Madagascar et le windsurf

 

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L’histoire entre Madagascar et le windsurf a commencé très tôt contrairement à ce que l’on pense. En effet, c’est grâce à des Français vivant à Madagascar à l’époque, que l’on a vu la première planche à voile sur les eaux malgaches. Ainsi, en 1984, dans la baie des Sakalava, le Varatraza (nom du vent malgache) commençait déjà à tracter les fous de la glisse.

Néanmoins, il y a eu un trou de plusieurs années où plus rien ne s’est passé dans ce domaine. Ce n’est qu’en 1997 qu’on a entendu parler à nouveau de windsurf à Madagascar grâce à l’organisation de la compétition Windsurf Trilogy 1997, organisée par un français installé dans l’extrême sud du pays. Ce fut un grand succès malgré les faibles retombées médiatiques.

 

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C’est en l’an 2000 que l’on a vu le 1er lodge s’ouvrir au nord de Madagascar, dans la baie des Sakalava. Il s’agit du Sakalava Lodge qui propose la location de matériel de windsurf, puis en 2005 de kitesurf.

Au début des années 2000, un français a eu l’initiative d’initier les jeunes malagasy en créant une école de windsurf « Mijono School », qui a mis à disposition du matériel pour les jeunes riders. Malheureusement, l’école n’a pas fait long feu.

Par ailleurs, d’autres hôtels ont suivi cette tendance « hôtel windsurf/kitesurf », notamment avec l’organisation à trois reprises du Air Madagascar Windsurf Challenge en 2005, 2006 et 2007.

Plus tard, de nouveaux hôtels ont ouvert, tels le Royal Sakalava, le Babaomby Islande Lodge, les Paillotes de Babaomby, O’Meraude, le Lakana Hôtel et puis récemment le Shakaloha Guest House. Il faut savoir que la destination commence à être très prisée et de plus en plus de personnes souhaitent ouvrir des hôtels proposant ces activités nautiques. D’ailleurs, d’autres établissements hôteliers sont en construction en ce moment même.
Hélas, on constate petit à petit la disparition de la pratique du windsurf, laquelle est remplacée par le kitesurf. En effet, tous les hôtels sont principalement axés sur l’activité du kitesurf, la pratique de ce sport étant plus facile en terme de voyage et d’apprentissage.

 

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©Jerome Houyvet

 

Donc, malheureusement les jeunes malagasy qui ont débuté par le windsurf se sont retrouvés tous à faire du kitesurf et ont abandonné le windsurf faute de matériel, mais aussi grâce à la facilité d’apprentissage du kite. Sur 20 riders en windsurf, on ne s’est retrouvé finalement plus qu’à 3 !

Mon initiative de créer un contest de kite, et non pas de windsurf, en est une conséquence. En fait, étant un windsurfer dans le sang, je ferai tout pour mettre le windsurf dans le contest lors des prochaines éditions pour montrer que le windsurf à Madagascar n’est pas terminé. Tout comme mon invitation de Graham Ezzy à Mada ; cela est dû au manque de visibilité des riders malagasy et du windsurf à Malagasy que j’ai organisé avec mon association, Mada Power Events.

Lorsque l’on parle de windsurf à Madagascar, on pense tout de suite à de super spots, de l’eau chaude, de bonnes conditions, du vent et des vagues, mais lorsque l’on fait des recherches sur le sport dans le pays, on remarque que le kite domine beaucoup, voire un peu trop. À travers mes initiatives, tels que RCM Kite Contest, l’invitation a Graham Ezzy, le fait de filmer le windsurf à Madagascar, ainsi que ma nomination en tant que windsurfer pour représenter l’Ile Rouge aux compétitions internationales, tout cela montre et prouve bien que si on se bouge un peu, le windsurf ne mourra jamais à Madagascar et, au contraire, pourra encore se développer.

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Le windsurf n’a pas de limite et c’est en y vouant sa vie qu’on peut le prouver.

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