L’innovation dans le Windfoil, made in BZH

Article de Benjamin Longy

L’origine de ce projet remonte maintenant à plus de 2 ans. La volonté d’R.One était de dessiner une planche avec un design novateur et des atouts techniques inédits. Après avoir présenté un projet en octobre 2018, via un dessin 3D d’une concept-board nommée CONDOR (dont les courbes folles ont fait bondir tous les windsurfers), R.One, fondateur et designer des planches bretonnes « Elix funboard », a décidé de passer à la fabrication de ce petit bijou. Suite à un très bon accueil du projet dans son entourage, R.One a concrétisé sa réflexion pour rendre le concept navigable, tout en recherchant une amélioration aérodynamique. « Jusque-là, le flotteur ne sert qu’à démarrer. Il n’a aucun rôle actif une fois en vol et limite même la performance de par sa trainée. Le Condor-concept ouvre une nouvelle voie : le flotteur devient aérodynamique (afin de limiter la trainée au maximum) et actif, dans la mesure où il apporte un appui aérodynamique ».

En bref : la planche fait 190 litres, 2,40 m pour 1,05 m de large. Un nez pointu et deux énormes concaves qui positionnent les straps beaucoup plus haut sur la planche. Cette board magnifique bénéficie en outre de la finition carbone bien connue chez Elix. Étant rider du Team Select/Elix, j’ai eu le plaisir d’être invité pour essayer le CONDOR Concept aux côtés d’Hélène Noesmoen et Romuald Geyer. Nous étions filmés par le drone de Pascal Malcoste. Les conditions étaient plutôt délicates…

C’est avec 18 nœuds, un bon froid breton dans la baie de Quiberon et une mer agitée, que nous avons baptisée cette board fraîchement sortie de l’usine. Une fois sur l’eau, il a fallu un peu de temps pour s’adapter à la largeur d’un mètre au pied arrière, ainsi qu’au pont concave. Une fois calé dans les straps, on oublie tout ça ! Le vol est tout en confort et la planche se stabilise avec la vitesse (sûrement en raison de ses formes spécifiques). Le long nez fait assez peur, mais c’est seulement dans la tête : ce n’est pas vraiment différent d’une planche normale. Les touchettes se passent bien, car il y a énormément de volume sur l’avant. Pas de plantés, donc aucun problème non plus avec les virements ! Il faudrait évidemment des heures de navigation supplémentaires pour pouvoir en dire plus, et savoir s’il faut faire évoluer le projet. Pour qu’un autre rider, Benjamin Tillier, puisse lui aussi faire fumer cette magnifique board dans les eaux turquoise du Pacifique, la planche est désormais en train de voguer vers la Nouvelle-Calédonie. Je tiens à remercier R.One pour l’invitation, et lui tire mon chapeau pour avoir réussi à faire voler un OVNI dès sa première sortie !

Destination Guadeloupe

La Wave Riding School par Lisa Wermeister

 

Tout fraîchement couronnée en catégorie R120 minimes, aux championnats de France Espoirs Extrême Glisse de Carnac, Lisa Wermeister, élève de la Wave Riding School (anciennement la freestyle school), s’affirme déjà comme la jeune génération montante du windsurf féminin français et ce pas seulement en slalom.

En effet, Lisa du haut de ses 14 ans, a déjà fait son grand baptême du feu en PWA, l’été dernier sur l’épreuve de vague de Tenerife en terminant seconde des moins de 15 ans.

Forcément, avec une aussi belle progression, Espace Windsurf s’est penché sur la manière dont Lisa s’entraîne en Guadeloupe, elle nous présente ainsi son club et ses activités.

Alors embarquement immédiat pour la Guadeloupe, destination Sainte-Anne à la Wave Riding School.

 

Alors Lisa, présente-nous ton club :

Eh bien ! La Wave Riding School est un club de windsurf tenu par Hans Sacher, il se situe à Galbas dans la commune de Sainte-Anne en Grande Terre. Il fonctionne à partir du mois d’octobre jusqu’à fin juin, on peut prendre des cours de manière ponctuelle, louer du matos de différents niveaux ou comme moi prendre des cours de vagues réguliers les samedis toute l’année.

waveriding school - guadeloupe

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce club ?

Comme son nom l’indique, le club met l’accent sur la pratique de la vague. Hans propose des cours tous les samedis aux waverideurs de tous niveaux, qu’ils soient jeunes ou adultes.

windsurf - guadeloupe

Idéalement placé, on peut à la fois débuter dans un lagon sécurisé, faire du freeride, du slalom et surtout le must du must, il est le point d’accès à 7 spots de vagues : le spot de la Communale, Médecin, Califette, Calif, Is no Good, la Digue (spot de la Caravelle), et la Table.

Du coup en fonction de l’orientation du vent et des vagues nous avons toujours la possibilité de choisir le spot où les conditions de waveriding sont les meilleures.

 

Depuis combien de temps y es-tu ?

Cela doit faire 6-7 ans déjà… J’ai appris et commencé la planche dans ce club. Je me souviens je devais avoir 7 ans, et une voile de 1m2 dans les mains ! C’est grâce à Hans et à mes parents tout aussi mordus de windsurf que j’ai pu moi aussi devenir accroc ! La Wave Riding school est devenue ma deuxième maison !

enfant - windsurf - guadeloupe

 

Peux-tu nous parler des cours, de l’ambiance ?

