Surfrider Languedoc Roussillon lutte pour protéger nos spots !

 

Un article de Cynthia Fillol et Sylvain Ledroit
Photographie : AKPicT


Le mordu de glisse a toujours été à la recherche du spot parfait, le lieu idéal pour s’adonner à sa passion : secret, venteux, glassy, isolé en sont les maîtres mots. Il en va tout autrement pour ceux qui ont décidé d’ajouter à leurs critères d’acceptation : propre.

En effet, quoi de plus triste que de devoir gréer, waxer, nager ou glisser au milieu des sacs plastiques, des mégots et autres déchets « aquatiques » ? Ce combat c’est SURFRIDER FOUNDATION qui a décidé de l’engager. Mais qui est Surfrider nous direz-vous ? Surfrider Foundation  est une association à but non lucratif dédiée à la protection et à la mise en valeur durable de l’environnement littoral. Derrière ce statut, c’est toute une histoire qui s’est construite depuis près de 30 ans.
Le mouvement est né à Malibu (Californie) en 1984 à l’initiative de surfeurs souhaitant protéger leur spot des pollutions locales. Depuis, Surfrider s’est converti en un réseau international d’associations régionales et de représentations locales présentes sur tous les continents (USA, Europe, Japon, Australie, Amérique Latine…).

D’ailleurs, parlons-en de l’Europe. Créée en 1990 à l’initiative de Tom Curren, qui fût tout de même sacré trois fois champion du monde de surf, Surfrider Foundation Europe a d’abord choisi la zone littorale de loisirs comme zone de référence pour ses actions. Cependant, l’association a su, peu à peu, étendre son réseau. La stratégie environnementale vise à présent toutes les zones de loisirs nautiques : les plages, mais aussi les lacs, les étangs et les rivières.

Aujourd’hui, l’association regroupe parmi ses membres des personnes venant de tous les horizons, ayant en commun la passion de l’océan et le souci de protéger le littoral : pratiquants d’activités nautiques, habitants du littoral, vacanciers… Surfrider c’est plus de 60’000 adhérents et bénévoles autour du globe et plus de 7’000 en Europe. Pour plus de performances, ce sont aujourd’hui près de 50 antennes locales qui luttent sur 5 fronts, qui sont autant d’axes de travail : Qualité de l’eau et santé, Déchets aquatiques, Transport et Infrastructures Maritimes, Artificialisation du Littoral et Changement climatique, et enfin, Patrimoine et Vagues.

Intéressons-nous maintenant à l’une de ces nombreuses antennes qui, depuis maintenant 1 an, se préoccupe de l’état des cours d’eau, de la mer et du littoral en Languedoc — Roussillon. Chaque année, une nouvelle source de pollution devient la cible privilégiée de la dizaine de membres permanents qui composent le bureau. Tous pratiquants de sports nautiques (kitesurf, windsurf, surf, stand up paddle, plongée, kayak) et forts de leurs expériences respectives, ils ont décidé, à leur tour, de protéger leur environnement, pour eux, et pour nous.
Un nouveau continent de plastique, le GBGP (Great Pacific Garbage Patch), a fait son apparition ! Ce qui a logiquement vu s’accroître la lutte contre cette matière et sa surutilisation. En parallèle, c’est un tout autre sujet qui inquiète les membres de Surfrider Languedoc-Roussillon : le mégot.

 

Surfrider Languedoc Roussillon se mobilise contre les mégots !

 

Le mégot est l’un des plus gros fléaux de nos plages.

Le mégot, en raison de sa petite taille, tend à être mal défini. On a tendance à oublier sa véritable nature, à savoir celle d’un vilain déchet. L’ennemi n’est pas, comme on l’imagine, fait de coton, mais d’acétate de cellulose (dérivé de matière plastique) ce qui le rend, beaucoup plus costaud et difficile à dégrader. Il faut 2 ans en moyenne pour le voir disparaître (voire 12 ans dans certains cas).

En tant que déchet, le meilleur endroit pour le ranger… c’est la poubelle. Certes, des agents de la voie publique en ramassent pour les envoyer vers l’incinérateur, mais la majorité connaît une autre fin de vie.

Son lieu de prédilection, la mer ! On le retrouve hélas quasiment partout. Que ce soit en ville, à la campagne, à la montagne ou au bord de la mer, le mégot colonise notre planète et fait (malheureusement) partie de notre paysage. Il n’est pas seulement là où les gens le laissent, car le vent, les cours d’eau, les eaux pluviales peuvent le charrier sur de grandes distances… C’est pourquoi on retrouve beaucoup de mégots sur les plages et dans les océans.

 

En chiffre :

 

–        4.5 billions : Soit 4’500’000’000’000, c’est le nombre de mégots jeté chaque année dans la nature sur le globe.

–        200 : Le nombre de mégots nécessaires et suffisants pour tuer un homme, rien qu’avec la nicotine qu’ils contiennent.

–        1 : Le nombre de mégots nécessaire pour rendre jusqu’à 500 L d’eau, impropre à la consommation

–        4’200 : Le nombre de produits chimiques contenus dans une cigarette… Alors il est possible d’imaginer dans un mégot.

En bref, jeter un mégot par terre, un geste déjà pas très glorieux à la base, qui montre que l’on prend la nature pour une poubelle.
Il n’est nullement question de jeter la pierre aux fumeurs. Fumer nuit gravement à la santé certes, mais jeter votre mégot dans la nature nuit gravement à celles des autres.

Quelle que soit la façon dont vous profitez du littoral (sport, baignade ou promenade), si vous éprouvez le besoin d’agir pour sauvegarder notre patrimoine littoral en participant ou en organisant un nettoyage (www.initiativesoceanes.org), alors vous serez à votre place en rejoignant l’action de Surfrider Foundation.

Pour plus d’information

L’antenne Languedoc-Roussillon ou Facebook

L’antenne Pyrénées-Orientales sur Facebook

 

Un article de Cynthia Fillol et Sylvain Ledroit
Photographie : AKPicT

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