Interview Justine Lemeteyer

jjustine lemeteyer windsurf

justine-lemeteyerDate de naissance : 29 juillet 2002

Adresse : Douvres-la-délivrande

Année scolaire : Première S

 

 

 

 

 

Espace Windsurf (EW): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Justine Lemeteyer (JL) : J’ai commencé à naviguer très tôt dans le club de voile que tenaient mes parents à Luc sur mer, mais j’ai vraiment commencé la planche à 8 ans.

justine lemeteyer interview

 

EWSur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

JL : Un maximum ! Après cela dépend des conditions et de mes horaires de cours…

 

EWComment te déplaces-tu sur ton spot ?

JL : Je peux y aller à vélo quand je vais au club et en camion quand je m’entraîne avec mon père.

 

EW: De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

JL : À vélo 10 min et en voiture 5.

 

EW: Qu’es-tu en train de travailler ?

JL : En slalom je travaille mes réglages pour gagner en vitesse et le racing jibe progressivement. En vague je commence le backloop, en plus de petits move de freestyle.

justine lemeteyer slalom

 

EW: Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

JL : Non malheureusement il n’y a que des stages de catamaran…

 

EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

JL : Je ne suis pas encore sûre de ce que je veux faire, mais pour l’instant j’ai envie d’entrer en STAPS pour devenir professeure d’EPS.

 

EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?

JL : J’ai la chance d’avoir des parents qui sont très impliqués dans ce que je fais. Ils m’accompagnent en régate toute l’année et me supportent dans tout ce je fais. Un vrai plaisir !

 

EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

JL : Ma petite sœur de 13 ans navigue pour le plaisir quand il y a du soleil de préférence. Le sport dans lequel elle s’éclate le plus, c’est la natation.

 

EW: Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

JL : Oui, j’en connais qui n’avaient pas de parents windsurfeurs, mais qui s’y sont mis. Mais dans la plupart des cas, les parents en ont fait peu de temps après !

 

EW: Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

JL : La plupart des ami(e)s avec qui je navigue en club à mon âge. Mais sur les spots je suis souvent la plus jeune et la seule fille.

 

EW: Penses-tu avoir de la chance?

JL : Oui, je pense avoir énormément de chance ! J’ai des parents, des supporters et des sponsors qui me permettent de vivre ma passion et de traverser la France plusieurs fois dans l’année pour aller en compétition ! Alors je profite à fond et j’espère que ça va durer !!!

 

EW: As-tu un entraîneur?

JL : Oui, j’en ai même deux ! Il y a Paulin Sevestre, qui m’entraîne au club OCEAN à Ouistreham avec les copains tous les samedis. Et mon père avec qui je travaille sur l’eau dès que l’on peut, peu importe le moment de la semaine !

En plus, j’ai la chance qu’ils soient tous les deux d’anciens compétiteurs qui ont encore beaucoup de choses à m’apprendre !

 

EW: Que maîtrises-tu le plus

JL : En slalom, je maîtrise mieux les conditions musclées, dans du vent fort. Et en vague je pense que je maîtrise mieux le saut que le surf.

slalom windsurf justine lemeteyer

 

EW: Comment apprends-tu?

JL : En écoutant les consignes et les conseils de l’entraîneur et en répétant sans cesse le même mouvement…

 

EW: En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

JL : Je crois que le plus difficile c’est de se lancer… Alors il faut oser et après répéter et répéter pour enfin vivre ce super moment quand tu plaques quelque chose pour la première fois !

 

EW: Quels sont tes meilleurs résultats?

JL : En Bic 293, une troisième place sur une interligue à La Baule avec une 5.6 de vague ! Et en slalom, mon titre de championne de ligue cette saison, avec à côté des perfs encourageantes, comme de bons départs en tête sur l’AFF de Marignane et une manche de poule de deux derrière le maillot jaune du Championnat de France Jeune 2018.

compétition justine lemeteyer

 

EW: Quels sont tes objectifs en windsurf?

JL : Cette année j’espère entrer dans le top 10 U20 de l’AFF et monter sur le podium U17. En vague, continuer à travailler le backloop et progresser en surf. Et bien sûr, toujours s’éclater sur l’eau !

 

EW: Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)

JL : Le championnat qui me fait rêver c’est bien sûr la PWA en vague comme en slalom ! Mais il y a encore beaucoup de travail !!!

 

EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

JL : Oui, j’ai commencé cette année à faire attention à ce que je mangeais. J’ai commencé par changer tout mon petit déjeuner en remplaçant le chocolat chaud et les tartines par du fromage blanc, des fruits et des noisettes. Pour le reste je ne mange ni trop gras, ni trop sucré.                              Évidemment il faut s’autoriser des petits plaisirs de temps en temps. Et quand c’est difficile, la solution c’est de regarder une petite vidéo de planche et ça remotive !!!

 

EW: Quel est le spot que tu as préféré?

JL : Je pense que c’est Asnelles en octobre de l’année dernière. J’étais en 3.5 et 77L, quand j’ai mis à l’eau il y avait 2 mètres de vague, mais avant ça il y avait bien 3m ! C’était magnifique !!!

 

EW: Lis-tu des magazines de windsurf ?

JL : Oui de temps en temps, un petit planchemag spécial manœuvre ou alors une présentation du nouveau matos. Mais le mieux c’est les vieux WIND des années 80 !

 

EW: Comment décrirais-tu le windsurf?

JL : Comme un sport magique ! Si tu goûtes au planning, tu deviens vite accro !

Ce que je trouve le plus fantastique c’est de jouer avec les éléments et d’être sur l’eau ! C’est un sentiment de liberté génial !

jjustine lemeteyer windsurf

 

EW: Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

JL : J’espère ! Je m’ennuierai sinon !

 

EW: Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

JL : Oui je suis sponsorisée par une entreprise de camping-car : les camping-cars Jacqueline, qui me prête un véhicule pour partir en compétition. Il y aussi la clinique de la planche qui me prêtent du matos et me fait des tarifs préférentiels. Roxy pour tout l’équipement néoprène et les vêtements. Et l’entreprise Lamy Marine Consultant qui m’a aidée à financer les déplacements.

Cette année j’ai fait une campagne de financement participatif, mais je vais commencer à travailler en faisant du baby-sitting dès la rentrée pour financer une partie du budget de l’année prochaine.

 

EW: Que souhaites-tu rajouter ?

JL : Juste un grand merci à tous ceux qui me permettent de vivre ma passion à fond à 16 ans : les supporters, les sponsors, le club et à Espace Windsurf pour leur aide médiatique !

Les filles en windsurf

windsurf aff

ARTICLE : Justine Lemeteyer
PHOTOS : Éric Bellande et la madre de Justine 😉

 

Vous l’aurez certainement remarqué, le windsurf est majoritairement masculin. Être une fille dans ce sport comporte à la fois des défauts et des avantages. J’ai donc décidé de vous les présenter dans ce petit article à partir des expériences que j’ai pu vivre à l’entraînement comme en compétition.