De mon côté, j’y suis tous les samedis dans le groupe vagues perfectionnement de 10 h 30 à midi, car à 9 h c’est le groupe des débutants en vagues.

entrainement vague - windsurf

En fonction des condisses, Hans choisit le spot, et on travaille les surfs, les sauts et même quelques figures de freestyle. Si les conditions pour le waveriding ne sont pas réunies, nous avons le choix entre du slalom, du foil ou du surf. Bref, ce qui est bien c’est que vent où pas vent, nous sommes toujours à l’eau. Souvent nous y restons la journée, l’ambiance y est conviviale et roots. De petits commerces de proximité nous permettent d’acheter un repas et de manger tous ensemble en parlant de nos sessions !

 

Comment as-tu préparé ta participation à la PWA avec ton club ?

Toute l’année, on apprend bien sûr à surfer, sauter mais aussi à gérer des heats. D’autre part, en plus des compétitions de vagues sur l’île, la WRS organise un contest de vagues spécifique aux jeunes en décembre, avec la présence et le soutien de Camille Juban et d’Antoine Martin.

entrainement windsurf

De plus, la WRS organise des clinics « speed loop » au Phare à Vieux Fort, un spot très venté dans le canal des saintes qui demande de l’engagement.

Enfin, Hans m’a donné beaucoup d’infos par rapport au spot de Ténérife car lui-même y était déjà allé. Ensemble nous avons pu travailler les points spécifiques, comme l’ouverture de voile sur les spots on shore, la mobilité sur le spot, et bien sûr la radicalité.

 

Pourquoi conseillerais-tu ce club en particulier ?

Je le conseillerai vivement à tous les windsurfeurs experts de par l’accessibilité et la diversité des spots de vagues, mais aussi à toute personne voulant découvrir le windsurf en toute sécurité dans un magnifique lagon et encadré par un moniteur passionné et à l’écoute.

hans windsurf

 

 

Infos pratiques WaveRiding School :

Horaires d’ouverture : du mercredi au samedi de 9 h à 17 h et le dimanche de 10 h à 17 h.

Téléphone Hans Sacher : 0690 15 28 29

Page Facebook et Messenger : WaveRiding School

Location : surf, paddle, foil, windsurf (débutant, freeride, slalom et vagues)

Cours débutants : mercredi et dimanche

École de sport : –     vagues samedi matins

Freeride slalom : samedi après-midi

Cours particuliers/collectifs vagues à la demande

Deux foils pour les débuts et la performance

foil-neilpryde

 

ARTICLESacha Fortuné

 

Bonjour, je m’appelle Sacha Fortuné, j’ai 13 ans et  je vais, aujourd’hui, comparer 2 foils de chez Neilpryde , le RS FLIGHT AL et le RS FLIGHT F4 .

foil-neilpryde

 

Le RS FLIGHT AL est un foil rose sympathique visuellement, mais avec quelques imperfections au niveau du fuselage et des ailes où on aurait aimé une meilleure finition plus aérodynamique .

Contrairement au RS FLIGHT AL le F4 est en carbone avec des ailes plus affinées, voire coupantes, au niveau du bord de fuite .

Le foil en aluminium de chez Neilpryde est stable, mais offre des gites non justifiées au travers. Il offre de bonnes sensations bien que ses remontées au vent ne soient pas aussi bonnes que l’on imagine. Les changements de trajectoire sont violents et ne sont pas souples. Cela est dû certainement aux matériaux utilisés. 

Le foil en carbone de chez Neilpryde est plus souple sur les changements de trajectoire, il remonte mieux au vent, décolle dans moins de vent que le RS FLIGHT AL mais n’offre pas plus de sensations de vitesse bien qu’il aille plus vite (cela est certainement dû à sa stabilité et au fait qu’il sature moins vite RS FLIGHT AL au niveau de la vitesse). Sur le F4 les gîtes injustifiées ont disparu. 

En conclusion, le RS FLIGHT AL est un bon foil débutant qui sera utilisé plus pour le plaisir si vous recherchez de la performance tout en alliant plaisir et compétition le RS FLIGHT F4 est fait pour cela.

RS-FLIGHT-neilpryde

 

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Interview Justine Lemeteyer

jjustine lemeteyer windsurf

justine-lemeteyerDate de naissance : 29 juillet 2002

Adresse : Douvres-la-délivrande

Année scolaire : Première S

 

 

 

 

 

Espace Windsurf (EW): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Justine Lemeteyer (JL) : J’ai commencé à naviguer très tôt dans le club de voile que tenaient mes parents à Luc sur mer, mais j’ai vraiment commencé la planche à 8 ans.

justine lemeteyer interview

 

EWSur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

JL : Un maximum ! Après cela dépend des conditions et de mes horaires de cours…

 

EWComment te déplaces-tu sur ton spot ?

JL : Je peux y aller à vélo quand je vais au club et en camion quand je m’entraîne avec mon père.

 

EW: De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

JL : À vélo 10 min et en voiture 5.

 

EW: Qu’es-tu en train de travailler ?

