Juger une compétition en freestyle

 

Un article de Michiel de Cooman
avec l’aide de Luc de Cooman

 

Suite à mon article précédent concernant le déroulement d’une compétition de freestyle, j’ai voulu aller plus loin en expliquant toute la partie concernant les juges, à savoir qui sont les juges ? Comment jugent-ils ? Mais surtout que jugent-ils ???

Une équipe de juges est souvent composée de quelques juges internationaux complétés par des juges locaux et même parfois par des riders expérimentés.
Posséder un certificat international exige d’avoir suivi un cours « International Freestyle Judging » de 3 jours. Dans ce cours, on développe l’organisation d’un événement, ainsi que la manière d’interpréter les moves.
Ces dernières années, ce cours a eu lieu à Gand (Belgique) et a été donné par Ruben Petrisie, juge principal dans les « kids events » et Tom Hartman. Tous les deux sont des juges internationaux très expérimentés.
De façon générale, le travail des juges n’est pas vraiment salarié. Cependant, les frais sur place (transport, logement, nourriture…) sont remboursés.
Pour des petits événements (Championnat Belgique par exemple), le travail des juges est bénévole.

Au début de la compétition, les riders sont regroupés, afin de donner tous les renseignements nécessaires.
Pendant la compétition, des tableaux sont utilisés pour donner un maximum d’informations (règles, horaires, participants, résultats…).

 

 

Plusieurs juges doivent être présents. Leur nombre va dépendre de l’importance de l’événement :
Pour de gros événements : 6 juges (2 x 3), même 8 juges + un juge principal
Pour les compétitions de type « kids » : 3 à 5 juges + un juge principal

En cas de protestation, c’est le juge principal qui doit prendre la décision.

 

Les critères de jugement :

 

Diversité
= nombre de manœuvres différentes, variations, sur les deux bords.

Technique
= la difficulté des manœuvres.

Style
= l’attitude du surfer, l’explosivité, l’exécution propre des manœuvres.

Fluidité
= continuation dans les manœuvres, l’enchaînement, le nombre de chutes.

 

Les formats de résultats :

 

⇒ Overall impression :

Chaque manœuvre compte, même les chutes sont considérées ! Cela donne plus de chances à ceux qui montrent une prestation variée au lieu de tenter seulement quelques « big moves ».
Les différentes conditions comptent également. Le light wind favorisera le compétiteur léger.

⇒ Meilleur move : (seuls des juges expérimentés sont responsables de cette partie)

Un nombre fixe en quantité de manœuvres est évalué. Par exemple : les 4 meilleures manœuvres sur 7 seront considérées (sur chaque bord). Les manœuvres effectuées après le dernier (ici le 7e) ne sont pas valables ! Et les chutes ne comptent pas !
Le meilleur move est ce qui permet de mettre en valeur la tentative de « big moves ».

L’overall impression est basé sur la diversité, la technicité, le style et la fluidité sur chaque bord pour des manœuvres différentes.
Le meilleur move est également basé sur la diversité, la technicité et le style !

Le rider peut aller consulter son résultat après le heat et la communication se fera uniquement avec le juge principal.
En cas d’erreur, celui-ci peut décider d’annuler le heat , même de le faire recommencer.
Les juges doivent pouvoir donner des explications dans certains cas !

 

Exemple d’un tableau avec les points :

 

Tableau du « single », 64 coureurs, heats de 4 riders :

Position finale Points
Gagnant et perdant (du ‘winners heat’) 0.7 et 2
Gagnant et perdant (du ‘losers heat’) 3 et 4
Les ‘losers’ du quatrième tour (3e et 4e place dans les heats) 6,5
Les ‘losers’ du troisième tour (3e et 4e place dans les heats) 12,5
Les ‘losers’ du deuxième tour (3e et 4e place dans les heats) 24,5
Les ‘losers’ du premier tour (3e et 4e place dans les heats) 48,5

 

Tableau du « double », 64 coureurs, heats de 4 riders :

Position finale Points
Selon position dans le dernier tour 0,7-2-3-4-5-6-7.5
Perdants du tour avant dernier (3e et 4e place dans son heat) 10.5
Perdants du tour avant 14.5
……. 20.5
……. 28.5
……. 40.5
……. 56.5

 

Les juges prennent note de tous les moves exécutés par les riders qu’ils surveillent.
Ils notent également l’amure sur laquelle les moves sont exécutés.
Chaque juge reçoit un document officiel pour son prochain heat. Ce document contient le numéro du heat, la durée, le nom du juge, les noms des riders du heat, ainsi que les amures.
Les juges appliquent souvent des abréviations pour noter les moves (car ça peut aller très vite).
Quand le heat est fini, les juges comparent les moves et prennent une décision (losers/winners).
Ces décisions sont très rapides, car les heats s’enchaînent toutes les 3’.

 

 

Un article de Michiel de Cooman
avec l’aide de Luc de Cooman

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