi-heure et les autres étaient sur le bateau de mon coach, c’était donc facile pour changer rapidement.

 

Pour tester, je navigue avec l’aileron dans toutes les conditions ou positions que je peux faire, mais aussi en pumping et je sens si l’aileron réagit ou non à ce que je lui demande.

Test au pumping

 

Si je teste un aileron et à chaque fois que je pousse sur la jambe arrière je dérape (spin out), c’est que je n’aime pas cet aileron !

Mais il y a beaucoup de sensations et il faut sentir l’aileron ! C’est pour cela qu’il faut en tester beaucoup !!!

 

Mais avant de tester un aileron, je regarde d’abord son profil afin de voir si c’est un profil que j’aime bien (pour cela il faut une certaine expérience, les ailerons que j’aime bien en 60cm, je les ai observés et j’ai retenu leur profil. Je les aime épais mais proportionnellement, c’est-à-dire qu’il ne faut pas qu’ils soient épais au sabot et super fins au bout, mais plutôt moyens des deux côtés).

Nous pouvons aussi peser les ailerons pour en déduire s’il serait plutôt raide ou souple. Ou encore chercher son centre de gravité.

J’aime plutôt un centre de gravité haut (d’où la forme précisée précédemment) et un poids léger (souvent quand ils sont légers, ils sont plus souples… mais ce n’est pas une chose sûre, seulement des suppositions).

 

Tout le monde a des goûts différents pour les ailerons, mais certains ailerons sont mis de côté très rapidement quand la majorité des testeurs fait des « spin-out ».

En navigation on voit s’il décroche, si la planche foils, si l’aileron est nerveux, etc. …

 

Je suis encore à la recherche d’un aileron qui pourrait me satisfaire, mais je vais encore en tester de nouveaux. C’est la seule chose qui me manque pour pouvoir bien naviguer.

 

Un aileron que j’apprécie est un aileron qui ne décroche pas et qui est très nerveux, quand je pousse sur la jambe arrière, il faut que la planche accélère et saute presque. Quand on met un coup de jambe arrière, on peut grimper en cap et donc si on répète ce geste, cela fait comme un escalier.

 

Evidemment, nous pouvons aussi tester les planches, mais vu le prix que ça coûte, on prend ce qu’on a !

 

 

Le « pumping » en planche à dérive


ARTICLE : Benjamin Longy




Qu’est ce que c’est ?

 

Le pumping est un mouvement en planche à voile qui sert à avancer plus vite, partir au planning ou encore garder la vitesse accumulée précédemment.

Le pumping peut se faire avec les bras seuls ou seulement avec le corps. Il y a aussi une sorte de pumping de jambe que l’on peut faire avec un aileron plus important et permet de faire accélérer la planche et de la faire caper.

 

Pour qui ?

 

Tout le monde utilise le pumping à un moment ou à un autre pour lancer sa planche. Cependant, il peut être plus ou moins efficace.

En compétition, le pumping était interdit auparavant lorsqu’on mettait encore la dérive en bandoulière en vent arrière. Maintenant, ils est autorisé dans toutes les disciplines, sauf dans de nouvelles catégories à « l’ancienne », comme le Kona tour.

 

Des références ?

 

Il n’y a pas vraiment de compétiteur de référence, chaque personne pouvant faire un pumping différent. Les polonais, en RSX, arrivent à faire un pumping bien à eux, très physique, très efficace, mais difficile à faire. Les gars qui arrivent dans les 10 premiers dans les étapes de coupe du monde en RSX ont un pumping très efficace et ils tiennent longtemps.

 

Des images ?

 

Vous pouvez regarder une petite vidéo d’une manche d’un championnat du monde, dans peu de vent, on peut voir différents pumpings, dont celui de vent arrière.

Les différents types de pumping !

 

Dans le petit temps : le pumping de chute et le pumping papillon.

Dans plus de vent : le pumping amplitude et pumping de jambe.

 

Le pumping de chute est un pumping qui se fait quand on ne plane pas. Il ne fait pas accélérer  énormément la planche, c’est un pumping que l’on peu tenir assez longtemps.

