Comment recoller vos pads

pad décollé

Un article de David Moreau

 

 

Rien de plus désagréable que les pads de votre planche qui se décollent, surtout que le phénomène n’ira rarement en s’arrangeant.

Cela ne vous prendra que 20 minutes pour régler le problème. La manipulation est à la portée de tout le monde et ne demande que très peu de matériel. Celui-ci se trouve dans n’importe quel magasin de bricolage.

  • un chiffon propre
  • une bouteille de diluant cellulosique
  • un peu de colle néoprène (gel ou liquide peu importe)

diluant cellulosique

 

ÉTAPE 1

Bien nettoyer les résidus de colle sur les deux parties à l’aide du chiffon et du diluant.

pad décollé

ÉTAPE 2

Encoller les deux parties à l’aide de la colle néoprène et attendre que les solvants s’évaporent (ne colle plus aux doigts). Environ 10 à 15 minutes.

colle néoprène

ÉTAPE 3

Poser le pad délicatement sans faire de bulles.

collage-pad

pression-pads-windsurf

ÉTAPE 4

Bien laisser sécher et passer un coup de diluant sur les bords afin d’enlever les bavures de colle.

recoller-pads

ÉTAPE 5

Filer à l’eau avec votre pad comme neuf.

Test foil AHD AFS-2 700

foil-afs2

Un article de Benjamin Longy

foil-afs2

Foil : AHD AFS-2 800

Flotteur : Planche convertible 80 cm de large

Conditions de vent : 8-18 knt clapoteux

Spot : La Baule

Voile : 7.8 m² slalom 4 cambers

Rider : Benjamin LONGY

A première vue le foil est très beau, le mat et le fuselage monobloc semblent fins et solides. De même pour les ailes, astucieusement fixées par des vis torx. J’aurais cependant apprécié une meilleure finition d’assemblage aile/fuselage, qui manquait à mon sens d’hydrodynamisme.

Le décollage est relativement rapide, mais il nécessite tout de même d’être bien lancé et d’avoir acquis une bonne vitesse avant l’appui sur le pied arrière pour l’envol.

En navigation, le foil est très sain et stable. Il permet une douce descente en contre gîte lorsque l’on attaque une remontée au vent. Les départs à la gîte injustifiés sont rares, de plus le cap est très bon.

L’AFS-2 est bien équilibré sur l’axe longitudinal, mais n’est pas très nerveux. Il nécessite d’être correctement réglé pour ne pas avoir à pousser sur le pied avant ou arrière durant toute la durée de la navigation.  Contrairement à certains autres foils, il n’est pas possible de donner un bref appui sur l’un des pieds afin d’ajuster le trim, qui sur ce modèle nécessite un appui long et fort.

Au final l’AFS-2 est un foil très accessible et facile d’utilisation. Il excuse les erreurs d’équilibre et permet une adaptation facile de par sa stabilité. La glisse est bonne mais l’impression d’en avoir encore sous la pédale est grande. Peut-être qu’une aile plus typée race corrigerait cette sensation…

Petit bémol à noter, un sifflement continu apparaît une foi en vol (mais ne perturbe en rien la navigation).

Le plaisir est de la partie et le foil vole longtemps sans fatiguer les jambes. Il dévore les kilomètres au près facilement une fois réglé. Il conviendrait très bien aux personnes désirant un foil performant sans pour autant rechercher un très haut niveau.

foil-afs

Allez voir ce foil chez RideAll La Baule et louez-le dès maintenant ! Pas de doute, vous aurez envie d’en faire l’acquisition au plus vite !!!

benjamin-longy-foilfoil-benjamin-longy

Comment réparer un insert de strap ou une vis de décompression dont le pas de vis a sauté?

réparation planche

 

visse décompression

 

1- Matériel

Pour effectuer la réparation, il faut le matériel suivant:
— Une perceuse
— un jeu de forêt
— un jeu de taraud
— de la résine époxy
— de la silice colloïdale ou microsphère de verre.
— une paille en plastique (merci Manu Depersenaire pour l’astuce)
— de l’acétone
— une bande cash

 