En raceboard j’ai passé deux années à m’entraîner uniquement avec des garçons. Cela n’a pas empêché une superbe ambiance au sein du groupe ! Mais quand il n’y a pas de vestiaire, il faut accepter de se changer au milieu d’eux sous son poncho.
Une fois sur l’eau à l’entraînement, nous sommes sur la même ligne de départ, et fille ou pas, on veut tous passer la ligne le premier! Et c’est toujours sympa de franchir une ligne d’arrivée devant un gars  !!
C’est, à mes yeux, un super avantage que de s’entraîner avec une majorité de garçons. Ils nous tirent vers le haut physiquement et nous obligent à être plus tactique lorsque c’est la force qui fait la différence.

windsurf aff

Un autre avantage que j’ai vraiment apprécié en raceboard, c’est d’avoir le coach et la sécu pour moi toute seule à la fin d’une manche. C’est plus agréable et plus pratique que les six garçons qui y arrivent en même temps !

Il est également souvent dit qu’il est plus facile de devenir professionnelle pour une fille que pour un gars. Il est vrai qu’il y a moins de coureuses chez les filles. Mais pour devenir professionnelle, il faut être passée par l’étape « recherche de sponsors ». Or les filles sont encore moins reconnues que les garçons en planche à voile. Il est donc certainement plus compliqué pour une fille de trouver des sponsors. C’est donc un obstacle plus important à passer pour atteindre le haut niveau.

windsurf aff

Cette année, j’ai participé à la première étape du tour AFF à Marignane. J’étais la petite nouvelle qui découvrait. Et j’ai pu remarquer que le fait que nous soyons un petit nombre forme un super groupe ! Sur l’eau, c’est la « bataille », mais dès que la manche est finie, c’est comme un débriefing où chacune raconte sa vision de la manche. Il y a du fair-play et une vraie superbe entente !
Lorsque j’ai grillé la ligne de départ pour la première de ma vie, ce sont les parents des filles qui sont venus me voir pour m’expliquer que cela pouvait arriver et que c’était normal. C’est donc vraiment une superbe ambiance qui règne sur le tour AFF que j’ai hâte de retrouver !

En bref, être une fille dans ce sport est, à mes yeux, super ! Même si nous n’avons pas la même reconnaissance que les hommes, l’ambiance qui règne entre les coureuses est superbe !

aff windsurf

 

 

 

Sur le même thème : les filles à l’eau

Comment recoller vos pads

pad décollé

Un article de David Moreau

 

 

Rien de plus désagréable que les pads de votre planche qui se décollent, surtout que le phénomène n’ira rarement en s’arrangeant.

Cela ne vous prendra que 20 minutes pour régler le problème. La manipulation est à la portée de tout le monde et ne demande que très peu de matériel. Celui-ci se trouve dans n’importe quel magasin de bricolage.

  • un chiffon propre
  • une bouteille de diluant cellulosique
  • un peu de colle néoprène (gel ou liquide peu importe)

diluant cellulosique

 

ÉTAPE 1

Bien nettoyer les résidus de colle sur les deux parties à l’aide du chiffon et du diluant.

pad décollé

ÉTAPE 2

Encoller les deux parties à l’aide de la colle néoprène et attendre que les solvants s’évaporent (ne colle plus aux doigts). Environ 10 à 15 minutes.

colle néoprène

ÉTAPE 3

Poser le pad délicatement sans faire de bulles.

collage-pad

pression-pads-windsurf

ÉTAPE 4

Bien laisser sécher et passer un coup de diluant sur les bords afin d’enlever les bavures de colle.

recoller-pads

ÉTAPE 5

Filer à l’eau avec votre pad comme neuf.

Interview | Marine Hunter

marine hunter

 

Crédit photos : Eric Bellande & Lodeo Photographie

 

 

marine hunter

Date de naissance : mai 1992

Adresse : Boulogne-Billancourt

Année scolaire : Je me suis arrêtée en L2 Biologie mais je ne perds espoir d’arriver à atteindre un niveau achevé d’éducation quelconque un jour ^^

Job ? Oui! En 25h au rayon Eau chez Décathlon Wagram, vous pouvez passer me faire coucou si le coeur vous en dit! On a même du kite, du SUP et du windsurf et en plus des combis. J’ai réussi à caser dans un coin quelques housses de surf. De quoi s’occuper!

 

Espace Windsurf ( EW ): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Marine Hunter (MH) : J’ai demandé à mon frère de m’apprendre vers 16-17ans. Ne me demande pas pourquoi j’ai beaucoup plus qu’accroché…

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

MH : C’est très variable! En moyenne entre une et deux fois par semaine s’il y a du vent, si mon matos est en état, sans bobo et dispo. J’ai payé mes semaines de vacances d’hiver en travaillant en 35h jusqu’au 31 mai, ce qui m’a laissé beaucoup moins de temps pour travailler sur les articles de mon blog windsurfeuseinparis.wordpress.com ou des vidéos, c’est un peu la galère!

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

MH : J’aimerai bien pouvoir répondre à pied à vélo ou en train, mais c’est ma 806 mobile rom’ édition qui m’amène sur les spots! Ou les voitures des kiffeurs quand on covoiture. Je suis d’ailleurs très heureuse de n’avoir eu à souffrir d’aucune panne immobilisante depuis son acquisition un poilounet hasardeuse, c’était pas gagné.

marine hunter

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

MH : Environ 2h, sans problème de circulation. D’ailleurs j’adore aller en Normandie en semaine et faire des pieds de nez aux malheureux englués dans les bouchons d’en face. C’est assez puéril mais jouissif, surtout avec des planches sur le toit.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?

MH : Rien n’est jamais parfait, j’essaie de travailler un peu tout. C’est éternel recommencement! Même si comme le vélo ça ne s’oublie pas, on redevient très vite médiocre. En ce moment, j’insiste en particulier sur le forward, le tabletop, le surf backside et frontside en side-on.

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

MH : Bonne question! En tout cas je n’ai pas eu cette chance… Cela dit j’ai beaucoup apprécié apprendre secourir un mannequin en plastique rempli de flotte dans une piscine en terminale. On se sent toujours plus utile qu’à faire des allers-retour sur 50m.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

MH : Honnêtement aucune idée. J’étais assez intéressée par Intechmer après une VAE chez Decat, j’adore l’anglais, en fait tant que le prof est intéressant j’apprends volontiers, à part pour les domaines vraiment rasoirs comme la sédimentologie.

marine-hunter

 

EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents?

MH : Je ne voulais surtout pas qu’ils s’impliquent! Indirectement ils l’étaient quand même puisqu’ils m’ont aidé financièrement pour ma voiture et me demandaient avec la constance inlassable des parents aimants comment ça se passait. J’ai fini par leur répondre des choses un peu plus développées que “ça se passe”.

 

EW : Tes frères et soeurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

MH : Mon frère aîné en a fait, mon deuxième frère en également fait pas mal mais maintenant il est plus branché surf et kite, ma petite soeur a essayé mais préfère le kite. Quoiqu’après s’être fait trainée sur la plage ça l’a un peu refroidie. Bref si on a tous navigué en catamaran en équipage nous n’avons jamais planchés ensemble, et je suis la seule à avoir poussé jusqu’à la compét au détriment de mes études et au bénéfice de ma vie personnelle.

 

EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

MH : C’est une question intéressante, mais je ne m’en rappelle pas comme ça. Manifestez-vous dans les com’!

 

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

MH : Pas souvent mais de plus en plus ^^ la moyenne d’âge du planchiste se situe plus vers 30-40 ans, mais j’ai rencontré beaucoup de jeunes de ma génération et moins en compétition.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance?

