Making Off « wave-sailing, apprendre à naviguer dans les vagues »


– reprise de l’article Planche Mag sans censures- pour EW –

© Jean Souville – Sports-Formations.

« Germination » du projet Novembre 2007 → Achevé d’imprimer en Mars 2010.
28 mois auront été nécessaires pour accoucher de « wave-sailing, apprendre à naviguer dans les vagues ». Bien sur en novembre 2007, il n’y avait pas de titre puis plus tard, certains seront proposés mais seront différents de celui qui figure aujourd’hui sur la couverture. C’est l’histoire de ces changements et de cet accouchement dont il est question sur les pages qui suivent ;
roches-noires


(Bouj « Push torsion » – Jean Souville, Sports-Formations)


En cette fin d’année civile 2007, je sais ce que je veux mais je suis loin de me représenter l’ensemble des étapes par lesquelles il nous faudra passer !

Début novembre 2007, je suis sur le point de débuter un travail de recherche au laboratoire de l’iufm de Guadeloupe qui pourrait m’occuper pour 3 bonnes années. Mon métier depuis plus de 10 ans consiste à préparer des étudiants à devenir professeur d’EPS. Je commence à réfléchir à une option bien moins scientifique mais dont l’utilité m’apparait plus évidente. Cette orientation se précise en me rendant sur les cours de planche suivis par mes enfants 2 fois par semaine au lagon de Ste Anne. Leur progression m’intéresse et je m’oriente alors vers une réflexion plus fun que les revues de questions scientifiques et autres protocoles ou méthodologies de recherche ! Quitte à réfléchir et à proposer, pourquoi ne pas le faire autour du wave sailing. A ma connaissance, hormis les spéciales manœuvres, je ne connais rien qui couvre le sujet de façon exhaustive.


Je suis passionné, mais loin d’avoir le niveau requis pour traiter l’ensemble des étapes d’apprentissage que je souhaite couvrir. Dès le début, j’ai donc parfaitement conscience qu’il s’agira d’un travail collectif parce qu’il faut m’entourer d’experts. Durant 6 mois, je fais murir la réflexion avec Cyril Prima et Hans Sacher qui dirigent la « freestyle school of Sainte Anne » en Gwada. Je suis le garant du cadre méthodologique et je m’occupe des premiers niveaux d’évolution tandis que Cyril et Hans sont chargés de traiter les niveaux supérieurs. Mais cette équipe est encore insuffisante à mes yeux et il nous faut réunir un groupe d’athlètes de haut niveau dans la spécialité vague, capables de valider nos propositions pédagogiques. Sont alors contactés, Camille Juban, Thomas « Fishbone » shapeur et waverider talentueux pour la Gwada puis Robin Goffinet, Kilian Ducouédic, Ludo Jossin, Pierre Bracar et Yann Sorlut pour ce que j’appelle le reste du monde. C’est déjà le début d’une aventure de folie que de pouvoir échanger avec des coureurs de ce niveau là et le projet avance ainsi jusqu’en Juin 2008.


Il va pourtant prendre une nouvelle orientation en décembre 2008. Une mutation, de nouvelles charges familiales pour les uns, professionnelles pour les autres auront raison de ce trio d’auteurs.


Qu’à cela ne tienne, il s’agit d’un contre temps mais pas de la fin de l’aventure. Je me rapproche alors du rider qui présente selon moi le profil le plus adapté au cadre rédactionnel que je souhaite développer. Ce sera Yann Sorlut. Il n’est pas seulement un waverider de classe internationale, il est également prof d’EPS et je pense que mon discours ne le déstabilisera pas trop. J’ai toujours suivi sa carrière avec attention, et me suis débrouillé pour prendre des informations sur lui, qui au fil du temps ont confirmé ce que je pressentais. Ceux qui ont eu la chance de l’interroger son rarement déçus par ses analyses face à un problème de navigation. La démarche est osée, mais après quelques discussions et échanges mails, Yann accepte de s’engager. Nous sommes à Noël 2008 et nos discussions sont tout de suite très intéressantes. J’ai la certitude que je vais apprendre beaucoup de choses à ses cotés, sans pour autant douter de ce que mon bagage professionnel me permet d’apporter. Je n’ai pas encore totalement abandonné l’idée de faire intervenir Cyril et Hans sur un niveau médian du traitement. Je pense intervenir sur les bases du wave sailing et Yann prend en charge le niveau Elite. Mais au mois de février 2009, je dois me résoudre à considérer l’aventure autour d’un binôme d’auteurs.