2- Mise en œuvre

— Commencer par percer le trou dans un diamètre bien supérieur à celui d’origine.
— Nettoyer bien à l’acétone.
— Encoller de la bande cash tout autour du trou afin de ne pas faire couler la résine sur la planche.
— Préparer le mélange de résine avec la silice de façon à trouver le bon équilibre que la colle soit assez épaisse mais pas trop afin qu’elle puisse couler.
— Planter la paille bien au milieu du trou puis faire couler la résine à l’extérieur de la paille jusqu’au bord du trou.
— Attendre que la colle soit bien sèche (il est possible de mettre une petite lampe juste au-dessus pour accélérer la prise). Tirer sur la paille pour l’enlever.
— Il ne reste plus qu’à percer puis tarauder au diamètre voulu afin de remettre une vis et retourner sur l’eau.
(Merci Manu pour les conseils) !

Bon bricolage.

 

 

réparation planche

 

Voyager avec son matériel de windsurf : les 10 trucs à savoir

voyage-windsurf

 

boardbag - windsurf - voyage

Retour de Corée, photo : Enes Yilmazer

 

Tout d’abord, vous devriez regarder s’il n’est pas plus simple et moins cher de louer du matériel. Certains centres offrent du matos de dernière génération dans toutes les disciplines possibles. Néanmoins, si vous voulez absolument prendre votre matériel, vous devriez lire la suite.

 

1. Prendre le billet d’avion le moins cher n’est pas forcément idéal, car les frais de bag varient d’une compagnie à l’autre et cela influence totalement le prix final. Dans l’ensemble, un prix inférieur à 100 USD par bag est considéré comme un bon prix. Il faut également tenir compte du poids et des dimensions limites. Certaines compagnies n’acceptent même pas les planches.

 

2. Il vous faut de bons Les employés de l’aéroport ne sont pas réputés pour leur délicatesse et brisent souvent, trop souvent du matos ! Un bag plus lourd prendra en général moins d’équipement (sur une base de 32 kg max), mais sera plus sécuritaire car mieux protégé. N’hésitez pas à rajouter des vêtements et des protections en tout genre pour protéger votre planche.

 

Petit Tips : pensez à enlever vos straps pour faire paraître le bag plus petit et ne pas les abîmer.

voyage-windsurf

Pas toujours évident de préparer et peser le matos dans un petit appartement.

 

3. Apprenez à négocier et ne lâchez pas le morceau, sinon vous payerez deux à trois fois le prix normal. Renseignez-vous sur les sites web et montrez-leur la preuve. Pour être sûr que les petits avions puissent prendre vos bags, appelez avant de partir pour les prévenir que vous aurez du matériel. Si vous voulez enregistrer d’avance, il y a 9 chances sur 10 qu’ils refusent (ou chargent plus) et le notent sur votre dossier et donc visible par les agents à l’enregistrement. Néanmoins, si vous êtes seul dans l’avion avec du matériel, il n’y a aucun problème à avoir 2-3 bags.

 

4. Le visu joue beaucoup, donc ayez des bags propres et montrez que vous vous y connaissez. Faites paraître les sacs le plus léger possible.

 

5. Voyager avec du matos demande un effort physique et mental, car on vous fera courir partout dans l’aéroport (Orly Sud deux aller retours, c’est pas fun) avec vos sacs super lourds et qu’on risque de vous faire ouvrir, décrire tout et devoir négocier longtemps, etc… N’hésitez pas à vous mettre à l’aise. Un costume ne serait probablement pas une bonne idée.

 

Tips 2 : certaines compagnies autorisent jusqu’à 3 bagages de 32 kg en Business Class. Faites donc le calcul, car c’est souvent plus rentable et agréable 😉

 

6. Ne soyez pas étonné si vos bags sont en retard, cela fait partie du package. Évitez donc de changer de vols avec des compagnies différentes et un délai trop Si c’est la même compagnie, les bags suivront jusqu’au bout sans soucis.

 

7. À la réception des bags, pensez à checker vite fait s’il n’y a pas de casse, car une fois l’aéroport quitté, vous ne pourrez plus vous plaindre d’avoir une planche détruite.

 

8. Prévoyez suffisamment de temps (plus ou moins 3h avant le décollage selon la destination ou l’heure), le budget au cas où ils vous abusent et même après 30 min de négociation, vous devez payer plus (Haha! mon amie carte de crédit !) sinon vous restez à terre. Vous pourrez toujours déposer une plainte et demander remboursement en montrant les preuves. Toutefois, cela peut prendre du temps et ils ont généralement raison.