MH : Oh que oui! Je me sens très bien entourée et que ce soit parmi mes connaissances ou mes propres expériences j’ai matière à relativiser. J’ai la chance d’être toujours en vie, valide, d’avoir un patron humain, des collègues cools, de pouvoir pratiquer un sport élitiste dans des endroits quand même pas dégueu. Si ce n’est pas avoir de la chance, je ne sais pas ce que c’est.

 

EW : As-tu un entraîneur?

MH : Ça, j’aimerai bien mais c’est hors budget. J’ai eu la chance d’être invitée à quelques stages FFV mais ayant commencé la planche tard je suis hors critères pour pas mal de choses. Si jamais j’en trouve un ce sera un coach privé.

 

EW : Que maîtrises-tu le plus

MH : Ma grande spécialité ça pourrait être arracher mes vis de straps au jibe ou au bottom.

 

EW : Comment apprends-tu?

MH : Soit quelqu’un me donne un conseil qui provoque un déclic, soit je répète jusqu’à sentir un déclic. Dans l’ensemble c’est assez laborieux… C’est pour ça que je me suis mise à la compétition en slalom pour apprendre le jibe. Sous pression, on apprend plus vite à mon goût. La preuve, j’étais pour la première fois au harnais dans les straps à ma première compét’ de slalom. J’ai certainement bien fait chier le monde sur l’eau mais personne n’est venu me le dire, au contraire les gens étaient super sympas et certainement un brin amusés. J’ai donc poursuivi dans cette veine et résultat ça a fini en PWA ^^

 

EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

MH : En vague, beaucoup de moves demandent un engagement avant tout psychologique. Le reste, c’est de la pratique une fois la peur mise de côté. J’essaie de demander des conseils mais les avis que je reçois sont parfois contradictoires, et les résultats perçus sur l’eau (du style j’ai l’impression d’avoir trop fait un move de ouf) n’ont parfois rien à voir avec les photos ou les vidéos (…), la déception est palpable dans ces trois points de suspension ^^ Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidées à progresser, sans eux je n’en serai pas là aujourd’hui!!! Et la liste est toujours plus longue 🙂

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats?

MH : Pour moi, un bon résultat n’est pas atterrir sur le podium de l’Hibiscus Naish Party quand on est trois filles et que je ne sais pas jiber (sans parler du reste). Il se mesure à la hauteur du combat mené pour l’obtenir. Les résultats qui m’ont plu donc, d’après moi, sont ma 5eme place au défi 2015 où il y avait des conditions et une concurrence de bâtard, ma 6eme place à l’IFCA en Croatie parce que j’en ai bien sué pour y arriver et après des résultats de manches assez savoureux comme une manche de 1 à l’IFCA de Sylt 2015 avec un départ de Deus, une manche de 2 à l’AFF de Marignane 2017 avec des jibes un peu chaud patate… Et mes premières victoires en vague sur l’Oléron Wave Classic et la Wissant Wave Classic, le genre de compétition où je faisais bonne dernière il y a peu. Il n’y avait pas Nath’ (Cottard) pour mettre tout le monde d’accord mais ce n’était pas gagné pour autant!

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf?

MH : Progresser, passer des bons moments et me faire des amis! C’est exactement ça en plus, rien ne me démoralise plus qu’une mauvaise ambiance entre les gens. Le jour où ça devient comme ça, j’arrête! Je ne viens pas sur les compétitions pour passer le week-end avec des gens qui me tirent la tronche en permanence.

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)

MH : Le backloop, le pushloop, le virement des deux côtés, le racing jibe, l’aerial, le tabletop backside, le 360 dans la vague… Ce n’est pas ça qui manque ^^ pour les championnats j’aimerai bien aller faire l’Aloha Classic, la Tiree wave classic, refaire l’Hibiscus party, faire la PWA slalom de Fuerte … (si on peut rêver, elle est réservée aux hommes) et pourquoi pas du speed à Fuerte également au Dunkerbeck Speed Challenge.

marine hunter

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

MH : J’essaie mais étant boulimique ça ne dure jamais bien longtemps! Il suffit d’une journée à ne rien faire pour que toutes les cochonneries du frigo y passent, donner des conseils serait donc un peu se payer la tête du monde. Un peu comme le dernier de la course qui donnerait des conseils pour gagner, ça ne l’empêche pas de dire des choses vraies mais de manquer un brin de crédibilité. D’année en année, ça s’améliore un peu mais ça m’handicape parfois sur les compet’, rien de tel qu’une bonne crise de boulimie pour fatiguer l’organisme et ne pas en dormir de la nuit.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré?

MH : Bonne question, ça dépend des conditions qu’on y rencontre, mais j’avoue avoir un faible pour l’eau transparente. En France, je dois avouer avoir un faible pour le Dossen qui est un spot multi-facettes, un skate-park de rêve. En slalom j’apprécie beaucoup la rade de Cherbourg (Collignon).

 

EW : Quel est ton rider préféré?

MH : Je pourrai répondre mon copain mais il y en a plein que j’admire parce que j’ai pu voir de quoi ils étaient capables et les cotoyer un peu. Nathalie Cottard qui est devenue la légende de la rampe de Bercy et qui est super sympa, Florian le Boux son copain qui fait 4eme sur une compèt avec la main cassée et qui est super sympa aussi, Sarah Quitta pour sa caribbean attitude, Sarah Delaunay pour surfer des tailles de mât, Delphine Cousin pour sa simplicité et sa vitesse supersonique (du style on me voît, on me voît plus), Yann Sorlut parce qu’il est trop fort, Max Lesauvage pour ses sauts engagés, Antoine Albeau parce qu’il est trop gentil en plus de tout le reste, Julien Quentel parce qu’il est aussi super sympa et qu’il jibe comme personne, Maja Dziarnowska parce qu’elle aussi est trop sympa et super douée en slalom (genre elle se pointe sur l’IFCA et fait 2eme), Jason Polakow qui est super accessible, Yann Sune parce qu’il a des dreads et qu’il envoie fort, Jules Denel parce qu’il a un style puissant, Thomas Traversa parce qu’il est juste fantastique même quand c’est pourri… Et je ne parle pas des gens que je connais sur Paris qui ont repris la planche tard et ont vachement progressé en 3 ans!! C’est trop long ^^ en fait j’admire tous les windsurfeurs et windsurfeuses que je connais je crois, c’est un sport qui suscite l’admiration tout simplement.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?

MH : Sur Paris on a la chance de pouvoir s’en procurer facilement, quand je passe devant un kiosque je ne me prive pas avant un trajet en train. Ou en attendant un train un jour de grève. Ou en attendant le lendemain de la grève pour rentrer chez moi (non je blague).

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf?

MH : Ça ne se décrit pas, ça se vit.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

MH : La vie le dira! Mais ça serait bien 🙂

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

MH : Ça dépend de mes sponsors. TTC je crois bien que c’est la Lunette Jaune qui me gratifie de la plus belle dotation en nature, en budget c’est la ville de Boulogne Billancourt. Côté windsurf ça ne vole pas très haut, mais ce n’est pas une surprise. C’est pour ça que je ne cherche pas de sponsor planche, ça me coûterait trop cher. Du coup quand on me donne des choses, je ne m’y attends pas et je suis contente ^^

 

EW : Que souhaites-tu rajouter ?

