Boire ou rider, il faut choisir !


Alcool

Quelle est la différence entre une planche de windsurf et un bateau de croisière ?

En Grande-Bretagne, apparemment, il n’y en a pas…


Ou, en tout cas, il n’y aura pas de différence aux yeux de la loi si le gouvernement Britannique décide d’implémenter une proposition dans le cadre d’une révision du « Merchant Shipping Act », où les windsurfs et les grands bateaux auraient le même état juridique.

Alcool
Le résultat : si, par ta faute, tu blesses quelqu’un quand tu fais du windsurf – par exemple un autre windsurfer ou un nageur – tu risques d’avoir une belle amende ou, dans les cas les plus sérieux, un petit séjour en prison sera au programme !

Une des conséquences : boire et faire du windsurf est fortement déconseillé ! En cas d’accident, le niveau d’alcool dans ton sang sera analysé, exactement comme quand tu es au volant de ta voiture, et tout d’un coup cette dernière bière avant de commencer ton ride risque de te sembler une très mauvaise idée…

Une consultation populaire a eu lieu l’année dernière, mais les résultats n’ont pas encore été rendus publics et aucune décision n’a encore été prise…

Même si elle peut faire rire, cette proposition aura pour conséquence de rendre notre sport plus safe. Donc : boire ou rider, il faut choisir !

Alcool

Jérémy Barralis

 

A la rencontre d’un windsurfer du Var …

 

Jeremy barralis

 

Prénom : Jérémy
Nom : Barralis
Age : 21 ans
Taille / Poids : 173/70 kg
Localisation géographique : Fréjus mais originaire de la Valette (83)

 
Sites Webs :

1. http://www.windsurf83.fr
2. http://www.varactionphoto.fr
3. http://www.teamrallyefarledois.com
4. http://www.freeride-attitude.com
5. http://www.freeride-attitude.tv

 

L’interview :

 

Espace Windsurf (EW) : Quand et comment es-tu atterri dans le milieu du windsurf ?

Jérémy Barralis (JB) : J’ai commencé le windsurf tout à fait par hasard : quand j’étais jeune, à l’occasion d’un séjour à Crozon, en Bretagne. J’ai découvert la voile (le catamaran, puis rapidement la planche à voile) avec des copains de classe. 7 ans ont passé et la passion a pris le dessus !!!

 

EW : Quel est ton emploi du temps ?

JB : Mon emploi du temps… assez chargé à vrai dire. Du lundi au samedi dans un surfshop; mais pas comme tout le monde l’imagine. Je suis dans un petit bureau, les yeux rivés sur mes deux écrans, entre les lignes de code et les calques sous photoshop.
Je suis intégrateur/infographiste pour le site www.freeride-attitude.com

 

EW : Quelle place prend le windsurf dans ta vie actuelle ?

JB : Le windsurf c’est un peu, donc, mon quotidien. Tous les jours je baigne dans le monde de la glisse. Ces derniers temps, le windsurf a été revu à la baisse. Fréjus est une zone plus propice au kite qu’à la planche… Enfin comme je l’entends : c’est-à-dire avec du vent et surtout des vagues !!! De plus, un gros projet, qui dure depuis 6 mois maintenant, me contraint à mettre de côté quelques sessions.

 

EW : A quel point aimes-tu ce sport ?

JB : Ce sport, c’est un peu ma philosophie… ma façon de vivre. Le windsurf me permet de faire des rencontres, de m’exprimer aussi bien sur l’eau que sur mon site internet, mais aussi à travers mes photos que j’adore prendre.
L’amour pour ce sport est donc un concentré de sentiments, de passion et d’expressions.

 

EW : Sur quel spot navigues-tu principalement ?

JB : Je naviguais, jusqu’à juillet dernier, surtout sur les spots de l’Almanarre, la Bergerie, la Coudou, le Brusc… Bref les spots qui marchaient en priorité entre l’est et l’ouest de Toulon.
Aujourd’hui, obligations professionnelles obligent, je suis plus contraint à naviguer sur des spots de «freeride» sur Fréjus et ses alentours. Il y a bien le spot de Beauvallon qui fonctionne de temps en temps en vague, mais les spots les plus accessibles sont souvent plats et peu ventés. Le mistral a du mal à arriver jusqu’à la Baie de St Tropez et, quand il arrive, c’est souvent rafaleux et plat !

 

EW : Quel est ton trip préféré ?