 

9. Demandez conseils à des pros voyageant avec parfois 5-6 bags, car ils ont l’expérience et sauront vous aider.

 

matériel-windsurf

Ne prendre que le nécessaire : photo : boardseekermag

 

10. Pour finir, comment préparer son bag ? je pourrais faire un article entier à ce sujet, mais le sujet a déjà été traité plusieurs fois sur le net… alors en gros, essayez de rouler vos voiles ensemble (du genre 4,6 et 4,8 ensemble) pour protéger les lattes et faux plis, placez vos mats entre les voiles. Personnellement, mes wishs sont au-dessus de mes planches avec du papier bulle sur les parties dures. J’utilise mes straps, harnais et autres pour protéger un peu partout. Je mets mes combinaisons au fond du bag pour que ça amortisse un peu plus la planche. Mes ailerons de slaloms sont généralement roulés dans mes vêtements de ma propre valise ou dans mon petit sac Unifiber couvrant bien les différentes petites pièces.

 

Tips 3 : S’ils sont un peu hésitants sur vos bags et que vous partez en compétition, demandez à l’organisation de vous donner un document officiel prouvant votre participation et n’hésitez pas à jouer le grand jeu en disant que la course est vitale pour votre saison, que tout peut se jouer là, etc…

 

Voilà les 10 points les plus marquants selon moi pour voyager avec son matériel de planche. À chaque nouveau voyage, on en apprend un peu plus pour passer facilement son matériel, on en voit des vertes et des pas mures mais on prend également beaucoup de plaisir à utiliser son propre matos ! C’est comme sa brosse à dents, après tout, ça ne se prête pas ! Tous ces conseils retracent diverses expériences que j’ai eues et que je ne vous souhaite pas, mais en espérant que cela vous servira.

 

Et si vous cassez en windsurf? Vous rentrez comment ?

windsurf - casser du matériel

 

La chose la plus importante est de se détendre et réfléchir à ce que vous allez faire.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles vous devriez empaqueter  votre matériel. La plus évidente est quand vous cassez votre matériel ou lorsque le vent arrête de souffler

Donc, voici la première étape : comment empaqueter son matos ?

 

windsurf - casser du matos

Première chose à faire : préparer votre bout de secours et attachez-le à votre harnais. Cela vous donnera du temps pour réfléchir. Vous avez peut-être été lavé par les vagues et avez nagé un bon bout pour récupérer votre matériel qui vous attend sur le reef… Quelque chose est cassé, donc il est temps d’empaqueter et rentrer à la maison.

 

 

windurf - casser du matériel

Avec ce système, tout est toujours attaché à la planche. Vous pas, car vous devez pouvoir plonger lorsque d’autres vagues arrivent.

Étape numéro 2, défaire le point d’écoute.

J’aime travailler toujours autour de la planche, ainsi il y a moins à nager 😉 Il suffit juste de passer autour.

 

 

windsurf - casser du matériel

Enlevez le wishbone et faites-le tourner pour qu’il soit plat. Passez-le par le bas du mât et placez-le sur la planche.

 

 

windsurf - casser du matériel

Diminuez le wishbone à sa plus petite taille et attachez le bout du wishbone au strap arrière, en serrant bien.

 

 

windsurf - casser du matériel

Défaire le point d’amure et attacher le boute à l’arrière de la voile. Maintenant, sortez le mât de la rallonge, mais attention, ça peut sauter.

 

 

windsurf - casser du matériel

C’est la partie la plus délicate. C’est top si vous arrivez à garder le mât debout au dessus de la planche. Prenez le tire-veille à la base du mât et entourez-le autour de la planche pour le mettre à la fin sur la plaquette.

 

 

windsurf - casser du matériel

Enlevez le mât de la voile. J’essaie de garder les deux moitiés ensemble, ce qui signifie moins de travail. Placez chaque partie dans chaque foodstrap avant, levez l’avant du wishbone et placez-les en dessous. Les mâts sont maintenant en sécurité.

Attention, s’il y a des parties cassées… Jetez-les !!! Les échardes de carbones ne sont pas agréables !