MH : Merci Céline pour ton travail! Sinon si jamais je commence à prendre mes aises sur l’eau en taxant comme une porcasse qui croit qu’elle a du niveau, faites-moi plaisir, collez-moi une baffe. Merci. Autre chose, j’ai une mémoire des visages qui s’approche du niveau de défaillance de celle de Dory, ne vous offusquez pas si vous me reconnaissez mais moi non… Toutes mes confuses ^^

 

Test foil AHD AFS-2 700

foil-afs2

Un article de Benjamin Longy

foil-afs2

Foil : AHD AFS-2 800

Flotteur : Planche convertible 80 cm de large

Conditions de vent : 8-18 knt clapoteux

Spot : La Baule

Voile : 7.8 m² slalom 4 cambers

Rider : Benjamin LONGY

A première vue le foil est très beau, le mat et le fuselage monobloc semblent fins et solides. De même pour les ailes, astucieusement fixées par des vis torx. J’aurais cependant apprécié une meilleure finition d’assemblage aile/fuselage, qui manquait à mon sens d’hydrodynamisme.

Le décollage est relativement rapide, mais il nécessite tout de même d’être bien lancé et d’avoir acquis une bonne vitesse avant l’appui sur le pied arrière pour l’envol.

En navigation, le foil est très sain et stable. Il permet une douce descente en contre gîte lorsque l’on attaque une remontée au vent. Les départs à la gîte injustifiés sont rares, de plus le cap est très bon.

L’AFS-2 est bien équilibré sur l’axe longitudinal, mais n’est pas très nerveux. Il nécessite d’être correctement réglé pour ne pas avoir à pousser sur le pied avant ou arrière durant toute la durée de la navigation.  Contrairement à certains autres foils, il n’est pas possible de donner un bref appui sur l’un des pieds afin d’ajuster le trim, qui sur ce modèle nécessite un appui long et fort.

Au final l’AFS-2 est un foil très accessible et facile d’utilisation. Il excuse les erreurs d’équilibre et permet une adaptation facile de par sa stabilité. La glisse est bonne mais l’impression d’en avoir encore sous la pédale est grande. Peut-être qu’une aile plus typée race corrigerait cette sensation…

Petit bémol à noter, un sifflement continu apparaît une foi en vol (mais ne perturbe en rien la navigation).

Le plaisir est de la partie et le foil vole longtemps sans fatiguer les jambes. Il dévore les kilomètres au près facilement une fois réglé. Il conviendrait très bien aux personnes désirant un foil performant sans pour autant rechercher un très haut niveau.

foil-afs

Allez voir ce foil chez RideAll La Baule et louez-le dès maintenant ! Pas de doute, vous aurez envie d’en faire l’acquisition au plus vite !!!

benjamin-longy-foilfoil-benjamin-longy

Slalom – SAUVAGES !!

ARTICLE : Nascimo Fournier

 

Sauvages !!

2 fois !!

 
Sur les IFCA à l’Almanarre, et encore sur l’étape de l’AFF…
Les mecs : ils sont derrière toi, et boum à la bouée, alors que tu finis ton jibe,  ils te foncent dedans !! 
Et en plus : à gueuler “protest, protest !!”
 
 
Règles ?
La loi FFV-ISAF internationale pour les bateaux : il paraîtrait, d’après les arbitres fédéraux, que si le mec s’engage dans la manoeuvre dans la distance de trois longueurs de bateau de la bouée en même temps que toi, tu ne dois pas lui fermer la porte à la sortie du virage… ou alors  un navire à l’extérieur doit donner au navire engagé sur lui la place nécessaire pour doubler la marque…
Sachant que : en slalom, la planche mesure moins de 3m, et que ça déboule à plus de 20 nds…
 
Explications ?
1. Tu es devant, tu regardes dans les rétros, y a des gens derrière, normal c’est un slalom, et t’es pas dernier, tout va bien, quoi !
2. Le mec le plus proche derrière :  20m environ, donc tu penses que tu as le temps de commencer ton jibe.
3. A la fin du virage, tu es déjà en train de relancer sur l’autre amure, mince, y a un gus qui t’envoie sa voile dessus !? “Protest” qu’il crie !!
4. Forcément, ça tombe ! Et les 2 ! Et tout le reste de la flotte passe devant….
5. Bon tout va bien, t’as pas de sang qui dégouline dans les yeux, ta planche n’est pas coupée en 2, et ta voile n’est pas trouée…
6. Et c’était pas la première place de la coupe du Monde…
7. Le jury donne raison à l’autre…
 
Avis ?
– Le mec est derrière : mais c’est pas grave pour lui… de toute façon, tu lui laisseras la place pour te doubler au jibe… ??
– Le “ride-ensemble” ? Si c’est marqué que t’as le droit, alors fonce dans le tas ??
– P****, le matos ? Non mais c’est pas cher en ce moment, et y a des soldes chez Décath’ ! Et de toutes manières, tu as 3 boards de rab sur la plage ! Comme ça tu peux sans soucis finir l’épreuve ! Et, c’est pas comme si non plus c’était le seul flotteur pour la saison… 
– Imagine au ski, le mec au-dessus de toi qui te fonce dedans parce que tu as fait un virage ? Ou il saute une barre, et toi t’es en dessous ? Pas grave , il était engagé ! Il avait le droit ??
– Ou en formule1, “excuse man, tu me laisses passer dans le virage, je m’engage en même temps que toi ” ??
– Ou sur la route : ton feu est vert mais y’a quelqu’un qui arrive à 80 km/h sur le carrefour. Tu passes quand même parce que son feu doit être rouge ?!?
 
Solutions ?
– On réfléchit ? Et on passe à côté ?
– Ou on continue de se monter dessus ? Et de perdre la course, l’épreuve, sa tête, son matos ?
– Les règles de courses ne sont-elles pas faites normalement pour éviter les accidents ???
 
Evolutions ?
En PWA, les règles ont évolué depuis longtemps. 
Appliquer les règles basiques fédérales de régates à la voile est devenu impossible tant la vitesse de déplacement des “navires” est élevée…
“No rules” ??
Mais dans le respect du jeu ??
 
(Exemple accident Fred Morin à Alaçati en 2012…)
 
  
Sinon ?
Mon prof de maths vient de me coller un zéro à un DM (devoir à la maison)…
… parce que j’ai expliqué à 2 copains ce qu’il n’avaient pas compris, et forcément ils ont écrit un peu la même chose que moi…
“Protest” !!!
 
Pics : @JérémyLACAVE @PWA/JohnCARTER

Un an après..Bel_250

Il y a plus d’ un an, j’avais répondu à l’interview de Espace Windsurf et je vous expliquais que je naviguais 2 fois par mois d’avril à septembre, surtout à Bergen op Zoom ou à Leucate et que je ne connaissais pas d’autres personnes qui aimaient autant la planche à voile que moi.

Maintenant, cela me fait rire, car ça a bien changé. J’ai rencontré Ben qui est patron du surfshop et son magasin me sponsorise.

C’est bien pour moi quand j’ai besoin d’acheter du nouveau matos. Mais surtout, on va naviguer ensemble dès que je suis en congé et qu’il y a du vent(1 à 2 fois par semaine) surtout aux lacs de l’eau d’Heure, parfois en Zeelande et en mer où j’ai découvert de nouveaux spots

Du coup, j’ai bien progressé en slalom et dans mes jibes .

Je m’entraîne beaucoup aussi avec Denis, Victoria et Audric qui font partie, comme moi, de la Wind’n’Surf Team et c’est Ben qui est notre coach.