espace windsurf
(Aérial sunset- Yann- Moulay- Jean Souville, Sports-formations)


En revanche l’équipe du livre sera bien plus fournie. Il faut quand même comprendre que le Mr tout le monde que je suis entre progressivement en contact avec le gratin du windsurf Mondial ou du milieu. En effet, en apprenant que l’ouvrage est également destiné à l’export, Yann me propose de solliciter Klaas Voget et Victor Fernandez sur l’étape PWA du Cap Vert. Il ne garantit pas le résultat car nous ignorons si le projet peut les intéresser, mais là encore, qui ne tente rien n’a rien. Quand Yann me parle de cette participation éventuelle, je tente de contenir mon émotion et de poursuivre la discussion calmement au téléphone en lui faisant simplement remarquer que l’idée me paraît effectivement pertinente. Une fois, le combiné raccroché, j’appelle mes enfants et ma femme pour leur dire ce qui est en train de se passer. MAIS, c’est ENORME TOUT CA !!! A cet instant, je suis effectivement loin « des labos » et des amphithéâtres de la Fac. Je commence à mettre les 2 pieds dans le rêve.


Klaas et Victor acceptent. Bientôt Jean Souville devient notre photographe et fait entrer Boujmaa dans une équipe qui s’étoffe de façon qualitative et quantitative


Nous sommes en Mars 2009. La première partie de l’ouvrage est au 2/3 rédigée, le chapitre 2 bien calé puisque le premier travail collectif que Yann et moi menons, consiste à arrêter la liste de mooves et leur organisation au sein de progressions pédagogiques. Il s’agit du cœur du chapitre 2 qui vise à lister des pistes générales pour progresser. Nous ne bloquons pas mais y passons beaucoup de temps, presque 2 mois au total. Parallèlement, le format des fiches techniques s’est affiné et Yann fait avancer mes cadres personnels. F 60 s’attaque à la rédaction des fiches des niveaux supérieurs. Pour ce niveau, mon job consiste à le pousser à mettre en mots ce qui est souvent enfoui au plus profond de lui-même. Son niveau de maîtrise suppose que les éléments de la réussite soient automatisés et je l’incite à revenir sur ce qu’il sent, ce qu’il voit, ou encore ce qu’il fait afin que ces écrits n’oublient pas d’éléments importants à transmettre aux apprenants. Même pour Yann qui dispose d’une réelle culture de l’analyse, l’effort est parfois nécessaire. En dehors des chapitres du livre que nous nous répartissons, nous sommes les premiers critiques de la production de l’autre en nous astreignant à de laborieuses relectures. Yann lui veille à ce que le ton de mes écrits ne soient pas trop « universitaire » pour ne pas dire pompeux et dans le même temps me contredit ou m’interroge sur des points techniques particuliers.


De mars à juin / juillet 2009, nous nous concentrons sur la rédaction (chapitre 3) des quelques 50 fiches de mooves réparties sur les thématiques « bases, sauts, Surfs ». Nous accentuons nos efforts sur ce chapitre car les 9/10ème du shooting photo doivent être calés par rapport au contenu de nos fiches. La grosse problématique consiste à faire coïncider le contenu texte au contenu image. Il faut donc qu’au moment de débuter une séance photo, nous sachions exactement ce qui doit être shooter. L’esprit pragmatique de Yann va faire merveille pour organiser cet exercice.


Eh oui, puisque nous entrons dans le chapitre photos, les trips accompagnés de riders internationaux deviennent une obligation de service à laquelle je suis obligé de me plier !!! Au départ, vous pouvez penser que le rêve se poursuit. Mais vous allez vous rendre compte qu’il y a autour de cet exercice matière à générer une quantité de stress assez proche d’une finale PWA, ou d’un entretien d’embauche.

