CARRO


CARRO


Pays _ _ _ _ _ _ _ _ : France ??

Région  _ _ _ _ _ _  : PACA (Provence Alpes Cote d’Azur)

Département _ _ _  : Bouches du Rhône

Adresse _ _ _ _ _ _ : Quai Jean Vérandy 13500 Martigues

Latitude _ _ _ _ _ _ : 43,3293

Longitude_ _ _ _ _ : 5,0395

Accès  _ _ _ _ _ _ _ : De Marseille et Toulon prendre A55 direction Martigues sortie Carry-le-Rouet, Chateauneuf-les-Matigues prendre la D9 direction Carro.

De Lyon et Avignon prendre A7 puis A55 direction Martigues sortie Rarry-le-Rouet, Chateauneuf-les-Matigues prendre la D9 direction Carro.

   Traverser le village jusqu’au port.

Parking _ _ _ _ _ _  : Plusieurs grands parkings gratuits. Accès camping-car autorisé.



DESCRIPTION

               Carro est sans doute le meilleur spot de vague de Méditerranée. Caractérisé par une dalle rocheuse s’étirant à environ 400 mètres le long de la côte laissant place à un tombant d’à peu près 50 mètres. Le spot fonctionne principalement en Side-shore bâbord par vent de Sud-Est mais aussi par Nord-Ouest en Side-shore tribord. La houle, formée par les vents, vient buter sur cette marche et crée des séries de vagues pouvant atteindre une taille de mât les jours de “gros”. Les limites de ce haut fond sont indiquées par des espars. Le fond principalement constitué de roches crée des vagues de bonne qualité pour le surf frontside.

pict by: Jean Souville
pict by: Jean Souville




ZONE DE NAVIGATION


Baptiste morand f-2100 carro windsurf france spot zone de navigation

Sur la carte ci-dessus on a représenté trois zones.

  • En vert : mise à l’eau. Elle est constituée d’un glissant donnant d’un coté sur le parking de l’autre sur une plagette d’environ 2m de long laissant place à l’eau et à des rochers(oursins, moules).
  • En jaune : zone principale, elle s’étend du Marin Surf Shop à l’Est sur une distance d’environ 300 mètres à l’Ouest.
  • En rouge : zone étendue de navigation possible.




LIENS UTILES, MÉTÉO, Webcam

Météo ☀️??

          Windguru _ _ _ _ _ _ : https://www.windguru.cz/342

          Wind’s up _ _ _ _ _ _ : http://www.winds-up.com/spot-carro-windsurf-kitesurf-5-observations-releves-vent.html

Webcam ??

          Raf’s Carro cam _ _ _ : http://www.raphaelfilippi.com

          Le Marin _ _ _ _ _ _ : http://www.marinsurfshop.com/content/6-webcam-du-surfshop-de-carro

          Wind’s up _ _ _ _ _ _ : http://www.winds-up.com/spot-carro-windsurf-kitesurf-5-webcam-live.html

Surf-shop

          Le Marin surf shop _ : http://www.marinsurfshop.com

 

Naviguer en Nouvelle-Calédonie

ilot-goeland

Article de Tiffany Roudeillac

 

Situé en plein cœur du Pacific Sud, cet archipel d’Océanie fait parler de lui à des milliers de kilomètres! Oui, vous savez, cet endroit dont vous rêvez secrètement avec ses plages de sable blanc et son magnifique lagon d’eau bleue turquoise !

Avec le plus grand lagon du monde classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Nouvelle-Calédonie offre aux amateurs de sports nautiques, d’innombrables terrains de jeux, dignes de paysages de cartes postales !

 

nouvelle caledonie

 

Quand naviguer en Nouvelle-Calédonie ?

 

Ici, il faut dire que l’on est gâté… En général on peut naviguer TOUTE L’ANNEE !!!! Mais la période idéale de navigation en Nouvelle Calédonie est d’octobre à avril. Durant ces saisons, les alizés sont bien établis et les températures varient entre 25° et 27°, de quoi parfaire son bronzage et sortir les « claquettes ». Et quoi de mieux que de naviguer en maillot de bain 2 pièces ou en boardshort ?!

A noter quand même que de février à mars, c’est la saison des cyclones ! Mais après tout, ça veut dire qu’il y a du vent …

cyclone - nouvelle calédonie   cyclone - nouvelle calédonie

 

Où naviguer en Nouvelle-Calédonie ?

 

A l’Anse Vata, me direz-vous ? « The spot » de la Nouméa Cup qui a reçu la finale de la célèbre coupe du monde de Windsurf  (PWA) deux années consécutives !

La plage de l’Anse Vata est située en plein cœur de la ville de Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie. Avec un plan d’eau technique (avec ce petit clapot serré qui te tue les genoux après quelques heures de nav !),  l’Anse Vata reste le spot le plus fréquenté ! Places de parking, proximité avec les bars pour l’apéro after-session, une bande d’herbe pour dégréer sans avoir 4 tonnes de sable sur ton matos et surtout, les ilôts !!

anse-vata

 

Le plus proche, l’Île aux Canards (non, il n’y a pas pleins de canards, mais juste des gens qui viennent faire la bronzette sur la plage et profiter du sentier sous-marin en masque/tuba (réserve marine classée depuis peu au patrimoine mondial de l’UNESCO)… un public au top pour les freestyleurs et les « m’as-tu vu » qui font de magnifiques racing-jibes à ras du bord ! En plus de ça, le plus sympa, c’est qu’en seulement 2 minutes environ, on y est (oui bon, ça dépend si tu t’appelles Antoine Albeau ou si comme moi, tu es plutôt Mr tout le monde qui fait du 28 nœuds en V-max dans la baie de l’Anse Vata…).

ile-aux-canards

 

 

Quand le vent n’est pas au rendez-vous, c’est également à l’Anse Vata que vous verrez les Foils !!!

foil - windsurf    foil - windsurf

 

Pour les plus courageux, il y a l’Ilot Maître… Là, on est plutôt sur du 7-10 min. pour y aller si Eole n’est pas trop méchant … On s’attaque à ce qu’on appelle « le chenal » !!! Ce terme fait doucement rire Julien Quentel qui n’appelle pas ça un chenal, parce que « les vagues ne sont pas très grosses »… En même temps, il s’attendait à quoi… Le chenal ce n’est pas tellement ce genre-là :

mais plutôt ça :

julien-quentel   chenal-anse-vata-maitre

 

Alors quand tu kiffes pas trop la houle, t’es en mode rodéo, faut pas que j’tombe. Ou alors, tu as ceux qui gèrent et c’est le gros kiffe entre les sauts et les surfs… En fait, la traversée n’est pas la même pour tout le monde !!