J’aime beaucoup cela, car tout le monde se motive et c’est cool d’être avec d’autres qui font de la planche à voile.

Même au lac, je suis sur l’eau très souvent avec les mêmes planchistes. On se connaît tous, on parle matos, rafale, prévisions… j’ adore y aller.

Les compétitions ont démarré : Avec Denis et Audric, nous avons participé à la première journée du Championnat de Belgique Slalom. C’était un vent difficile, mais nous avons eu un bon classement. Je me réjouis d’être au mois de septembre pour la suite du championnat.

 

Et comme, j’ai maintenant 13 ans, je me suis inscrit au Défi Wind. Je n’ai pas peur d’y aller, même si je sais qu’il y a 1400 riders inscrits. Je suis impatient d’y être et je vous raconterai…

 

Au mois d’ octobre, je serai avec la team au DamX . J’espère le podium cette fois. Je suis aussi très content, car cette année je suis inscrit aux deux camps organisés par le club Sud Ouest( un en juillet et l’autre en août). L’année passée, je m’y étais super bien plu avec d’autres jeunes de mon âge,et ça,c’était super chouette.

Ce qui était cool aussi, c’est le 1er mai : Dieter, le champion du monde de freestyle en 2015 , est venu passer la journée avec nous lors des portes ouvertes du surfshop. Il nous a fait le show et j’ai pu naviguer avec lui . Trop top !!

C’était chouette de l’entendre donner des conseils à ceux qui testaient le foil lors du Test Starboard, le même jour.J’ai essayé…. Devinez quoi.. C’est génial…. J’en veux un !!!

 

 

Espace Fun Surfshop By Wind’n’Surf, super grand merci pour le soutien.

Ben, merci ..tu es top !

Espace Windsurf, Club Sud Ouest et tous les autres….merci pour le soutien.

 

Cyril Evrard( Bel 250)

 

 

 

 

 

 

Être compétitrice en région parisienne

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Photos (sauf mention): Nicolas Peltier

 

Le slalom, la vague et le freestyle ne sont pas des disciplines aussi structurées (quel bel euphémisme) que peuvent l’être les filières de monotypie en planche à voile. Sans parler des freerideurs qui fument du shit sur la plage et trouvent encore le funboard cool, bien que piqués de compétition – comme moi – et qui n’ont jamais connu les régates du samedi dès leurs 10 ans. Avec quelques stages d’été et quelques rares invitations aux stages slalom FFV bien plus tard, est-ce progresser sans être vraiment encadrée ET en habitant parmi les je-tire-la-tronche-h24 en région parisienne ne serait pas… Mishionne impossibeul?

 
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Photo: Surf Medano

 

PARIS, CAPITALE DU WINDSURF?

 

J’ai ouï dire qu’au siècle passé, Moisson Lavacourt jouissait d’une renommée intergalactique. Certes. Il n’empêche que la mer, ça groove plus. Et le gros avantage de se retrouver dans cette région plus connue pour ses bouchons et sa pollution que pour ses conditions, c’est qu’on a accès à une multitude de spots très variés. Lacs (mondialement connus au XXème siècle), plans d’eau fermés, plans d’eau ouverts avec un clapot infâme, plans d’eau entrebaillés avec un courant à dépalmer un canard… Non seulement cela rend polyvalent, mais on y développe également une sorte de 6ème sens pour éviter à l’aveugle toutes sortes de perfides obstacles sous-marins de nature minérale, notamment en Haute Normandie. Les locaux auront certainement tous un flashback en lisant cette phrase.

Si j’habitais encore à Aytré à naviguer toujours sur le même spot, jamais je n’aurais connu les joies du cap dans 5nds de courant ni l’allégresse de découvrir que mon estimation de la profondeur de l’eau était trop optimiste et que Vaseland était un monde bien plus clément que Cateletland. Après avoir pratiqué Wissant par 40nds, j’ai également réalisé que ceux qui trouvaient le Défi dur étaient des chochottes.

Le gros danger de la distance, c’est la carotte. Loin du rivage, les sessions lightwind indispensables pour le slalom sont comme des sirènes qui essaient d’aguicher mes grands ailerons carbone, tout ça pour se retrouver seule avec la croix de Lorraine en train de regarder Courseulles sous la pluie, par vent de SO, avec cette éternelle interrogation du planchiste en tête: “Ça va  monter ou pas?”

 
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Wissant, spot anti-carotte garanti*! (*Seulement si vous avez souscrit à l’option slalom complémentaire)

 

PARTITION SOLO

 

Pour progresser (en solo ou pas), il y a une règle d’or: naviguer, le PLUS possible. Même toute seule, même par 8°, même sous la pluie, même dans le 76, même à Poses à l’interface des feuilles mortes et des algues. Comme Tonton Schwarzy, l’idole de notre fratrie disait: “Everything is reps and mileage”. (C’est forgeant qu’on fait des chaudrons, pour les non anglophones).

 
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L’idéal reste de naviguer à plusieurs bien évidemment, c’est plus pratique pour appeler la SNSM et pour se refaire la casse de pied de mât en baie d’Authie sur le trajet retour. Accessoirement, ça coûte n fois moins cher, avec n ∈ ℕ* et compris entre 1 et 10, selon le véhicule et l’âge du capitaine. C’est possible grâce au KIFF, notre forum de covoiturage régional. La Manche n’a pas son St Colomban national ni sa rade de Brest et il est important de trouver des partenaires de titillage pour me pousser au maximum. Comme tous les enfants avec des facilités, cette facilité est très souvent accompagnée d’une indécrottable flemmardise.

Malheureusement, les sessions sous la neige en février ont peu d’adeptes. C’est bien le seul avantage d’avoir des troubles du comportement alimentaire (= trop bouffer trop souvent), c’est d’avoir un corps qui se transforme en centrale thermique.

Il m’arrive souvent de naviguer, soit avec les quelques winsdurfeurs du coin, soit en seule compagnie de la faune locale, et il va falloir trouver de quoi composer pendant une session en solo.

 

1er jeu: le GPS

Le KIFF organise un GPS challenge sur l’année où les kiffeurs pourvus d’un GPS et d’un amour propre sensible sont classés en fonction de différents critères: vmax, vmini jibe, 500m… Un bon prétexte en soi pour me sortir les tripes rien que pour faire rager celui qui va perdre une place au classement, mais pas son amour-propre, parce que nous les freerideurs, on s’en fout tant qu’on plane et qu’il reste du shit dans la boite à gant (et du vent pour le week-end).

Le GPS est également un outil qui vaut ce qu’il vaut pour comparer des vitesses en changeant d’ailerons par exemple. Ça reste subjectif puisque les trajectoires, les rafales etc… ne seront jamais identiques mais on peut voir des différences entre un aileron carbone et G10, ça peut compléter le feeling, qui lui, est carrément subjectif sur la sensation de vitesse. Comme par exemple avec ma vieille Isonic qui donnait l’impression d’être un soc de charrue qui labourait le plan d’eau, ben ça avançait quand même, curieusement. Je dois avoir le même style gracieux de son développeur d’alors, le pilier droit Antoine Albeau.