1ère source d’angoisse, la dépendance habituelle à l’égard des conditions météorologiques et le choix du spot. Bien sur la période dont nous disposons pour réaliser l’acte 1 de notre shooting n’est pas extensible. Nous optons pour La Tunisie car elle présente des garanties pour le printemps, et que cette destination est inconnue de la plupart des riders de l’équipe. Dans la mesure où j’y réside depuis peu, elle offre également des facilités sur le plan logistique. Seul Jean connait le potentiel du pays pour y avoir effectué un reportage accompagné de Thomas Traversa, Colin Sifferlin et JB Caste. Mais lorsque le vent daigne pointer le bout de son nez, il n’a jamais fait l’objet d’une prévision claire qui autorise à donner le feu vert pour un départ de l’équipe au complet. Chaque jour qui passe génère sa ration de stress et à la mi mai, nous décidons de garder les yeux ouverts sur tous les coups de vents qui se présentent sur une zone Europe de l’ouest, Maghreb et Canaries. Jean qui est dans les starts nous appelle pour nous dire que quelque chose se précise sur les cotes atlantiques marocaines. Malheureusement, il faudra nous passer des services de Klaas et Victor pour lesquels l’emploi du temps n’est plus compatible. Boujmaa et Yann auront la charge de faire avancer l’affaire sur la semaine de piaule qui nous attend au Maroc en attendant de retrouver klaas et Victor aux canaries en Juin Juillet.

Seconde source d’insomnies, je me représente assez bien la somme de travail et j’ai peur que l’on n’en vienne pas à bout. Il faut réussir à shooter tous les mooves réussis en captant les bonnes lumières, ou les bons angles. Il faut parfois de nouveaux clichés pour ce que nous appelons les points clefs mais également de la matière capable d’illustrer toutes les erreurs que nous avons identifiées sur le papier. C’est monstrueux et comme je ne suis pas pro, je raisonne en occultant le savoir faire de Jean et celui des riders. Il me faut réellement être sur place et observer le déroulement d’une journée pour qu’une partie de mes angoisses se dissipent. Je prends alors conscience que Jean est un « OUF » complet. Il n’est pas seulement fort dans son art, il est physiquement très endurant et s’engage parfois bien plus que les riders. Il sent et sait reconnaître les conditions dans lesquelles les images seront porteuses. Je me souviens notamment de notre arrivée sur un Spot situé à 80 km au nord de Moulay déventé comme il se doit au moment d’effacer les barres et dont les sets approchaient taille de mat dans la série. Je sais très tôt que ce sera sans moi dans l’eau, Yann et Boujmaa sont encore dubitatifs mais Jean va remuer tout ce petit monde en assurant que c’est là que çà se joue, et que tout est réuni pour que çà le fasse. Résultat après 3 heures passées au milieu des paquets, cette session nous apportera l’essentiel des clichés « Surf » et la couverture.


Mais l’angoisse la plus terrible revient sans aucun doute au fait qu’il faille se mettre à l’eau au milieu de professionnels du wishbone et tenter d’apporter satisfaction au photographe pour les clichés attendus. Là, il y a même matière à cauchemarder. Passer un moove sur une session ordinaire est une chose mais le faire alors que vous savez qu’un photographe attend en est une autre. Bien sur, je peux me réfugier derrière le fait qu’il ne s’agit pas de mon matos, que je découvre les spots, que l’anémo peine à descendre en dessous de 35 nœuds, mais la vérité est là, je suis à des années lumières des gars qui m’entourent et il faut l’assumer alors que je suis pourtant le « responsable » du projet. Je repense aux cours dispensés à mes étudiants relatifs à la préparation mentale, aux techniques de relaxations … qui me permettraient de bien gérer mes mises à l’eau ou mes sessions, mais rien n’y fait, je suis proche de la tétanie. Là encore, il faut passer une journée de navigation complète à leur coté pour comprendre tout ce que le mot athlète de haut niveau signifie. Les % de réussite dans du vent aussi fort, le niveau d’engagement et la résistance physique des riders sont tout simplement hallucinants et je pense m’intéresser suffisamment au fait sportif depuis toutes ces années pour être capable de le certifier. Tout cela n’est pas vraiment pour me rassurer. Je trouve un peu la parade en annonçant que je vais me charger d’illustrer tout ce qu’il ne faut pas faire car nos fiches en ont besoin. La stratégie est habile mais seule l’intelligence de mes compagnons parviendra à me mettre un peu plus à mon aise.