Mais bon, arrivé à destination, t’es quand même bien content d’avoir fait tout ce chemin… un bel îlot où t’as pied partout (sauf lors des grandes marées hautes, t’es un peu sur la pointe des pieds parfois… oui, c’est vrai je ne suis pas super grande non plus).

Plan d’eau lisse, on A-DO-RE ! Faut « juste »  éviter les kitesurfs et les tortues, mais à part ça c’est top. Ou alors prévoir un couteau pour les fils de kite et un deuxième aileron pour les tortues ! 😉 De temps en temps, on a aussi notre copain Bully le requin (surnommé ainsi par notre Sean international qui serre les fesses chaque fois qu’il le croise !) qui vient nous faire un coucou.

ilot-maitre

 

Donc en résumé, Anse-Vata, Ile aux Canard, Anse-Vata ou Ilot Maître à marée haute ! Sinon, vous allez vous retrouver comme Delphine et Sean à tirer des bords pour contourner tout ce récif et rentrer à la plage.

Ceci étant dit, dès que les conditions le permettent, je vous conseille très fortement de faire la traversée et profiter du plan d’eau pour vous faire des abatées de ouf et exploser votre V-max ! C’est aussi le moyen de se tirer la bourre avec les potes et se vanter, à savoir qui ira plus vite que l’autre ! (c’est bien les mecs ça).

Si jamais vous souhaitez venir en Nouvelle-Calédonie, mais que le transport du matos vous paraît être une histoire insurmontable, vous pouvez toujours louer votre équipement ! Super équipe dynamique et sympa, vous avez « Aloha Windsurfing » qui propose du matériel en location à l’heure ou au forfait, à vous de choisir ce qui vous convient le mieux… Leur camion est facilement reconnaissable et se situe au bord de mer sur la Promenade Roger Laroque.

aloha-windsurfing

 

Si jamais vous arrivez à l’Ilot Maître et que vous êtes encore motivé pour découvrir le bleu profond de la Nouvelle-Calédonie, vous continuez votre route pour arriver à cet endroit sorti d’un conte de fées… l’Ilot Goéland ! L’eau est tellement transparente que vous y verrez le fond de sable blanc… La vue en vaut le détour et pourquoi ne pas brancher la GoPro pour narguer vos potes à votre retour ?!

ilot-goeland

 

Sachez quand même que l’Ilot Goéland est une réserve intégrale saisonnière qui est accessible uniquement du 1er avril au 30 septembre et donc fermée d’accès du 1er octobre au 31 mars.

A quelques kilomètres de l’Anse Vata, vous avez également la Baie de Sainte-Marie qui accueille principalement des jeunes Windsurfeurs du club de l’ACPV. Méga-entraînés, on y trouve surtout des graines de champions !! Vous avez sûrement déjà vu quelques-uns de ces visages : les frères prodiges  Thomas et Nicolas GOYARD, Sarah HAUSER avec son corps parfait et ses bikinis ultra-sexy, la douce et souriante Sarah HEBERT  (qui attend un petit boutchou), l’indétrônable Lilou GRANIER, Basile JACQUIN, la Black Machine ou encore le freestyleur Antoine ALBERT pour ne citer qu’eux… Tous ces noms transportent les couleurs de la Nouvelle-Calédonie dans le monde entier !

thomas-et-nicolas-goyard   sarah-hauser   sarah-hebert

basile-jacquin   lilou-granier   antoine-albert

 

   

Le plan d’eau de Sainte-Marie n’est pas non plus de tout repos avec un même type de clapot, mais moins serré que celui de l’Anse Vata ! Vous partez au beach start d’une petite plage abritée du vent pour ensuite vous faire propulser une fois sorti de la dévente ! Slalom, freestyle, vague … on y trouve de tout !

A l’ACPV, on retrouve les meetings de freestyle, les 4H de l’ACPV ou encore les Championnats de Nouvelle-Calédonie, à la rencontre de la crème de la crème de nos caïds qui nous en mettent plein la vue 

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championnats-nc

 

A proximité, il y a l’Ilot Sainte Marie et les jeunes kiffent pas mal de se rendre à un endroit surnommé « Bercy » avec plan d’eau lisse, un véritable terrain de jeu pour des bords de speed et des jibes full taquet !

Allez, on continue notre traversée et cette fois rendez-vous à Magenta, pour les gagas de la vague !

Attention aux patates quelques-uns ont dû y laisser des ailerons et des bouts de peau… oui, oui vous avez bien lu ! Vous savez ce qui arrive quand vous vous faites délicatement « Washer » et que vous sentez la douceur du corail vous effleurer ! Dans votre tête, vous imaginez déjà la vision d’horreur de ce soir… désinfection au citron, efficace mais loin d’être aussi agréable que la Biseptine ou la Bétadine !

Si vous êtes un mordu de vagues et que vous n’avez pas de boat pour aller jusqu’à Ténia, vous opterez pour Magenta ! Avec un peu de chance, Patrice Morin ne sera pas bien loin avec son appareil photo… méga clichés assurés !!

magenta

 

A environ 1 heure de route en voiture de Nouméa, sortez les guns, on est  à Ouano !! Le top du top pour les amateurs de speed, avec de l’eau jusqu’à la taille, tant pis les gamelles au jibe ou les fautes de quarts, on se relève et on se prend quelques minutes pour en rire avec la bande qui n’a pas loupé 1 seconde de votre exploit ! De toute façon, c’est toujours quand on fait des trucs méga cools que personne regarde… par contre les casse-gueule, ça, tout le monde t’a vu, pris en photo et ce sera répété et déformé !!

C’est le moment pour les gros gabarits de sortir la 90L et la 6.2 pour des V-max hallucinantes et pour les filles de venir titiller un peu les garçons machos !

Entraînement aux jibes pendant qu’on y est, ça fait pas de mal, mais bizarrement ils rentrent toujours pratiquement tous… pas comme à l’Anse Vata ! Comme à l’Ilot Maître, quand y’a pas beaucoup d’eau, on est sûr d’y trouver des kites… Là c’est une invasion de kaïds de super sauts, alors on se méfie ! Après tout, y’a de la place pour tout le monde, les kites au bord et les planches un peu plus vers le large… pas de panique, on a toujours de l’eau jusqu’à la taille. A Ouano, on est sur un herbier donc on a souvent les pieds gluants et quand on fait son beach start, on a l’impression que le grip a secrètement disparu.

Vous avez l’envie de partir à la découverte ? Tirez des bords pour monter sur l’îlot qui est juste en face ou bien faire un tour à la baie qui se trouve derrière, des kilomètres pour s’éclater avec les copains et puis c’est tellement bon, on a envie que chaque bord dure une éternité !!

