Interview | Benoît Rovoletto (fondateur du nouveau surfshop en Belgique)

espace fun surfshop - windsurf

 

Le seul Surfshop de Wallonie où l’on peut tester directement le matériel  grâce au plus grand lac de Belgique “Lac de la Plate taille”

 

ESPACE WINDSURF (EW) : Peux tu te présenter ainsi que ton shop ?

Benoit, 30 ans, déterminé! Je pratique le Windsurf depuis plus de 10 ans.Le virus m’a été transmit par mon oncle. Je donne aussi des cours de planche à voile sur la base nautique Espace Fun depuis pas mal d’années. j’ai donc acquis une expérience dans le domaine avant de me lancer dans l’aventure!

Espace Fun Surfshop by Wind’n’Surf est ouvert depuis seulement un an. Donc, tout jeune, Mais, avec une réel ambition de devenir un des plus gros Surfshop de Wallonie. Ses ailerons sont plantés face au plus grand lac de Belgique, sur le site des Lacs de l’eau d’heure!!

espacefun surfshop - windsurf

benoit rovoletto - windsurfer
 

EW : Comment en es-tu venu à ouvrir un Surfshop ?

Il y avait une vraie demande depuis des années, les gens devaient faire beaucoup de route ou payer des frais de port pour commander une embase, une rallonge de mat, une planche,…

Ici, les gens peuvent enfin avoir leur produit à portée de mains, toucher et même essayer le matos avant de l’acheter !J’y organise un test matos chaque année pour le plus grand plaisir des clients.

 

EW : Quel type de produits vends-tu ?

Je vends de tout, Windsurf, kitesurf, surf, kayak, accessoires, surfwear, crème solaire issue de produits naturelS, même des bateaux si vous voulez (rire) ! ,

 

EW : Ta discipline favorite?

J’essaie de toucher un peu à tout, vague, slalom, freestyle. J’essaie aussi de faire un peu de SUP que cela soit au lac ou quand on descend à Tarifa. Où là, on Surf à Bolognia, Canõs de Meca,… Il me reste le kitesurf où je suis un peu plus retissant.

 

EW : Ton spot favori ?

Mon homespot bien évidemment!!

Non mais, chaque spot a sa spécificité selon l’envie. Le lac de la Plate Taille est une bonne école, Le vent y est irrégulier. Mais, ça te permet d’apprendre à gérer les déventes, c’est un bon spot de replis quand ils annoncent une méga tempête sur les côtes. Sinon, pour le flate : J’irai à Brouwersdam (Zéelande).

Pour le waveriding : Nous avons les côtes Belges et Françaises (Bredene, Ostende, Wissant, Wimereux) qui nous offrent de très bonnes sessions vagues.

 

EW : Fais-tu de l’occaz?

Oui, c’est même une obligation. Je fonctionne sous forme de dépôt – vente, Les personnes laissent leur matos dans le magasin pendant un mois, si le matos n’est pas vendu après un mois, soit le client vient chercher son matos, soit je diminue le prix. Après 2 mois, le client vient rechercher ce qui n’a pas été vendu.

 

EW : Quels sont les prochains projets du Surfshop?

Ouf, ça se bouscule dans ma tête! Je suis en contact avec des futurs partenaires. J’ai aussi un projet local, des roulettes en vue (je n’en dirai pas plus. TOP SECRET!). J’ai vraiment envie de rendre ce Surfshop très attrayant et unique !!!

surshop - Belgique

 

EW : Un trip en vue ?

J’aimerai bien partir. Mais, quand on est jeune indépendant, il est difficile de prendre des vacances. Je gère le shop et l’administratif tout seul, Ça prend du temps !! J’aimerai retourner dans les Canaries ou au Cap Vert, Mais, je pense me contenter des spots habituels.

 

EW : Des clients ou personnes que tu souhaites remercier ?

Je remercie tout les clients qui me font et me feront confiance, qui sont là depuis le début ainsi que mes partenaires.

Je remercie tout particulièrement, mes parents, ma famille, les amis qui m’ont soutenu depuis le début de cette aventure.

 

espace fun surfshop - windsurf

 

espace fun

 

Contact :

Espace Fun Surfshop by Wind’n’Surf

Rue du bois du four 6440, Froidchapelle

Plage de Espace Fun

Mail : info@espacefunsurfshop.be

Tel : 0472/ 785.541

 
 

Interview | Cyril Evrard

cyril evrard - windsurf

 

cyril evrard - windsurf

 

Date de naissance : 04 septembre 2003

Adresse : Warêt-la-chaussée – Belgique

École : 1er secondaire à l’Institut de la Providence Champion

 

 

Espace Windsurf (EW): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

mes premiers pas sur une planche à l’âge de 5 ans

 

EW: Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

Entre avril et décembre, je navigue en moyenne 2 fois par mois quand les conditions le permettent. Pendant les vacances lorsque nous partons (en moyenne 5 semaines par an)… Tous les jours de vent en Languedoc Roussillon (Agde).

 

EW: Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

… Voiture des parents 🙂

 

EW: De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche?

En Belgique : 1h20

En France : de 5 à 50 min. en fonction du spot

 

cyril evrard - windsurfing

 

EW: Qu’es-tu en train de travailler ?

– Top speed

– Jumps

 

EW: Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

Hélas non… à part les sports ‘classiques’ 🙂

 

EW: Parles-tu de tes nav à l’école ?

