Quel move devrais-tu choisir pour être au top ?

windsurf - jump

 

windsurf - jump

 

C’est une question très difficile à répondre. Ce qui est certain, c’est que si tu ne vas pas haut dans les sauts ou que tu ne fais pas ce que la vague te dit de faire, tu as peu de chance d’arriver dans les meilleurs.

La discipline du waveriding est très difficile, car pour chaque événement, il y a seulement une seule double élimination (article sur la compétition en vague de Louis-Marie Badou).
qui peut être faite en une journée ! Ok, cela veut dire que tu as deux chances de gravir les échelons, mais cela peut arriver ce même jour. Et si c’est un mauvais jour?

Le format peut changer, mais c’est presque toujours un saut et deux surfs. C’est comme en freestyle, ils peuvent ajouter un autre saut à partir du quart de finale. Lorsque les vagues sont vraiment petites, ils peuvent changer en 2 sauts et 1 surf. Et s’il y a vraiment peu de vent mais de grosses vagues, ils peuvent faire juste 2 surfs. Dans certaines conditions, cela peut se résumer à 2 sauts et 2 surfs pour tout l’événement.

Il n’y a pas de limites sur la quantité de sauts ou surfs que tu peux accomplir, mais il est plus sage de faire le bon choix !

 

Sauts

 

saut - windsurf
On va tout d’abord parler des sauts, car c’est toujours bien d’en avoir 2 dans les 2 premiers runs. Ils ne doivent pas forcément être super scorés, mais si tu ne remplis pas le quota, tu perds d’office le heat.

 

Double Forward Loop

C’est le saut que tu dois savoir faire pour être parmi le top 5, ainsi tu cherches toujours la bonne rampe.
Double-Forward | Philip Koster
Stalled-Double-Forward | Marcilio Browne
Stalled-Double-Forward | Ricardo Campello
Stalled-Double-Forward | Philip Koster

Le suivant est énorme, est-ce du waveriding ou du saut?
Double-Forward-ofthelip | Philippe Koster

 

Back Loop

 

windsurf - backloop

 

Backloop | Alessio Stillrich

Là, il s’agit encore d’un saut bien scoré qui est assez facile à faire, mais il faut juste être sûr d’être haut.
Après, on peut faire des variantes.

Backloop-onefoot | Alex Mussolini
Backloop-onehand | Graham Ezzy
Backloop-onefoot-onehand | Victor Fernandez
Crazy-Pete | Victor Fernandez

Là aussi, on les trouve sur la vague :

Backloop-ofthelip | Philip Koster

 

Forward

 

windsurf - forward

 

Ici, il ne s’agit pas d’un saut avec un gros score, donc il faut juste s’assurer d’être à fond au planning:

Planing-Forward | Moritz Mauch

ou haut et contrôlé:

Stalled-Forward | Ricardo Campello

 

Push loop

 

Ceci est un autre style de saut :

Pushloop-Tweaked | Victor Fernandez
Pushloop-Tweaked | Alessio Stillrich

Puis il y a les combinaisons:

Pushloop-Forward | Ricardo Campello
Pushloop-Forward | Robby Swift

Et quelques autres sauts :

Tabletop-onhand | Victor Fernadez
Tabletop-Forward | Daida Moreno
Cheeseroll-Backloop | Philip Koster

 

Wave riding

 

windsurf - wave riding

 

Il y a beaucoup de styles, venant pas seulement des différents riders, mais aussi des différents types de vagues et conditions de vent.
Gran Canaria et Tenerife, side-on avec tendance à être plus petit:

Side-On | Ricardo Campello
Side-On | Philipp Koster
Side-On | Moritz Mauch

Klitmoler et Sylt ont tendance à avoir de plus grosses vagues et moins ordonné:

On-Shore | Ricardo Campello

Maui, down the line:

Down-the-Line | Levi Siver
Down-the-Line | Kauli Seadi
Down-the-Line | Graham Ezzy

 

 

windsurf - wave riding

Regardons ces quelques moves supplémentaires…

 

Backside 360

 

Cela peut être réalisé sur la face de la vague, avec un clapot sur la face ou comme un aérial:

Backside-360 | Graham Ezzy
Backside-360 | Alex Mussolini
Backside-360 | Victor Fernandez
Backside-360 | Victor Fernandez

Reverse, Campello, wave Grubby:

Reverse | Philip Koster
Reverse | Ricardo Campello

C’est un très beau move qui permet de ralentir et « stay in the pocket ».