En partant de la plage d’Ouano, vous pouvez vous rendre à l’Ever Prosperity, sur le récif d’Ouano. En fait, il existe en Nouvelle-Calédonie deux épaves baptisées « Ever Prosperity ». L’histoire étonnante des deux “Ever Prosperity”, des bateaux jumeaux qui partageaient le même nom et avaient tous deux le même port d’attache à Monrovia au Liberia et qui ont fini leur vie de navire de la même façon.

Le premier “Ever Prosperity” s’est échoué sur le grand récif de la côte Ouest en 1965.

Le second a fait de même en 1970 et leurs épaves sont encore sur le récif.

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Si vous décidez de dormir sur place pour resauter à l’eau le lendemain, n’oubliez surtout pas l’anti-moustique ou sinon on va penser que vous avez attrapé la varicelle !!

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Prochain stop à Bourail !! Le paradis sur terre, l’eau transparente et le sable blanc… Là, par contre, il vaut mieux prévoir les tentes et une soirée entre potes autour d’un BBQ ! A environ 2h30 de Nouméa en voiture, on préfère se faire un camping et profiter un max du spot tant qu’on y est. En tout cas, Lena, elle approuve  !

Une petite balade jusqu’au Reef pour entendre le bruit des vagues, s’entraîner aux jibes à ras de la plage, se prendre en selfie avec les copains … que demande le peuple ? Ah oui, du vent !! Au pire, vous pouvez toujours aller à la Roche Percée surfer des petites vagues, vous mettre les pieds dans l’eau au bord de la piscine du Sheraton ou encore passer une après-midi au Golf… Une chose est sûre, on ne s’ennuie pas !

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A la recherche de sensations, d’adrénaline et de gros swells ? Vous allez adorez Ténia ! Le terrain de jeu favori de Yoann Despujol et à le regarder surfer ces vagues, ça peut se comprendre !!

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Par contre là, il faudra un bateau pour vous rendre sur le site ! Allez, un petit coup de fil par-ci par-là et on trouvera toujours un pote qui a une place sur son boat ! Hey, au pire on apporte la bière et le deal est conclu .

Méga waves… quand Ténia est au top de sa forme, des vagues avoisinant les 5 m. dans les gros sets pour un max de sensations et washage garantis ! Comme lot de consolation, n’oubliez pas qu’il y a toujours la bière fraîche dans la glacière !

On termine notre escapade à Lifou !! Rendez-vous cette fois-ci au club de voile CAN Hnaipole de Lifou … là-bas les gens y sont accueillants et les couleurs sont époustouflantes !! C’est sûrement pas Lena et Maria qui vous diront le contraire !!

maria-lifou

 

Bon, les amis ! Notre balade arrive à sa fin … Sachez quand même qu’il y a encore d’innombrables spots sur lesquels on peut se rendre, mais j’ai fait avec vous le tour de ceux qui sont les plus côtoyés.

Et si toutefois le vent est capricieux pendant vos vacances en Nouvelle-Calédonie, vous pouvez toujours faire des excursions sous-marines, balades à cheval, saut en parachute, kayak, SUP, etc…

Allez, à bientôt sur l’eau 😉

 

Crédit photo :

Les autres photos sont de :
– Patrice MORIN
– Bryan GOVAN
– Erwan DEVOS
– Maria ANDRES
– Gill CHABAUD
– Organic Clothing
– Casey HAUSER
– Nouvelle Calédonie Tourisme.Sud
– John CARTER
– Guillaume LEDOUX
– Lena ERDIL
– Julie HARRIS
– Fred PAYET
– Eric BELLANDE

La Guadeloupe….un paradis sur terre…

 

Cette année,  nous sommes partis en Guadeloupe lors des vacances de Pâques avec le club de plongée…. 5 jours de plongées suivis de 5 jours libres… devinez…

Après de magnifiques plongées dans la Mer des Caraïbes avec le club Piton Plongée et un Baloo très sympa 😉

Guadeloupe - windsurf

 

Direction la mythique plage de la Caravelle à côté de Sainte Anne pour découvrir un spot paradisiaque…permettant tous les types de nav. Location de matos à la FreeStyle School, avec un accueil à l’image de la gwada…super cool, sympa … pani pwoblem

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Le spot marche bien par vent E-NE (onshore…donc hyper safe) et permet de multiples disciplines : freestyle, freeride, slalom…dans le lagon et pour ceux qui veulent aller taquiner les vagues, direction la barrière.

cyril evrard - windsurf

 

La Guadeloupe cache de nombreux autres spots paradisiaques mais mieux vaut emporter ses boardbags (ce sera pour une autre fois). Elle mérite d’être connue.

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mon sponsor
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Du windsurf en janvier !

windsurf-hiver

 

Ça navigue en janvier? Pendant l’hiver, beaucoup de gens partent en trip, car par chez nous c’est un peu frais à cette période. Enfin, Etienne Timan reste chez lui à Wimereux et profite, quasi tout seul, de toutes les vagues que son spot lui offre.

Sinon, voici quelques idées de nos riders d’Espace Windsurf pour vos sessions du mois de janvier.

 

TARIFA

 

hiver-windsurf

 

Rider : Fabrice Devos (Belgique)

Pays : Espagne

Spot : Tarifa

Conditions :

Par vent d’Est, il s’agit du Levante, vent offshore sur beaucoup d’endroits et il peut être très fort.

C’est un bonheur avec une houle d’Ouest ! Dans ce cas, il est possible d’avoir des journées inoubliables sur des spots comme Bolonia ou Canos de Mecca.

 

Par vent d’Ouest, il s’agit du Poniente, vent de 4 à 6 beauforts qui donne souvent des vagues et quand c’est fort en hiver, ça navigue bien!

Meilleur endroit, Arte Vida, très sympa aussi pour passer la journée et manger avec vue sur mer.

hiver-windsurf

Par vent de Nord-Ouest, on peut marcher à Los Lances, mais ma meilleure session était à Sancti Petri, une heure de route où c’est excellent dans la baie pour le freestyle. A marée haute sur une dalle de moules, on peut naviguer avec de grosses vagues, mais attention quand la mer descend il faut quitter à temps.

 

En dépression, c’est Sud-Ouest, il faut bouger autour de Cadiz, les spots Chipions, Val de la grana, Sanlucar et Rota donnent d’excellentes conditions de vagues!

 

Tarifa commence à donner des vagues en octobre et jusqu’en mars. L’été est plat en général, sauf exception, avec beaucoup de monde et de kitesurfeurs. Par contre, pendant les mois d’hiver, il y a souvent d’excellentes sessions de windsurf à trouver, mais il faut beaucoup rouler.

 

hiver-windsurf

 

Température :

En décembre / janvier, il fait autour des 10-12°C la nuit et entre 14-22° le jour.