JB : Mon trip préféré… Je n’en n’ai pas fait énormément, mais, celui qui me reste le plus en mémoire, c’est la Corse. Aussi étrange que cela puise être, j’ai adoré naviguer sur ces spots, la liberté de prendre la voiture et de s’arrêter là où les conditions semblent bonnes. Ce qui me reste surtout en mémoire, c’est le paysage, la couleur de l’eau et l’ivresse réunie de tous ces éléments.

 

EW : Quel est ton matos ?

JB : Pour être précis dans ma réponse, j’ai deux quivers : le mien perso, comme diraient les jeunes, mais aussi celui du surfshop.
Mon quiver est très typé vague et vent fort : de 3 .7 à 4.7 en voiles de vague (Zone); et en planches de vague : une 60 litres complétée d’une Acid 74 litres.
Mais comme ce quiver était surtout destiné à des conditions pour l’Almanarre et la Coudou, et qu’aujourd’hui je n’ai plus l’occasion de naviguer dans les vagues, j’utilise du matos de l’année moins typé et plus polyvalent.
J’ai une fanatic Freewave TE 75, une planche de slalom JP Carbon et des voiles Combat, Fly. C’est pas le matos que je préfère, pour être franc, mais c’est le matériel qui passe le mieux dans les conditions dans lesquelles je navigue.

 

EW : Quel est ton petit plus (hobby autre que le windsurf) ?

JB : Mon petit plus ? Ça tourne toujours de près ou de loin au windsurf, en fait. J’adore la photographie et l’internet. J’ai mon site windsurf83, qui est aujourd’hui la plateforme de la communauté des windsurfers du Var.
La photographie, j’ai commencé à la pratiquer peu après avoir mis les pieds dans les straps. Alors que les conditions étaient trop violentes pour mon gabarit et mon niveau, j’ai sorti le petit bridge pour immortaliser les sessions. Je me suis pris au jeu et la passion m’a piqué. J’ai investi dans du matériel, j’ai eu plus de disponibilité et mon travail a commencé à être reconnu.

 

EW : Quelle est ta plus grande qualité et/ou ton plus grand défaut ?

JB : Ma qualité, je dirais que je suis un battant et que j’essaie toujours de donner le meilleur de moi-même.
Mon défaut serait que, des fois, j’en fais trop sans penser un peu à moi.

 

EW : As-tu envie de rajouter quelque chose à ton interview ?

Je te remercie pour cette petite interview et je te souhaite une bonne continuation pour ton site !!!

 

Jeremy barralis

 

Une main pour tout faire ! Du Windsurf aussi !!!

axel tricaud

 

Axel Tricaud est né avec un handicap à la main gauche…

 

prothese main
Nom : Axel Tricaud
Localisation géographique : Lyon / Toulouse (France)

 

Depuis 6 ans, il s’est mis dans la tête qu’il pouvait faire du windsurf… Et depuis un an, il navigue avec une prothèse spécialement conçue pour la planche à voile.

 

axel tricaud       prothèse main

La vidéo

 

 

L’interview

 

ESPACE WINDSURF (EW) : Comment as-tu mis en œuvre la fabrication de ta prothèse?

AXEL TRICAUD (AT) : Je suis allé dans un cabinet spécialisé dans la fabrication de prothèses orthopédiques : « Rhône orthopédie ».
Pour la forme de la prothèse, j’ai d’abord demandé à mon entourage : ma mère et mes oncles ayant pratiqué le windsurf ! J’ai aussi profité de l’expérience des prothésistes qui m’ont dit ce qu’il était possible de faire ou pas. Enfin, j’ai demandé l’avis de certains pros via « Facebook » (notamment Laure Treboux qui a pris le temps de me répondre et de me donner des conseils très utiles).

 

EW : Comment s’est passé la fabrication pour toi?

AT : Ça a pris un certain temps car le cabinet est à Lyon et que j’étudie à Toulouse. J’y allais donc pendant les vacances et on faisait des séances où on a commencé par bien cibler mes besoins et mes désirs. Ensuite on a moulé un thermoplastique sur mon handicap pour prendre sa forme exacte et voir où se situent les points d’appui que l’on pouvait utiliser. Après, on a fait la même chose pour le crochet puis, pour finir, la prothésiste a créé les parties en composite/carbone et les a assemblés.
Il ne restait plus, alors, qu’à mettre les attaches qui nous semblaient appropriées. Dis comme cela, ça peut paraître rapide, mais il nous a fallu à peu près 3 mois et demi pour terminer le projet !
Au final cette prothèse aura couté entre 1600€ et 1700€.

 

EW : Comment est-elle adaptée au sport?

