Comment se préparer pour une compétition de vague ?

 

 

Un article de Jules Cachat

Cet article présente la préparation à laquelle je me soumets pour tenter d’être plus performant sur la très prochaine « Carro wave classic ». Je me prépare de trois façons différentes : en faisant du sport pour améliorer mon physique et mon endurance, en naviguant dans des petites conditions et enfin en analysant les moves que je dois travailler ou améliorer. La meilleure façon de progresser en vague est bien sûr de naviguer en vague, mais tout le monde n’a pas la chance de pouvoir le faire tout le temps, ce qui est mon cas. Je suis collégien, donc je dois aller à l’école et je ne peux pas naviguer quand bon me semble. J’habite à 3 minutes à pied de la mer, mais les conditions ne sont pas toujours au rendez-vous et le spot de vague le plus proche est à une heure de route. Mais, les 3 modes de préparation cités ci-dessous me permettent quand même de beaucoup progresser.

 

1/ La pratique de sports variés autres que le Windsurf

2/ La pratique de la planche en condition « flat water »

3/ L’analyse de moves pour mieux me les représenter mentalement.

 

1/

De façon générale, pour moi avant toute chose pour être en forme, il ne sert à rien de faire des régimes ; il vaut mieux faire beaucoup de sport et manger ce qu’il nous plaît, plutôt que de faire peu de sport et se restreindre aux repas. Plus je pratique de sports et plus mes qualités physiques s’améliorent, et cela me permet de manger autant que je veux. De même, je pense que la pratique de sports variés me permet de ne pas avoir que le mot WINDSURF à la bouche et peut m’enlever une certaine forme de pression. Si, cela ne marche pas en planche, j’ai aussi d’autres choses « sympas » dans ma vie. Maintenant, ce point de vue se discute.

Je pratique donc différents sports autres que la planche comme le rugby tous les mercredis qui m’entraine à la résistance physique, aux chocs et à l’endurance. Ce sport m’apporte beaucoup, je me sens moins essoufflé sur l’eau, je résiste mieux aux chocs lorsque je me fais mal et j’encaisse mieux le vent fort et les « claques ».

Je fais de la préparation physique générale en volley-ball qui regroupe rapidité, musculation, test de vma (vitesse maximum aérobie *) et étirements. C’est sûrement le sport qui me fait le plus travailler le « physique » en ce moment, car j’ai une heure et demie de volley et une heure et demie de préparation physique. Pendant mon entrainement de volley, je fais un test de vma environ tous les mois pour voir si j’ai progressé. Justement pour progresser, je fais 15 minutes de footing tous les lundis, suivies de « fractionné » qui consiste à parcourir la plus grande distance en 15 secondes et à récupérer pendant 45 secondes. J’effectue 5 fois cet exercice. Puis, direction le terrain de volley pendant une heure et demie et, pour finir, étirements pour ne pas avoir de douleurs le lendemain. Le mardi, je m’échauffe pour ne pas me claquer, suivi d’un footing de 30 minutes, puis de séries de 3x 10 pompes, 3x 15 abdos et 3x 30 secondes de gainage pour finir avec des étirements.  Je pense  que le volley est le sport qui me prépare le mieux en ce moment, car c’est là que je m’améliore le plus en endurance et en physique. C’est très important d’être endurant pour pouvoir tenir tout un heat « à fond », peu importe les conditions de vent.

Le week-end, direction Skate Park pour faire du skate-board. Ce sport m’aide un peu en endurance, mais il m’aide surtout à mieux me représenter les moves car en planche comme en skate, il faut avoir une idée bien précise du move que l’on veut réaliser si l’on veut réussir à le faire. Je me repère aussi mieux dans l’espace maintenant grâce au skate, car il s’agit aussi de figures aériennes. Ça peut paraître étonnant, mais certaines figures en skate sont comparables en planche (j’avais essayé de le démontrer dans mon article précédent en comparant l’air jibe et le 180 en skate), cela peut permettre de mieux réussir un trick en planche ou en skate.

Donc, le skate m’aide principalement à mieux me représenter les moves et à mieux me repérer dans l’espace.

 

2/

En ce qui concerne mon activité windsurf, la navigation en light wind m’apporte beaucoup dans les manœuvres. Lorsque le vent est faible, cela  me permet de travailler de nombreuses manœuvres

(360 up wind dans les straps, hélicopter tack, navigation à contre, nav en switch …) que je peux ensuite réinvestir en vague et maitriser plus rapidement. Je peux retravailler les manœuvres pour réussir à les faire dans le vent fort, je peux aussi faire du freestyle qui m’aide beaucoup pour les moves de vagues et je tente tout obligatoirement sous les amures bâbord et tribord.

 

Avec ces conditions légères, je me prépare également depuis quelques mois en me testant en slalom avec des grandes toiles. Grâce au slalom, je vais de plus en plus vite et, plus j’ai de vitesse plus je monte haut sur une rampe. De même, réaliser un simple jibe ou virement de bord avec une 7m2 pour mes 37kg, relève pour moi d’un petit exploit. Lorsque je repasse ensuite sur des petites toiles,  tout me semble incroyablement facile et léger, puisque ma plus grande voile en vague est 4.0m.

 

 

3/

Enfin, dernier chapitre de ma préparation : pour pouvoir progresser en windsurf,  il faut pouvoir accepter de faire des erreurs et de justement réfléchir pour ne plus répéter ces mêmes erreurs. Toutes les critiques sont bonnes à entendre pour pouvoir progresser. Pour l’analyse de moves, mon père m’aide beaucoup, car la plupart du temps, c’est lui qui me dit ce qui ne va pas dans un move et ce qu’il faut corriger. Lorsque je regarde une vidéo et que je vois un nouveau move, cela me donne envie de l’apprendre et de l’appliquer. Pour cela, je regarde sur Continentseven le move en question, puis passe ensuite à la lecture pour bien étudier et comprendre chaque action avec l’aide du Wave-sailing book. Ce qui est très important, c’est de comprendre la direction et l’orientation du move, c’est-à-dire d’en avoir un aperçu global. Puis, je détaille davantage en ciblant mon observation par rapport à un problème que je rencontre. Je peux regarder l’action du corps et du gréement pendant le move, l’orientation du regard et de la tête… Sur la photo ci-dessous, c’est le placement de Victor à l’impulsion qui m’intéresse et que j’essaie de reproduire pour tourner plus vite et plus à plat dans les phases qui suivront la réalisation d’un Front ou d’un Speed loop.

Ainsi je viens de vous présenter mes petites astuces pour tenter de progresser et de valoriser au mieux les partenaires qui me soutiennent depuis maintenant deux ans (Chinook surfshop).

 

* VMA sur Wikipedia

 

Un article de Jules Cachat

 

 

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