 

 

windsurf - casser du matériel

Maintenant, faites le tour et trouvez la tête de la voile pour la rouler, car comme elle est attachée à la planche, il y a de la tension. C’est bien plus facile de la rouler serrée. Placez-la sur la planche et allez de l’autre côté pour sécuriser la voile sur la planche.

 

 

windsurf - casser du matériel

Enlevez le tire-veille de la plaquette et rouler la voile dedans pour la garder vers le bas. Placez-le sur la voile and tirez l’arrière de la voile vers les mâts ou le centre de la planche.

Attachez l’élastique du tire-veille au niveau de la tête du wishbone. Maintenant l’avant est bien et solidement fixé.

(Il peut maintenant y avoir une complication si vous n’avez pas de bout de sécurité, car vous devrez enlever le pied de mât et/ou la rallonge pour l’utiliser pour la suite).

 

 

windsurf - casser du matos

Maintenant, allez juste à l’arrière des straps avant, attachez votre bout de sécurité au wishbone, enroulez-le autour de la planche et le reste. Attachez-le serré vers le haut (si vous n’avez pas de bout de sécurité, c’est là que vous auriez dû y penser avant, car vous en aurez besoin pour enlever le pied de mât et la rallonge et l’utiliser pour serrer le tout vers le bas au niveau des foot straps avant.

 

 

windsurf - pagayer

Maintenant, tout est sécurisé et vous pouvez pagayer pour rentrer ou avoir quelqu’un qui vous tire ou alors vous attendez le bateau de sécurité. Par contre, n’oubliez pas que vous avez votre harnais ! Tournez-le vers l’arrière ou déclipsez le crochet 😉

Pratiquez le aussi souvent que vous le pouvez, car le jour où vous en aurez besoin ne sera pas le moment où vous devez apprendre.

Ça devrait vous prendre au maximum 3 à 4 minutes

 

 

 

Regardez la vidéo qui vous le démontre sous un autre angle.

 

Bon amusement !

 

 

Qu’est-ce qu’un simulateur?


Il s’agit de toute chose que nous pouvons utiliser pour expliquer la technique sur terre (et non sur l’eau).

Une planche sur le sol sans aileron fera toujours l’affaire, mais je préfère utiliser une vielle planche qui est utilisée uniquement pour le simulateur. Une pour les débutants et une pour les avancés.

Ce simulateur tournant est très simple. Il possède une tige centrale avec des roues pour supporter le poids de la planche et du rider.

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La planche d’un débutant a des dessins dessus, afin d’expliquer les premiers éléments que l’on donne aux pratiquants.

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Le gréement est représenté par la partie basse d’un mât et un wishbone. Il y a également un élastique attaché là où se trouve le centre vélique de la voile ; celui-ci est relié à un objet fixe.
Le pied de mât se trouve au niveau de la tige du simulateur, afin d’avoir une rotation parfaite.

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En bougeant le gréement vers l’arrière ou l’avant, la planche tourne dû à la tension dans l’élastique.

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Cela supporte également le poids, afin de pouvoir travailler la suspension et les mouvements de direction.

Il est possible de positionner une petite planche sur le simulateur, afin de montrer différents types de virements et jibes. En général, je n’utilise pas la suspension sur le simulateur, mais préfère avoir la planche au sol où ça ne bouge pas.

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Lorsqu’on montre la position dans les straps, il faut placer le strap avant au niveau du centre de la tige du simulateur.

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Lorsqu’on montre le virement, il faut placer le pied de mât au niveau du centre de la tige du simulateur. Il faut toujours penser à l’endroit où l’on veut que la rotation se fasse et ainsi placer la planche en conséquence.

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Pour les cours plus avancés, j’ai un gréement spécial avec des dessins. Il est fabriqué à base de moustiquaire, afin que le vent et ma voix puissent passer au travers.

Lorsqu’on utilise un simulateur au sol, il faut toujours se rappeler que cela ne fonctionne pas tout à fait de la même manière que sur l’eau, mais qu’il s’agit plutôt d’une façon de faire comprendre à certaines personnes comment ça marche. Il faut donc bien réfléchir à la manière dont on l’utilise pour donner des explications. t
Lors des explications, il est important de bien informer sur la vraie direction du vent. Je vois trop souvent des gens qui donnent de très bonnes explications, mais sans rapport avec le vent.