 

Backside Aerial

 

Backside-Air | Jules Denel

 

Frontside Wave 360

 

Frontside-Wave-360 | Alex Mussolini
Frontside-Wave-360 | Antoine Martin

 

Taka

 

windsurf - taka

 

Taka | Alex Mussolini
Taka-onehand | Graham Ezzy
Air-Taka | Leon Jamaer

 

Goiter

 

Goiter | Ricardo Campello
Goiter | John Skye
Goiter | Moritz Mauch
Goiter-onehand | Philip Koster
Goiter-onehand | Graham Ezzy

Perso, j’aime l’introduction aux moves de freestyle dans les vagues, surtout quand les conditions sont petites et qu’il faut travailler beaucoup lorsque la vague a cassé.

 

Pasko

 

windsurf - pasko
Maintenant, j’espère qu’ils vont commencer à mettre des points sur les sauts qui ont des rotations multiples, comme ils le font en freestyle, puisqu’ils ont besoin d’une vague pour que ce soit spectaculaire.

 

Shifty

 

windsurf - shifty

 

Lire l’article : Freestyle moves to win a competition ! (anglais)

Rider dans les vagues avec Russell


Cet article présente un regard sur comment nous naviguons dans les vagues en tant que windsurfer. Nous utilisons une voile donc nous avons besoin de vent. D’un côté ça limite, mais de l’autre, ça présente des possibilités que les surfers n’ont pas.

Est-ce que je m’occupe de la direction, de l’angle vent/voile ou pas?

En ce qui me concerne, c’est la direction. Sans cela, la planche ne tourne pas et vous ne trouvez pas la conduite nécessaire pour rester sur la vague.

Nous travaillons toujours avec le virage par abattée quand on cherche à se diriger, donc ça peut être un jibe ou un bottom turn.


GRAPHIC-1-WAVE-1


Le pied arrière est le pied qui dirige. Le pied avant est le pied qui conduit.

Lorsqu’on ride une vague, nous avons le pied arrière dans le strap, ce qui signifie qu’on peut encore donner plus de commande et d’angle avec le corps que lors d’un jibe.

La direction,… Il est nécessaire que le côté de la planche du côté du strap arrière soit dans l’eau, afin de créer un sillon.
Plus le virage est rapide, plus le sillon doit être profond. En mettant la pression sur le pied arrière, le nez de la planche se lève.
Si vous regardez sur la photo C1, vous remarquez que la jambe arrière est fléchie et le genou est au delà du rail de la planche.
En gardant le corps droit et en mettant la pression uniquement sur les pointes de pied ou en créant un angle en levant le pied avant, la gestion de la direction est faible et la planche ne creuse pas de sillon.
Sur la photo C, on peut voir que le corps reste perpendiculaire à la planche. Plus il y a d’angle et plus le corps penche.

Il est nécessaire de conduire et pour cela, il faut s’aider de la voile. Il est plus facile de commencer à se diriger à partir du neutre (B1).
La voile pousse le rider en avant, créant ainsi une conduite par le pied arrière B234 rabaissant le nez. Il est important de garder l’angle de la planche.
Une faute courante est d’avoir le corps qui s’écarte en opposition à la force de la voile selon C.3.b, ce qui a comme conséquence le relâchement de la pression sur le rail. La planche à plat dans la courbe crée plus de pression dans la voile. Il devient donc impossible de tenir la voile sans l’ouvrir, ce qui entraîne une moins bonne gestion de la conduite.