espace windsurf
(Phil, Vargas – J Souville, Sports-Formations)


En juin, juillet,à Pozzo il faudra remettre çà avec le bataillon complet des coureurs PWA cette fois. Mais il y en a tellement que je suis perdu dans la masse et j’apprends plus aisément à assumer ma différence sur l’eau.


Notre camps de base est situé au cœur de la ville à 300 m du spot et Jean, Yann et moi sommes logés dans le même appartement, accompagnés également de Alice Arutkin . Papa Arutkin veille à ce que la « ptite » surdouée du windsurf féminin Français soit bien accompagnée dans ses déplacements, loin du nid familial. Yann accepte volontiers cette responsabilité d’autant qu’Alice est vraiment très sympa. De leur coté, Klaas et Victor sont à 2 rues de chez nous. Nous nous retrouvons sur l’eau et pour le dîner.
Pour cet acte 2 du shooting, notre méthodologie est éprouvée. Nous disposons d’un outil (mis au point par notre ingénieur logistique, Yann) qui permet d’actualiser très régulièrement ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire.
Les journées sont très longues pour l’équipe et se décomposent de la façon suivante au cours des 3 semaines complètes que nous passeront sur place.

espace windsurf
(Klaas, Cut back rageur – Pozzo- J.Souville, Sports-Formations)


Réveil à 7H30 et petit déjeuner copieux. Rappel rapide des priorités à shooter pour la matinée. On prend appui sur le bilan de la veille, mais aussi sur la forme du moment et la lumière en écoutant la parole du chef en la matière, j’ai nommé Jean Souville.

9H00 : nous partons en direction d’un des nombreux spots ou d’un site identifié pour des « photos à sec ». En effet, nous avons besoin de séquences plus statiques prises depuis la terre ferme pour simuler des actions clefs à effectuer sur l’eau. La session de navigation s’étend souvent de 10H à 13H avec des pauses régulières pour interroger Jean et savoir s’il faut recommencer une séquence ou passer à la suivante.

13 à 14H30 / 15H : pause repas et récupération. Jean en profite pour reposer ses yeux brûlés par l’eau salée au cours des sessions de water shoot. La pause est très souvent interrompue par la curiosité de l’un d’entre nous qui souhaite découvrir une partie du contenu de la boite à image de Jean.

15/ 19H parfois au-delà : nouvelle session sur l’eau avec les mêmes rituels concernant les vérifications photos.

21 H : diner et débriefing du soir avec Victor et Klaas. On fait un point sur les disponibilités des uns et des autres pour la journée du lendemain et naturellement pour le programme shooting. Chaque soirée devient l’occasion de valider ou d’invalider le travail effectué. Nous cochons les éléments qui donnent satisfaction et remplissons les répertoires dédiés à cet effet.

espace windsurf
(debrief – phil, Klaas, Yann & Victor- Pozzo – J. Souville, Sports-Formations)

23H De retour à la maison, il s’agit de se livrer au fastidieux tri des photos. Des dossiers ont été préparés par Yann sur le poste informatique de Jean et sur nos disques durs respectifs de façon à ce qu’au départ de Pozzo, le tout puisse être séquencé par Jean de façon ordonnée puis transmis au graphiste chargé de la mise en page de l’ouvrage.

1H du mat et parfois plus, extinction des feux.

Pas facile, d’associer un programme d’entraînement à l’étape PWA DE POZZO avec le travail spécifique propre au livre. A ce petit jeu, c’est surtout Yann qui de par son investissement sera le perdant de l’histoire et je culpabilise comme il se doit.