Le corps fait un mouvement de piston de bas en haut. Les bras restent tendus et seul un mouvement d’épaule est fait.

Il est possible également de rajouter un mouvement de bassin, mais attention, les chevilles et les genoux restent fixes.

Ce pumping permet de garder une vitesse constante, plus importante mais aussi de faire plus de cap. Il est alors indispensable de savoir l’utiliser dans des situations au contact des autres pour sortir du paquet.

 

Le pumping papillon est celui utilisé au portant, c’est un mouvement de la voile sur les deux côtés, un coup côté chute et un coup côté mât. Et ainsi de suite.

Il demande pas mal d’agilité, car ce n’est pas un mouvement très rapide, et il est assez ample.

Il faut bien descendre sur ses appuis et faire attention à ne pas être trop sur l’arrière de la planche.

Il peut aussi être fait sur le côté chute, mais seulement pour une trajectoire plus lofée, comme le largue ou pour accélérer dans la pression. Ou encore, au près dans un vent presque inexistant. Lorsqu’une risée arrive, il est très facile de changer de pumping. En lofant un peu, on ne pompe que du côté chute de la voile et ensuite, si le vent est assez fort, on passe facilement à un pumping amplitude pour planer.

pumping largue
Il faut bien envoyer la voile vers l’avant de la planche et faire glisser ses mains en même temps.

En ce qui concerne le portant, dans les conditions de planning, on utilise juste un pumping d’entretien, toujours en piston, mais on essaye de garder une voile qui part vers l’avant de la planche pour pouvoir abattre et ne pas déplacer trop d’eau. Ce dernier peut tirer un peu sur les bras quand  il est fait sur un long bord.

 

Le pumping amplitude est un pumping ample que l’on utilise pour faire accélérer la planche.

Dans ce pumping nous avons les pieds dans les straps.

Le mouvement ressemble a celui du pumping de chute mais avec plus d’amplitude,  d’où le nom. Il faut bien pousser sur les jambes pour transmettre à la planche (il faut faire comme si on voulait passer au dessus du wishbone). Les chevilles et les genoux restent fixes !

 

pumping windsurf

 

  • On tend les bras, cul dans l’eau, la voile bien droite, qui tire vers l’avant.
  • On tire sur les épaules, il peut y avoir un peu de flexion de bras, dans le même mouvement, on s’appuie sur le gréement pour remonter le corps, comme si on voulait passer au dessus du wishbone.
  • On retend les bras, ce qui renvoit le gréement vers l’avant de la planche.
  • On se laisse tomber, bras tendus. Arrivé en bas, on essaye de faire un rebond, comme si on voulait repartir plus haut.

 

Pour finir, dans le vent fort, le pumping au près n’est pas forcément utile, car il fait parfois s’envoler la planche, on peut donc faire un pumping de jambe. Avec de grands ailerons qui réagissent, il s’agit d’effectuer des à-coups, ce qui a comme conséquence de faire « foiler » un peu la planche et donc la faire accélérer ainsi que la faire caper.

Ce pumping de jambe, se fait au rythme des vagues et fait passer toute la puissance de la voile par les jambes.

Beaucoup d’autres analyses peuvent être faites par des professionnels,  je vous remercie d’avoir lu cet article en espérant qu’il vous parle !

N’hésitez pas à poser des questions !

 

RS:X

 

ARTICLE : Benjamin Longy

rsx-logo

Ma planche olympique !

 

La « RS:X » est devenu support olympique juste après les jeux d’Athènes en 2004! Ce nouveau support succédait alors à la « Mistral One Design ». Par peur du changement sans doute, de nombreux riders étaient alors sceptiques mais il semble qu’aujourd’hui ils soient nombreux à l’avoir adopté malgré des performances plus limitées sous certaines conditions.
La RS:X est une planche plus physique : très large et très lourde, elle glisse peu par temps calme étant donné qu’elle « colle à l’eau ».
La voile, elle aussi a changé : la voile Mistral (7,4m²) avait une têtière triangulaire, alors que la voile RS:X (9,5m² pour les hommes et 8,5m² pour les femmes et les jeunes) est une voile créée à partir d’une V8 de chez Neilpryde. Elle est donc plus « moderne », plus grande et plus lourde.