Le Wishbone

 

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Souvent, nous nous concentrons sur les mâts ou les réglages des voiles. Cependant, il ne faut pas oublier le wishbone qui peut jouer un grand rôle. Un bon wishbone permet de mieux contrôler et de libérer toute la puissance de la voile. Et c’est grâce au contrôle que l’on accélère. Quel est donc le bon wishbone ? Plus la voile est grande et plus la différence entre deux wishbones se fait sentir…

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ALU/CARBONE

Les riders recherchant une navigation pure plaisir peuvent se contenter d’un wishbone aluminium tout à fait correct. Ils sont bien plus abordables et fonctionnent tout aussi bien. Ils ont généralement le même shape que les wishbones carbones. Ils ont généralement un arrière standard de taille modérée. Pour un non compétiteur ou un occasionnel, un bon wishbone aluminium est amplement suffisant, car avec l’évolution du matériel, leurs performances sont relativement proches de certains en carbone. Cependant, s’ils sont plus abordables, ils sont aussi plus fragiles et peuvent casser rapidement après une grosse catapulte par exemple.

Plus votre gabarit sera imposant, plus vous aurez besoin d’un wishbone carbone, notamment pour les waverideurs et freestyleurs qui n’ont que peu de surface par rapport aux slalomeurs.

Les riders recherchant la performance doivent débourser plus pour avoir un bon wishbone carbone. Que ce soit en vague, freestyle ou slalom, le matériel peut tout changer. Étant plus rigide, le profil de la voile est mieux fixé, il y a moins de déformation et les efforts sont directement transmis dans la voile. Il y a ainsi un gain nettement supérieur en terme de ressenti et d’écoulement de la puissance. On fatigue aussi beaucoup moins vite, car on délivre moins d’efforts pour un résultat équivalent. Et donc, pousser au maximum, il y a une réelle différence entre les deux, surtout dans un plan d’eau plat.

 

Le compromis

Il existe aussi des compromis entre les deux wishbones, comme le X6 de neilpryde ou encore le blueline de severne. Ils ne sont pas full carbone, mais permettent tout de même de bonnes performances. Je ne connais pas toutes les marques des wishbones, mais il y en a sûrement d’autres. Ces wishbones sont plus résistants et plus performants que n’importe quel aluminium et ils peuvent également bénéficier de l’arrière large des carbones, sans toutefois les égaler. Personnellement, je trouve que c’est un bon choix pour ceux recherchant de la performance sans trop investir et pour ceux voulant avoir un petit plus sur le spot, par rapport aux autres rideurs se faisant plaisir.

wishbone1

 

Le Shape

Chaque marque développe son propre shape. Les plus connus sont les S shapes et les C shapes. Le S shape est très populaire, car il permet au rider de rester plus proche de la voile. Le C shape, à l’inverse donne, selon moi, un meilleur contrôle dans le gréement. Il faut d’abord s’y faire car le style arrondi en tête est parfois un peu gênant ou difficile à attraper au jibe. En comparaison avec les wishbones old school, il y a une nette évolution dans le travail, à la fois sur la rigidité, mais aussi dans le shape, car ces derniers beaucoup plus larges ne créent que peu de déformations. L’arrière ultra large pour les voiles de formula le prouve clairement.

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Néanmoins, les wishbones ont changé, car les voiles elles-mêmes ont changé.

 

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C Shape

 

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S Shape

 

D’autres marquent ont leur propre tube, rond ou triangulaire et de différente dimension.

 

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Choisir son wishbone n’est pas simple. Il faut d’abord identifier vos besoins, ensuite comparer les différents modèles et prendre celui qui vous convient le mieux.

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En résumé 

Le wishbone aluminium est un bon wishbone mais standard. Il laisse une partie de la puissance de la voile s’échapper. Il convient parfaitement aux free-rideurs ou ceux cherchant à s’amuser en toute simplicité.

Le wishbone carbone (contrairement aux idéaux n’est pas plus léger) libère la voile, qui se contrôle plus facilement et permet d’accélérer. Il existe de nombreux modèles et il faut compter entre €850 et €1200. Ils ont aussi un arrière beaucoup plus large que les aluminiums. Autre petit inconvénient, la forte contenance de carbone facilite les tendinites. Si les efforts sont mieux retransmis vers la voile, les chocs sont mieux retransmis dans le corps.