Juste un petit peu, mais cela n’intéresse pas trop les autres.

 

EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

Un métier en relation avec le windsurf… Mais pas encore d’idée précise.

 

EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?

Forte… C’est papa qui m’a appris à naviguer et maman la photographe. Maintenant, je vais plus vite que lui 🙂 et pas que çà. Mais ils continuent à progresser.

 

EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

J’ai un frère qui navigue un peu mais principalement pendant les vacances, il est plus fan de plongée sous-marine et il avance dans ses brevets pour être moniteur à 18 ans.

 

EW: Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

Non

 

EW: Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

Difficile, étant donné qu’on habite en Belgique et avec les problèmes de langue… (je navigue en Zéelande) 🙂

 

EW: Penses-tu avoir de la chance?

Oui car, ce n’est déjà pas donné à tout planchiste d’en être là où j’en suis à seulement 12 ans.

 

EW: As-tu un entraîneur?

Non enfin si un peu mon papa….mais juste pour apprendre de nouvelles choses  🙂

 

EW: Que maîtrises-tu le plus?

Navigation full speed et Jibes

 

 

cyril evrard - windsurf

 

EW: Comment apprends-tu?

J’essaie en naviguant selon les conseils qui me sont donnés.

 

EW: En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

Je lis le tricktionnary et je teste…

 

EW: Quels sont tes meilleurs résultats?

4ème au WindsurfKids Slalom Belgique dans la catégories <11ans

 

EW: Quels sont tes objectifs en windsurf?

Tout d’abord participer au DéfiWind l’année prochaine et puis, on verra…

 

EW: Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)

Un rêve, rejoindre la PWA…et être le plus rapide sur l’eau en pav… pourquoi pas.

 

EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

Oui, j’essaie de manger sainement.

 

EW: Quel est le spot que tu as préféré?

Les spots de Leucate mais surtout Playa de Sotavento à Fuerteventura

 

EW: Quel est ton rider préféré?

Antoine Albeau et Steven Van Broeckhoven

 

cyril evrard - windsurf

 

EW: Lis-tu des magazines de windsurf ?

Oui, principalement le Wind

 

EW: Comment décrirais-tu le windsurf?

Pas juste un sport… Une passion!

 

EW: Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

Oui, cela ne fait pas de doute.

 

EW: Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

Depuis cette année je fais partie du Team Rider Sailloft France qui intervient sur le prix des gréements. Pour le reste, c’est avec ma cagnotte… J’épargne pour m’acheter du matos et avec l’aide des parents.

 

EW: Que souhaites-tu rajouter ?

Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite en étant petit et maintenant, je ne peux plus m’en passer… Du matin jusqu’au soir je n’ai que cela en tête!

 

 

How I started windsurfing?

Windsurfing #1

How did i started windsurfing?

I started windsurfing because my dad was windsurfing to, And now we do this sport together.

The first time when i did windsurfing was on Aruba, I saw windsurfers and I thought that seems to me to be really cool to do. So we had rented a windsurf board with a small sail, In the beginning it was difficult but later it went well, even turning went well.
I was 14 years old when I got my own board, And there was no windsurfing lessons were given in our place. So my dad learned the basics to me, My first own windsurf board was a Jp australia slalom 114

 11148501_887646307966342_4408997800270963774_o

In the begin it was realy difficult to get the control over the board, But later I could already jibes10608769_749530425111265_2600400475158530377_o

So it was a lot of more fun to windsurf,  I have learned many things from my self , And to watch a lot of movies, and of course to watching others how they jibe or how they do a a water start.

Sorry it was so short, it’s my first blog so it’s difficult for me to make such a thing. Want to ask me something or you have a interview or tips? Then you should just draw them, I answered them as quickly as possible.

 

Byee

Darryl Verzijlberg

Instagram

Facebook

 

Interview Mathilde ZAMPIERI


image2


Date de naissance : 21/07/2000
Adresse : Raiatea, Polynésie Française
année à l’école : 3e au collège/lycée de l’île.


Espace Windsurf (EW) : À quel âge as-tu commencé à naviguer ?
Mathilde ZAMPIERI (MZ)
: J’ai commencé la planche quand je suis arrivée à Raiatea en début 2009. Je n’avais pas encore 9 ans.


EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?
MZ
: S’il y a du vent tout le mois, j’y suis tous les jours sans exception !


EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?
MZ
: J’habite à 1 km de mon spot et mon matos est sur place donc soit j’y vais à pied en rentrant du collège, soit j’y vais en voiture.


EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?
MZ
: 5 minutes à pieds !


EW : Qu’es-tu en train de travailler ?
MZ
: En ce moment, je travaille surtout ma vitesse pour améliorer ma Vmax mais aussi mes jibes pour qu’ils soient le mieux possible lors de mes compétitions.

Capture-d’eěcran-2015-04-01-aĚ-13.35


EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?
MZ
: Oui ! Mon père tient la seule école de windsurf de l’île


EW : Parles-tu de tes nav à l’école ?
MZ
: Avec mes amis windsurfeurs oui mais sinon pas tant que ça.


EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire ? Pourquoi ?
MZ
: Je n’en ai absolument aucune idée, mais je veux faire quelque chose qui me laisse du temps pour le windsurf ou carrément en rapport avec le windsurf.


EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents ?
MZ
: Mon père navigue depuis qu’il est jeune. C’est lui qui m’a donné envie d’en faire.