Une autre erreur courante (C4) est d’essayer de laisser le gréement nous tirer vers l’avant pour créer de la conduite, mais sans donner assez de commande donc la planche ne taille pas de sillon.
En C5, on peut voir que le bottom turn radical n’est pas en couchant la voile, mais créé par la quantité d’inclinaison. Pour cela, il faut que le sillon soit profond et la moitié de la planche toujours hors de l’eau.

La descente et le début du bottom turn sont les parties les plus importantes du wave riding. Plus on arrive à générer de la vitesse et meilleur sera le surf.
Il est toujours possible de réduire la vitesse en cas de besoin. Par contre, il est vraiment difficile de créer de la vitesse après le bottom.





Petit regard sur les différents angles de voile en surf.


GRAPHIC-2-WAVE-1

L’angle le plus facile est side/shore et c’est cela qu’il faut envisager pour un débutant qui souhaite apprendre le waveriding.

(1)Lorsqu’on descend dans la vague, la planche accélère et donc on reçoit beaucoup de vent apparent (le vent vitesse et le vent réel donne une résultante qui est le vent apparent). Par rapport au vent réel, la voile est positionnée correctement, mais par rapport au vent apparent, la voile est trop ouverte (c’est à dire sans puissance), donc on est à l’arrêt s’il n’y a pas de vague.

(2)Lorsqu’on gère la direction, on peut se coucher dans la voile.

(3,4,5) Il y a plusieurs options avec le gréement entre le bottom turn et le rider. Je montre ici deux options : en bleu foncé quand il est nécessaire de mettre de la puissance dans la voile et en bleu clair lorsqu’on a full vitesse.
3a : Le gréement reste avec le même angle par rapport au vent, comme sur la photo 2. Et la planche carve, mais elle est ralentie.
3b : la planche accélère rapidement, donc le vent apparent vient de plus en plus de face et la voile doit donc être fermée.

(4a)La voile est ouverte à 90° par rapport à la planche, afin de générer un maximum de puissance possible à partir du gréement. 4b : Le gréement ne change pas d’angle par rapport à la planche.

(5) En effet, l’angle de la voile ne change pas depuis la position 4, étant donné que nous partons de la navigation fausse panne jusqu’en haut de la vague. A partir de 4a, le gréement ne change pas de position par rapport à la planche, ainsi on peut utiliser la puissance de la voile pour rester engagé.
A partir de 4b, le gréement reste dans la même position par rapport au vent. Il faut vraiment carver et attendre que la planche perde de sa vitesse au moment de grimper la vague en fausse panne.

(6) On monte la vague tout en se mettant en position neutre, afin d’être prêt pour le cutback.

(7) Le gréement reste dans le même angle, tout en mettant le poids sur l’arrière pour gérer la bonne direction.

(8a) Le gréement reste dans le même angle par rapport au vent avec la main qui reste en arrière. Ceci donne la puissance à travers l’arrière du triangle, tout en donnant plus de puissance au pied arrière.
(8b) : Il faut avancer la main arrière sur l’avant, ce qui aura comme effet d’ouvrir la voile, en transférant ainsi la puissance sur le triangle à l’avant.

(9) Le corps et le gréement vont vers l’avant, afin de conduire vers le prochain bottom.

(10) Et maintenant on est prêt à recommencer toute la procédure.




Le forward loop de Tonky Frans

 

Il s’agit d’une explication des différentes étapes du forward loop. Pour celle-ci, j’ai utilisé une série de photos que j’ai prise l’été passé avec Tonky Frans. Chaque rider a son propre style mais les éléments sont toujours les mêmes.
J’aimerais démontrer qu’il n’y a, en réalité, pas de saut donc pas de vague nécessaire. Et il ne faut pas se jeter en avant dans un forward loop, ainsi on enlève les deux éléments qui effraient les gens.

 

FORWARD-WH

 

Le Take off. Il est vrai que l’angle de décollage peut changer en fonction de la puissance que vous avez, mais c’est plus par rapport à la hauteur et la distance que vous souhaitez atteindre. La plupart du temps, on décolle légèrement au vent. Il n’est pas nécessaire de sauter, j’appelle ça faire un pop. Pour ce faire, il faut être bien centré sur le milieu de la planche, pousser vers le bas avec les deux jambes et puis faire un bond avec les deux jambes en bougeant le gréement en direction du vent. A ce moment, il y a vraiment très peu de puissance dans la voile.

