Mathias Genkel – à la rencontre d’un windsurfer passionné


ARTICLE : Mathias Genkel




Prénom : Mathias
Nom : Genkel
Age : 25 ans
Taille / poids : 176 / 68kg
Localisation géographique : Cork (Irlande), Istres (Bouches-du-Rhône), Palekastro (Crète), Rostock (Allemagne) – là où il y a du vent. 😀
Sites web :
www.rock-n-rohwurst.de (allemand)
www.matswindsurfingpage.blogspot.com (anglais)

Sans être athlète professionnel, il est possible de vivre sa passion pour le windsurf… Je pense en être le parfait exemple !!!

En effet, je suis actuellement une formation pour devenir professeur d’anglais et de français en Allemagne. Grâce à cette formation, j’ai pu m’échapper de l’hiver froid du pays pour naviguer dans des régions plus clémentes…



J’ai, ainsi, passé une année en Irlande comme étudiant Erasmus à l’université de Cork où j’ai bien profité des spots irlandais. J’ai aussi passé l’hiver dernier dans le sud de France, près de Marseille, où j’ai travaillé comme assistant de langue ; ce qui m’a permis de gagner un peu d’argent et d’acquérir de l’expérience dans mon futur métier d’enseignant tout en restant proche des spots méditerranéens.

C’est pendant cet hiver que j’ai aussi commencé à faire des vidéos de mes sessions à Carro, Fos, Port-St.Louis etc. Ces vidéos ont pour but de transmettre ma passion pour le windsurf.

Mon objectif n’est pas de devenir célèbre, je souhaite juste partager avec le monde des moments « magiques » que j’ai pu vivre sur l’eau. Heureusement, je n’étais pas seul : ma copine m’a filmé (parfois dans des conditions très difficiles) et mon ami Johannes Neumann, qui travaille dans les médias, a réussi à réaliser des montages de haute qualité !




L’interview EW

ESPACE WINDSURF (EW) : Quand et comment as-tu atterri dans le milieu du windsurf ?

MATHIAS GENKEL (MG) : Ma famille a commencé la planche dans les années 80, je vivais dans l’ancienne Allemagne de l’Est et mon père et mon grand-père avaient commencé à shaper leurs propres planches.

J’ai donc appris à naviguer sur une planche « maison » et une voile pour enfants à l’âge de 8 ans. Je n’ai jamais cessé de plancher depuis…


EW : Quelle place prend le windsurf dans ta vie actuelle ?

MG : Le windsurf prend une place très importante dans ma vie ! Mais je pense, tout de même, qu’il est essentiel de trouver un équilibre entre amis, études et loisirs.


EW : A quel point aimes-tu ce sport ?

MG : Parfois je l’aime trop et ça doit être dur pour ma copine… Mais j’essaie toujours de trouver le juste équilibre.


EW : A partir de quand as-tu commencé à voyager ?

MG : Dès que j’ai eu mon permis de conduire et ma première voiture : un tout petit Ford Escort dès l’âge de 18 ! J’ai alors fais mon premier trip en Bretagne, direction la presqu’île de Crozon. De retour en Allemagne, je suis passé par Paris où je me suis complètement perdu. Après, j’ai fait un voyage en Irlande, ce trip était magique et je me suis promis d’y retourner. C’est maintenant chose faite : j’ai passé une année entière là-bas !


EW : Quelle est ta formation ?

MG : Je fais des études pour devenir professeur d’anglais et de français au lycée (en Allemagne). J’ai presque fini mes études maintenant et j’aimerais trouver un job près de la mer.


EW : Pourquoi les langues ?

MG : A l’école j’étais déjà plus fort en langues qu’en science. En plus, j’ai toujours aimé voyager et j’adore pouvoir communiquer avec les gens que je croise !


EW : Comment se fait-il que tu parles le français ?

MG : Je l’ai appris à l’école même s’il s’agissait plutôt de langue écrite que de langue courante. Pour apprendre à parler le français il a fallu faire plus d’effort : pendant mes voyages j’ai souvent fait connaissance avec des francophones avec qui j’ai pu parler français. En plus, je suis allé travailler en France l’année dernière, ce qui m’a vraiment aidé.


EW : Fais tu de la compétition ? Si oui, quel est ton meilleur résultat ?

MG : Je viens de participer à quelques épreuves Efpt. Mais franchement, le niveau sur l’eau est énorme et c’est dur de gagner sans s’entraîner tout l’hiver à Jeri ou Bonaire. En ce moment je suis en 21ième position en Efpt.

En général, je trouve que les compétitions sont très importantes pour le sport mais il faut vraiment mieux les commercialiser. Je préfère les compétitions spontanées où il n’y a pas trop de stress et où on navigue avec des copains.