EW : Tes frères et sœurs font-ils du windsurf ? Avec la même intensité ?
MZ
: Mon petit frère fait un peu de windsurf mais vraiment pas beaucoup !


EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas ?
MZ
: Oui quelques-unes, mais j’en connais beaucoup plus dont les parents sont impliqués !


EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?
MZ
: Je suis la seule jeune de l’île à faire des compétitions. Je navigue presque qu’avec des adultes.


EW : Penses-tu avoir de la chance ?
MZ
: J’ai énormément de chance ! Je vis sur une île de rêve, je navigue sur l’un des plus beaux spots du monde… Je pense que beaucoup de windsurfeurs français (ou des personnes qui vivent dans des pays où ça caille un peu) rêveraient de pouvoir naviguer dans une eau turquoise à 28 degrés toute l’année !


EW : As-tu un entraîneur ?
MZ
: Oui, mon père !

IMG_0555


EW : Comment apprends-tu ?
MZ
: La persévérance ! Tu tombes, tu recommences ! Faut surtout pas abandonner!


EW : Quels sont tes meilleurs résultats ?
MZ
: 5e chez les femmes aux Océania de Windsurf 2013, championne de Raiatea 2014 (slalom), Championne de Polynésie (slalom) 2014 chez les jeunes et vice championne de Polynésie chez les femmes.


EW : Quels sont tes objectifs en windsurf ?
MZ
: Continuer de m’éclater et continuer de rencontrer des riders hors du commun !


EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)
MZ
: Mon rêve est (comme la plupart des windsurfeurs je pense) participer à une PWA.


EW : Fais-tu attention à ta nourriture ? Comment ?
MZ
: Oui, je fais un minimum attention.


EW : Quel est le spot que tu as préféré ?
MZ
: Mon home sport reste le meilleur (de mon point vue) et je n’ai pas encore eu l’occasion de tester beaucoup d’autres spots réputés donc je verrais quand j’irais !


EW : Quel est ton rider préféré ?
MZ
: En vague c’est Sarah Hauser ! Ses bottoms sont fous et elle envoie vraiment du lourd ! J’adore les Moreno Twins (Iballa et Daida) aussi ! En freestyle c’est Sarah-Quita Offringa ! Toujours le sourire et en freestyle, il n’y a vraiment pas grand monde qui peut rivaliser ! Et en slalom c’est Lena Erdil ! Elle a vraiment une vitesse incroyable !


EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?
MZ
: Ma maison est littéralement envahie de magazines de Windsurf


EW : Comment décrirais-tu le windsurf ?
MZ
: Le plus beau sport du monde ?


EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?
MZ
: Tant que je pourrais, je serai sur l’eau !


EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?
MZ
: Je suis sponsorisée par Air Tahiti Nui qui me permet de sortir de mon île pour aller faire des compétitions internationales, Nesian qui est une marque de vêtements, et Raiatea Windsurfing. Je n’ai pas de sponsors en matos j’ai juste des prix.


EW : Que souhaites-tu rajouter ?
MZ
: Merci à tous mes sponsors et merci EW 🙂

IMG_6197


Petit bilan de ma première participation à une étape de la PWA !

 
©Photo : Bryan Ganvan & Patrice Morin

 

Participer à cette étape de la Coupe du Monde qui a eu lieu en Nouvelle-Calédonie, qui est mon pays de naissance et dans lequel j’habite, fut une très belle expérience. J’ai pu naviguer avec mes idoles, que je ne connaissais que via les magazines ! Pouvoir naviguer à leurs côtés fut tout simplement magique !

Nous devions être sur le spot à 7h pour préparer notre matos, car les garçons commençaient leurs manches vers 9h et nous les filles vers 10h30.

Je n’avais pas vraiment de stress, car pour moi tout ce qui comptait était de pouvoir partager le même plan d’eau et les mêmes manches que mes idoles, comme Sarah Quita Offringa, Lena Erdil, Delphine Cousin…

 
pwa
 

C’était vraiment génial et cette expérience m’a vraiment tirée vers le haut. Par exemple, pour les départs j’ai pu observer les techniques des pros et réussir à me caler sur elles. Je pourrai donc à l’avenir me servir de ce que j’ai appris pour d’autres compétitions. J’ai aussi observé comment faire un bel intérieur à la bouée et bien d’autres choses encore. Toutefois, il me reste beaucoup de travail à accomplir avant de pouvoir rivaliser avec toutes ces championnes, mais j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir partager le même plan d’eau et disputer des manches avec elles.
 
pwa-girl
 

Lors de cette étape de la PWA (la Airwaves Nouméa Dream Cup), nous avons eu de très grosses conditions, le vent soufflait à 25-30 nœuds et le plan d’eau était très clapoteux. Le matériel que j’avais ne m’a pas facilité les choses, car ma seule planche de slalom pour le moment est une RRD Fire Race 120Litres (jauge jeune dans laquelle je cours d’habitude). C’est une très bonne planche, mais inadaptée aux conditions du moment. Toutes les autres compétitrices naviguaient avec des 90 Litres.
 
bouee-pwa
 

Même si je n’ai pas fait une excellente place au général, je suis contente de ma participation. J’ai réussi à me placer devant quelques pros sur 3 manches (7ème sur 13). Au général de toute les étapes, je me suis classée 20ème sur 29 en n’ayant fait qu’une seule étape, donc je suis assez contenteJ. C’est encourageant et motivant, d’autant plus que l’ambiance de la compète était géniale. Les pros riders(euse)s ont été très gentils et certains m’ont même donné des conseil de réglages des voiles…

 

Participer à une étape de la PWA était un rêve pour moi depuis que j’ai commencé la planche (c’est-à-dire depuis un an et demi) et j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir le réaliser aussi vite !
 
slalom-pwa
  

Un énorme merci à ma maman, car c’est grâce à elle que j’ai pu m’inscrire et réaliser ce rêve ! Un grand merci également à mes sponsors Reef, Hurley, Vaa Store NC, Kaloéa, Kongboon, Nectar, Isaw, AEL, FreeRide Nouvelle-Calédonie et à mon Club l’ACPV.