rsx-windsurf

 

planche-rsx

Cette nouvelle planche ressemble de loin à une grosse « Formula » avec une dérive au milieu et un rail pour le pied de mât. Par vent faible, le pied de mât est mis à l’avant et la dérive est mise, pour pouvoir faire du « près ». Par contre, à partir de 12 nœuds (en 8,5m²), la dérive peut être remontée pour pouvoir faire du près au planning. Et c’est là que la planche devient vraiment intéressante !

 

 

Mes réglages :

 

reglages-rsx

Je dois tenir compte de plusieurs paramètres : la force du vent, l’état du plan d’eau et de leurs évolutions!
Certains réglages se font sur terre d’autres peuvent se faire sur l’eau et même lors d’une manche !

Dès que je plane je navigue avec une voile bien étarquée pour qu’elle ne soit pas trop encombrante. Plus elle « dégueule », plus l’air peut passer facilement (les rafales se ressentent donc moins dans les bras).
J’aime une voile étarquée et bien creuse au niveau du wish !

 

 

 

Etat du plan d’eau :

reglages-rsx

Mer plate : je mets le wish très haut (niveau des yeux) et le pied de mât reculé au maximum ! Mes bouts de harnais sont assez reculés, et aussi très courts! Plus le vent va monter, plus je vais baisser le wish et allonger mes bouts de harnais.
Vagues : Le pied de mât moins reculé, bouts de harnais assez long, plus le vent va monter, plus je vais avancer mon pied de mât et baisser mon wish mais en deuxième choix.

Sur nos voiles, nous avons des palans d’amure et d’écoute pour pouvoir changer les réglages en navigation
Le palan d’amure va étarquer ou désétarquer la voile, il se trouve le long du mât. Il aura une réaction directe sur la chute.
Le palan d’écoute va jouer sur le creux de la voile, il se situe sur le wish.

Si le vent monte de 5 nœuds et que je plane, ou le contraire, il est facile de changer les réglages afin d’avoir un réglage optimum.
Pendant les manches, j’utilise le palan d’écoute pour creuser la voile au vent arrière afin d’avoir un maximum de puissance.

 

 

 

 

lattes-rsx

Je joue aussi sur le réglage des lattes ! Il faut que la chute soit bien homogène pour éviter la cassure.
Je desserre, quand le vent est fort, ce qui permet à la chute d’ouvrir encore un peu plus !

 

Mes bouts de harnais sont réglables : Ils sont au plus petit à 35 cm et au plus long 60 cm
Les bouts longs sont utilisés au vent arrière et dans la pétole, dès que le vent monte, je réduis la longueur!

Je règle également la hauteur du wish: dans le vent faible, je le mets très bas (niveau menton), à la limite du planning, je le remonte un petit peu (niveau nez) et au planning, je le mets au dessus des yeux. Si le vent monte encore, je le descends…

Hors course, je peux régler la longueur du wish : dans la pétole je le mets à 4 et dans le vent 8 ou 10 (cm)

 

rsxSur la planche, comme presque sur toutes les planches de raceboards, on peut changer pas mal de choses.
Sur l’eau, je peux jouer sur la dérive, mais également sur la position du pied de mât à l’aide d’une pédale : quand je ne plane pas, je garde la dérive mise et le pied de mât reste avancé au cran 9 ( il y a 9 crans).
quand je plane, je remonte la dérive et je recule le pied de mât au cran 3, ou plus suivant le vent.
Au vent arrière, si ça ne plane pas, je remonte la dérive, mais je garde le pied de mât avancé !

À terre je peux changer la position des straps ainsi que l’aileron (60cm en 8,5). Nous avons tous la même taille d’aileron mais chaque aileron ne donne pas les mêmes sensations (si la jauge le permet, nous pouvons donc changer d’aileron suivant les conditions prévues)

 

 

longy-benjamin

Les parcours et la compétition :

 

Les parcours « trapèze » sont souvent utilisés en RS:X  : un départ avec 5 minutes de procédure, un près, un largue, un vent arrière, un près, un vent arrière et enfin, un largue pour passer l’arrivée. Dans les compétitions internationales, il y a aussi souvent un « down wind » avant l’arrivée.