C’est vraiment trop cool sans vent de se promener en t-shirt un 31 décembre dans l’après-midi. Il faut aussi penser à prendre une veste d’hiver, car le vent Poniente donne un air frais quand il souffle, même avec le soleil.
Type de navigation :

Freestyle / Vague

Sans vague, on fait un peu de vague dans le port en ville ou freestyle à Los Lances ou Las Dunas. Parfois sans vent, une houle rentre pour le surf ou le sup, c’est très sympa dans toute la baie.
Expérience sur le spot :

Fabrice passe régulièrement ses vacances de Noël (2 semaines) sur ce beau terrain de jeu.
hiver-windsurf

Les photos sont prises à Bolonia par Levante et vagues de l’Ouest et celle avec vent de droite par gros Poniente à Arte Vida.

 

 

UTUROA

hiver-windsurf

 

Rider : Mathilde Zampieri (Polynésie Française)

Pays : Polynésie Française

Spot : Raiatea

Conditions : 15 noeuds, flat, soleil

Température : Eau à 28 degrés

Type de navigation : Freeride, slalom et freestyle

Expérience sur le spot : Mathilde habite sur le spot

 

hiver-windsurf

 

 

WINDSKATE

 

Rider : Nascimo Fournier (France)

Pays : France

Spot : Dans sa rue ou sur le parking du supermarché le plus proche, sur un terrain de foot en sable…

Conditions : toutes les conditions peuvent convenir, même avec zéro vent ! Une rue en pente douce peut suffire pour s’exercer. Avec la pente, on peut avec une petite vitesse commencer à avancer et même envoyer des moves …

Pour les plus aventureux, on peut installer des modules, par exemple un tremplin.

Avec plus de vent, ça peut vite devenir dangereux. Il faut donc prévoir protections, coudières et genouillères.

On peut pratiquer même la nuit : les lumières des villes ou les phares des voitures procurent des ambiances particulières…

 

Température : Toutes (surtout quand il fait trop froid pour naviguer !)
Type de navigation : Freeride et freestyle en windskate
Avec un skate simplement percé pour accueillir la plaquette du mât ou avec un « mountainboard » spécifique, tout est possible !

(Voir les vidéos de Guy Trudeau au Canada).

Variante avec un snowboard ou même des skis …

Ne pas hésiter à utiliser de petites voiles. Le « vieux » matériel du fond du garage est préférable, si on ne veut pas voir sa dernière voile déchirée. Le wishbone reçoit cher en général : grip + macadam = alu !!
Expérience en windskate : Nascimo fait du windskate depuis deux ans dès qu’il fait trop froid ou que le vent est trop faible.

Le windskate peut servir de révisions et d’entretien des moves appris, comme d’entraînement pour les nouveaux moves : répétition des gestes, manipulations de la voile …

(Vous trouverez plus de détails dans un futur article spécial « Windskate »).

hiver-windsurf

 

LES GRENADINES

 

windsurf-hiver

Rider : Martin Plissonneau (Martinique)

Pays : Caraïbes

Spot : Grenadines (groupe d’îles anglaises indépendantes). Le départ en catamaran depuis une île française est préférable.

Conditions : Vent plutôt régulier

Température : Eau chaude

Type de navigation : Slalom, vague, freestyle

Expérience sur le spot : quelques (trop courtes) sessions dans de magnifiques spots.

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Infos supplémentaires :

Il s’agit d’un trip à faire en groupe pour au moins 10 jours. Ce n’est vraiment pas un trip normal, car on est tout le temps au bord de l’eau !

La vie nocturne est assez calme, tout se passe plutôt autour du cata. Certaines îles sont également intéressantes à visiter.

 

 

En conclusion, chacun trouve son bonheur un peu partout en janvier, le plus important étant de continuer à rider ou en tout cas de bouger ! Alors faites-vous plaisir 🙂

Et n’oubliez pas de partager avec nous votre expérience en laissant un commentaire !

 

Sauvons nos spots !

 
 

Photo-01---Wind-Valley
 

Contexte

Les plages autour de Leucate, de Port-la-Nouvelle à Gruissan, dans le sud de la France ne seront plus accessibles en véhicule à partir de 2016…
Et c’est bien ??
Ben pas trop pour le windsurf ! Faire des kilomètres à pied, le matos à bouts de bras, en luttant contre la tramontane : ce n’est pas cool ! Et pour tous les autres riders, qu’ils soient plutôt kite, plutôt sup, ou plutôt parasol… ce n’est pas mieux !

 

Spots mythiques !

La Wind Valley privée de ses spots ??
La région se vante de plus de 300 jours de vent par an !
Quand on parle de Gruissan, on parle aussi du DéfiWind, de Pascal Maka, d’Estelle Barre,…

Photo-02---DéfiWind

Quand on parle de La Franqui, on parle aussi du Mondial du Vent, de Julien Taboulet Wesh, de sessions de renverse formidables, … On parle vitesse, speed, records !

Photo-03---Freestyle

Quand on parle de Port-La-Nouvelle (PLN), on parle de la relève du slalom avec Pierre et Marion Mortefon, on parle de spot freestyle, de Nicolas Akgazciyan, des jeunes Bastien Escofet et Sam Estève. Et même, ce serait “THE” spot européen ? A voir tous les champions européens qui passent par là (de Steven van Broeckoven à Balz Muller) , c’en est sûrement pas loin !
On parle aussi de tous les autres, on parle aussi de “moi” qui viens souvent en vacances faire un petit jibe dans le coin !

 

Triste nouvelle !

Les lois littorales européennes et le souci de l’écologie et de sauvegarde de notre patrimoine naturel, notamment celui de nos côtes maritimes, revendiquent des zones protégées. Ce qui est normal : ces idées ne vont pas contre notre passion : pratiquer le windsurf au milieu de sacs plastiques (spots directement exposés au Meltem sur les îles grecques) ou au milieu des fumées rejetées par des centrales pétrolières (Carro, Les Rénaïres) n’est pas forcément ce que l’on préfère !

Alors les planchistes de PLN sont-ils anti-écolo ? A priori, le problème n’est pas là : sous des discours d’apparences écologiques, les élus voudraient interdire l’accès aux plages, alors qu’ils autoriseraient des agrandissements du port et des terminaux pétroliers de Port-la-Nouvelle sur ces mêmes espaces. Et c’est cela qui semble contradictoire !
 