 

 

Attaquer et progresser en freestyle : les meilleurs conseils ! 6/6

 

Photographes : Gaël Contal & Nine Ink
 

Voir l’épisode 1

Voir l’épisode 2

Voir l’épisode 3

Voir l’épisode 4

Voir l’épisode 5

 
Voici le sixième épisode de ma rencontre avec quelques freestyleurs français. Voir le cinquième épisode ici.
Voici la question que je leur avais posée :

« Quels conseils donnerais-tu aux jeunes windsurfeurs freestyleurs pour progresser ? (moves incontournables, entraînement, matériel, …) »

 
 

6ème épisode : Romain Pinocheau, Manu Canepa

 

Romain Pinocheau

Romain Pinocheau (Photo Gaêl Contal)
 

« Pour commencer le freestyle, il faut tout d’abord bien s’équiper. Pour les jeunes, le mieux serait une 80 litres avec aileron de 16 cm pour bien glisser. (young 80l / 55-70kg 90l / +72kg 100l).

Un pied de mât avec un diabolo boogy pourra pour rigidifier la jonction entre la planche et le gréement, afin de mieux rester au-dessus de son flotteur pendant les premières manœuvres.

Une voile à 4 lattes sera plus maniable et légère, mais les 5 lattes fonctionnent très bien aussi. Un mât RDM obligé et un wishbone en aluminium fera l’affaire (le mieux étant un wish carbone plus robuste, rigide, mais plus cher)…

Pour les réglages, le pied de mât doit être reculé dans le vent fort et au milieu le reste du temps (les réglages PDM dépendent aussi des planches). Les straps ouverts permettent de mieux enlever son pied lors des chutes, et d’insérer plus facilement son pied lors des passages en switch. Cela permet aussi d’avoir des appuis sur le centre de la planche et non sur les bords. Le wishbone au niveau des épaules : en-dessous, moins d’amplitude, au-dessus : moins de contrôle.
Au niveau de la voile : bien étarquer au wishbone et faire dégueuler un minimum le haut de la voile. Il faut savoir qu’en général, les voiles de freestyle n’ont pas une très grande plage d’utilisation, contrairement aux voiles de vagues. Quand on est à la rue, il vaut mieux changer de voile que trop l’étarquer.
Les boots de harnais du freestyler sont assez longs (28-30) : ce qui permet un meilleur contrôle dans le vent faible et le vent fort et d’avoir ainsi une position plus confortable pour passer les molles ou les rafales sans tomber en arrière ou se faire catapulter.

Les premiers moves à envoyer sont, dans l’ordre : air jibe, (willy skipper), grubby, spock, flaka. Ce sont les basiques qui ne nécessitent aucun changement de stance ou de passage à contre.
Evidemment, vous pouvez commencer à passer en switch, tout en gardant le planning. Les premiers moves en switch seront l’eslider et le switch chachoo. »
 

 

Manu Canepa

Manu Canepa (Photo Nine Ink)
 

« Très bonne idée que cet article ! Et félicitations aux kids pour le mondial, car commencer tôt est souvent bénéfique…

Je suis aussi BE voile, je travaille au Bonifacio Windsurf, une école spécialisée Windsurf et j’enseigne justement le freestyle aux jeunes !

Tout d’abord le matos : choisir une voile la plus légère possible. De nombreuses marques proposent des gréements adaptés aux jeunes jusqu’à 3.5 ou 4.0m, c’est mieux (à mes yeux) qu’une voile de vague petite, mais plus lourde. C’est un avantage sur mes débuts, le matos étant bien plus adapté !
Pour ce qui est de la planche, jusqu’à un bon 55kg, une planche de vague d’une quinzaine de litres de plus que le poids du jeune suffira pour les bases du freestyle : comme l’air jibe, le switch ou les speedloops ! Ensuite, une freestyle de 80 litres permettra les moves glissés plus facilement.

Les moves : l’air jibe est incontournable ! Il permet d’assimiler la dissociation haut du corps/ bas du corps… Puis il permet les spocks, les grubby, les doubles spocks les spocks-kono, etc !!
Le Switch-Stance (sw): c’est inconfortable mais indispensable !!
Le flaka : le déclic vient souvent plus tard, car c’est un peu plus engagé physiquement.
Le Duck tack : c’est peut-être ce qui est le plus important en freestyle en ce moment. Il permet d’accéder aux culo, burner, kono, funnel, bob, etc…

L’entraînement, quand on est jeune, c’est surtout de passer le plus de temps possible sur l’eau et si possible avec des gens meilleurs ! C’est bien de s’entraîner sur grosse planche dans le vent léger.