Un des gros atouts du carbone est aussi sa durabilité, vu qu’il se déforme bien moins qu’un wishbone aluminium.

Dans tous les cas, un wishbone carbone sera mieux, mais il faut avant tout faire l’équation utilité-prix-désir.

 

 

Photos :
Éric Charpentier-tity

Russell Groves

Al360, Dynafiber, IFJU fins

 

 

La Gopro et le windsurf


DCIM100GOPRO


Cette caméra permet d’avoir des photos ou vidéos encore plus proches de nos actions sur l’eau. Cependant, lorsqu’on n’utilise uniquement cette caméra, il faut penser aux angles et images qui seront utilisés pour le montage vidéo. Ce n’est pas une bonne idée de prendre des prises trop longues sans action particulière ou depuis le même angle.

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Les supports sont chers, mais avec un peu de réflexion, il est possible de trouver des moyens pour découvrir plusieurs angles différents.

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1/ Le support accroché sur le dos a deux tailles différentes. J’utilise principalement celui qui a le bras le plus long, mais il bouge un peu. En mouvement, il n’y a pas de problème.
En waterstart c’est un peu compliqué, du coup je lève au tire veille. Il faut faire attention lorsqu’on porte la voile, car on peut vite abîmer quelque chose.


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2/ Il s’agit d’un support qui permet de placer la caméra n’importe où.

3/ Les pièces supplémentaires sont très utiles pour avoir différents angles de vue à partir d’un support ou pour corriger un angle. J’ai également quelques supports en forme de bâtons.

4/ Les extensions en forme de tube ont différentes longueurs. Le plus long mesure 1m et peut se rallonger jusqu’à 2 mètres. Le plus court a une bonne prise en main avec un leash (pour éviter de le perdre dans l’eau).
Le dernier est un bâton directionnel qui comporte des flotteurs. Je peux ajuster la flottabilité en changeant le nombre de flotteurs jusqu’à avoir le bâton juste au niveau de l’eau.
Le poids se trouvant au bout du bâton garde la caméra stable. La ligne de flottaison m’indique où se trouve la caméra.


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La caméra Gopro a un support pouvant se fixer sur le wishbone et le mât (avec têtière). Je ne l’utilise pas tant, car ce n’est pas super solide. J’ai plutôt tendance à l’utiliser sur des bâtons quand il n’y a pas de risque de choc.

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Le support que j’utilise le plus est le « Fly » et il est génial ! Il s’attache n’importe où, il est super solide et s’adapte facilement.

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Sur ma planche de windsurf, je n’utilise pas de support pour planche, car la caméra se trouve exactement là ou le mât frappe lors d’une catapulte. C’est un peu cher pour risquer d’abîmer ou de perdre la caméra.

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Je l’utilise sur un surf ou un SUP.




Lorsqu’on utilise régulièrement le support, on a une meilleure idée de ce qu’on peut en faire.
Ainsi, la première chose que je fais est de regarder les conditions et réfléchir à la meilleure prise de vue ou manœuvre en vue d’un bon résultat.

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Ensuite, il faut regarder la direction du soleil, car filmer en direction du soleil ne donne rien ! Est-ce qu’il est sur l’aller ou le retour ? En fonction de cela, il faut placer la caméra dans le bon angle de vue.
Parfois, on n’a pas le choix concernant l’angle du soleil et il faut faire avec le résultat.

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Lorsque vous faites des séquences, il faut voir quels sont les autres angles qui se prêteraient pour les montages vidéos et donc il ne faut pas hésiter et faire d’autres sessions.

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Il ne faut pas oublier d’être créatifs et de faire un maximum de prises de vue. Cela donnera un très beau montage vidéo.

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Ces caméras sont des caméras d’actions, et ces actions sont ce dont vous avez besoin pour votre montage vidéo. Il faut faire de courtes prises de vue, afin de rendre le travail de montage plus facile.
Si vous allez sur l’eau, la lentille sèchera rapidement et le sel fera des dépôts. Il est donc il est important de la garder mouillée pour qu’elle reste propre.
Lorsque la caméra fonctionne pendant longtemps, il peut y avoir de la buée. Il faut donc l’éteindre régulièrement et la laisser reposer.
La mise au point se fait jusqu’à 1m50, donc il faut trouver quelque chose à cette distance pour que cela soit intéressant, sinon il faut se rapprocher du sujet.
Afin d’avoir le meilleur d’une session, il faut changer d’angle régulièrement et prendre différentes prises de vue.