La page communautaire FB “Touche pas à ma mer” va dans ce sens :

Je suis Mike : marin, plongeur, windsurfeur… Ma “mer” a toujours été là pour moi quand j’avais besoin de me ressourcer, de me sentir vivre tout simplement… Je viens juste de créer cette page parce que je n’accepterai pas qu’on réduise ma liberté d’accès à la mer une fois de plus.
Contre le projet de non-circulation sur les plages ? “Ce projet ne se justifie pas tant que ça écologiquement parlant, si l’on respecte les bandes de roulement utilisées jusqu’à présent. Et nous faire culpabiliser sur notre impact écologique, alors qu’ils vont agrandir le port pétrolier de PLN en pleine zone naturelle… C’est juste énorme, alors que l’alternative pensée par l’association PLN-Windsurf semble être un compromis intéressant.
Un message ? “La mer doit rester et restera un espace de liberté, son accès via les plages du littoral en véhicule est gérable écologiquement parlant. Par contre, détruire une partie de la réserve naturelle au profit d’une exploitation pétrolière est impensable pour moi. “Touche pas à ma mer” avec son jeu de mot peut rassembler… Réunir et agir par la suite. Cette page pourrait permettre de rassembler les sachets de thé (kites) avec les os de seiche (planches à voile), les pêcheurs avec les baigneurs, les chars à voile, etc. L’intérêt commun prime : garder l’accès libre de façon raisonnée et raisonnable.

 

Photo-04---MikeAnnie
 

Cela fait un moment qu’on entend parler de fermeture de ces plages… La loi française relative à l’aménagement et à la protection du littoral date de 1986…
Mais là, ça à l’air sérieux ! Le dernier article paru dans le journal “L’indépendant” de la région Languedoc-Roussillon parle de 2016…
 

N’existerait-il pas des compromis ? C’est ce que propose l’Association PLN-Windsurf et son président L. Bady :

L’association PLN Windsurf a été créée en 2005, car à l’époque déjà, les premières rumeurs courraient concernant l’interdiction de rouler sur les plages. La première manifestation date de 2009 où nous nous sommes retrouvés environ 300 devant la mairie de PLN où se déroulait la première réunion (élus, parc naturel régional, état… ) visant à réduire notre liberté de pratique.
Les plages de Gruissan à La Franqui (18 km de côte) ont une configuration quasi unique en France, aucune route ou chemin ne les longent.
Il n’y a que très peu d’accès perpendiculaires au rivage et les plages sont très larges (au moins 400 m). Si demain, on nous interdit de circuler et stationner sur les plages, c’est la fermeture des spots. Impossible de transporter son matériel avec un vent très régulièrement supérieur à 35 nœuds, vent offshore, donc en cas d’incident, il faut pouvoir rapidement prévenir les secours, sécurité du matériel , on ne peut pas laisser cinq à dix mille euros de matériel dans une voiture ou une remorque à 1 km de la plage sans surveillance.
Nous proposons donc une bande de roulement à environ 200 m du rivage où nous pourrions nous garer en épis. L’alibi écologique n’a aucun fondement chez nous, puisque sur nos plages ne présentent aucune faune ou flore, les coups de mer d’hiver remodelant tous les ans la plage. Il n’y a également aucun espace dunaire comme on peut en trouver vers Montpellier.
Nous souhaitons donc que tous les élus à tous les étages prennent conscience de l’importance touristique et économique des sports de glisse dans un des département le plus pauvre de France où le vent doit devenir un atout et nous aménager de façon durable dans le respect de l’environnement, un nombre suffisant de spots, afin que nous puissions continuer à assouvir notre passion en toute sécurité.

 

Photo-05---Carte-Proposition
 

Les sports de glisse et le tourisme liés sont une partie importante de l’économie régionale. Les locaux font péter les anémomètres et le nombre de sessions par an ! Pour preuve : toutes les images de cet article par Annie Fouarge.
Aidons-les ! Faites tourner l’info !

 

D’autres spots en Europe menacés !

Comme Casa de Poros à Tarifa, il y a quelques temps (voir l’article d’Eric Merten sur Espace Windsurf), voici d’autres exemples :

– Pour d’autres raisons, un projet gigantesque de construction risque de modifier la qualité du spot néerlandais de Brouwersdam (spot présenté dans l’article de Michiel de Cooman sur Espace Windsurf). Ce lieu est internationalement connu pour ses conditions liées à la pratique du freestyle avec ses champions : de Steven van Broeckhoven, Sarah Quitta-Ofringa, … à Rick Jendrusch. Voir sa vidéo d’appel à l’aide “SOS” sur ContinentSeven.

– Brutal Beach, spot de vagues de Six-Fours dans le sud de la France, est aussi menacé par un projet d’extension du port Méditerranée de la commune et qui met en danger la plage de Bonne-Grâce, plus connue sous le nom de « Brutal Beach ».

– Le Jaï, à côté de Marseille, plage que certains riverains ont du mal à “prêter” aux pratiquants de sports de glisse…

– Et comme beaucoup d’autres coins perdus, entre autre “mon” home-spot, à Vesoul, petit lac intérieur menacé par la prolifération de petites algues, des cyano-bactéries. Les activités nautiques sont interdites régulièrement, et les collectivités locales passives ne font pas grand-chose pour trouver des solutions…

 

Mais attention : pas d’amalgames !

D’autres spots sont en danger aussi sur la surface de la Terre, mais à cause de répercussions des activités humaines sur l’environnement : réchauffement climatique, hausse du niveau des océans, 8ème continent de déchets flottants… La pratique de notre sport dans des conditions sympas passera déjà par le respect de nos spots et plus généralement de notre planète.
Alors :
“Respecte ta mer !”
“Sois poli avec ta mer !” : deux slogans de SurfRiderFoundation.
D’abord ça, sinon le ride risque de tourner court ! (Et tu vas devoir te mettre au foot…)

 

Espoirs…

L’association Les Gardiens de la Côte a une super page internet qui recense des combats menés, des combats en cours, mais aussi des combats gagnés !

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Cet article n’est peut-être qu’un petit grain de sable,
mais…
 
 

Graham Ezzy à Diego Suarez – Madagascar




Lorsque j’ai commencé le windsurf, j’ai su que c’était ma vocation et que j’allais pouvoir peut-être me faire connaître grâce à ce sport. Au fur et à mesure que je progressais, je voulais voir plus d’amis pratiquer le sport et voir la destination prisée des riders venant du monde entier. Mes ‘homespots’ sont vraiment magiques, l’environnement, l’ambiance dans la ville et tout, je pensais qu’il y aurait plus d’attrait dans le pays, mais ce n’était pas le cas du tout. Avec les problèmes internes du pays, politiques, sécuritaires et de pauvreté, en plus de la crise financière mondiale, Madagascar était en train de perdre en réputation.

J’ai toujours voulu rencontrer des windsurfer professionnels et les réseaux sociaux, notamment Facebook, m’ont permis d’entrer en contact avec eux. Ainsi, un jour, j’ai décidé de contacter des champions et professionnels du sport. Je ne comprenais pas pourquoi, après les 2 ‘Windsurf Challenges’ (événement de windsurf à Madagascar) plusieurs de riders célèbres n’étaient pas revenus visiter le pays. En tant qu’habitant de l’île, j’ai pensé qu’il serait bien d’organiser la venue d’un rider très connu. D’habitude les Malagasy sont moniteurs de kitesurf et n’ont pas vraiment d’envergure et de perspective quant à un projet comme celui-là. Cependant, le fait qu’un Malagasy fasse venir un champion hawaiien comme Graham Ezzy prouve que les Malagasy s’approprient les sports de glisse petit à petit.