AT : Lors de la fabrication, on a réfléchi au maximum sur la forme du crochet pour qu’il soit le plus fonctionnel possible. Sachant qu’hormis les conseils avisés de certains pros et l’expérience du prothésiste, nous partions de rien : je n’avais jamais entendu parler d’une prothèse créée pour le windsurf auparavant, malgré quelques recherches sur internet.
Le crochet a un diamètre spécifique pour ne pas glisser sur le wishbone, mais aussi pour s’accrocher et se décrocher facilement! Ensuite il a une forme de V, pour lui permettre de pousser le wishbone sans qu’il dérape dans certaines manœuvres. Enfin, la prothèse est, bien sur, totalement résistante a l’eau et au sel ; elle est composée de carbone/époxyde de plastique et de néoprène.

 

EW : Comment fais-tu pour gréer et porter le matériel? Et sur l’eau? (avantages et inconvénients)
AT : Ah oui, c’est souvent ce qui étonne le plus les autres : le fait que je mette presque autant de temps qu’un windsurfer valide ! Mais c’est venu tout naturellement… Et si on regarde bien, lors du gréement d’une voile, avoir deux mains n’est pas si important que ça !
Pour porter le matos, c’est simple, je le porte en deux fois : la planche sur la tête ou tenue par les straps et le pied de mât, la voile sur la tête quand je peux. Je grée toujours sans ma prothèse et je porte mon matos sans aussi.

 

prothèse windsurf          prothèse windsurf

Sur l’eau, c’est un peu plus compliqué… En fait, ça fait à peu près 5 ans que je navigue sans la prothèse et avec celle-ci, j’ai eu besoin d’une période de réadaptation : par exemple, j’ai dû réapprendre les manœuvres basiques comme le virement de bord et l’empannage. Donc, dans certains cas, je suis meilleur sans ! Par contre, pour les bords, je suis beaucoup plus à l’aise, je peux abattre et lofer tout en restant loin de ma voile, je tire moins sur mes muscles du bras gauche ; et donc je peux naviguer plus longtemps !
Ma prothèse a quand même ses limites. Par exemple, le serrage me fait mal et peut même provoquer un garrot si je reste trop longtemps ! Je dois donc faire des petites pauses. J’ai aussi rencontré un problème à cause de la rigidité de la liaison entre le corps de la prothèse et le crochet et je ne peux donc pas former d’angle (ou très peu) entre mon avant-bras et le wishbone. Je suis obligé de le garder perpendiculaire.

 

EW : Si tu pouvais modifier cette prothèse, que ferais-tu?

AT : J’essaierai de réfléchir à un mode d’attache aussi solide et moins douloureux. Et surtout, je mettrai une liaison souple entre le manchon et le crochet ; un peu comme le tendon sur une plaquette de pied de mât.

 

EW : Et dans la vie de tous les jours?

AT : Je me débrouille comme je peux, mais franchement, il n’y a pas beaucoup de choses que je ne peux pas faire ! Et puis, j’ai fais pas mal d’autres sports : principalement de la danse, du ski et de l’escrime.

 

EW : Quelles sont tes études? Est ce qu’il y a un lien avec le windsurf et ton handicap?

AT : J’étudie en DUT Génie mécanique et productique T A à Toulouse et je souhaite continuer après en école d’ingénieur. J’y étudie toute la mécanique, le dimensionnement des structures, les sciences aéronautiques et les matériaux composites.
Plus tard, j’aimerais travailler dans la fabrication de planches… Si je peux…

 

EW : Qu’attends-tu de cette interview

AT : Surtout partager mon expérience, et profiter de l’expérience des autres !
Je peux conseiller les gens sur les démarches à suivre, et les choses à faire ou pas sur ce type de prothèse.

 

EW : As-tu envie de remercier quelqu’un?

AT : Oui, tout d’abord toi ! Pour t’être déplacée jusqu’ici non sans difficultés sur ta route…
Mais aussi Aude Bignon, la prothésiste, sans qui, tout ça n’aurait pas été possible.
Ensuite, les pros qui ont eu la gentillesse de me répondre sur Facebook. Leurs conseils ont été très utiles !
Enfin, et surtout, ma mère qui s’est occupé de tout le côté administratif ; et croyez-moi, c’est loin d’être le plus facile.

 

axel tricaud

Spots de la Vieille Nouvelle & co : Gruissan et Port-la-Nouvelle

Gruissan

 

ARTICLE : Julien Benvenuto

 

Le spot de la Vieille Nouvelle, mythique spot du Défi Wind, est un spot d’une dizaine de kilomètres de long entre Gruissan et Port-la-nouvelle.
Ce spot est à une quinzaine de kilomètres de Narbonne, et à une petite demi-heure de Leucate. A ma connaissance, ce spot marche toute l’année, même pour les adeptes de combis étanches en plein hiver.