 

GRAPHIC-1-100

On remarque qu’en bougeant le gréement vers le vent cela fait abattre la planche. Les deux jambes doivent se placer en dessous des fesses. On remarque également que le gréement ne va pas en avant, mais sur le côté de la planche tout en n’engageant pas encore de puissance. Au moment où la planche est à 45° au vent arrière, c’est le moment d’engager la puissance. A ce stade, certains riders glissent la main arrière vers l’arrière du wishbone, mais Tonky garde ses mains dans la même position. (Selon les conditions).

WH-F-1

 

 

GRAPHIC-2-100

La première chose à considérer est le pied arrière. Il faut qu’il soit sous les fesses pour être juste au-dessus du tail de la planche. Le corps ne doit pas se pencher vers l’avant de la planche. Du fait que le gréement se trouve sur le côté de la planche, le bras avant est donc tendu. Ainsi, l’engagement de la puissance va se faire uniquement par la main arrière proche du corps. Le fait de tendre la jambe avant au moment de la puissance dans la voile, va accélérer la rotation. Il s’agit de l’étape la plus importante du forward et si ça fonctionne, le reste devient automatique.

WH-F-2

 

 

GRAPHIC-3-100

La planche tourne et commence à monter. Il faut garder la position N°2, monter avec le wishbone proche de soi. Ainsi, on reste sous le gréement et à l’arrière de la planche.
GRAPHIC-4-100

(C’est une image intéressante, car sur la photo en elle-même, on ne peut pas dire s’il s’agit d’un backloop ou un forward). Donc la première chose à remarquer est qu’on est au plus haut du saut et qu’on a déjà fait ¾ de la rotation. La position n’a pas changé depuis l’engagement dans la N° 2. La chose la plus importante à faire est de regarder en arrière par dessus l’épaule, afin d’observer la réception, vérifier la vitesse de rotation et la hauteur.

WH-F-3

 

 

GRAPHIC-5-100

Lorsque la rotation est parfaite en N°4, il faut rester dans la position jusqu’à l’atterrissage. Sur cette image, Tonky ralentit la rotation en ouvrant la voile et en ramenant le mât vers le centre de la planche. Si la rotation n’est pas suffisante, c’est souvent parce que la voile a été ouverte durant la rotation et finit dans cette position. Donc, il faut ramener le gréement dans la position en N° 1 avant d’atterrir.

WH-F-4

 

 

GRAPHIC-6-100

En utilisant la N°5 pour ralentir la rotation, on atterrit sur l’arrière de la planche et celle-ci va pivoter autour de l’angle optimum d’atterrissage. Lorsque la rotation est parfaite, on devrait pouvoir viser l’angle optimum d’atterrissage. En voulant faire un forward posé full planing, il faut le poser le plus abattu possible. Ainsi, on peut voir sur l’image qu’un forward consiste en une rotation de plus de 360° 😉

WH-F-6

 

 

Les images 1, 2 et 3 sont placées ensemble car elles représentent les parties les plus importantes ! En faisant les mouvements corrects, on obtient la rotation et il est bien plus facile de ralentir une rotation que d’essayer d’avoir de la puissance, selon la N°4, pour finir le forward.

En gardant la position N° 3 et 4, on est ainsi toujours en dessous de la voile en se redressant seulement à l’atterrissage. Donc si l’on tourne trop, il n’y pas de problème puisqu’on atterrit juste sur le dos. Cela permet aussi d’éliminer une frayeur au sujet du forward.

Revenons sur le saut. Sauter à cet angle est la seule manière d’acquérir de la hauteur. En sautant plus sous le vent, on n’atteint une certaine hauteur que grâce à la vague. Plus on saute sous le vent et moins on a de hauteur, mais on avance plus dans la rotation donc pour un double forward, on a plus tendance à sauter sous le vent.
Si on monte contre le vent, il faut se rappeler d’abattre (laisser dériver), sinon le mât ira trop loin devant et la rotation deviendra plus verticale.