 
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Photo: Thomas Seguin

 

2eme jeu: les réglages

Youpi. Ma partie préférée. Bon, là ça marche aux sensations et mieux vaut ne pas attendre qu’il fasse 9° pour commencer à régler ses lattes sur la plage, sauf si je tiens à perdre toute sensation digitale. Et quand tu reçois tes voiles en hiver, t’es niqué! Pour les lattes et les spacers, je le fais de préférence à la maison et de façon à obtenir une rotation des cambers facile et homogène, comme les hélices du Thermomix de la cuisine qui contemplait dubitativement mon entreprise. Pour les tensions d’amure et d’écoute, ça se passe aux sensations sur l’eau pour essayer de trouver le meilleur compromis puissance/tenue pour un réglage médian qui passe partout, une fois la flemme terrassée. Ça n’arrive pas souvent. Pour les tests de mâts, j’y suis presque, je commence à comparer rdm et sdm ^^
L’idéal reste d’avoir quelqu’un sous la main pour faire des match tests et échanger le matos pour comparer les ressentis. Je penserai à dresser un phoque pour l’occasion.

 
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Oh c’est une idée comme ça hein. Les bernards-l’hermites me semblaient plus limités

 

3ème jeu: les jibes et diverses manoeuvres

Ça, je pourrais passer ma vie à les bosser. Pour travailler les jibes toute seule, l’idéal est d’aller sur un spot avec deux bouées bien situées par rapport au vent. Autant dire qu’à part sur un énorme coup de pot à Collignon avec des bouées de casiers bien alignées, c’est rare. À moins de tomber sur un pêcheur qui s’est rendu compte que les homards préféraient se faire prendre en carré plutôt qu’en Grande Ourse. Il est possible d’en faire des maisons, dès que j’ai appris je vous donnerai la recette Thermomix.

Pendant 2h à faire des “huit” sur l’eau, j’arrive facilement à identifier mon côté boiteux et je peux insister dessus un certain temps, en décomposant le mouvement, en finissant en fausse panne, en exagérant les positions jusqu’à tomber. Ou jusqu’à mourir d’ennui et de solitude. C’est ça qui forge le mental, résister à la tentation de se demander ce qu’on fout là à tourner autours des pingouins de la rade.

On peut faire pareil avec les virements, etc… Les amusements n’ont de limite que la fatigue!

 
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Le bon côté ^^

 

L’ART DE L’AUTOANALYSE

 

Les reps, c’est la base – une deuxième citation de ce grand homme pour la route: “there are no shortcuts – everything is reps, reps, reps” (pour faire des chaudrons il faut chaudronner, chaudronner, chaudronner), mais parfois un regard extérieur peut vous faire gagner un certain temps (là encore, bel euphémisme).

Étant une énorme quiche en autoanalyse, j’ai besoin d’un support photo ou vidéo pour arriver à identifier mes boulettes récurrentes. Pour la vidéo, la gopro peut donner des angles intéressants pour les jumps, mais j’ai plus de mal à l’exploiter en slalom. Pour Noël vous pouvez demander le soloshot. L’antivol n’étant en revanche pas fourni, c’est là où vous pouvez demander un coup de main aux bernard-l’hermites pour surveiller.

Vidéo Facebook – Backloop Grandcamp
 

LA PREUVE PAR L’IMAGE

 

Quand c’est possible, je n’hésite plus à demander au photographe du coin à venir shooter, quand les potes ne répondent pas présent derrière l’appareil à se geler les miches. On les comprend. “Ah ouais mais faut payer schnirfl”. Oui, petit morveux, il faut payer. Mais tu en retireras d’innombrables avantages. Déjà, ton copain/ta copine ne te quittera pas en pleurant pour toutes les heures en plein vent que tu lui as fait subir. Ensuite, tu repartiras avec des photos de pro en HD et pas en qualité dégueu copié/collé de facebook que tes sponsors seront heureux de te pomper, voire même de te payer si tu sais vendre. Et finalement, tu verras tous tes défauts en pleine lumière.

Le fait de payer un photographe qui ne va prendre que moi ou presque est également très stimulant pour me lancer sur des moves qui font peur, type forward, ou encore essayer d’engager les jibes le plus possible. Ça n’est pas une excuse pour devenir l’infâme taxeuse dangereuse du spot, mais c’est trèèèèèèèèèès tentant! (déso pour cet été les gars).

 
marine-hunter-windsurf
Une belle illustration de backloop raté, pas assez bordé en montée!

 

SUPPORT INTERNET/MEDIA

 

Si vraiment je bloque sur une manoeuvre en particulier (dont j’ai une séquence photo ou vidéo, remember), j’essaie de solliciter le plus de gens possible pour avoir plusieurs clés, sur la plage comme sur les forums. Autant en vague les réponses sont fiables un peu partout sur le net (le kiff, u-ride, directwind), autant en slalom sur les questions de réglage de matériel notamment, ça peut parfois virer au pugilat entre les adeptes du ponçage d’aileron et les fanatiques de l’huile d’olive ou autre solution qui marchait très bien dans les années 80. Ce n’est pas que ça passionne fondamentalement les tréfonds de mon intellect, hein, mais à un certain niveau, il devient indispensable de s’y pencher. À utiliser en sachant trier le bon grain de l’ivraie, et j’avoue qu’en slalom notamment sur les questions techniques, je n’en suis pas toujours capable.

Sur internet, on trouve également un bon nombre de vidéos pédagogiques avec pas mal d’approches différentes, comme les vidéos de Guy Cribb dont j’avoue toute honteuse avoir téléchargé le DVD quand j’étais encore une jeune paumée dans sa quête du jibe, de TWS et tant d’autres qui apportent un éclairage complémentaire.

 

Après, comme certainement beaucoup de gens, le maxibestofplus reste le retour immédiat sur l’eau d’un coach sachant fouetter ses stagiaires de manière à ce qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.

 

LE SUPPORT CLUB

 

Ça reste quand même ce qui se fait de mieux! Il faudrait que je trouve un club pas trop loin de Paris pour rejoindre des entraînements dans un niveau équivalent. Retour sur l’eau, castagne aux bouées avec de jeunes kamikazes sans foi ni loi qui ne paient pas leur planche, conseils tactiques et techniques… L’année dernière le club de Ouistreham m’avait donné cette possibilité, mais handicapée par mon sens de l’organisation légendaire, je n’avais pas été très assidue. Encore moins si on soustrait les dimanches de vague et les carottes normandes.

Autrement j’essaie de régater un maximum entre le Nord et la Bretagne qui a un calendrier très fourni, moins étoffé en 2017 avec le départ d’Aurélien le Métayer, entraîneur de la ligue Bretagne qui avait développé un championnat de slalom régional bien rôdé. Je ne lui pardonnerais jamais de ne pas remplacer notre DTN actuel, la planche serait peut-être redevenue mondialement connue à Moisson et bien d’autres spots. Aurélien, t’es pas gentil, mais on n’ira pas te chercher à Tahiti, parce qu’on est sympas.

Les régates sont l’occasion de travailler les départs (ça aussi l’épopée d’une vie) et d’apprendre à gérer une flotte avec une tête de course solide et parfois même des invités surprise comme un Julien Quentel passant par là, en mode “tiens il y a de la lumière je m’invite”.

 
windsurf - bretagne
Championnat de Bretagne de slalom – en pleine mêlée, St Malo – Photo: Manon Lefevbre

 

Outre les régates et les entraînements, ce que m’a apporté mon club Voiles de Seine Boulogne Billancourt, qui diffère fortement des clubs classiques sur ce point, est un certain cadre à mon projet sportif. En plus de ce cadre, j’ai pu bénéficier de leur relationnel pour trouver une bonne salle à l’ACBB muscu wellness de Boulogne. Hé oui, quand on vieillit, naviguer ne suffit plus! Ce qu’il me manque encore, c’est un vrai programme et un suivi régulier avec un préparateur sportif, car pour l’instant c’est assez approximatif. Même si je peux sûrement pondre un article dessus la prochaine fois, chiche.