 

Gruissan-windsurf

 

C’est sans doute l’un des spots les plus ventés de Méditerranée (ci ce n’est le plus venté), voire de France.
Le vent dominant est la Tramontane, un vent particulièrement régulier et fort à cet endroit, profitant du couloir d’accélération Pyrénées – massif Central sud.
L’orientation principale est N-O, avec des variations N-N-O et O-N-O.
Etant un spot dédié à la vitesse, au freeride, freestyle et longues distances, c’est le vent qu’il faut pour que ça reste en “flat water”.
Lorsque l’orientation est autre, en particulier S-E (le Marin) et que le vent est assez fort, des creux peuvent se former. On voit d’ailleurs parfois des surfeurs et waveriders à ce moment !

 

L’accès au spot et la mise à l’eau

 

L’accès au spot se fait par un petit passage, façon rallye encadré de rochers rendant l’entrée particulièrement étroite. Ce passage est situé près du clos de l’Estret. La mise à l’eau se fait dans ce cas tout le long de la plage, suivant vos préférences de force de vent (mais j’en parlerais plus tard).
L’autre possibilité est de profiter du parking de la base des chalets, quartier général de Gruissan Windsurf Organisation, mais, dans ce cas, vous serez garés un poil plus loin du spot, et la mise à l’eau se fera par la sortie du port.

 

Les dangers du spot !

 

Profiter de ce spot peut réserver des surprises désagréables à la personne non avertie !

  • Le premier de ces dangers est la tramontane: forte. Pour ceux qui commencent, je leur conseille de ne pas trop s’éloigner du bord (on a assez longtemps pied), afin de pouvoir se rattraper à temps si on est poussé vers le large, pour éviter de revenir à la nage. Heureusement, on peut compter sur la solidarité windsurfesque dans ce cas ! Ainsi que des secours sur place.

 

 

  • L’autre danger du spot est la présence de buses près de la digue (premier point rouge sur la carte). Si vous ne souhaitez pas casser votre matos, faites très attention à cet endroit. Ici, le vent se renforce également (parfois considérablement), quand on le passe en allant de Gruissan vers Port-la-Nouvelle. On peut donc avoir la sensation de se retrouver rapidement surtoilé (ou sous-toilé suivant le sens de nav’). La clé est de trouver le juste milieu, ou de ne naviguer que d’un côté.

 

 

  • Le spot possède également des bancs de sable, le plus dangereux se trouvant à la sortie de l’étang des Ayrolles. L’idéal est donc de passer un peu au large, sachant qu’en plus le vent s’est ici renforcé. Windsurfers avertis uniquement !

 

 

  • A noter aussi la présence de vives tout le long de la plage, particulièrement en été.

 

Les spots de replis

 

La plage des Chalets
La plage des chalets peut faire office de spot de replis si la tram’ est trop violente à la Vieille Nouvelle. Attention néanmoins, car avec la naissance du massif de la Clape, le vent est ici plus irrégulier. De plus, en saison de vacances printemps / été, il peut y avoir des baigneurs, ce qui nous oblige à naviguer plus vers le large, tout en faisant attention aux bateaux à cet endroit… C’est aussi un endroit ou les vagues se forment d’avantage, ainsi que le clapot.

Mateille
Cet étang est pour moi un bon spot pour débuter, avec la présence de l’école de windsurf et un grand choix de location de matos. Avec le massif de la Clape derrière, ce spot ne marche pas très bien par Tram’, beaucoup trop irrégulier, voire faible ici. Les bonnes orientations sont le Marin (accompagné souvent par le mauvais temps…) où les vents N-E et S-O. Chaussons obligatoires, sauf si vous avez du cuir sous les pieds, car la très grande diversité de débris de coquillages, et, plus encore, les oursins présents sur la partie ouest de l’étang, partie en surface avec énormément d’algues rases. Ce spot possède néanmoins une aire de camping car, ce qui peut être assez pratique.

Les étangs de Bages – Sigean
Je ne connais pas trop ce spot, n’y ayant navigué qu’une seule fois. Néanmoins, il est très bien situé au niveau des vents, profitant du même couloir qui alimente la Vieille Nouvelle en tramontane, bien que le vent y soit légèrement moins fort. La pratique sur cet étang nécessite le waterstart, la profondeur ne permettant pas d’avoir pieds à 10 mètres. L’avantage c’est que la mise à l’eau est facilement accessible par divers points d’accès. Il y a également la présence d’un camping avec un accès direct juste à côté.