A bientôt sur l’eau j’espère ! »
 

Attaquer et progresser en freestyle : les meilleurs conseils ! 5/6

 

Photographes : PhotoDingo & Wind and Sea Asso

 

Voir l’épisode 1

Voir l’épisode 2

Voir l’épisode 3

Voir l’épisode 4

 
Voici le cinquième épisode de ma rencontre avec quelques freestyleurs français. Voir le quatrième épisode ici.
Voici la question que je leur avais posée :

« Quels conseils donnerais-tu aux jeunes windsurfeurs freestyleurs pour progresser ? (moves incontournables, entraînement, matériel, …) »

 
 

5ème épisode : Felipe Minier, Romain Le Gouez

 

Felipe Minier

Filpe Minier (PhotoDingo)
 

« Dans un premier temps, je voudrais vraiment féliciter tous les jeunes qui ont participé au Mondial du Vent, c’était vraiment bien pour motiver les nouveaux pratiquants. Et dans ces conditions, vous avez vraiment assuré!!

Je vais essayer de donner deux ou trois conseils, mais il faut savoir que la vraie réponse à la question n’existe pas. Nous ne sommes pas des robots et la progression pour chacun est vraiment différente d’une personne à l’autre.

« Premier conseil : il faut se fabriquer un répertoire de moves et si possible autant tribord que bâbord, car selon les spots il faut savoir s’adapter ! Et le top pour commencer, c’est d’arriver à réussir deux moves de chaque côté au moins 5 fois sur 10.

Je ne vais pas te donner un ordre comme : airjibe, spock, speed loop, flaka,….

Perso, j’ai commencé par le front. C’était pour moi le plus facile ! Pour toi, il y en aura, peut-etre, un autre et pour tes potes, encore un autre…

« Ce qu’il faut quand tu tentes un nouveau move, c’est y aller à chaque fois avec :

– un engagement à 100%, sinon tu risques une mauvaise chute et du coup te faire mal,

– un mental d’acier (quand tu y vas, tu penses que tu as déjà réussi !),

– il ne faut pas avoir peur de s’acharner !

– et un peu de chance (le premier coup, c’est toujours comme ça !).

Les nouveaux moves sont à la mode, mais il ne faut pas oublier de bosser ses gammes : un beau Chachoo ou un willi skyper 540, c’est du solide. Et quand c’est bien fait, tu marques beaucoup de points, plus qu’un culo cul dans l’eau ou autre…

La vidéo pendant les navs, peut apporter des solutions au niveau de la gestuelle, ainsi que pour tes positions lors de tes moves.

« Au niveau du matériel, il faut vraiment investir dans une planche de freestyle dans un état correct et adapté à ta morphologie. Il y en a pour tous les budgets : c’est vraiment accessible maintenant et très important pour la progression. Au niveau des voiles, quartier libre : tout est bon !!

« Une dernière chose : dans le windsurf, les pros sont très accessibles ! Au niveau des conseils, ils peuvent vraiment apporter des solutions en les consultant directement quand tu les vois sur le spot. Moi perso, je demande souvent des petits conseils et ça leur fait toujours plaisir s’ils peuvent t’aider.

A bientôt sur l’eau ! »

 

 

Romain Le Gouez

Romain Le Gouez (Photo WindAndSea Asso)

 

« 1 : Bien bosser à l’école : du moins suffisamment pour ne jamais avoir à redoubler (perte de temps) et de manière à avoir un bon boulot. Car même pour un pro du genre Antony Ruenes, le matos lui est offert, mais les voyages sont à sa charge en général. Bref, ce n’est le windsurf qui va te nourrir…

« 2 : Pour progresser : s’entraîner avec ses potes ! Et se motiver ensemble : par exemple, lancer un concours de spock. A celui qui en mettra un planning. Ou à celui qui arrivera à envoyer un double spock. Si tu as pas de potes qui ont ton niveau, décide, un jour où il y a du vent, d’un move à poser. Et tu t’y mets ! Tu te trouves un coin bien flat, sans trop de clapot et tu envoies et tu fais des petits bords. Cela ne sert à rien de traverser le spot, à part te fatiguer. Regarder les vidéos, ça aide aussi.

« 3 : Pour les moves: l’Air jibe est le passage obligatoire, puis après spock, et lolyspock.

Le lolyspock planning, il faut envoyer au travers ou très légèrement abattu, sans faire de courbe, en restant proche de la voile.

Puis le flaka en bâbord : il faut faire une courbe large, puis envoyer la voile sur le côté, ainsi que son corps, en regardant vers la gauche, histoire d’orienter les épaules et d’entraîner le reste du corps. Bras avant tendu à fond vers le vent, bras arrière plié à fond, comme ça la puissance de la voile est neutralisée quand tu vas te retrouver face au vent.

En aire jibe, tu vas te tuer les chevilles mais c’est normal… Aussi tu peux t’entraîner en pieds inversés : le plus facile sera le puneta clew (pieds inversés, fausse panne).

« 4 : Matos : une board de 90 litres, c’est le plus polyvalent. Tabou freestyle, F2 , Patrick (un peu cher)… Je pense que les Tabou pardonnent plus les erreurs : c’est ce que j’ai et c’est top !

Il est important d’avoir un bon aileron : ça change la vie ! Les Mb Fins sont très bien, les Maui Ultra Fins sont top aussi ! Ceux de série sont bof en général, et tirent de l’eau… En changeant, tu gagnes en vitesse.