 

SUPPORT VIP

 

Cette année, j’ai pu disposer d’un peu de budget et ainsi envisager autre chose que de naviguer avec les phoques et l’onglée cet hiver. Certes, sortir par moins de 9°C fait de nous des warriors, mais je dois avouer qu’avec des mains à 30% opérationnelles et un petit corps vite engourdi à la moindre pause, c’est moins efficace et la prise de risque coûte plus cher en dépense énergétique. Pour faire les choses bien, il faut des clinics et des stages spécialisés. Pour les stages, soit vous êtes sur du bon côté de la liste de votre DTN à la FFV (en général soit top 3 du Championnat de France, soit – de 20 ans avec un physique avantageux), soit comme moi,  vous avez commencé tard et vous devez vous démerder pour vous faire inviter aux stages régionaux par les entraîneurs parce que vous n’avez jamais reçu les dates desdits stages par voie officielle malgré vos nombreux mails. Autre solution l’hiver pour les nantis, aller passer un mois à Ténérife à bouffer du départ grâce au centre TWS et vous payer en prime une clinic en vague 🙂

 
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Photo: Surf Medano

 

A la fin de cet article, vous devez dire “mmmh voilà une semi-professionnelle avec un entraînement bien amateur” et vous avez bien raison!

Ma situation parisienne est pleine de défauts, comme vous avez pu vous en rendre compte et je gagnerais certainement à déménager à Rennes ou Lille pour me rapprocher un peu des spots. À la fatigue des déplacements, à leur prix, au temps requis, aux galères de durites qui se débranchent, aux nav’ en solitaire, j’oppose les richesse des rencontres que j’y ai faites (c’est pas tous les jours qu’on fait du covoit avec des banquiers, des profs de sport, des cuisiniers, des kinés et des créateurs d’effets spéciaux tous dans la même voiture), la variété inégalée des conditions et des spots (de la pluie ET du soleil), beaucoup d’occasions de régater – beaucoup plus que dans certaines régions – … Et autant de sessions que lorsque j’étais étudiante à la Rochelle! Dans les deux situations, aller naviguer demandait de la combativité, vélo et remorque versus 3h de route mais la passion arrive pour l’instant à frayer son chemin. À partir d’un certain niveau, elle ne suffit plus et il faut savoir s’entourer suffisamment pour donner une direction à son projet et ainsi préserver à la fois son physique et sa motivation de l’épuisement causé par une mauvaise gestion. J’en suis à ce moment charnière où, soit on se professionnalise parce qu’on en a les ressources, soit on arrête après s’être échiné à faire au-delà de ses moyens.

En attendant le dénouement de l’histoire, une petite conclusion: quand on manque de moyens, il n’y a pas de solution idéale, mais beaucoup de façons de s’accommoder de sa situation, tant que le plaisir dépasse la contrainte. Et vive les chaudrons!

 
marine-hunter-windsurf
Photo: Surf Medano

 

Et n’oubliez pas de naviguer 😉 Reps make perfect!!!

 

Comment réparer un insert de strap ou une vis de décompression dont le pas de vis a sauté?

réparation planche

 

visse décompression

 

1- Matériel

Pour effectuer la réparation, il faut le matériel suivant:
— Une perceuse
— un jeu de forêt
— un jeu de taraud
— de la résine époxy
— de la silice colloïdale ou microsphère de verre.
— une paille en plastique (merci Manu Depersenaire pour l’astuce)
— de l’acétone
— une bande cash

 

2- Mise en œuvre

— Commencer par percer le trou dans un diamètre bien supérieur à celui d’origine.
— Nettoyer bien à l’acétone.
— Encoller de la bande cash tout autour du trou afin de ne pas faire couler la résine sur la planche.
— Préparer le mélange de résine avec la silice de façon à trouver le bon équilibre que la colle soit assez épaisse mais pas trop afin qu’elle puisse couler.
— Planter la paille bien au milieu du trou puis faire couler la résine à l’extérieur de la paille jusqu’au bord du trou.
— Attendre que la colle soit bien sèche (il est possible de mettre une petite lampe juste au-dessus pour accélérer la prise). Tirer sur la paille pour l’enlever.
— Il ne reste plus qu’à percer puis tarauder au diamètre voulu afin de remettre une vis et retourner sur l’eau.
(Merci Manu pour les conseils) !

Bon bricolage.

 

 

réparation planche

 

Les bilans 2016 et perspectives 2017 pour la team Espace Windsurf

coraline foveau - windsurf

 

CYRIL EVRARD

 

cyril evrard windsurf

 

 

Bilan 2016

 

— première course internationale et une très bonne position de 4e en slalom avec en prime une page dans la dernière heure les sports… Assez rare pour le windsurf et vers l’avenir Namur 🙂

— premiers moves de Freestyle

— beaucoup de nav par tous les temps avec une bonne progression en slalom

— beaucoup de fun ce qui reste le principal…du plaisir à naviguer

— partenariat avec le shop espacefunsurfshop.be grâce à espace windsurf

 

 

Perspective 2017

 

— participer au Championnat Belgique slalom 🙂

— continuer à progresser en slalom

— s’amuser en freestyle

— Défi wind… Si papa arrive à m’inscrire

— un max de nav et de fun

 

 

 

NASCIMO FOURNIER

 

nascimo fournier windsurf

 

Bilan saison 2016

 

— ENTRAINEMENT et TRIPS : tout se passe nickel et ça progresse dur ! J’ai eu des super sessions cet été dans les îles grecques et j’ai pu passer les nouvelles figures freestyle que je voulais sur les moves aériens. Notamment, le Switch Kono. Content !

 

— FREESTYLE EFPT : Durant l’automne, j’ai pu participer à l’EFPT de Brouwersdam en freestyle, en tant que rookie ! Super expérience, à renouveler l’année prochaine, peut-être avec d’autres dates. C’est super de pouvoir naviguer avec les pros et dans la même série, ça motive !! Apprentissage des heats, et expérience nickel !

Rencontre de Cyril Evrard de la team EW !

Un peu de Tow-in par-ci, par-là…

Du windskate aussi.

 

— SLALOM AFF : J’ai aussi participé pour la première fois à une étape de l’AFF en Slalom à Ouistreham, j’ai fait une encourageante 33e place sur 48 parmi les pros et les meilleurs français, ça motive aussi !

Sur l’épreuve AFF de Leucate, j’ai fait 41 sur 65. Pas mal aussi pour mes (pas encore) 15 ans…

Au classement général AFF sur le tour (en ayant participé à seulement 2 épreuves sur 4 !), je termine donc à la 40e place sur plus de 120 coureurs français. Et à une bonne 11e place sur l’extrait des -18.

J’ai également été sélectionné pour le Stage national de préparation slalom en Bretagne cet automne, bon bilan, bonne préparation à terre avec l’élite jeune de la FFV, rencontre des pros à la Torche, malheureusement pas de vent pour concrétiser sur l’eau…

Rencontre de Coraline et Matthis Foveau de la team EW !