Pour finir, il existe une coïncidence intéressante. Si je montrais N°3, 4 et 5 sans les numéros, pourriez-vous me dire de quel saut il s’agit?

This sequence actually comes from the Bonka but I liked the fact he uses No. 5 to stop his rotation. Showing do not be frightened to commit at the beginning.
Ces séquences viennent en fait du Bonka, mais j’aime le fait qu’il utilise le N°5 pour arrêter sa rotation. Donc, il ne faut pas hésiter à se lancer dès le début.

Bonka-3-WH

 

 

Le déclic du virement


Après avoir écrit pas mal d’articles sur des événements, des trips ou des rencontres (voir mon blog), je me suis dit qu’un move pourrait aussi être l’objet d’un de mes articles.

Pour moi, plus on galère pour passer quelque chose, plus on est apte à l’enseigner. En effet, lors de mes études en EP, beaucoup de gymnastes n’arrivaient pas à expliquer leur mouvement. Dans ce cas, cela était aussi dû au fait qu’ils avaient appris le mouvement très jeune.

Dans mon cas, j’ai rencontré les deux cas de figure lors de l’apprentissage du virement de bord sur petite planche (60L) ; galérer pour le passer et apprentissage tardif.

windsurf-virement

Ce move est pourtant, en ce qui me concerne, indispensable ! Il permet de ne pas perdre au vent et de se placer rapidement sur une section voulue.

La réussite du move dépend principalement d’une chose : le positionnement du gréement à l’avant après le changement de côté.
Voici quelques erreurs qui peuvent empêcher le positionnement de la voile assez en avant :

– le changement de côté trop lent
– la prise au wishbone (au lieu du mât)
– le passage de main

Un nose qui plonge ou une chute en arrière ne sont généralement que des symptômes dus à une même cause ! Un mât pas assez vers l’avant !

Si je tombe en arrière, je n’ai donc pas pu tenir la main arrière, dû au fait que le mât n’était pas assez vers l’avant.
Idem pour le nose qui plonge. J’ai mis le poids sur le pied avant, car le mât n’était pas assez en avant pour une question d’équilibre.

Maintenant, il ne faut pas oublier que pour faire de beaux virements, il est plus facile de l’engager full vitesse.

Dans cet article, j’ai voulu éviter de décrire les étapes du virement que l’on peut trouver dans tous les PM ou Wind. J’ai surtout voulu mettre en avant l’élément qui, pour moi, m’a permis de comprendre le secret du virement ☺

virement-windsurf-1

virement-windsurf


Backside Air selon Noah


Photographe : J. Piña




Le Backside Air est un move assez facile à apprendre, car il peut être réalisé avec vagues, sans vagues, vent faible ou vent fort.
Pour apprendre ce move, le mieux est le vent side-on shore, ainsi le vent nous pousse dans la vague en cas d’échec. Pour apprendre cette manœuvre, il vaut mieux être un peu surtoilé.


Point nº 1 :

Au moment de chercher le move, il faut lire la vague. Quand on voit que la lèvre va venir sur nous, on fait un bottom turn en backside, c’est-à-dire, un coup de lof sec, afin d’aller taper la lèvre.


Point nº 2 :

Après avoir tapé la lèvre, il faut coucher la voile, afin de flotter au-dessus de la vague.

backsideair-noah vocker


Point nº3 :

Avant d’atterrir, il faut pousser fort avec la main arrière (bien écarter les deux mains) pour que la voile arrête le mouvement du vent.

noah-vocker


Point nº 4 :

La réception est le plus important ; quand on est prêt à atterrir, après avoir poussé sur la main arrière et stoppé le vent dans la voile, il faut se grouper en contractant tout le corps.

backside air


Le backside air donne accès à différents moves en freestyle et en vague comme, par exemple, le backside 360 (aussi nommé Shaka en freestyle) et le Pasko (move permettant de marquer des points en compétition) !!!