Chaque manche dure environ 45 minutes et il y a entre 1 et 3 manches par jour selon les conditions. Entre chaque manche, les riders peuvent bénéficier d’une petite pause pour reprendre le souffle, boire, mais aussi faire un rapide débriefing avec son coach.

parcours

 

Tout au long de l’année, les meilleurs jeunes riders se préparent pour la compétition la plus importante de la saison : le championnat du monde ISAF. Ce championnat est vraiment considéré par les jeunes comme les Jeux Olympiques auxquels peuvent participer leurs ainés. Mais il n’y a, dans chaque catégorie, qu’un seul représentant par pays !
Lorsque les jeunes passent en 9,5, c’est à dire à partir de 19 ans, l’objectif est clair : participer aux Jeux Olympiques… Le rêve de tout rider, mais très peu y parviennent !

En attendant, il faut se fixer des objectifs pour progresser, et pour cela, les compétitions internationales ne manquent pas : la SOF, kiler Woche, Miami Rolex Cup, Delta Loyd Ragatta, Sail for Gold Regatta … et bien sur les championnats d’Europe et du Monde senior de la classe RSX ! Mais pour ces dernières compétitions, en France, il y a des sélections étant donné le nombre très important de candidats !!

Vous l’aurez maintenant compris, je fais partie de ces jeunes riders avec des ambitions importantes et un rêve : les Jeux Olympiques…

 

ARTICLE : Benjamin Longy

Le team Espace Windsurf s’agrandit …

benjamin longy

 

Benjamin Longy – FRA-1311, rider de 17 ans, nous fait le plaisir de rejoindre le team Espace Windsurf !

 

Longy

Carte d’identité :

  • Benjamin LONGY
  • Née à St Nazaire le 30 janvier 1993
  • Il vit à La Baule
  • Sur liste ministérielle française !
  • Est en CER au Lycée Grand Air de La Baule en 1ere S
  • N° de voile : FRA-1311
  • Club: CNBPP

Très connu dans son milieu qu’est le raceboard (RS:X), Benjamin vient de nous épater encore récemment par sa première place aux championnats d’Europe à Cadiz (Espagne) en janvier dernier !
Sans oublier qu’il était déjà 5ème au championnat du monde 2009 !!!
Il est encore et toujours dans la catégorie « cadet » mais surclasse celle-ci depuis bientôt 3 ans !!!

 

Comment en est-il arrivé là ?

 

Né d’une famille non voileuse, mais d’un frère planchiste (qui ne pratique plus aujourd’hui), Benjamin a commencé l’optimiste en compétition dès l’âge de 6 ans. 4 ans plus tard son frère (de 10 ans sont aîné) l’a introduit à la planche à voile.
Dès 11 ans, il rentre en sport étude… C’est à ce moment qu’il abordera la planche Aloha (après 2005, il passera sur Bic 293OD).

Le sport étude lui permet de naviguer 2 à 3 fois par semaine. Ajoutez à cela 3 WE sur 4 passés aux entrainements et 2 soirées (lundi et vendredi) pour la préparation physique. Il ne lui reste plus beaucoup de temps pour le reste…
Mais après ses excellents résultats, il entre au pole espoir et commence la RSX 8.5 en 2008

 

Ses meilleurs résultats :

 

• 5ème au championnat de France 293 minime en 2007
• 3ème à la coupe de France RSX 8.5 en 2009
• 5ème au championnat de monde hybride 2009
• 3ème au national jeune RSX 2009
Champion d’Europe Raceboard jeune 2010

podium

 

Et le funboard ?

 

Il est loin d’être mauvais … Il tourne déjà back et front …

 

A part la planche ?