JL : En slalom je travaille mes réglages pour gagner en vitesse et le racing jibe progressivement. En vague je commence le backloop, en plus de petits move de freestyle.

justine lemeteyer slalom

 

EW: Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

JL : Non malheureusement il n’y a que des stages de catamaran…

 

EW: As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

JL : Je ne suis pas encore sûre de ce que je veux faire, mais pour l’instant j’ai envie d’entrer en STAPS pour devenir professeure d’EPS.

 

EW: Quelle est (était) l’implication de tes parents?

JL : J’ai la chance d’avoir des parents qui sont très impliqués dans ce que je fais. Ils m’accompagnent en régate toute l’année et me supportent dans tout ce je fais. Un vrai plaisir !

 

EW: Tes frères et sœurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

JL : Ma petite sœur de 13 ans navigue pour le plaisir quand il y a du soleil de préférence. Le sport dans lequel elle s’éclate le plus, c’est la natation.

 

EW: Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

JL : Oui, j’en connais qui n’avaient pas de parents windsurfeurs, mais qui s’y sont mis. Mais dans la plupart des cas, les parents en ont fait peu de temps après !

 

EW: Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

JL : La plupart des ami(e)s avec qui je navigue en club à mon âge. Mais sur les spots je suis souvent la plus jeune et la seule fille.

 

EW: Penses-tu avoir de la chance?

JL : Oui, je pense avoir énormément de chance ! J’ai des parents, des supporters et des sponsors qui me permettent de vivre ma passion et de traverser la France plusieurs fois dans l’année pour aller en compétition ! Alors je profite à fond et j’espère que ça va durer !!!

 

EW: As-tu un entraîneur?

JL : Oui, j’en ai même deux ! Il y a Paulin Sevestre, qui m’entraîne au club OCEAN à Ouistreham avec les copains tous les samedis. Et mon père avec qui je travaille sur l’eau dès que l’on peut, peu importe le moment de la semaine !

En plus, j’ai la chance qu’ils soient tous les deux d’anciens compétiteurs qui ont encore beaucoup de choses à m’apprendre !

 

EW: Que maîtrises-tu le plus

JL : En slalom, je maîtrise mieux les conditions musclées, dans du vent fort. Et en vague je pense que je maîtrise mieux le saut que le surf.

slalom windsurf justine lemeteyer

 

EW: Comment apprends-tu?

JL : En écoutant les consignes et les conseils de l’entraîneur et en répétant sans cesse le même mouvement…

 

EW: En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

JL : Je crois que le plus difficile c’est de se lancer… Alors il faut oser et après répéter et répéter pour enfin vivre ce super moment quand tu plaques quelque chose pour la première fois !

 

EW: Quels sont tes meilleurs résultats?

JL : En Bic 293, une troisième place sur une interligue à La Baule avec une 5.6 de vague ! Et en slalom, mon titre de championne de ligue cette saison, avec à côté des perfs encourageantes, comme de bons départs en tête sur l’AFF de Marignane et une manche de poule de deux derrière le maillot jaune du Championnat de France Jeune 2018.

compétition justine lemeteyer

 

EW: Quels sont tes objectifs en windsurf?

JL : Cette année j’espère entrer dans le top 10 U20 de l’AFF et monter sur le podium U17. En vague, continuer à travailler le backloop et progresser en surf. Et bien sûr, toujours s’éclater sur l’eau !

 

EW: Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat…)

JL : Le championnat qui me fait rêver c’est bien sûr la PWA en vague comme en slalom ! Mais il y a encore beaucoup de travail !!!

 

EW: Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

JL : Oui, j’ai commencé cette année à faire attention à ce que je mangeais. J’ai commencé par changer tout mon petit déjeuner en remplaçant le chocolat chaud et les tartines par du fromage blanc, des fruits et des noisettes. Pour le reste je ne mange ni trop gras, ni trop sucré.                              Évidemment il faut s’autoriser des petits plaisirs de temps en temps. Et quand c’est difficile, la solution c’est de regarder une petite vidéo de planche et ça remotive !!!

 

EW: Quel est le spot que tu as préféré?

JL : Je pense que c’est Asnelles en octobre de l’année dernière. J’étais en 3.5 et 77L, quand j’ai mis à l’eau il y avait 2 mètres de vague, mais avant ça il y avait bien 3m ! C’était magnifique !!!

 

EW: Lis-tu des magazines de windsurf ?

JL : Oui de temps en temps, un petit planchemag spécial manœuvre ou alors une présentation du nouveau matos. Mais le mieux c’est les vieux WIND des années 80 !

 

EW: Comment décrirais-tu le windsurf?

JL : Comme un sport magique ! Si tu goûtes au planning, tu deviens vite accro !

Ce que je trouve le plus fantastique c’est de jouer avec les éléments et d’être sur l’eau ! C’est un sentiment de liberté génial !

jjustine lemeteyer windsurf

 

EW: Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

JL : J’espère ! Je m’ennuierai sinon !

 

EW: Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

JL : Oui je suis sponsorisée par une entreprise de camping-car : les camping-cars Jacqueline, qui me prête un véhicule pour partir en compétition. Il y aussi la clinique de la planche qui me prêtent du matos et me fait des tarifs préférentiels. Roxy pour tout l’équipement néoprène et les vêtements. Et l’entreprise Lamy Marine Consultant qui m’a aidée à financer les déplacements.

Cette année j’ai fait une campagne de financement participatif, mais je vais commencer à travailler en faisant du baby-sitting dès la rentrée pour financer une partie du budget de l’année prochaine.