Millésime GA SAILS Vapor 2014 et Tabou Manta 2014


Qui n’a pas vu sur les spots au cours de l’année, les voiles bleues et oranges flashies, à la limite du style année 70?



Transjai Antoine LORIN

L’année 2014 marque un tournant pour la voilerie Gaastra : premièrement, elle change de nom et devient GA Sails et deuxièmement un véritable travail a été effectué sur les voiles de course, les Vapor.

Le gros changement sur ces Vapor réside dans la transformation de la courbure du mât. Au départ, elles étaient en Hard Top et elles passent maintenant en Constant Curve, comme presque toutes les voiles de slalom.


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La tranche

Les Vapor avaient pour réputation d’être rapides dans le baston, au détriment du light wind, mais cela change en 2014. Cédric Bordes nous explique :



« Le but pour 2014 était principalement de donner à la nouvelle Vapor 2014 plus de bas régimes au niveau du planning et du passage de molles, vu que les Vapors 2013 étaient très rapides et faciles en plages hautes. Pour cela, le rond de guidant des voiles a évolué pour donner plus de creux dans la partie basse. Le shape dans le fourreau a aussi été légèrement avancé ainsi que les pinces des lattes pour faire ouvrir la voile de manière plus constante (sans cassure). La voile est plus tendre dans sa partie haute en navigation, ce qui donne plus de vie au gréement et une voile qui respire plus quel que soit le vent. »



Concernant les Manta 2014, j’ai pu tester la 71 et la 81 et, ce qui m’a personnellement frappé, c’est le confort global en navigation : jamais on ne sent de gros à-coups, même dans le gros clapot, ainsi que la confiance au jibe : la courbe est saine, on ne pense même plus à contrôler pour ne pas tomber, mais plutôt à attaquer pour relancer encore plus vite. La planche reste stable dans toutes les conditions. La 71 se tient très loin et le pin tail retravaillé en 2014 lui procure encore plus de glisse. La 81 est typée planche de light et, une fois lancée, il faut vraiment une grosse molle pour perdre le planning !! De plus, même si elle excelle dans le light, elle se libère dans les rafales et possède une excellente vitesse. Elle reste très performante jusqu’à 20 nœuds de vent et donc, il y a une grosse plage d’utilisation.


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Cédric Bordes explique :

“Les Manta peuvent être divisées en 3 catégories.
La 59 et 61 sont des planches qui ont pour but la vitesse au maximum et le confort dans les conditions difficiles. La 66 et la 71 sont des planches qui ont pour objectifs de glisser quelles que soient les conditions. On a beaucoup travaillé sur la 71, car la 2013 est une référence en vitesse/confort/facilité. La 2014 aura plus de minis avec un double outline sur le tail (pour avoir plus de power au pied arrière), un V différent et un rocker plus bas sur le nez pour le planing/près.

Les 81 et 85 ont encore évolué. Le rocker reste le même et la carène évolue sur les 60 derniers cm pour créer plus de vie à bas régime pour planer et se replacer facilement pour que la planche reste toujours stable.

À noter aussi l’arrivée d’une nouvelle construction sur les 85, 81 et 71 avec un nouveau grammage de carbone, ainsi les planches gagnent 400/500 grammes selon les volumes. »

Pour conclure, je peux dire que le matos Tabou/ GA Sails 2014 de course est aussi confortable que performant !!


photo couv espace windsurf

Tester un prototype, une voile

 

tilo logo-mb sponsor




Salut à tous, aujourd’hui je m’intéresserai aux voiles dans la suite logique de mon dernier article sur les planches.