DéfiWind : une première inscription, une bonne ambiance, malheureusement pas de courses validées…

Championnats de France ExtremeGlisse : Marseillan, pas de courses validées

 

— PARTENAIRES : merci à tous ceux qui m’ont soutenu cette année : notamment à EW, Sailloft, Patrik, Enemii, SolaWetsuits, MauiUltraFins.

Merci à mes parents et à mes grands-parents qui assurent bien pour les déplacements et tout le reste…

 

Objectifs 2017 

 

— ENTRAINEMENT et TRIPS : j’espère pouvoir retourner dans les îles grecques cet été (juillet, août) en famille et avec ma sœur Salomé. Et, autre projet, : j’aimerais bien si possible partir un peu plus tôt au mois de juin “tout seul” pour m’entraîner avec Julien Mas, en Crète, ou à Karpathos et éventuellement donner des cours dans un club là-bas… 

 

— FREESTYLE : j’espère pouvoir participer à nouveau à l’épreuve de Brouwersdam sur l’EFPT à l’automne, une autre épreuve peut-être au Brusc et je devrais pouvoir la faire aussi. Je suis conscient du gros niveau sur le tour, mais ça fait progresser !! 

Si d’autres events se profilent sur la saison, j’en ferai un max. On est en train de prendre contact et de se renseigner sur le tour proposé en Belgique. 

Au niveau des moves (aériens et glissés), j’espère progresser encore plus et plus rapidement cet été, : finaliser les Flaka, Funnel et passer peut-être le Shaka, le Skopu …

Du windskate toujours, un peu de tow-in éventuellement…

 

— SLALOM : je ferai le tour AFF en entier (les 4 étapes) : objectif un top 30 au général et un top 5 en -18.

Participation également au Championnat du Monde IFCA jeune à Hyères au mois d’avril (ce sera une première).

Championnat de France Extrême-Glisse à la fin août : objectif top 10.

DéfiWind.

Stage national à l’automne (espoirs FFV).

 

— et plein de rencontres, j’espère !! En gardant à l’esprit un objectif primordial, : celui de se faire plaisir sur l’eau avec plein de copains !

 

 

 

MANRINE HUNTER

 

marine hunter windsurf

©John Ducoq

 

Bilan de 2016 (année de la b…e et ça s’est vérifié)

 

Une année fort instructive que celle-là, rythmée par des blessures et des casses diverses et variées.

— Deux tendinites aux épaules m’auront poursuivies toute l’année et auront eu le mérite de m’imposer un minimum de rigueur avant d’aller à l’eau — s’échauffer obligatoirement et boire le plus possible avant, pendant (boire la tasse ne compte pas) et après, et s’étirer bien sûr. Je ne me serai quasiment pas entraînée hors compétition, rendant vaine toute velléité de progression.

J’aurai réussi à maintenir le même niveau qu’en 2015 avec de bonnes perf l’été quand les compèt’ étaient plus rapprochées, mais sinon rien de particulier…

 

— En vague, l’objectif était de s’attaquer au forward et c’est en voie de progression 🙂

Si pour le slalom en 2016 le bilan est relativement moyen avec toujours un problème de concentration et des résultats de manches en dents de scie, j’ai en revanche la sensation de m’être améliorée en vague et d’ailleurs je finis la saison avec mon premier podium sur l’YCO Wave Contest. Bon, on était 4, ce n’était pas une coupe du monde, mais entre ma première compèt de vague sur Oléron et celle-là, la progression était visible ^^ La faute aux bonnes conditions en Manche :p

 

Objectifs 2017

 

— Sur le plan compèt, on est chauds et c’est parti pour deux PWA en slalom (Marseille et 2eme à choisir) et deux PWA en vague (El Medano et Sylt ou Maui) + l’IFCA de la Tranche sur Mer, dans la joie et la bonne humeur!

— Pour la vague, l’objectif est, comme à chaque fois, de ne pas finir dernière et de tout donner,

— en slalom d’atteindre les finales perdantes le plus souvent possible et garder un niveau de concentration plus égale en ne relâchant pas la pression trop vite.

— Je participerai également au Défi Wind mais sans prétention à quoi que ce soit sinon me marrer un peu sur l’eau, pour une fois!

— J’espère pouvoir naviguer plus cette année, sans partir en petits morceaux cette fois-ci, mais je crois qu’il faut faire le deuil de ma jeunesse ^^

— Trouver des ailerons plus compétitifs, passer plus de temps sur les réglages

Autre objectif, arriver à gérer mon premier trip en avion sans mourir de stress. Parce que oui, je pars à Ténérife rejoindre environ 99.9% des autres worldcuppeurs m’entraîner chez TWS. Il ne me reste que les boardbags à faire, l’occasion de mettre en application mon merveilleux talent de tétrisation (laswl). À la suite de ce brin de fantaisie, place à la vague en clinic avec Nicolas Akgazciyan (ouf je ne me suis presque pas trompée ^^) pour bosser les sauts et les surfs, puis rentrer me faire massacrer par mes heures de boulot décalées. Bon, pour naviguer je vais peut-être devoir attendre le mois de juin finalement !!!

— Aller chercher d’autres sponsors pour étoffer mon budget et mieux organiser ma com’

— Arriver à mettre une préparation physique régulière et suivie sur l’année!

 

  • Dernier objectif, ne pas perdre de vue ce(ux) que j’aime!

 

 

 

MATTHIS FOVEAU

 

matthis foveau - windsurf

 

L’année 2016 été une année de découverte c’était mes premiers championnats de France FFV et AFF.

Avec une 30e, place au Championnat de France bic293 et une belle place de 7e jeune et 25es au général pour 3 épreuves sur 4 courues au Championnat AFF.

 

Je démarre donc cette année 2017 avec beaucoup de détermination pour remonter dans le top 15 au Championnat de France FFV bic293, pour un top 10 au Championnat de France FFV extrême glisse et un top 15 au Championnat AFF avec espoir de me rapprocher encore plus du podium jeune.

 

Sans oublier le RipCurl Pro Tour si le calendrier le permet.

 

 

 

CORALINE FOVEAU

 

 

coraline foveau - windsurf

 

À la suite d’une année 2016 bien remplie, il est temps de penser aux objectifs pour cette nouvelle année…

 

Tout d’abord niveau FFV, je souhaite participer aux compétitions de la ligue Haut de France en Bic 293 et Extrême Glisse, afin d’être qualifiée aux Championnats de France de cet été. J’ai pour objectif pour chacun d’eux, d’être dans un top 15 en Glisse (Bic 293) et top 10 en Extrême Glisse.

 

De plus, je suis plus que déterminée pour effectuer la totalité du circuit AFF ! L’année 2016 fut extrêmement motivante, puisque j’ai franchi la 3e place au Podium jeune avec une très belle 8e place au général ! De ce fait, j’ai la ferme intention d’atteindre le top 7 et une marche supérieure sur le podium jeune !

Niveau vague, j’aimerais commencer des compétitions régionales et puis, pourquoi pas, me lancer dans le RipCurl Pro Tour…

Pour finir, participer à d’autres Championnats qui se passeront en France font partie de mes objectifs ! C’est pourquoi le Défi Wind, le Championnat du Monde IFCA et bien d’autres sont aussi au programme !

Et tout ça avec un BAC S en préparation que j’ai pour intention d’obtenir avec mention pour être prise dans l’école supérieure de mon choix.