 

EW: Que souhaites-tu rajouter ?

JL : Juste un grand merci à tous ceux qui me permettent de vivre ma passion à fond à 16 ans : les supporters, les sponsors, le club et à Espace Windsurf pour leur aide médiatique !

Les filles en windsurf

windsurf aff

ARTICLE : Justine Lemeteyer
PHOTOS : Éric Bellande et la madre de Justine 😉

 

Vous l’aurez certainement remarqué, le windsurf est majoritairement masculin. Être une fille dans ce sport comporte à la fois des défauts et des avantages. J’ai donc décidé de vous les présenter dans ce petit article à partir des expériences que j’ai pu vivre à l’entraînement comme en compétition.

En raceboard j’ai passé deux années à m’entraîner uniquement avec des garçons. Cela n’a pas empêché une superbe ambiance au sein du groupe ! Mais quand il n’y a pas de vestiaire, il faut accepter de se changer au milieu d’eux sous son poncho.
Une fois sur l’eau à l’entraînement, nous sommes sur la même ligne de départ, et fille ou pas, on veut tous passer la ligne le premier! Et c’est toujours sympa de franchir une ligne d’arrivée devant un gars  !!
C’est, à mes yeux, un super avantage que de s’entraîner avec une majorité de garçons. Ils nous tirent vers le haut physiquement et nous obligent à être plus tactique lorsque c’est la force qui fait la différence.

windsurf aff

Un autre avantage que j’ai vraiment apprécié en raceboard, c’est d’avoir le coach et la sécu pour moi toute seule à la fin d’une manche. C’est plus agréable et plus pratique que les six garçons qui y arrivent en même temps !

Il est également souvent dit qu’il est plus facile de devenir professionnelle pour une fille que pour un gars. Il est vrai qu’il y a moins de coureuses chez les filles. Mais pour devenir professionnelle, il faut être passée par l’étape « recherche de sponsors ». Or les filles sont encore moins reconnues que les garçons en planche à voile. Il est donc certainement plus compliqué pour une fille de trouver des sponsors. C’est donc un obstacle plus important à passer pour atteindre le haut niveau.

windsurf aff

Cette année, j’ai participé à la première étape du tour AFF à Marignane. J’étais la petite nouvelle qui découvrait. Et j’ai pu remarquer que le fait que nous soyons un petit nombre forme un super groupe ! Sur l’eau, c’est la « bataille », mais dès que la manche est finie, c’est comme un débriefing où chacune raconte sa vision de la manche. Il y a du fair-play et une vraie superbe entente !
Lorsque j’ai grillé la ligne de départ pour la première de ma vie, ce sont les parents des filles qui sont venus me voir pour m’expliquer que cela pouvait arriver et que c’était normal. C’est donc vraiment une superbe ambiance qui règne sur le tour AFF que j’ai hâte de retrouver !

En bref, être une fille dans ce sport est, à mes yeux, super ! Même si nous n’avons pas la même reconnaissance que les hommes, l’ambiance qui règne entre les coureuses est superbe !

aff windsurf

 

 

 

Sur le même thème : les filles à l’eau

Comment recoller vos pads

pad décollé

Un article de David Moreau

 

 

Rien de plus désagréable que les pads de votre planche qui se décollent, surtout que le phénomène n’ira rarement en s’arrangeant.

Cela ne vous prendra que 20 minutes pour régler le problème. La manipulation est à la portée de tout le monde et ne demande que très peu de matériel. Celui-ci se trouve dans n’importe quel magasin de bricolage.

  • un chiffon propre
  • une bouteille de diluant cellulosique
  • un peu de colle néoprène (gel ou liquide peu importe)

diluant cellulosique

 

ÉTAPE 1

Bien nettoyer les résidus de colle sur les deux parties à l’aide du chiffon et du diluant.

pad décollé

ÉTAPE 2

Encoller les deux parties à l’aide de la colle néoprène et attendre que les solvants s’évaporent (ne colle plus aux doigts). Environ 10 à 15 minutes.

colle néoprène

ÉTAPE 3

Poser le pad délicatement sans faire de bulles.

collage-pad

pression-pads-windsurf

ÉTAPE 4

Bien laisser sécher et passer un coup de diluant sur les bords afin d’enlever les bavures de colle.

recoller-pads

ÉTAPE 5

Filer à l’eau avec votre pad comme neuf.

Interview | Marine Hunter

marine hunter

 

Crédit photos : Eric Bellande & Lodeo Photographie

 

 

marine hunter

Date de naissance : mai 1992

Adresse : Boulogne-Billancourt

Année scolaire : Je me suis arrêtée en L2 Biologie mais je ne perds espoir d’arriver à atteindre un niveau achevé d’éducation quelconque un jour ^^

Job ? Oui! En 25h au rayon Eau chez Décathlon Wagram, vous pouvez passer me faire coucou si le coeur vous en dit! On a même du kite, du SUP et du windsurf et en plus des combis. J’ai réussi à caser dans un coin quelques housses de surf. De quoi s’occuper!

 

Espace Windsurf ( EW ): À quel âge as-tu commencé à naviguer ?

Marine Hunter (MH) : J’ai demandé à mon frère de m’apprendre vers 16-17ans. Ne me demande pas pourquoi j’ai beaucoup plus qu’accroché…

 

EW : Sur un mois, combien de jours es-tu sur l’eau ?