La voile : le choix est large. Les 4 lattes sont bien. J’ai ma Pure de chez Gaastra : très bien. Le mât, extrêmement important, rend une voile pourrie en une voile correcte, donc une bonne voile en voile top. Le wish, un carbone évidement, mais c’est plus cher… En alu, tu as les North qui sont bien. Attention, en front, un wish alu peut se plier et se tordre.

« 5 : L’entraînement : penser à faire des étirements. Quand t’es jeune, tu t’en moques un peu. Là, j’ai 26 ans et mes genoux ont mal, je dois étirer ! Jambes, épaules… »

 

Attaquer et progresser en freestyle : les meilleurs conseils ! 4/6

 

Photographes : Alexis Fernet, Jimmie Hepp, Jonathan Mourgues, Annie Fouarge
 

Voir l’épisode 1

Voir l’épisode 2

Voir l’épisode 3

 

Voici le quatrième épisode de ma rencontre avec quelques freestyleurs français. Voir le troisième épisode ici.
Voici la question que je leur avais posée :

« Quels conseils donnerais-tu aux jeunes windsurfeurs freestyleurs pour progresser ? (moves incontournables, entraînement, matériel, …) »
Voici la suite…

 

4ème épisode (décembre) : Julien Mas, Mélanie Garin, Florian Cao, Benoît Crumeyrolle

 

Julien MAS

Julien Mas (Photo Alexis Fernet)

« Bienvenue dans le temps moderne du freestyle!
Premièrement, il ne faut pas avoir peur de se prendre des râteaux !
Ensuite, il faut avoir de la patience, car si vous n’habitez pas sur la côte ou à Bonaire, il n’y a pas de vent tous les jours… Du coup, c’est long !
Depuis ces dernières années, le Freestyle a vraiment évolué. Et on est passé des moves de glisse à des moves beaucoup plus aériens.
Je pense qu’il ne faut pas sauter les échelons, car beaucoup de monde pense que les moves en slide ne servent plus à rien, mais ce sont les bases ! Je conseille de travailler les deux en même temps et une fois les deux biens acquis, vous pourrez alors faire des combinaisons et mélanger les deux styles de moves. »

 

Mélanie Garin

Mélanie Garin (Photo Jimmie Hepp)

« Cela me fait plaisir que tu veuilles avoir mes conseils en tant que “star” du windsurf, enfin ça m’a surtout fait rire !!!
L’un des premiers conseils serait de naviguer au moins une fois par semaine, quelles que soient les conditions. En effet, dans le vent faible, même si on n’a pas le planning, on peut bosser la fausse panne, la navigation à contre, le switch, le tout au ralenti pour bien comprendre ce qu’il se passe. Dès que ça plane, il faut chercher à reproduire ce qui a été fait dans le light wind et attaquer les sauts.
Le premier move incontournable est l’Air jibe, mais il faut rapidement attaquer le Flaka (à condition de savoir faire au moins le 360 up wind).
Le freestyle, c’est dur, et on se met des boîtes très souvent ! Alors le deuxième conseil est de ne jamais baisser les bras, et toujours tomber avec le sourire ! Si le nouveau move te casse vraiment les pieds, reprends des moves que tu sais faire et que tu n’as pas fait depuis longtemps. Réussir : ça fait du bien au moral, et ça remotive pour tomber à nouveau en réessayant le nouveau move. Il faut si possible naviguer avec des potes meilleurs que soi, car cela motive et donne des idées de moves à tenter.
Concernant le matos, pour les jeunes qui pèsent moins de 50 kilos, il est possible de démarrer le freestyle sur planche de vague en attendant d’avoir l’argent nécessaire pour se payer une freestyle. Tout ce qui aura été appris sur la planche de vague deviendra plus facile à effectuer avec la freestyle.
En résumé, il faut naviguer le plus souvent possible avec des potes, ne jamais abandonner et toujours garder le sourire ! »

 

Florian Cao

Florian Cao (Photo Jonathan Mourgues)

« C’est avec plaisir que je réponds à ta demande.
« Pour moi le plus important est de ne pas naviguer seul ! A deux, une émulation se crée.
Il faut vraiment essayer de varier les spots et les conditions. La traque d’un plan d’eau plat est obligatoire, mais naviguer dans le clapot te permettra de gagner en régularité dans les heats.
Mais, surtout, il faut prendre du plaisir ! »

 

Benoît Crumeyrolle

Benoît Crumeyrolle 1 (Photo aa les fanas)

« Je conseillerais aux jeunes de naviguer souvent et à plusieurs pour pouvoir progresser ensemble et se motiver !
Les premières figures de base sont : les jibe, duck jibe et air jibe. Ensuite, petit à petit, essayer le spock, le bodydrag et le passage de pieds en switch…
Ne pas hésiter à aller demander conseils aux autres riders.

