Qu’est-ce qu’un simulateur?


Il s’agit de toute chose que nous pouvons utiliser pour expliquer la technique sur terre (et non sur l’eau).

Une planche sur le sol sans aileron fera toujours l’affaire, mais je préfère utiliser une vielle planche qui est utilisée uniquement pour le simulateur. Une pour les débutants et une pour les avancés.

Ce simulateur tournant est très simple. Il possède une tige centrale avec des roues pour supporter le poids de la planche et du rider.

DSCN1358


La planche d’un débutant a des dessins dessus, afin d’expliquer les premiers éléments que l’on donne aux pratiquants.

DSCN1365


Le gréement est représenté par la partie basse d’un mât et un wishbone. Il y a également un élastique attaché là où se trouve le centre vélique de la voile ; celui-ci est relié à un objet fixe.
Le pied de mât se trouve au niveau de la tige du simulateur, afin d’avoir une rotation parfaite.

DSCN1366


En bougeant le gréement vers l’arrière ou l’avant, la planche tourne dû à la tension dans l’élastique.

DSCN1368


Cela supporte également le poids, afin de pouvoir travailler la suspension et les mouvements de direction.

Il est possible de positionner une petite planche sur le simulateur, afin de montrer différents types de virements et jibes. En général, je n’utilise pas la suspension sur le simulateur, mais préfère avoir la planche au sol où ça ne bouge pas.

DSCN1370


Lorsqu’on montre la position dans les straps, il faut placer le strap avant au niveau du centre de la tige du simulateur.

DSCN1371


Lorsqu’on montre le virement, il faut placer le pied de mât au niveau du centre de la tige du simulateur. Il faut toujours penser à l’endroit où l’on veut que la rotation se fasse et ainsi placer la planche en conséquence.

DSCN1373


Pour les cours plus avancés, j’ai un gréement spécial avec des dessins. Il est fabriqué à base de moustiquaire, afin que le vent et ma voix puissent passer au travers.

Lorsqu’on utilise un simulateur au sol, il faut toujours se rappeler que cela ne fonctionne pas tout à fait de la même manière que sur l’eau, mais qu’il s’agit plutôt d’une façon de faire comprendre à certaines personnes comment ça marche. Il faut donc bien réfléchir à la manière dont on l’utilise pour donner des explications. t
Lors des explications, il est important de bien informer sur la vraie direction du vent. Je vois trop souvent des gens qui donnent de très bonnes explications, mais sans rapport avec le vent.


Attaquer et progresser en freestyle : les meilleurs conseils ! 2/6

 

Photographes : Fun Passion, Wind and sea Asso, Stéphanie Signory

 

Voir l’épisode 1

 

Voici le deuxième épisode de ma rencontre avec quelques freestyleurs français. Voir le premier épisode ici.
Voici la question que je leur avais posée :
« Quels conseils donnerais-tu aux jeunes windsurfeurs freestyleurs pour progresser ? (moves incontournables, entraînement, matériel…) »

 

2e épisode (juillet) : Antony Ruenes, Valentin Murier, Julien Morel, Jordan Ema-otu

 

Antony Ruenes :

Antony Ruenes (Photo Fun Passion)

« Premier conseil : se faire plaisir sur l’eau ! C’est le plus important.
Ensuite, il n’y a pas de secret : plus tu t’entraines et plus tu vas progresser. À mon avis, il est important d’avoir de bonnes bases (Spock, Flaka, Grubby et surtout un bon duck). Après, le freestyle c’est de l’engagement, surtout pour les nouvelles figures.
Pour l’entrainement : c’est la répétition, il n’y a pas d’autre solution. La motivation aussi est importante.
Pour le matos, une bonne Twister 80 ou 90 et une Pure : et tu seras au top (non je rigole tout est bien) !
Donc pour résumer, il faut d’abord bien s’amuser, ensuite beaucoup travailler et passer du temps sur l’eau, et après t’as tout gagné. »

 

Valentin Mourier

Valentin Mourier (Photo WindAndSea)

« La base d’un freestyleur, c’est déjà de s’entraîner et le plus régulièrement possible !
S’entraîner, c’est y aller quand il y a du vent pour commencer les incontournables : Air Jibe, Gruby, Speed loop, puis Flaka. Mais c’est aussi y aller quand le vent est plus faible, voire très faible…
Il faut une board de freestyle (assez volumineuse) afin de travailler les passages de voile qui sont super importants : le passage en fausse panne, et le passage à contre…
Une bonne condition physique est nécessaire aussi, être tonique), et bien sûr le kiff !!!! »

 

Julien Morel

Julien Morel (Photo WindAndSea)