MH : C’est très variable! En moyenne entre une et deux fois par semaine s’il y a du vent, si mon matos est en état, sans bobo et dispo. J’ai payé mes semaines de vacances d’hiver en travaillant en 35h jusqu’au 31 mai, ce qui m’a laissé beaucoup moins de temps pour travailler sur les articles de mon blog windsurfeuseinparis.wordpress.com ou des vidéos, c’est un peu la galère!

 

EW : Comment te déplaces-tu sur ton spot ?

MH : J’aimerai bien pouvoir répondre à pied à vélo ou en train, mais c’est ma 806 mobile rom’ édition qui m’amène sur les spots! Ou les voitures des kiffeurs quand on covoiture. Je suis d’ailleurs très heureuse de n’avoir eu à souffrir d’aucune panne immobilisante depuis son acquisition un poilounet hasardeuse, c’était pas gagné.

marine hunter

 

EW : De combien de temps as-tu besoin pour te déplacer sur le spot le plus proche ?

MH : Environ 2h, sans problème de circulation. D’ailleurs j’adore aller en Normandie en semaine et faire des pieds de nez aux malheureux englués dans les bouchons d’en face. C’est assez puéril mais jouissif, surtout avec des planches sur le toit.

 

EW : Qu’es-tu en train de travailler ?

MH : Rien n’est jamais parfait, j’essaie de travailler un peu tout. C’est éternel recommencement! Même si comme le vélo ça ne s’oublie pas, on redevient très vite médiocre. En ce moment, j’insiste en particulier sur le forward, le tabletop, le surf backside et frontside en side-on.

 

EW : Dans ta région, y a-t-il des cours de planche à voile à l’école ?

MH : Bonne question! En tout cas je n’ai pas eu cette chance… Cela dit j’ai beaucoup apprécié apprendre secourir un mannequin en plastique rempli de flotte dans une piscine en terminale. On se sent toujours plus utile qu’à faire des allers-retour sur 50m.

 

EW : As-tu déjà une idée des études que tu souhaites faire? Pourquoi ?

MH : Honnêtement aucune idée. J’étais assez intéressée par Intechmer après une VAE chez Decat, j’adore l’anglais, en fait tant que le prof est intéressant j’apprends volontiers, à part pour les domaines vraiment rasoirs comme la sédimentologie.

marine-hunter

 

EW : Quelle est (était) l’implication de tes parents?

MH : Je ne voulais surtout pas qu’ils s’impliquent! Indirectement ils l’étaient quand même puisqu’ils m’ont aidé financièrement pour ma voiture et me demandaient avec la constance inlassable des parents aimants comment ça se passait. J’ai fini par leur répondre des choses un peu plus développées que “ça se passe”.

 

EW : Tes frères et soeurs font-ils du windsurf? Avec la même intensité ?

MH : Mon frère aîné en a fait, mon deuxième frère en également fait pas mal mais maintenant il est plus branché surf et kite, ma petite soeur a essayé mais préfère le kite. Quoiqu’après s’être fait trainée sur la plage ça l’a un peu refroidie. Bref si on a tous navigué en catamaran en équipage nous n’avons jamais planchés ensemble, et je suis la seule à avoir poussé jusqu’à la compét au détriment de mes études et au bénéfice de ma vie personnelle.

 

EW : Connais-tu d’autres personnes qui naviguent alors que leurs parents ne naviguent pas?

MH : C’est une question intéressante, mais je ne m’en rappelle pas comme ça. Manifestez-vous dans les com’!

 

EW : Navigues-tu avec beaucoup d’amis de ton âge ?

MH : Pas souvent mais de plus en plus ^^ la moyenne d’âge du planchiste se situe plus vers 30-40 ans, mais j’ai rencontré beaucoup de jeunes de ma génération et moins en compétition.

 

EW : Penses-tu avoir de la chance?

MH : Oh que oui! Je me sens très bien entourée et que ce soit parmi mes connaissances ou mes propres expériences j’ai matière à relativiser. J’ai la chance d’être toujours en vie, valide, d’avoir un patron humain, des collègues cools, de pouvoir pratiquer un sport élitiste dans des endroits quand même pas dégueu. Si ce n’est pas avoir de la chance, je ne sais pas ce que c’est.

 

EW : As-tu un entraîneur?

MH : Ça, j’aimerai bien mais c’est hors budget. J’ai eu la chance d’être invitée à quelques stages FFV mais ayant commencé la planche tard je suis hors critères pour pas mal de choses. Si jamais j’en trouve un ce sera un coach privé.

 

EW : Que maîtrises-tu le plus

MH : Ma grande spécialité ça pourrait être arracher mes vis de straps au jibe ou au bottom.

 

EW : Comment apprends-tu?

MH : Soit quelqu’un me donne un conseil qui provoque un déclic, soit je répète jusqu’à sentir un déclic. Dans l’ensemble c’est assez laborieux… C’est pour ça que je me suis mise à la compétition en slalom pour apprendre le jibe. Sous pression, on apprend plus vite à mon goût. La preuve, j’étais pour la première fois au harnais dans les straps à ma première compét’ de slalom. J’ai certainement bien fait chier le monde sur l’eau mais personne n’est venu me le dire, au contraire les gens étaient super sympas et certainement un brin amusés. J’ai donc poursuivi dans cette veine et résultat ça a fini en PWA ^^

 

EW : En vague et freestyle, comment fais-tu pour apprendre un nouveau move ?