Et si possible se filmer pour voir ses erreurs.
Ensuite bien sûr, ne pas hésiter à venir aux WindMeet !!! »

 
 

Attaquer et progresser en freestyle : les meilleurs conseils ! 3/6

 

Photographes : Sébastien Fournier, Benoit Crumeyrolle, Pollet

 

Voir l’épisode 1

Voir l’épisode 2

 

Voici le troisième épisode de ma rencontre avec quelques freestyleurs français. Voir le deuxième épisode ici.
Voici la question que je leur avais posée :
« Quels conseils donnerais-tu aux jeunes windsurfeurs freestyleurs pour progresser ? (moves incontournables, entraînement, matériel…) »

 

3ème épisode (octobre) : Jonathan Mourgues, Bastien Rama, Arthur Pollet

 

Jonathan Mourgues :

Jonathan-Mourgues-(Photo-NFW)

« Voici les conseils que je donnerais aux jeunes windsurfeurs freestyleurs pour progresser :

Moves incontournables : je conseille aux jeunes freestyleurs, d’envoyer des moves basiques comme l’air jibe, les 360 up wind et down wind, les jump one hand, speed loop, duck jibe, duck tack, clewfirst jibe, switch jibe, hélicoptère tack. Ceci toujours bâbord/tribord. S’engager à 100 % dans ces tentatives, c’est très important : tous ces petits moves permettent de travailler les moves futurs.

Training : il faut naviguer le plus souvent possible, faire quelques bords d’échauffement avant d’envoyer les moves. Puis, faire une tentative par bord minimum. Ensuite, faire des pauses pour tenir plus longtemps sur l’eau.
Il est important de toujours chercher la raison d’un échec, pour ne pas refaire la même chose au prochain essai. Il faut se poser les bonnes questions et bien s’auto évaluer :
— Suis-je à la bonne allure ? (près, travers, largue)
— Ma voile est-elle bien réglée ? (réglage et surface)
– La position de ma voile est-elle bonne pendant le move ? (avant ou arrière ou sur les côtés selon le move)
— Où regarder pendant le move ?
— Quelle posture dois-je adopter ?
— Où envoyer le poids de mon corps ?
Se filmer est une bonne technique pour voir et corriger les défauts, regarder les vidéos des pros sur internet et décortiquer les moves voulus pour essayer de répondre à toutes ces questions.

Il ne faut pas se décourager : le freestyle est la discipline la plus technique du windsurf et il faut plusieurs tentatives, voire des dizaines ou des centaines pour maîtriser certains moves. Ne jamais lâcher l’affaire !

Pour le matos, il n’y a pas vraiment de secret : petite voile et petite board, c’est bon pour commencer ! Quand j’avais 14 ans, j’ai appris le freestyle en board de vague 75 l et voile de vague, avec aileron de vague. Donc tout est possible. À bientôt sur l’eau ! »

 

Bastien Rama :

Bastien Rama (Photo Benoît Crumeyrolle)

« Le premier conseil qui me vient en tête, c’est de ne pas précipiter les choses. Avant d’attaquer le freestyle à fond, il faut d’abord maîtriser les bases du windsurf traditionnel. Les jibes, waterstart, beachstart doivent être parfaitement assimilés, ainsi que les figures plus techniques telles que le duck jibe.
Ensuite, on peut commencer à pratiquer le freestyle New School avec des figures tel que l’air Jibe ou le flaka. Débuter le freestyle ne signifie pas se cantonner à essayer uniquement ces deux figures, car d’autres moves comme le shaka par exemple peuvent être faciles à tenter. L’idéal pour augmenter sa marge de progression, c’est d’essayer des figures dans les deux sens, en bâbord et en tribord. Par exemple, Flaka en bâbord et Air jibe en tribord. Varier les tentatives de figures en fonction des conditions est également un bon moyen de progression.
Côté matériel : pas besoin d’avoir la planche ou la voile dernier cri pour progresser. Il faut juste du matériel adapté principalement aux conditions et au gabarit de l’utilisateur. Si les planches de FS sont trop volumineuses, une planche de vague peut très bien fonctionner pour les gabarits légers. Gollito a appris à naviguer sur une Fanatic de vague, il a été 5 fois champion du monde de FS et il est aujourd’hui encore l’un des meilleurs dans la discipline.
Concernant l’entraînement, il faut faire des poses régulièrement et bien s’hydrater. Il ne faut pas hésiter à demander des conseils aux autres freestylers sur les spots et décortiquer des vidéos sur Continent Seven.
Pour finir, il faut garder en tête que le windsurf est avant tout un plaisir, et qu’il est important de s’amuser pour progresser. »

 

Arthur Pollet :

Arthur Pollet 2

« Mes meilleurs conseils pour progresser : persévérance, motivation et choisir les bons moves à travailler.
Les plus aériens sont à bosser en priorité (air funel, airkabi, burner, kono, culo, airskopu, etc…). Sur les moves, il faut avoir toujours beaucoup de vitesse, être puissant, aérien et fluide, pour que le rendu final soit beau et impressionnant à regarder.
Pour moi, c’est ça qui donne une bonne image au Freestyle, qui impressionne les gens qui ne connaissent pas le windsurf et pour le rider ça donne de bonnes sensations.
Mais pour moi, faire du windsurf, c’est aussi avoir un mode de vie qui accompagne ce sport. C’est à dire…. avoir une bonne alimentation, être en bonne forme physique, être humble et partager sa passion avec les autres. »

 

Graham Ezzy à Diego Suarez – Madagascar




Lorsque j’ai commencé le windsurf, j’ai su que c’était ma vocation et que j’allais pouvoir peut-être me faire connaître grâce à ce sport. Au fur et à mesure que je progressais, je voulais voir plus d’amis pratiquer le sport et voir la destination prisée des riders venant du monde entier. Mes ‘homespots’ sont vraiment magiques, l’environnement, l’ambiance dans la ville et tout, je pensais qu’il y aurait plus d’attrait dans le pays, mais ce n’était pas le cas du tout. Avec les problèmes internes du pays, politiques, sécuritaires et de pauvreté, en plus de la crise financière mondiale, Madagascar était en train de perdre en réputation.