N’oubliez pas comment relever la voile au tire-veille !!!

 

 

La plupart des gens, quand ils ont appris à faire le waterstart semblent avoir oublié comment relever la voile au tire-veille ou n’apprennent jamais à relever la voile au tire-veille sur une petite planche. Ils ne naviguent que lorsqu’il y a assez de vent pour faire le waterstart et si le vent tombe, ils retournent à la nage.

Il est possible de relever la voile au tire-veille sur toutes les planches. En fait, plus la planche s’enfonce et plus c’est facile.
Au début, quand on apprend la planche à voile, on apprend la méthode de base qui inclut chaque pas pour se mettre dans la position la plus facile pour commencer à naviguer.

Avec un niveau plus élevé et une planche plus petite, la technique pour remonter la voile au tire-veille est un peu différente et surtout sans autant de règles.

 

Dès qu’on a le tire-veille en main, il faut se tenir droit et garder son équilibre. Le point d’équilibre de la plupart des planches modernes se trouve entre le pied de mât et les footstraps avants.

Ainsi, le pied avant doit être collé au pied de mât et le pied arrière au niveau des footstraps avants.

tire-veille

 

Personnellement, je préfère avoir le point d’écoute vers l’arrière de la planche avec le mât légèrement en arrière.

Il faut contrer le poids de la voile et attendre que l’eau quitte la voile. Soyez patient.

G0010011

 

Lorsque la voile commence à se lever hors de l’eau, la planche va commencer à tourner vers le vent. Ainsi, comme pour un waterstart, il faut déplacer la voile vers l’avant et vers le haut. Le vent va aider à lever la voile.

G0010012

 

Ce n’est pas important de savoir quelle est la main que l’on place sur le wishbone, le plus important est d’arriver à une position neutre le plus rapidement possible.

tire-veille tire-veille

tire-veille

tire-veille tire-veille

 

Maintenant prenons une petite planche. Il s’agit, ici, d’une 69 litres Quad, afin de montrer le relever au tire-veille sur, sans doute, la planche la plus difficile. C’est vraiment très petit et donc le point d’équilibre est très sensible.

La première chose à faire est de mettre la voile dans la bonne direction. Sur cette photo, on voit que la voile dans cette direction pousse l’arrière de la planche vers le bas.

G0010020

 

Lorsque la voile est positionnée correctement, la planche est à plat.

G0010033

 

Le timing fait tout ! Dès que le mât est sorti de l’eau, il faut que la planche soit équilibrée.

G0030175

 

La planche doit être la plus plate possible. Si le nez s’enfonce, ce n’est pas un problème et c’est assez facile à contrôler. Par contre, si l’arrière de la planche s’enfonce, c’est tout à fait différent ! En général on tombe à l’eau. Ici, le fond de l’eau m’a sauvé 😉

tire-veille tire-veille

tire-veille

 

Sortir la voile de l’eau et la prendre dans les mains doit être un seul mouvement.

tire-veille tire-veille

tire-veille

 

Il faut être vraiment placé au centre de la planche, bas et complètement tendu.

G0030194

 

En fait, ce n’est pas une manœuvre qu’on apprend si facilement, car il faut un peu de pratique. Il faut juste penser qu’on ne rentrera jamais plus à la nage.

Quand on navigue dans du vent léger, il faut garder la planche en équilibre continuellement.

G0040341

 

Le virement permet même de rentrer au bord lorsque le vent devient off shore.
Une fois de plus, l’équilibre, le timing et l’orientation des voiles sont très importants.

Tack-1

 

Tourner la planche en direction du vent et juste avant d’être face au vent, il faut se lancer autour du mât pour se retrouver de l’autre côté.

tire-veille virement

 

C’est la partie la plus difficile, car la planche va partir sous l’eau, mais il faut toujours rester en équilibre. Ne pas oublier que, lorsque le nez de la planche s’enfonce, ce n’est pas un problème.

virement

 

Il faut toujours vérifier que l’arrière de la planche ne s’enfonce pas au moment de lever au tire-veille car cela peut poser problème. Il est important également de garder le gréement vers l’avant et loin de soi ainsi que rester bas.