MH : En vague, beaucoup de moves demandent un engagement avant tout psychologique. Le reste, c’est de la pratique une fois la peur mise de côté. J’essaie de demander des conseils mais les avis que je reçois sont parfois contradictoires, et les résultats perçus sur l’eau (du style j’ai l’impression d’avoir trop fait un move de ouf) n’ont parfois rien à voir avec les photos ou les vidéos (…), la déception est palpable dans ces trois points de suspension ^^ Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidées à progresser, sans eux je n’en serai pas là aujourd’hui!!! Et la liste est toujours plus longue 🙂

 

EW : Quels sont tes meilleurs résultats?

MH : Pour moi, un bon résultat n’est pas atterrir sur le podium de l’Hibiscus Naish Party quand on est trois filles et que je ne sais pas jiber (sans parler du reste). Il se mesure à la hauteur du combat mené pour l’obtenir. Les résultats qui m’ont plu donc, d’après moi, sont ma 5eme place au défi 2015 où il y avait des conditions et une concurrence de bâtard, ma 6eme place à l’IFCA en Croatie parce que j’en ai bien sué pour y arriver et après des résultats de manches assez savoureux comme une manche de 1 à l’IFCA de Sylt 2015 avec un départ de Deus, une manche de 2 à l’AFF de Marignane 2017 avec des jibes un peu chaud patate… Et mes premières victoires en vague sur l’Oléron Wave Classic et la Wissant Wave Classic, le genre de compétition où je faisais bonne dernière il y a peu. Il n’y avait pas Nath’ (Cottard) pour mettre tout le monde d’accord mais ce n’était pas gagné pour autant!

 

EW : Quels sont tes objectifs en windsurf?

MH : Progresser, passer des bons moments et me faire des amis! C’est exactement ça en plus, rien ne me démoralise plus qu’une mauvaise ambiance entre les gens. Le jour où ça devient comme ça, j’arrête! Je ne viens pas sur les compétitions pour passer le week-end avec des gens qui me tirent la tronche en permanence.

 

EW : Qu’aimerais-tu passer un jour ? (Move, championnat, …)

MH : Le backloop, le pushloop, le virement des deux côtés, le racing jibe, l’aerial, le tabletop backside, le 360 dans la vague… Ce n’est pas ça qui manque ^^ pour les championnats j’aimerai bien aller faire l’Aloha Classic, la Tiree wave classic, refaire l’Hibiscus party, faire la PWA slalom de Fuerte … (si on peut rêver, elle est réservée aux hommes) et pourquoi pas du speed à Fuerte également au Dunkerbeck Speed Challenge.

marine hunter

 

EW : Fais-tu attention à ta nourriture? Comment ?

MH : J’essaie mais étant boulimique ça ne dure jamais bien longtemps! Il suffit d’une journée à ne rien faire pour que toutes les cochonneries du frigo y passent, donner des conseils serait donc un peu se payer la tête du monde. Un peu comme le dernier de la course qui donnerait des conseils pour gagner, ça ne l’empêche pas de dire des choses vraies mais de manquer un brin de crédibilité. D’année en année, ça s’améliore un peu mais ça m’handicape parfois sur les compet’, rien de tel qu’une bonne crise de boulimie pour fatiguer l’organisme et ne pas en dormir de la nuit.

 

EW : Quel est le spot que tu as préféré?

MH : Bonne question, ça dépend des conditions qu’on y rencontre, mais j’avoue avoir un faible pour l’eau transparente. En France, je dois avouer avoir un faible pour le Dossen qui est un spot multi-facettes, un skate-park de rêve. En slalom j’apprécie beaucoup la rade de Cherbourg (Collignon).

 

EW : Quel est ton rider préféré?

MH : Je pourrai répondre mon copain mais il y en a plein que j’admire parce que j’ai pu voir de quoi ils étaient capables et les cotoyer un peu. Nathalie Cottard qui est devenue la légende de la rampe de Bercy et qui est super sympa, Florian le Boux son copain qui fait 4eme sur une compèt avec la main cassée et qui est super sympa aussi, Sarah Quitta pour sa caribbean attitude, Sarah Delaunay pour surfer des tailles de mât, Delphine Cousin pour sa simplicité et sa vitesse supersonique (du style on me voît, on me voît plus), Yann Sorlut parce qu’il est trop fort, Max Lesauvage pour ses sauts engagés, Antoine Albeau parce qu’il est trop gentil en plus de tout le reste, Julien Quentel parce qu’il est aussi super sympa et qu’il jibe comme personne, Maja Dziarnowska parce qu’elle aussi est trop sympa et super douée en slalom (genre elle se pointe sur l’IFCA et fait 2eme), Jason Polakow qui est super accessible, Yann Sune parce qu’il a des dreads et qu’il envoie fort, Jules Denel parce qu’il a un style puissant, Thomas Traversa parce qu’il est juste fantastique même quand c’est pourri… Et je ne parle pas des gens que je connais sur Paris qui ont repris la planche tard et ont vachement progressé en 3 ans!! C’est trop long ^^ en fait j’admire tous les windsurfeurs et windsurfeuses que je connais je crois, c’est un sport qui suscite l’admiration tout simplement.