J’ai toujours voulu rencontrer des windsurfer professionnels et les réseaux sociaux, notamment Facebook, m’ont permis d’entrer en contact avec eux. Ainsi, un jour, j’ai décidé de contacter des champions et professionnels du sport. Je ne comprenais pas pourquoi, après les 2 ‘Windsurf Challenges’ (événement de windsurf à Madagascar) plusieurs de riders célèbres n’étaient pas revenus visiter le pays. En tant qu’habitant de l’île, j’ai pensé qu’il serait bien d’organiser la venue d’un rider très connu. D’habitude les Malagasy sont moniteurs de kitesurf et n’ont pas vraiment d’envergure et de perspective quant à un projet comme celui-là. Cependant, le fait qu’un Malagasy fasse venir un champion hawaiien comme Graham Ezzy prouve que les Malagasy s’approprient les sports de glisse petit à petit.

11

9

3


Ainsi avec mon association Mada Power Events, j’ai contacté Graham et on a chatté de manière régulière pendant plusieurs semaines. Plus tard, il m’a dit que Kevin Pritchard était prévu au trip également. Petit à petit, on a mis le programme en place, les vols entre Hawaii et Diego-Suarez et le genre de vidéo qu’ils allaient tourner. Ensuite, on a commencé à avoir des problèmes. Le trip étant prévu au mois de juillet a été reporté au mois d’août puis au mois de septembre. De plus, après avoir réservé les billets et s’être mis d’accord avec les riders, il s’est avéré que Kevin Pritchard ne pouvait pas faire le voyage du fait qu’il devait impérativement assister à une étape de l’American Windsurfing Tour. Il y avait donc un gros problème, car on allait payer un billet pour un trajet qui fait la moitié de la planète pour une personne qui ne pouvait faire le voyage. On a essayé de négocier avec la compagnie Air Madagascar pour annuler le billet, mais sans succès. Entre temps il fallait que je trouve un autre cameraman, sinon Graham allait également annuler son voyage, ce qui aurait été une addition très salée pour moi. Pendant 2 semaines, Graham et moi contactions tous les photographes/cameramen professionnels dans les domaines windsurf/kitesurf. Après maintes négociations, Manu Grafenauer, le célèbre cameraman qui a travaillé avec André Paskowski sur les meilleurs films de windsurf de tous les temps, me donnait le contact d’un Allemand, Andreas Jansen. J’ai checké ses vidéos et ai été vite convaincu. On a discuté et il m’a dit qu’il était OK pour venir tourner le film, ce qui était un énorme soulagement personnel. J’en ai parlé à Graham et tous deux sont devenus vite amis. Plus tard, Graham m’a fait part du fait qu’il faisait également venir un ami à lui pour les photos professionnelles Rubben Lemmens, windsurfer amateur participant à l’AWT.

18-(2)

Après de nouvelles négociations sur les frais, ils étaient en route pour Diego-Suarez. Graham est arrivé en premier, je lui ai fait visiter la ville, les spots et il a pris ses repères pour le tournage. Quelques jours plus tard, Rubben arrivait et enfin, Andreas, dit Andi, avec tout son matériel de cameraman.

17


Un windsurf trip comme on n’en avait jamais vu avant. Tout était problématique, mais au dernier moment il y avait toujours une solution qui mettait tout le monde d’accord. On a commencé par aller rider sur le nouveau spot que j’ai découvert quelques mois plus tôt, à Ambolobozokely. Ce spot se situe dans les villages perdus au fond de la brousse. Cet endroit paradisiaque de la Mer d’Emeraude est connu mondialement et on a filmé le windsurf sous un nouvel angle. L’équipe était très bien, Graham voulait repousser les limites du windsurf sur des spots dangereux, Rubben prenait des photos à couper le souffle et Andi filmait les actions de Graham avec aisance et beaucoup de professionnalisme. Mis à part les spots très célèbres que sont la Mer d’Émeraude et la Baie des Sakalava, je voulais qu’à travers le film, on puisse découvrir la vie malagasy au monde entier. Ainsi, je leur ai montré les combats de coqs, expliqué l’histoire de la ville, les sacrifices traditionnels, le marché, la ville, les fêtes…

10

16

7


Le fait de rider avec un windsurfer comme Graham sur ses homespots change la manière dont on voit le windsurf. C’est effectivement beaucoup plus impressionnant de voir un Hawaiien envoyer un move sur chaque vague où il se place pour son bottom turn et off the lip. Avec Graham, on voit que le windsurf n’est pas seulement un sport, mais aussi un art. Il m’a donné des conseils pour améliorer mon waveriding et mes sauts, d’ailleurs juste avant son départ, il m’a offert une de ses Ezzy Elite. Tout est calculé, voire même inné dans sa façon de lire une vague, comme s’il était né pour ça. Personnellement, plus tard, j’aimerais pouvoir rider aussi bien que lui.

3 (2)

5


Le windsurf est vraiment bien plus qu’un sport. À travers cet épique ‘windsurf trip’, des amitiés se sont nouées, des rigolades, des frayeurs, un apprentissage d’une nouvelle culture et des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires !

DSC_0474

19-(2)