Tack-4

 

Lorsque cette méthode sera acquise, un nouveau monde du windsurf s’ouvrira à vous, particulièrement dans les vagues.

 
 

Le backloop

 

ARTICLE : Pierre Chauvin

 

pierre back

Photo : Pierre Chauvin en backloop à Wissant

 

Le backloop est une figure mythique dans le waveriding ! Elle est une des premières qui a été tentée dans les épreuves de vague et elle est encore importante aujourd’hui en heat. Les pros envoient des backloops une main/un pied.

J’ai choisi cette figure car je ne la maîtrise pas encore super bien. Le fait d’écrire un article sur le backloop m’aide beaucoup ! Je pense, de plus, que cet article va pouvoir également vous aider. En effet, quelqu’un qui maîtrise au complet une manœuvre ne se souvient pas toujours des différentes étapes qui l’ont aidé à la maîtriser…

C’est aussi une figure que j’aime voir ! Quand, dans le nord, Jules Denel ou Yann Sune envoient des backloops a 10 mètres à côté de moi, c’est impressionnant !

Pour moi, Philip Koster, Jonas Ceballos, Jules Denel et Yann Sune sont les riders qui font les plus beaux backloops.
La particularité du backloop est qu’il est très facile à tourner (vous pouvez voir beaucoup de personne sur les spots envoyer puisque qu’il suffit de tourner la tête), mais le plus compliqué et de le poser.

 

Pushloop / Backloop, la différence :

 

La rotation de la première se termine en l’air, alors que la seconde se termine à la réception. Pour quelqu’un qui ne connaît pas le windsurf, le pushloop est souvent plus impressionnant que le backloop.

 

Les conditions pour l’envoyer :

 

– Le Vent : l’orientation n’est pas ce qu’il y a de plus important. Cependant, au niveau de la force, entre 20 et 25 nœuds, est ce qu’il y a de mieux.
– La Vague : l’idéal est une vague bien raide, de minimum 1 mètre.

 

Selon moi, il ne faut pas décider d’envoyer un backloop au dernier moment mais presque dès le début du bord pour pouvoir trouver la vague la plus propice.
Il ne faut pas hésiter à aller chercher un pic plus loin sous le vent et abattre pour attaquer la vague, cela permet aussi de prendre un maximum de vitesse.

Il est surtout important d’attaquer la vague sur le pic pour bien monter comme un high jump.
Attention à bien évaluer la hauteur du saut par rapport à la vague que l’on va attaquer. Si la vague est petite, il faudra envoyer la rotation plus rapidement que si la vague est plus grosse.

 

Les étapes :

 

1)
– Bien lofer quand on est dans la vague
– Dès la sortie de vague je pense à fléchir les jambes pour me permettre de monter le plus haut
– Monter bien haut et bien à la verticale

2)
– Commencer à mettre la carène face au vent, ce qui va aider à engager la rotation
– Tourner la tête pour regarder le point d’impact afin de voir où on va atterrir. De plus, cela va aider à tourner les épaules correctement

3)
– Approcher le wish du corps

4)
-Reculer la main arrière pour permettre de mieux résister à l’impact et afin de ne pas se faire arracher la voile des mains lors de la réception

5)
– Regarder fixement la zone où je vais atterrir
– Se pencher en arrière afin d’éviter de se faire embarquer en avant et de retenir tout le matériel

Je pense qu’une réception est bonne, lorsque la planche s’enfonce bien dans l’eau. Je préfère un backloop posé comme ça, plutôt qu’un backloop posé sur la carène ou même sur l’arrière de la board (comme une réception de jump).

Ce qui m’a aidé à le poser c’est mon regard et le fait de reculer la main arrière et de se reculer.

 

Sur-rotation  ?

 

Pour gérer une sur-rotation, il faut d’abord bien fixer le point où l’on veut atterrir, mais surtout bien garder la voile bordée (fermée) et ne surtout pas pousser sur la main arrière.