Le jibe expliqué

 

Un article de Russell Groves

De la puissance pour carver !

Le « Power jibe » est le jibe le plus commun de tous. Il se fait au planing et est une des premières manœuvres à maîtriser car il est assez technique dû à la rapidité de son mouvement.

Il existe une quantité de jibes différents. Parmi eux, le « jibe carving » (jibe à grande vitesse), le « slide jibe » (jibe dérapé), le racing jibe (jibe avec la voile couchée), le duck jibe (empannage de la voile par le point d’écoute)…

 

 

Toute manœuvre doit être commencée à partir d’une position équilibrée, en avançant à une vitesse confortable. L’allure la plus adéquate est le travers.

 

Après s’être décroché du harnais, il faut s’avancer au niveau du centre de la planche et retirer le pied arrière du footstrap. Bien garder la planche à plat !

Il est nécessaire d’avoir une position très équilibrée. Pour ce faire, le pied arrière doit être sur le rail et aussi près que possible du footstrap arrière.

Celui-ci va commander en donnant plus ou moins d’angulation à la planche et va choisir la direction que va prendre celle-ci.

Plus il y a de vitesse, plus l’angle d’attaque (rail dans l’eau) doit être important. Le rail arrière doit creuser un sillon dans l’eau. L’erreur souvent commise est de ne pas donner assez d’angle à la planche. La solution est alors de plier les genoux et de mettre la pression au niveau de la plante du pied (ni le talon ni les orteils).

 

Le rail traçant son chemin dans l’eau, il faut, ensuite, trouver de la conduite et ceci, grâce à la voile. La main arrière doit être très reculée ! En ramenant la voile au niveau du centre de la planche, cela permet de rapprocher la main arrière près du corps. À ce moment, il faut tendre le bras avant, afin de fermer la voile. Cette démarche va entraîner de la puissance, mais aussi propulser le corps vers l’avant, ou plus exactement, sur le pied avant, rabaissant ainsi le nez de la planche et rendant possible le contrôle de la courbe.

 

La méthode disant de tirer la main arrière pour fermer la voile amène la puissance au niveau de cette même main. Ce qui entraîne plus de pression au niveau du pied arrière, enfonçant le tail (arrière de la planche) plus profondément dans l’eau. Il est nécessaire, alors, de déplacer le corps vers l’avant. De plus, ce qui arrive souvent, la voile n’est jamais assez fermée dû à la forte traction qu’elle exerce.

Lors de la conduite de la planche dans la courbe, il faut ajuster l’angle de la voile.

La voile ne change jamais d’angle par rapport au vent, c’est la planche et le rider qui changent ! Une erreur commune est d’ouvrir trop la voile.

Si la planche commence à ralentir et si l’angle (voile/vent) est correct, alors la voile va automatiquement remettre de la puissance dans le virage, faisant tourner la planche tout le long.

 

Même en ralentissant, la planche continue à tourner. Évidemment, l’angle du rail de la planche doit diminuer, mais sera tout de même bien présent ! Beaucoup de gens aplatissent trop la planche, ce qui la fait partir tout droit, spécialement lors du changement de pied.

 

Le dernier type de problème au jibe est l’empannage de la voile ! Le moment du passage dépend complètement de la vitesse à laquelle le virage est pris. Le changement doit se faire avec le centre de gravité de la voile au-dessus de l’axe central de la planche. La voile va alors empanner autour de son axe central.

 

 

S’il y a beaucoup de perte de vitesse, il est encore possible de se tourner vers le jibe dérapé ou « slide jibe ». Ce type de jibe est « new school » et très efficace ! Les mouvements sont exactement les mêmes que pour le « power jibe ».

La planche dérape, car elle est à plat, et tout le poids du corps est au-dessus du pied de mât. C’est assez amusant et la sensation est sympa.

 

Un article de Russell Groves

 

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