Durant l’été dernier, j’ai eu la chance de rencontrer le designer d’xtremsails, une nouvelle marque de voile, et de tester les prototypes en compagnie de Russell Groves, le coach officiel d’EW, mais aussi un grand ami qui m’a beaucoup appris, notamment comment tester une voile. Ceci s’applique également aux voiles de séries neuves, afin de mieux comprendre comment elles fonctionnent.
Tester une voile permet de mettre également en avant les principales évolutions entre deux millésimes de voiles


Tester-voile


D’abord, gréez votre voile normalement et faites un aperçu rapide. Prenez en compte l’écoute, l’amure, le poids de la voile, son design, mais aussi sa construction.
Vous aurez ainsi un premier aperçu de votre matériel.
Les premiers bords sont essentiels pour une voile, car c’est là qu’elle se formera à vous, donc respectez bien les indications. Pour un prototype, votre rôle est de trouver les meilleures mesures, ainsi à vous de le faire sur l’eau.


Ensuite, il est temps d’aller sur l’eau, de faire quelques bords sous tous les angles et de noter son comportement : – au près
– au largue
– au travers
– au grand largue
– au près serrer
– à l’arrêt


Puis, il faut retourner à terre et modifier les réglages petit à petit jusqu’à trouver le bon compromis.

reglage


L’intrados de la voile ne nous permet pas de voir grand-chose. Donc, afin de vraiment étudier une voile, il vaut mieux se mettre à contre et étudier le comportement de l’extrados. Vous pourrez voir le creux qu’elle prend, analyser sa stabilité (neutre ou plutôt directe) et découvrir ainsi une autre facette de la voile.

russell-groves


Tester une voile est un travail fastidieux qui demande beaucoup de patience. Si c’est votre voile, vous ne perdrez qu’une session à vous régler, mais vous aurez gagné toutes les autres en étant bien réglé. Il faut comprendre la voile, chercher à savoir pourquoi le designer a fait telle ou telle chose. Pour un prototype, lorsque vous faites votre feedback, vous devez savoir à la fin pourquoi, par exemple, les lattes ont été rehaussées, qu’est-ce que cela apporte…


Pour ma part, je trouve qu’il ne faut pas comparer les voiles aux autres, car le but du designer est de faire la meilleure voile du marché et non la copie conforme d’une autre.

Pour vous donner un exemple : lors de mes tests avec Russell et le designer, ils m’ont annoncé la fabrication de voiles très légères avec une puissance incroyable.

Tester un prototype


J’ai donc pris une 5.0 m² dans 20-25 nœuds pour me faire mon propre avis, en sachant déjà que ce sera « hardcore ». Le premier point à noter était bel et bien le poids, une 5.0 a le poids d’une 4.5 et sur l’eau la puissance d’une 5.5. Il va sans dire que je me suis retrouvé totalement surtoilé avec une simple 5.0. La voile était très rapide… et en me mettant à contre, j’ai noté le peu de chute dans la voile qui m’était difficilement visible en navigation classique. Après plusieurs réglages, j’ai noté que cette chute était sans doute faite pour être ainsi et c’est ce qui lui donne une telle puissance. Le poids est dû à un matériau très léger et très robuste, donc les renforts étaient plus faibles.

Plissonneau


Un test de solidité est généralement intéressant pour voir tout d’abord quelle pression supporte la voile, mais aussi comment elle réagit. Et ainsi, après un gros tour (non fait exprès) dans la « machine à laver » de la vague, j’ai remarqué que la voile était intacte et la caméra embarquée permet de voir comment la voile twiste avec la torsion du mât.

Ce test est très important, mais très risqué…


Enfin vient le retour à terre, on partage nos commentaires, on échange de matériel et enfin on rapporte le tout au designer.

proto


Lors de mon feedback, mes hypothèses étaient vérifiées, la voile à rempli son rôle et a réagi comme il fallait.


Voilà en gros comment tester une voile. Une voile de slalom à 4 cambers demandera sans doute plus de temps, car les réglages ne se font plus au centimètre, mais au millimètre.

Cette étape est pour moi obligatoire dès que j’ai une nouvelle voile et c’est comme roder un moteur. Il faut l’analyser de A à Z pour mieux faire corps avec elle.

Russell est un excellent testeur. Il est capable de décortiquer une voile dans ses moindres détails et le fait de participer au développement de voiles avec lui m’a appris beaucoup. Cet article a pour but de vous faire voir votre voile d’un autre œil, comme il l’a fait avec moi ; faites cela et votre manière de naviguer changera considérablement, vous ne ferez plus qu’un avec votre gréement.




Pics : Russell Groves, Xtremesails, Martin Plissonneau




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