 

Il est à l’école et ses études passent avant tout :
Benjamin est en 1ere S, compte faire un bac S. Dès cette année ce sera le bac de Français.
Il compte ensuite faire des études d’Ingénieur du côté de Nantes (afin de pouvoir continuer son sport !)

Il aime beaucoup le sport (se déplace principalement à vélo) et est aussi passionné de musique.

 

Quels sont ses prochains objectifs ?

 

  • Trouver des aides financières pour pouvoir poursuivre sa passion. Benjamin recherche notamment des sponsors à qui il pourra offrir une prometteuse visibilité.

 

  • Une réelle intention d’être sélectionné pour les championnats du monde qui auront lieu à Chypre en octobre prochain.

Benjamin fait maintenant partie du collectif « Bleuet » ! Celui-ci a pour ambition d’alimenter le groupe France Espoirs et de réussir des performances au Mondial Jeunes ISAF.

  • Faire essayer sa RSX à son frangin 😉

Si le windsurf était médiatisé de la même façon que le football, Benjamin n’aurait pas trop de soucis financiers à se faire…
Mais bien que du haut de ses 17 ans, il est déjà champion d’Europe Raceboard jeune, il doit encore prendre beaucoup à ses frais…

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Ma baule    !    Mon homespot !

benjamin longy

 

Un article de BENJAMIN LONGY

 

Benjamin longy

 

La baule est un spot situé en France, au  nord de la Loire, pas loin de Nantes.

C’est là que je m’entraine 2 fois par  semaine!
Le vent dominant est le vent d’ouest et sud ouest ! Mais c’est navigable même par toutes les directions de vent, sauf nord !
Il vient donc principalement  de la pointe du Pouliguen : pointe se situant à droite en regardant la mer.

C’est par ce vent qu’on aura les meilleures conditions de vagues entre septembre et mai.

 

Ou mettre à l’eau ?

 

  • Au Casino (Par vent du sud jusqu’à nord ouest) ==>  Vagues

Il faut que la mer soit en train de monter pour des conditions optimales, car il y a un banc de sable qui peut faire monter de belles vagues ! Pour les plus fous, si vous voyez  que ça mousse au niveau de la pointe du Pouliguen, c’est par-ce qu’il y a de la houle qui déferle par là bas ! Il y a parfois des vagues assez énormes !!! =)

Le départ de la plage est très facile, car c’est l’endroit de la baie où il y a le moins de shore break !
Le gréement se fait sur les trottoirs (nous pouvons profiter d’un peu d’herbe).

Inconvénients : peu de places pour se garer, vent irrégulier s’il prend un peu de droite ;

Faites attention au rocher près du grand phare vert !!!
Par nord ouest, le spot est plat et le vent très irrégulier.

Lors de mes navs en fun, je mets à l’eau juste en face du Casino, là où le banc de sable se trouve…

Lors  de mes entraînements : Je parts, plutôt du CNBPP (cercle nautique de la Baule, le Pouliguen, Pornichet) : c’est un endroit super pour les débutants, freeriders, formulistes, raceboarders, car il s’agit d’un spot abrité et le départ se fait d’une cale!

 

La Baule

 
 

  • Pornichet nord ouest à sud   ==> plat

Il y a parfois de belles vagues, mais attention au rocher près du port et au shore break pour les plus novices : on peut casser du matos vers le milieu de baie (même pour les plus avancés, quand on est un peu trop radical, ça fait mal).

Par vent du nord est, nord ouest, le spot est vraiment plat, donc top pour le freeride , la formula, etc …

 

L’ÉTÉ

S’il y a un grand ciel bleu depuis le matin et que vous voyez  des petits nuages s’accumuler au dessus du Pouliguen, c’est qu’il y aura surement un thermique vers 14-15h, d’une orientation nord ouest !

Il  faut naviguer côté Pouliguen pour du plat et côté Pornichet ou milieu de baie pour plus de vagues!

Attention :

–          à bien respecter les chenaux car il y a beaucoup de touristes et un CRS (flic de la plage) peut venir vous ennuyer.

–          les bateaux sur l’eau sont nombreux et leur conducteur ne maîtrise pas toujours leur engin.