Au retour de Pozzo, même si le travail de rédaction sur le Chapitre 1 et 2 va se prolonger jusqu’à fin septembre, nous passons très franchement à l’étape de création graphique. C’est Thierry Milhaud, ami d’enfance de Jean, basé à Marseille qui en aura la responsabilité. Il n’était pas prévu qu’il en soit ainsi à l’origine mais le fait qu’il soit lui-même planchiste confirmé fera largement pencher la balance de son coté. Nous ne le regretterons pas.


Pour dire vrai, le travail de création graphique a débuté en Juin avec l’élaboration de la couverture. Plusieurs modèles sont produits et nous tranchons dans l’appartement en arrivant à Pozzo. La couverture a été une priorité puisque notre maison d’édition Sports-Formations a souhaité faire coïncider l’avancée du livre avec celle du site web http://www.wave-sailing.com chargé de faire connaître et commercialiser l’ouvrage. Pour ce faire, il nous fallait très rapidement la couverture du livre pour animer une partie de la « home page » du site en question.


Le mois de juillet doit permettre d’arrêter la charte graphique de nos fiches dans les différents formats que nous proposons. Ce ne sera pas une mince affaire puisque au retour des Canaries nous retrouvons tous nos familles respectives et sommes éclatés sur différents sites.


La « fiche témoin » sera l’aérial frontside puisque la séquence est déjà prête. A partir de ce gabarit, Thierry est en mesure de nous donner le calibrage du corps de texte. Cela signifie pour les non initiés, que les auteurs doivent remanier la longueur du texte suivant un nombre arrêté de caractères pour lui permettre de rentrer dans un espace déterminé. La douleur vient du fait que dans 90% des cas, les textes originaux sont trop longs. Il est donc nécessaire de les couper et là, c’est un peu comme si vous perdiez un membre à chaque fiche !


Sur les mois d’août et septembre, notre graphiste n’avance pas aussi vite qu’il le souhaiterait puisqu’il reste dépendant du montage photo que Jean lui transmet et surtout de l’envoi de nos fiches calibrées. Lorsque nous effectuons ce travail, nous profitons de l’occasion pour nous livrer à une première relecture du contenu et proposons les corrections nécessaires sur le fond comme sur la forme.


Parallèlement, la rédaction se poursuit pour les parties inachevées, notamment les chapitres 1 et 2. C’est l’occasion d’intensifier nos concertations avec Pierre Bracar chargé de nous éclairer sur la partie connaissance du matériel. Yann, Pierre et moi multiplions alors les vidéo conférences pour tenter de faire le tour de la question.

espace windsurf
Yann et Phil partent au boulot ! Moulay – J. Souville , Sports-Formations

A la fin septembre, nous avons la quasi certitude que l’ouvrage ne pourra pas sortir pour le début décembre comme initialement prévu puisque 14 fiches sont calées et que rien n’a débuté pour le chapitre 1 & 2 sur le plan de la création graphique. Les quelques 180 pages du chapitre 3 dédié au traitement de nos thèmes  «  bases, Surf & sauts » seront en fait bouclées à la mi décembre !

Franck Lejeune vient prêter main forte à Thierry pour la création graphique du chapitre 1. Elle débute fin septembre et je fais un déplacement sur Marseille un mois plus tard pour aider à caler un texte que nous considérons très dense et qu’il nous faut à tout prix parvenir à aérer. Ce chapitre propose une analyse de l’activité wave sailing et tente de dégager les axes d’entraînement où de progression du planchiste qui navigue dans les vagues. Nous identifions des axes qui dépassent le cadre gestuel en insistant sur d’autres facteurs responsables de la performance comme la gestion des émotions (mentales), la connaissance du milieu et du matériel, la préparation Physique. La grosse problématique de l’ouvrage est de parvenir à proposer un vrai contenu de formation sans pour autant faire fuir les lecteurs. Ouvrir le livre doit rester un moment de plaisir et nos 2 graphistes relèvent le défi en rivalisant d’ingéniosité.