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Ainsi avec mon association Mada Power Events, j’ai contacté Graham et on a chatté de manière régulière pendant plusieurs semaines. Plus tard, il m’a dit que Kevin Pritchard était prévu au trip également. Petit à petit, on a mis le programme en place, les vols entre Hawaii et Diego-Suarez et le genre de vidéo qu’ils allaient tourner. Ensuite, on a commencé à avoir des problèmes. Le trip étant prévu au mois de juillet a été reporté au mois d’août puis au mois de septembre. De plus, après avoir réservé les billets et s’être mis d’accord avec les riders, il s’est avéré que Kevin Pritchard ne pouvait pas faire le voyage du fait qu’il devait impérativement assister à une étape de l’American Windsurfing Tour. Il y avait donc un gros problème, car on allait payer un billet pour un trajet qui fait la moitié de la planète pour une personne qui ne pouvait faire le voyage. On a essayé de négocier avec la compagnie Air Madagascar pour annuler le billet, mais sans succès. Entre temps il fallait que je trouve un autre cameraman, sinon Graham allait également annuler son voyage, ce qui aurait été une addition très salée pour moi. Pendant 2 semaines, Graham et moi contactions tous les photographes/cameramen professionnels dans les domaines windsurf/kitesurf. Après maintes négociations, Manu Grafenauer, le célèbre cameraman qui a travaillé avec André Paskowski sur les meilleurs films de windsurf de tous les temps, me donnait le contact d’un Allemand, Andreas Jansen. J’ai checké ses vidéos et ai été vite convaincu. On a discuté et il m’a dit qu’il était OK pour venir tourner le film, ce qui était un énorme soulagement personnel. J’en ai parlé à Graham et tous deux sont devenus vite amis. Plus tard, Graham m’a fait part du fait qu’il faisait également venir un ami à lui pour les photos professionnelles Rubben Lemmens, windsurfer amateur participant à l’AWT.

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Après de nouvelles négociations sur les frais, ils étaient en route pour Diego-Suarez. Graham est arrivé en premier, je lui ai fait visiter la ville, les spots et il a pris ses repères pour le tournage. Quelques jours plus tard, Rubben arrivait et enfin, Andreas, dit Andi, avec tout son matériel de cameraman.

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Un windsurf trip comme on n’en avait jamais vu avant. Tout était problématique, mais au dernier moment il y avait toujours une solution qui mettait tout le monde d’accord. On a commencé par aller rider sur le nouveau spot que j’ai découvert quelques mois plus tôt, à Ambolobozokely. Ce spot se situe dans les villages perdus au fond de la brousse. Cet endroit paradisiaque de la Mer d’Emeraude est connu mondialement et on a filmé le windsurf sous un nouvel angle. L’équipe était très bien, Graham voulait repousser les limites du windsurf sur des spots dangereux, Rubben prenait des photos à couper le souffle et Andi filmait les actions de Graham avec aisance et beaucoup de professionnalisme. Mis à part les spots très célèbres que sont la Mer d’Émeraude et la Baie des Sakalava, je voulais qu’à travers le film, on puisse découvrir la vie malagasy au monde entier. Ainsi, je leur ai montré les combats de coqs, expliqué l’histoire de la ville, les sacrifices traditionnels, le marché, la ville, les fêtes…

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Le fait de rider avec un windsurfer comme Graham sur ses homespots change la manière dont on voit le windsurf. C’est effectivement beaucoup plus impressionnant de voir un Hawaiien envoyer un move sur chaque vague où il se place pour son bottom turn et off the lip. Avec Graham, on voit que le windsurf n’est pas seulement un sport, mais aussi un art. Il m’a donné des conseils pour améliorer mon waveriding et mes sauts, d’ailleurs juste avant son départ, il m’a offert une de ses Ezzy Elite. Tout est calculé, voire même inné dans sa façon de lire une vague, comme s’il était né pour ça. Personnellement, plus tard, j’aimerais pouvoir rider aussi bien que lui.

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Le windsurf est vraiment bien plus qu’un sport. À travers cet épique ‘windsurf trip’, des amitiés se sont nouées, des rigolades, des frayeurs, un apprentissage d’une nouvelle culture et des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires !

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Quelques bons spots à Madagascar




Après avoir évoqué mon nouveau spot à Cape Town, un petit pas en arrière pour vous décrire mes ‘home spots’ à Diégo-Suarez (Antsiranana) Madagascar.

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1) La Baie des Français


Officiellement élue la 2e plus belle baie du monde après Rio De Janeiro, la Baie des Français a acquis son nom par rapport au passé colonial de la ville. Dans la Baie des Français se trouve le pain de sucre (îlot au milieu), ce qui rend la baie plus unique et plus belle. La baie est très grande et il y a la Mangrove tout autour. Le pain de sucre est sacré et tous les samedis matin, on peut voir des dizaines de personnes sur la plage et dans l’eau demandant la bénédiction des esprits.
Les statistiques de vents sont stables, mais le vent (Varatraza) est souvent irrégulier. Le vent souffle direction Sud-Est avec une moyenne de 20-25 nœuds. Le spot est bump and jump, donc c’est cool pour le freeride et même le slalom. Il est préférable de rider derrière le pain de sucre, car il y a plus d’espace et plus de vent.

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2) La Baie des Sakalava


Spot mondialement connu, la Baie des Sakalava est le spot où j’ai fait mes premiers sauts et surfs. Facilement accessible depuis chez moi, j’y suis souvent, car j’ai un bungalow sur la plage. J’ai fait mes premiers frontloops et backloops sur ce spot. Du gros crash dû à un surf mal calculé au bonheur de se satelliser à plusieurs mètres pour un high jump au-dessus des autres riders, la Baie des Sakalava est mon vrai ‘home spot’. J’y ai beaucoup de souvenirs avec mes amis sur ce spot, le challenge entre jeunes y est présent dès qu’on ride ensemble, à savoir qui est le plus fort ?! Sans compter des rigolades et de grosses frayeurs au cours des 4 h de sessions par jour. La baie est grande et fait le tiers de la Baie des Français. Le lagon est parfait pour le freestyle, le freeride et le slalom. Ce n’est pas profond et lorsqu’on veut aller dans les vagues, c’est à environ 900 mètres / 1km de la plage. Le reef est divisé en deux par un îlot au milieu du spot. A gauche, les vagues sont dangereuses et il faut être vraiment bon pour bien les surfer. A droite, le reef fait 300 mètres et c’est un parfait terrain de jeu. La majorité des riders restent donc à droite. L’odeur du corail sur le spot est fort, le paysage est pur, tout y est nature et les photos sont toujours belles lorsqu’on ride dans la Baie des Sakalava.