 

EW : Lis-tu des magazines de windsurf ?

MH : Sur Paris on a la chance de pouvoir s’en procurer facilement, quand je passe devant un kiosque je ne me prive pas avant un trajet en train. Ou en attendant un train un jour de grève. Ou en attendant le lendemain de la grève pour rentrer chez moi (non je blague).

 

EW : Comment décrirais-tu le windsurf?

MH : Ça ne se décrit pas, ça se vit.

 

EW : Penses-tu faire du windsurf toute ta vie ?

MH : La vie le dira! Mais ça serait bien 🙂

 

EW : Es-tu sponsorisé ? Payes-tu une partie ? Reçois-tu quelque chose ?

MH : Ça dépend de mes sponsors. TTC je crois bien que c’est la Lunette Jaune qui me gratifie de la plus belle dotation en nature, en budget c’est la ville de Boulogne Billancourt. Côté windsurf ça ne vole pas très haut, mais ce n’est pas une surprise. C’est pour ça que je ne cherche pas de sponsor planche, ça me coûterait trop cher. Du coup quand on me donne des choses, je ne m’y attends pas et je suis contente ^^

 

EW : Que souhaites-tu rajouter ?

MH : Merci Céline pour ton travail! Sinon si jamais je commence à prendre mes aises sur l’eau en taxant comme une porcasse qui croit qu’elle a du niveau, faites-moi plaisir, collez-moi une baffe. Merci. Autre chose, j’ai une mémoire des visages qui s’approche du niveau de défaillance de celle de Dory, ne vous offusquez pas si vous me reconnaissez mais moi non… Toutes mes confuses ^^

 

Test foil AHD AFS-2 700

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Un article de Benjamin Longy

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Foil : AHD AFS-2 800

Flotteur : Planche convertible 80 cm de large

Conditions de vent : 8-18 knt clapoteux

Spot : La Baule

Voile : 7.8 m² slalom 4 cambers

Rider : Benjamin LONGY

A première vue le foil est très beau, le mat et le fuselage monobloc semblent fins et solides. De même pour les ailes, astucieusement fixées par des vis torx. J’aurais cependant apprécié une meilleure finition d’assemblage aile/fuselage, qui manquait à mon sens d’hydrodynamisme.

Le décollage est relativement rapide, mais il nécessite tout de même d’être bien lancé et d’avoir acquis une bonne vitesse avant l’appui sur le pied arrière pour l’envol.

En navigation, le foil est très sain et stable. Il permet une douce descente en contre gîte lorsque l’on attaque une remontée au vent. Les départs à la gîte injustifiés sont rares, de plus le cap est très bon.

L’AFS-2 est bien équilibré sur l’axe longitudinal, mais n’est pas très nerveux. Il nécessite d’être correctement réglé pour ne pas avoir à pousser sur le pied avant ou arrière durant toute la durée de la navigation.  Contrairement à certains autres foils, il n’est pas possible de donner un bref appui sur l’un des pieds afin d’ajuster le trim, qui sur ce modèle nécessite un appui long et fort.

Au final l’AFS-2 est un foil très accessible et facile d’utilisation. Il excuse les erreurs d’équilibre et permet une adaptation facile de par sa stabilité. La glisse est bonne mais l’impression d’en avoir encore sous la pédale est grande. Peut-être qu’une aile plus typée race corrigerait cette sensation…

Petit bémol à noter, un sifflement continu apparaît une foi en vol (mais ne perturbe en rien la navigation).

Le plaisir est de la partie et le foil vole longtemps sans fatiguer les jambes. Il dévore les kilomètres au près facilement une fois réglé. Il conviendrait très bien aux personnes désirant un foil performant sans pour autant rechercher un très haut niveau.

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Allez voir ce foil chez RideAll La Baule et louez-le dès maintenant ! Pas de doute, vous aurez envie d’en faire l’acquisition au plus vite !!!

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Slalom – SAUVAGES !!

ARTICLE : Nascimo Fournier

 

Sauvages !!

2 fois !!

 
Sur les IFCA à l’Almanarre, et encore sur l’étape de l’AFF…
Les mecs : ils sont derrière toi, et boum à la bouée, alors que tu finis ton jibe,  ils te foncent dedans !! 
Et en plus : à gueuler “protest, protest !!”
 
 
Règles ?
La loi FFV-ISAF internationale pour les bateaux : il paraîtrait, d’après les arbitres fédéraux, que si le mec s’engage dans la manoeuvre dans la distance de trois longueurs de bateau de la bouée en même temps que toi, tu ne dois pas lui fermer la porte à la sortie du virage… ou alors  un navire à l’extérieur doit donner au navire engagé sur lui la place nécessaire pour doubler la marque…
Sachant que : en slalom, la planche mesure moins de 3m, et que ça déboule à plus de 20 nds…
 
Explications ?
1. Tu es devant, tu regardes dans les rétros, y a des gens derrière, normal c’est un slalom, et t’es pas dernier, tout va bien, quoi !
2. Le mec le plus proche derrière :  20m environ, donc tu penses que tu as le temps de commencer ton jibe.
3. A la fin du virage, tu es déjà en train de relancer sur l’autre amure, mince, y a un gus qui t’envoie sa voile dessus !? “Protest” qu’il crie !!
4. Forcément, ça tombe ! Et les 2 ! Et tout le reste de la flotte passe devant….
5. Bon tout va bien, t’as pas de sang qui dégouline dans les yeux, ta planche n’est pas coupée en 2, et ta voile n’est pas trouée…
6. Et c’était pas la première place de la coupe du Monde…
7. Le jury donne raison à l’autre…
 