En France, j’ai participé à une épreuve de freestyle au Brusc, le National Funboard Expression. J’ai bien aimé cet événement. J’ai fait connaissance des locaux comme Julien Mas, Xavier Frelin, Kevin Allegre et Adrien Bosson qui sont devenus des amis avec qui j’ai navigué pendant l’hiver.

En plus, il y avait de bons photographes comme Raffi Cherbedjian. Pour la commercialisation du windsurf, il est incontournable d’avoir de bonnes photos et donc des articles dans la presse !


EW : Que préfères-tu ? Le freestyle, la vague ?

MG : Les deux disciplines sont spectaculaires et intéressantes !!! En ce qui me concerne, tout dépend des conditions. En ce moment je fais beaucoup de freestyle mais si les conditions sont parfaites, je préfère la vague. En Allemagne, nous n’avons pas beaucoup de spots de vague. On fait donc surtout du freestyle pour pouvoir naviguer le plus souvent possible. Ce qui me fascine en freestyle c’est la satisfaction quand on passe une nouvelle figure.


EW : Quels sont tes objectifs ?

MG : Vivre une vie heureuse en combinant métier et hobby. Voyager et découvrir de nouveaux spots.


EW : Comment vis-tu ?

MG : Des fois je bosse pour être capable de voyager et d’acheter le matos. J’essaie de ne pas dépenser trop.


EW : Quel est ton plus beau voyage ?

MG : Mon premier séjour en Irlande : on a eu des conditions énormes et on a été fasciné par la générosité et l’accueil des locaux.


EW : Quel est ton meilleur souvenir en planche ?

MG : Mon meilleur souvenir : une session de rêve sur l’île de Belmullet en Irlande sur un spot secret avec Oisin van Gelderen, un des meilleurs planchistes d’Irlande. On a eu le reef pour nous, il y avait du soleil et des phoques qui nous ont regardés rider les vagues.


EW : Combien de jours windsurf tu par an ? Combien de trips par an ?

MG : En ce moment, je navigue environ quatre à cinq fois par semaine et je fais plus ou moins deux à trois trips par an.


EW : As-tu une alimentation particulière ? Fais-tu du renforcement musculaire, des étirements ?

MG : C’est ma copine qui m’a appris qu’il est très important de se nourrir d’une manière particulière quand on fait beaucoup de sport. Maintenant je fais plus attention à la nourriture. En plus, j’ai commencé à faire un peu de yoga, je fais des exercices avant chaque nav ce qui m’aide à éviter les blessures.


EW : Quel est ton matos ?

MG : J’ai des planches et voiles RRD. En ce moment, je navigue surtout en RRD TwinTip 88l. Pour les voiles, c’est la RRD Superstyle pour le freestyle et la vague. J’ai aussi la WaveVogue en 3.7 et 3.3 pour les conditions difficiles.


EW : As-tu des sponsors ?

MG : Le distributeur RRD Allemagne me soutient avec des prix réduits pour le matos. Mais ce n’est malgré tout pas facile dans ce temps de crise.


EW : Ta plus grande qualité ? Ton plus grand défaut ?

MG : Je ne sais pas exactement. Je suis très ambitieux et des fois j’oublie de m’occuper d’autre chose que de ma planche.


EW : Que fais tu à côté du windsurf ?

MG : Si les conditions sont là, j’aime faire du surf, sinon du jogging ou me promener avec ma copine. J’aime aussi lire.


EW : Que conseilles-tu aux planchistes qui aimeraient faire des montages vidéo ?

MG : Il est plus important d’avoir de bonnes idées que d’avoir une caméra super chère. Il est essentiel de raconter une sorte d’histoire dans la vidéo. Ça veut dire qu’il faut absolument ajouter des images qui montrent le paysage, des gens, des animaux ou des trucs qui sont typiques pour la région dans laquelle on navigue. Ça doit être un peu exceptionnel.

Par exemple, pour les deux vidéos qu’on a réalisé, sur mes sessions dans le sud de France, on a essayé de ne pas cacher la réalité – les usines, les cheminées, la pollution mais aussi des images typiques de Marseille – le Vieux Port, Notre Dame de la Garde.

En ce qui concerne l’équipement, je conseille d’avoir un trépied pour que les images ne bougent trop. Il faut aussi changer de point de vue et le planchiste doit rester proche de la caméra.


ARTICLE : Mathias Genkel

Une pensée sur “Mathias Genkel – à la rencontre d’un windsurfer passionné”

  1. vraiment bien cette interview et super vidéo !

    c’est clair que naviguer 4 à 5 fois par semaine c’est la clés pour progresser …

    Cela donne envie d’aller en Irlande en tout cas cet article !

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