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3) La Mer d’Émeraude


Ce spot est également mondialement connu du fait de sa beauté. En effet, le lagon de 10 km2 environ porte son nom du fait de la lucidité de l’eau, c’est une énorme piscine et la mer y est turquoise d’où son nom ☺.
Pour y avoir accès, il faut prendre le bateau à Ramena, village de pêcheur. Il faut 30 à 45 minutes pour y accéder, en passant par la Petite-Passe, la Grande Passe étant réservée aux navires. Il faut bien ‘checker’ la marée afin d’attendre qu’il y ait assez d’eau pour pouvoir passer.

Le spot est parfait pour tout : le freestyle, les vagues, le slalom et le freeride. Le lagon est géant, donc on a de l’espace. Parfois, on peut même confondre le ciel et la mer tellement c’est beau !
Il y a 2 spots de vague : Toreky et Suarez (2 noms d’îlots).
Toreky est un rocher où les vagues sont assez grosses, environ 2 à 3 mètres (4 mètres quand c’est jour de gros). Celles-ci sont sur un reef qui n’est pas très profond.

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Rider à Toreky requiert du courage et de bonnes qualités en tant que waverider. C’est un bon spot lorsque Suarez est à sec.
Suarez est un îlot très touristique et c’est généralement le lieu où les touristes vont lorsqu’ils sont à la Mer d’Émeraude. Le spot de vagues est à 150 mètres de la plage. Suarez est le meilleur spot lorsqu’il s’agit de vagues. Des magnifiques séries, des vagues puissantes, pas de clapot pendant le bottom turn et le vent y est plus fort que dans la Baie des Sakalava. C’est probablement le seul spot où l’on peut faire des aerials et être sûr de retomber avec la vague et non derrière elle.
Le spot est très bien, cependant, comme à Toreky, il faut savoir bien surfer. Il n’y a aucune sécurité et le courant y est très fort, alors si l’on veut rider à la Mer d’Émeraude, il faut absolument être accompagné. Ne jamais y aller seul sans avoir prévenu.

En ce qui concerne les requins, j’en ai déjà vu sur les deux derniers spots décrits, mais les chances d’être attaqué sont nulles.
Au final, la Mer d’Émeraude est un spot magnifique qui vaut la visite, si vous êtes de passage à Diégo-Suarez !

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4) Ambolobozokely


L’an dernier, j’ai découvert un nouveau spot et j’y ai organisé une compétition de kitesurf. C’est un spot on shore où le vent est vraiment fort. Ce spot est parfait pour le slalom, le freeride et surtout le freestyle et je n’ose même pas imaginer ce que Gollito ferait sur ce spot…
Un peu plus tôt dans l’année, j’y suis allé avec Graham Ezzy et tout le crew pour tourner un film. Les vagues étaient démentes, super dangereuses et incroyablement dévastatrices. Il y avait une dévente pas possible, ce qui empêchait de faire les waterstarts à certains moments. On a eu du 2 mètres sur toutes les vagues et très peu de fond parfois. Ce spot se trouve très loin dans la brousse. Tout le long de la côte, on pouvait voir des vagues déferler sur les rochers.
Dans quelque temps, je me ferai bien un trip en suivant toute la côte Est à la recherche du spot parfait, qui sait, peut-être qu’il existe un Jaws Malagasy ☺.

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Le Rietvlei Lake – Cape Town – Afrique du Sud

 

Le Rietvlei Lake est le spot où je windsurf à Cape Town. « Riet » est une plante qui pousse autour du lac, une sorte de roseau, et « vlei » veut dire lac en afrikaans. Ce spot se situe à Milnerton, Table View, à environ 20 minutes du centre-ville entre Sunset Beach et Big Bay, les spots les plus célèbres de la ‘Mother City’.

 

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Ce lac n’est pas naturel comme beaucoup peuvent le croire. En effet, il a été créé par l’homme dans les années 60. Auparavant, il y avait la plage de Table View jusqu’à Sea Point. Cape Town possède un bord de mer et un grand port grâce au sable qui a été amené aux environs de la ville, là où se trouve actuellement le lac. Ce sont donc des milliers de tonnes de sable qui ont été déplacés pour agrandir la ville au niveau de la mer. Ainsi, le lac est assez grand pour les windsurfers, mais également pour des personnes pratiquant le wakeboard, ski nautique, SUP, dériveur, et autres bateaux à voiles et même pour la pêche. Néanmoins, le kitesurf est interdit. Certaines personnes font aussi de l’observation d’oiseaux. Parfois, il y a des pique-niqueurs aux abords du lac.

Pour avoir accès au spot, on doit porter un badge qui coûte environ 2 euros la journée, sinon on peut devenir membre pour un an, pour environ 35 euros. On devient ainsi membre du Milnerton Aquatic Club. C’est donc le gouvernement qui s’occupe du lac. Il y a un hangar pour bateaux à voiles, un bar, un salon, une réception et enfin un regroupement de conteneurs où est rangé le matériel de windsurf. Ces conteneurs sont privés et on doit en louer un si on veut y laisser son matos.

Le spot est très prisé des freestylers et des slalomeurs. En effet, le plat les attire, mais aussi le vent qui y est généralement plus fort et plus puissant qu’en mer (alors que la mer se trouve à peine à 100-200 mètres du lac). Le Cape Doctor est le nom du vent capetonian, il est rafaleux et en même temps régulier. Parfois, il peut s’arrêter net pendant 20-30 minutes ou plus. Mais sur le lac, il est plus régulier qu’en mer. Et ce qui n’est pas négligeable est que, lorsqu’on se trouve en difficulté, on peut rentrer à la nage, sans problèmes de courant, ni de requins.

 

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Je préfère naviguer sur le lac, car je m’oriente vers la RSX et le slalom et je dois avouer que j’apprécie particulièrement la température qui est assez proche de celle de mon homespot (à Madagascar) c’est-à-dire entre 20 et 25 degrés. On navigue en général avec un lycra et un maillot, mais certaines personnes préfèrent la combinaison. Le spot est rempli de clapots, ce qui est très difficile lorsqu’on est à pleine vitesse, mais c’est un bon entraînement pour les cuisses. Pour les freestylers, ces conditions leur permettent de faire des figures sur n’importe quel clapot. J’ai demandé à ces riders pourquoi ils venaient tous à Cape Town pendant cette période de l’année et pas à un autre endroit et ils m’ont dit que c’était à cause des conditions : il y a des vagues, du plat et du clapot. Concernant le lac, ils m’ont répondu que c’était le spot le plus difficile pour pratiquer le freetsyle. Ainsi, s’y entraîner leur permet d’envoyer un Culo sur n’importe quel clapot, ou encore un Flaka sur un autre.