Début décembre, nous organisons un stage commando en nous réunissant tous à Marseille (Jean, Yann, Thierry, Franck et moi) pour finaliser le travail de création graphique en calant les photos et les schémas manquants notamment sur les points clefs et les « problèmes potentiels ». Yann a pris la responsabilité de ce dossier depuis Pozzo et réalise un travail titanesque avec Jean et Thierry. Je suis chargé de rédiger des morceaux qui ne donnent pas entière satisfaction et même parfois d’en produire de nouveaux. Je réponds aux demandes de Franck pour la finalisation du chapitre 1 et je rencontre également des partenaires potentiels pour aider à rentabiliser l’ouvrage et diminuer au maximum les risques pris par la société Sports-Formations. Il me faut également convenir d’un accord avec une relectrice professionnelle.


La semaine avait débuté avec un niveau de stress considérable car tout le monde était conscient du travail qui restait à accomplir. Plus tard, Thierry nous avouera même qu’il n’y croyait pas. Pourtant, au moment de nous quitter, pour la première fois, nous savons que nous tenons le bon bout.


Pour les 2 mois qui suivront, ce sera à Sara notre relectrice d’œuvrer car l’ensemble doit être visé sur le plan graphique et littéraire par une professionnelle. Thierry et Franck plus que jamais fidèles au poste enregistrent les corrections à apporter. Yann et moi devenons alors moins indispensables et basculons sur un autre secteur, celui de la communication pour préparer la sortie de l’ouvrage fixée au 15 mars 2010.


Le 16 février, la relecture est terminée et l’ensemble des fichiers sont transmis à l’imprimerie chargée de la fabrication même dans le nord de la France.


Cette ultime étape prend une petite quinzaine de jours et si tout se passe convenablement, le premier exemplaire d’une édition à 3000 sortira des presses pour le début du mois de Mars.


Premières commandes ont pu être passées au 8 mars 2010.

Top 7th des galères associées à la conception de Wave-Sailing, apprendre à naviguer dans les vagues.

  1. Calibrage texte.
  2. Classer et retrouver les x versions.doc, .doc calibrées, créa graphiques 1 et créations graphiques modifiées, … dans les répertoires et autres arborescences informatiques.
  3. S’apercevoir qu’une photo utile à l’illustration d’une idée manque et qu’il faut remobiliser Jean pour un shooting de rattrapage.
  4. Fouiller dans les 70 GO de clichés effectués, une photo qu’on est certain d’avoir en stock et qui n’apparait dans plus dans un seul de nos répertoires.
  5. Faire un tour d’Europe en Avion, avec 4 escales, une nuit à Zurich et 23 heures de voyage pour rejoindre Gran Canaria depuis Paris pour éviter d’exploser le budget de la maison d’édition.
  6. Se faire ouvrir son sac et chourer la moitié de son contenu dans un car pourri qui met 9 heures à rallier Casablanca à Essaouira.
  7. Se remettre à l’eau à 19H par 30 nœuds de vent alors qu’on est épuisé, ….. Non je déconne !!

Top 7th des plaisirs associés à la conception de Wave-Sailing, apprendre à naviguer dans les vagues :

  1. Etre obligé de se remettre à l’eau à 19H par 30 nœuds de vent alors qu’on est épuisé,……. puis soudain se rappeler qu’à cette heure précise d’autres s’engouffrent dans le RER.
  2. Sortir d’une séance de concertation en ayant la sensation d’avoir compris quelque chose susceptible d’éclairer la réalisation d’un moove et plus globalement l’approche du wave sailing.
  3. Recevoir une création graphique de Thierry ou Franck et attendre impatiemment que le PDF téléchargé veuille bien s’ouvrir. Et là… lâcher un gros : YES !
  4. Rencontrer et écouter des personnes qui partagent la même passion que vous mais dont l’approche est parfois différente de la votre du fait du job qu’ils occupent, shapeur, graphiste, pro rider, photographe ou relectrice.
  5. Jouir de l’hébergement à 70m du spot mis à disposition par Fettah Ahlamara à Moulay et déguster les tagines revigorantes préparées lors de nos instants de pause.
  6. Avoir un retour positif du travail effectué.
  7. Découvrir un mail du responsable de fabrication à l’imprimerie qui précise la mention « Achevé d’Imprimé ».

espace windsurf
(Dunes, Sunset – Safi- J. Souville, Sports-Formations)

Le livre expliqué en pdf

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.