Avis ?
– Le mec est derrière : mais c’est pas grave pour lui… de toute façon, tu lui laisseras la place pour te doubler au jibe… ??
– Le “ride-ensemble” ? Si c’est marqué que t’as le droit, alors fonce dans le tas ??
– P****, le matos ? Non mais c’est pas cher en ce moment, et y a des soldes chez Décath’ ! Et de toutes manières, tu as 3 boards de rab sur la plage ! Comme ça tu peux sans soucis finir l’épreuve ! Et, c’est pas comme si non plus c’était le seul flotteur pour la saison… 
– Imagine au ski, le mec au-dessus de toi qui te fonce dedans parce que tu as fait un virage ? Ou il saute une barre, et toi t’es en dessous ? Pas grave , il était engagé ! Il avait le droit ??
– Ou en formule1, “excuse man, tu me laisses passer dans le virage, je m’engage en même temps que toi ” ??
– Ou sur la route : ton feu est vert mais y’a quelqu’un qui arrive à 80 km/h sur le carrefour. Tu passes quand même parce que son feu doit être rouge ?!?
 
Solutions ?
– On réfléchit ? Et on passe à côté ?
– Ou on continue de se monter dessus ? Et de perdre la course, l’épreuve, sa tête, son matos ?
– Les règles de courses ne sont-elles pas faites normalement pour éviter les accidents ???
 
Evolutions ?
En PWA, les règles ont évolué depuis longtemps. 
Appliquer les règles basiques fédérales de régates à la voile est devenu impossible tant la vitesse de déplacement des “navires” est élevée…
“No rules” ??
Mais dans le respect du jeu ??
 
(Exemple accident Fred Morin à Alaçati en 2012…)
 
  
Sinon ?
Mon prof de maths vient de me coller un zéro à un DM (devoir à la maison)…
… parce que j’ai expliqué à 2 copains ce qu’il n’avaient pas compris, et forcément ils ont écrit un peu la même chose que moi…
“Protest” !!!
 
Pics : @JérémyLACAVE @PWA/JohnCARTER

Un an après..Bel_250

Il y a plus d’ un an, j’avais répondu à l’interview de Espace Windsurf et je vous expliquais que je naviguais 2 fois par mois d’avril à septembre, surtout à Bergen op Zoom ou à Leucate et que je ne connaissais pas d’autres personnes qui aimaient autant la planche à voile que moi.

Maintenant, cela me fait rire, car ça a bien changé. J’ai rencontré Ben qui est patron du surfshop et son magasin me sponsorise.

C’est bien pour moi quand j’ai besoin d’acheter du nouveau matos. Mais surtout, on va naviguer ensemble dès que je suis en congé et qu’il y a du vent(1 à 2 fois par semaine) surtout aux lacs de l’eau d’Heure, parfois en Zeelande et en mer où j’ai découvert de nouveaux spots

Du coup, j’ai bien progressé en slalom et dans mes jibes .

Je m’entraîne beaucoup aussi avec Denis, Victoria et Audric qui font partie, comme moi, de la Wind’n’Surf Team et c’est Ben qui est notre coach.

J’aime beaucoup cela, car tout le monde se motive et c’est cool d’être avec d’autres qui font de la planche à voile.

Même au lac, je suis sur l’eau très souvent avec les mêmes planchistes. On se connaît tous, on parle matos, rafale, prévisions… j’ adore y aller.

Les compétitions ont démarré : Avec Denis et Audric, nous avons participé à la première journée du Championnat de Belgique Slalom. C’était un vent difficile, mais nous avons eu un bon classement. Je me réjouis d’être au mois de septembre pour la suite du championnat.

 

Et comme, j’ai maintenant 13 ans, je me suis inscrit au Défi Wind. Je n’ai pas peur d’y aller, même si je sais qu’il y a 1400 riders inscrits. Je suis impatient d’y être et je vous raconterai…

 

Au mois d’ octobre, je serai avec la team au DamX . J’espère le podium cette fois. Je suis aussi très content, car cette année je suis inscrit aux deux camps organisés par le club Sud Ouest( un en juillet et l’autre en août). L’année passée, je m’y étais super bien plu avec d’autres jeunes de mon âge,et ça,c’était super chouette.

Ce qui était cool aussi, c’est le 1er mai : Dieter, le champion du monde de freestyle en 2015 , est venu passer la journée avec nous lors des portes ouvertes du surfshop. Il nous a fait le show et j’ai pu naviguer avec lui . Trop top !!

C’était chouette de l’entendre donner des conseils à ceux qui testaient le foil lors du Test Starboard, le même jour.J’ai essayé…. Devinez quoi.. C’est génial…. J’en veux un !!!

 

 

Espace Fun Surfshop By Wind’n’Surf, super grand merci pour le soutien.

Ben, merci ..tu es top !

Espace Windsurf, Club Sud Ouest et tous les autres….merci pour le soutien.

 

Cyril Evrard( Bel 250)