« Je ne suis pas une star du windsurf, juste un pratiquant assidu…
Pour le freestyle, il n’y a pas de secret, il faut travailler, travailler et travailler !
Nous pratiquons un sport technique et le secret d’une bonne manœuvre, c’est l’automatisation, par le corps humain, des mouvements sportifs à exécuter pendant le move.
Il faut donc, dans un premier temps, apprendre les ‘basics’ (Spock & co, Flaka et Speed loop) sans oublier d’apprendre à passer en switch pour préparer les figures plus difficiles.
Il est très important de s’entraîner en groupe et idéalement avec des gens qui ont un meilleur niveau que toi !
Les spots de flat sont propices à l’apprentissage, et le vent médium permet plus de marge d’erreur. »

 

Jordan Ema-otu

Jordan Ema-Otu (Photo Stephanie Signory)

« Alors, quels conseils ?
Tout d’abord de s’accrocher ! Le freestyle est une discipline ouverte à tous tant qu’on a la volonté d’apprendre et pas peur de se jeter à l’eau et de tomber souvent.
L’essentiel est d’y aller pas à pas. Il faut commencer par les moves de base qui ensuite dérivent sur les autres. Je vois par là, l’Air Jibe qui est la plus solide base du freestyle moderne. De l’Air Jibe découle le Spock et ses variantes, qui sont vraiment les premières manoeuvres à apprendre pour se mettre en confiance ! Un bon entraînement, c’est naviguer par tous les temps, light wind, cartouche, tout est bon pour travailler son équilibre et la maîtrise de son matos. L’apprentissage de l’Helicopter tack est aussi une bonne base pour le flaka et ses variantes (une main, sans les mains, Diablo, Shaka, etc..).
En terme de matos, c’est toujours fonction du gabarit. Les planches de freestyle se valent à peu près toutes aujourd’hui, des shapes compacts assez larges et courts pour faciliter le pilotage. Les voiles sont de plus en plus développées pour le freestyle comme la Pure de GA sails ou la Slash chez Point-7 avec cependant le désavantage de ne pas exister en très petites tailles (en dessous de 4.0). Ce sont des gréements légers et extrêmement maniables, parfaits pour s’envoler dans des manœuvres de folie !
Alors maintenant, tous à vos flotteurs et que ça ‘spinne’!! (Spin en anglais c’est pivoter, au cas où) »

 

Débuter le waterstart

Le Waterstart est la manœuvre obligatoire permettant de faire du funboard, mais il donne également accès à la vague.
Il existe une grande différence entre le Beachstart « départ de la plage » en ayant pied et le Waterstart « départ dans l’eau » sans avoir pied.

Le Beachstart n’est pas très compliqué : après quelques navigations, il est possible de monter sur sa planche en Beachstart alors que le Waterstart demande beaucoup plus de temps.

Le Waterstart permet :

— de ne pas se faire mal au dos en levant la voile au tire-veille
— de repartir directement
— de se dégager rapidement d’une zone

Matériel pour débuter

Planche : 100 litres et plus pour offrir suffisamment de portance

Voile : légère sans camber de type freeride ou vague 4.5/5.0

Condition

Mer plate avec un vent médium 20/25 nœuds. Être légèrement surtoilé aide au début pour sortir de l’eau.

Étapes

1) Placer le mât perpendiculaire au vent et la planche face au vent.

2) Avec la main avant, saisir le mât au-dessus du wishbone en l’amenant vers le vent, tout en secouant la voile pour que le vent s’engouffre dans celle-ci.

3) Dès que la voile est sortie de l’eau, il faut attraper le wishbone (sans placer les mains trop en avant afin d’éviter de se faire embarquer vers l’avant). Souvent, quand on se fait embarquer vers l’avant, c’est qu’on fait abattre la planche sans s’en rendre compte.

4) Placer la planche dans le bon axe, c’est-à-dire travers au vent. Pour ce faire, il faut pousser le mât vers la planche tout en l’inclinant en direction du nez.

5) Mettre le pied arrière devant le(s) footstrap(s) arrière, ainsi qu’au milieu de la planche pour avoir des appuis centrés (trop de pression sur le pied arrière fera lofer la planche).

6) Pour sortir de l’eau, il faut border sa voile (bras avant tendu et bras arrière fléchi), amener le mât vers l’avant tout en ramenant la planche sous les fesses.

7) La voile porte le rider sur la planche. C’est à ce moment qu’il faut positionner le pied avant devant le footstrap avant (mais pas trop tôt, sinon on dérape).

8) Une fois debout sur la planche, il faut relâcher la pression de la main arrière, afin d’éviter de se faire embarquer vers l’avant.

Bon entraînement !

PHOTOGRAPHE : Olga Flegon

La Freestyle School, ou comment débuter et progresser en vagues, slalom et freestyle dans un cadre idéal.


Un article de Mathis Mulciba

 

Implanté sur la petite plage de Galbas, face au lagon turquoise de Sainte Anne (en Guadeloupe), le club «  la Freestyle School », fondé par Cyril et Hans, tout deux baignés depuis leur plus jeune âge dans le windsurf, vit au rythme du vent, entraînant avec elle son groupe de véliplanchistes tout au long de l’année.

Continuer la lecture de « La Freestyle School, ou comment débuter et progresser en vagues, slalom et freestyle dans un cadre idéal. »