Au niveau slalom, il y a beaucoup de locaux, généralement des seniors qui pratiquent le windsurf. D’ailleurs, j’aimerais ajouter qu’à part mon ami Mitch Wagstaff, Champion d’Afrique du Sud de slalom, je n’ai rencontré aucun jeune, tant en freestyle, en slalom ou en vagues, ce qui est désolant. Apparemment les jeunes préfèrent le surf et le kitesurf, plus facile d’apprentissage et plus facile avec le matériel pour le transport lors des voyages. Bref, les seniors sont nombreux, c’est assez bien organisé et il y a une petite compétition tous les mois pendant l’été qui s’appelle Masters and Blasters Windsurfing. J’ai participé à certaines courses et c’était super fun et surtout un bon entraînement. Néanmoins, il n’y a pas de prix, mais c’est supervisé par l’association Windurfing South Africa, et les courses permettent de se qualifier pour les championnats nationaux.


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Le spot est facile d’accès, ce qui a pour conséquence de la foule tant sur la terre que dans l’eau. On fait fréquemment de belles photos, car les conditions sont souvent parfaites. Lorsque j’ai envie d’aller rider, je n’ai qu’à checker la webcam et j’y vais s’il y a assez de vent.

Le club où je windsurf s’appelle Baysports Cape Town. J’ai pu décrocher un job en tant que moniteur de windsurf et on a eu pas mal de clients l’été dernier. Il y a également une 2ème école qui donne des leçons à un bon nombre d’enfants.

Rietvlei est très célèbre et c’est un spot que beaucoup de personnes connaissent, grâce à des dizaines de vidéos de windsurf à Cape Town sur lesquelles on voit le lac.

Pour l’heure, je range mon matériel et me tiens au chaud ! L’été vient juste de se terminer, on va vers l’hiver et la fréquentation du lac a bien baissé ces temps. Je vois parfois quelques bateaux à voile, SUPers et pêcheurs. Cape Town va devenir une ville assez triste et il est prévu de très basses températures et même de la neige dans les montagnes. J’attends avec impatience de retourner rider sur mon homespot Baie des Sakalava à Madagascar pour retrouver les plaisirs de la planche et de la chaleur !! ☺


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Corto en Nouvelle Calédonie



Photographie : Bryan Gauvan (sauf mention)


Salut tout le monde, je m’appelle Corto, j’ai 11ans et je vis en Nouvelle Calédonie, un archipel français dans le Pacifique!

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Pour pratiquer le windsurf, les conditions sont au top en été, plus ou moins de novembre à avril. L’hiver, de mai à octobre, est plus favorable pour le surf. Toute l’année nous naviguons dans des eaux entre 20 et 30 degrés environ.
Les spots les plus peuplés, car directement accessibles par la plage sont : la Côte Blanche, l’Anse Vata, Aquareve, Poe, etc… Sinon, il faut aller par bateau sur des récifs comme Ténia (deuxième photo) par exemple ou des platiers formes autours des îlots comme Mb’coins ou l’Ilot Maître.

Tenia island, famous surf spot in Bouloupari region, barrier reef, New Caledonia


En Calédonie, c’est le slalom qui est le plus développé et d’ailleurs, en novembre, la finale de la PWA slalom se déroulera sur l’Anse Vata.
Il y a des compétitions à peu près toutes les deux semaines, avec des qualifications pour des championnats extérieurs, par exemple ceux de France ou de Polynésie. Nous avons aussi un Championnat de freestyle local lors duquel il y a un très bon niveau général.
Le SUP, le surf et le kite sont aussi très représentés chez nous.
Au niveau international, on peut voir apparaître quelques noms calédoniens ou du moins des personnes qui ont beaucoup ridé dans notre lagon, entre autre: Sarah Delaunay, Jeremy Flores, Frederic Morin, Robert Territehau, Antoine Albert, Colin Sifferlin, Titouan Puyo…

Pendant les vacances, nous passons pratiquement tout notre temps dans l’eau, et sinon, en période scolaire, nous naviguons souvent après les cours et le week-end!
Pour beaucoup d’entre nous, nous avons la chance de pouvoir voyager et rider sur différents spots comme en Australie, Nouvelle Zélande, Bonaire (où j’ai pu voir s’entraîner Kiri Thodes, Youp Schmit, Taty Frans..). Certains vont aussi à Hawaii!
Le prochain déplacement pour nous sera en juillet pour le Championnat de Polynésie à Tahiti!

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Vivre en Calédonie est un vrai plaisir !


Mes spots en Nouvelle Calédonie

 

PHOTOGRAPHE : Bryan Gauvan

 

En Nouvelle Calédonie, les sports nautiques sont très accessibles car la mer nous entoure.

Il y a vraiment un très grand nombre de spots de windsurf avec de beaux paysages !

En ce qui concerne les spots de vagues, il faut prendre un bateau et se rendre au récif. Les spots de slalom et de freestyle sont les mêmes et ces deux disciplines nécessitent des plans d’eau plats.

 

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SPOT 1 : l’ACPV

 

Je navigue la plupart du temps sur ce spot, car il est très facile d’accès et nous avons des casiers pour  mettre notre matériel au club. Il se situe sur la Côte Blanche et nous naviguons dans la baie de Sainte Marie à Nouméa en Nouvelle-Calédonie une petite île de l’Océan Pacifique. Cette baie de Sainte Marie est très grande et nous avons plusieurs spots avec des plans d’eau plats, des vagues ou même les deux.

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SPOT 2 : Bercy

 

Ce spot est situé dans la baie de Sainte Marie. Nous y allons régulièrement, car c’est un spot magique ! Le plan d’eau est plat et le vent est plus fort que sur les autres spots, cependant il faut tirer de longs bords pour y accéder, mais ça vaut le coup. Bercy est constitué d’un spot bâbord et d’un spot tribord, ce qui est parfait pour travailler les MOVES des deux côtés. (le spot tribord s’appelle Witi). Le côté pratique de Witi, c’est qu’il y a un petit récif perpendiculaire au vent et, lors des marrées basses, le récif se découvre et le plan d’eau devient très plat.

 

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Spot 3 : Récif  Ricodi

 

Ce spot est un platier où il y a des vagues et des zones de plan d’eau plat. Il est situé juste à côté de notre club, donc il est facile d’accès. Mais attention aux ailerons ! Nous pouvons y naviguer qu’à marré haute.

 

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Spots 4 : Les spots en mer

 

Nous avons la chance d’avoir des parents qui ont des bateaux, ce qui nous permet d’aller sur des îlots pour faire de la planche ou aller au récif surfer quand le vent n’est pas au rendez-vous.

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