 

vielle nouvelle

 

En bref

 

En conclusion, ce spot est pour moi super, tant au niveau des conditions que du plan d’eau et de la qualité du vent. L’apprentissage et le perfectionnement du windsurf sont là bas très bien encadrés avec l’école « débutant » à Mateille et celle pour des niveaux plus costauds à la base des chalets. L’équipe du GWO est très sympathique, et le matos à louer est également d’excellente qualité et en très bon état si vous voulez voyager léger.
On peut donc être totalement débutant, voire d’un très haut niveau sur ce spot, avec la présence quasi constante de certains pros comme Pascal Maka ou David Garrel.
Pour ma part, j’ai l’habitude de mettre à l’eau à la digue, car ça me permet en fonction de plusieurs paramètres (force du vent, matos, etc.), de naviguer de l’un ou de l’autre côté.

 

Le team Espace Windsurf s’agrandit …

benjamin longy

 

Benjamin Longy – FRA-1311, rider de 17 ans, nous fait le plaisir de rejoindre le team Espace Windsurf !

 

Longy

Carte d’identité :

  • Benjamin LONGY
  • Née à St Nazaire le 30 janvier 1993
  • Il vit à La Baule
  • Sur liste ministérielle française !
  • Est en CER au Lycée Grand Air de La Baule en 1ere S
  • N° de voile : FRA-1311
  • Club: CNBPP

Très connu dans son milieu qu’est le raceboard (RS:X), Benjamin vient de nous épater encore récemment par sa première place aux championnats d’Europe à Cadiz (Espagne) en janvier dernier !
Sans oublier qu’il était déjà 5ème au championnat du monde 2009 !!!
Il est encore et toujours dans la catégorie « cadet » mais surclasse celle-ci depuis bientôt 3 ans !!!

 

Comment en est-il arrivé là ?

 

Né d’une famille non voileuse, mais d’un frère planchiste (qui ne pratique plus aujourd’hui), Benjamin a commencé l’optimiste en compétition dès l’âge de 6 ans. 4 ans plus tard son frère (de 10 ans sont aîné) l’a introduit à la planche à voile.
Dès 11 ans, il rentre en sport étude… C’est à ce moment qu’il abordera la planche Aloha (après 2005, il passera sur Bic 293OD).

Le sport étude lui permet de naviguer 2 à 3 fois par semaine. Ajoutez à cela 3 WE sur 4 passés aux entrainements et 2 soirées (lundi et vendredi) pour la préparation physique. Il ne lui reste plus beaucoup de temps pour le reste…
Mais après ses excellents résultats, il entre au pole espoir et commence la RSX 8.5 en 2008

 

Ses meilleurs résultats :

 

• 5ème au championnat de France 293 minime en 2007
• 3ème à la coupe de France RSX 8.5 en 2009
• 5ème au championnat de monde hybride 2009
• 3ème au national jeune RSX 2009
Champion d’Europe Raceboard jeune 2010

podium

 

Et le funboard ?

 

Il est loin d’être mauvais … Il tourne déjà back et front …

 

A part la planche ?

 

Il est à l’école et ses études passent avant tout :
Benjamin est en 1ere S, compte faire un bac S. Dès cette année ce sera le bac de Français.
Il compte ensuite faire des études d’Ingénieur du côté de Nantes (afin de pouvoir continuer son sport !)

Il aime beaucoup le sport (se déplace principalement à vélo) et est aussi passionné de musique.

 

Quels sont ses prochains objectifs ?

 

  • Trouver des aides financières pour pouvoir poursuivre sa passion. Benjamin recherche notamment des sponsors à qui il pourra offrir une prometteuse visibilité.

 

  • Une réelle intention d’être sélectionné pour les championnats du monde qui auront lieu à Chypre en octobre prochain.

Benjamin fait maintenant partie du collectif « Bleuet » ! Celui-ci a pour ambition d’alimenter le groupe France Espoirs et de réussir des performances au Mondial Jeunes ISAF.

  • Faire essayer sa RSX à son frangin 😉

Si le windsurf était médiatisé de la même façon que le football, Benjamin n’aurait pas trop de soucis financiers à se faire…
Mais bien que du haut de ses 17 ans, il est déjà champion d’Europe Raceboard jeune, il doit encore prendre beaucoup à ses frais…

Cadix Ouest FranceEcho CadixPresse OcéanPresse Océan et CadixPresse Océan - Cadix

Ma baule    !    Mon homespot !

benjamin longy

 

Un article de BENJAMIN LONGY

 

Benjamin longy

 

La baule est un spot situé en France, au  nord de la Loire, pas loin de Nantes.

C’est là que je m’entraine 2 fois par  semaine!
Le vent dominant est le vent d’ouest et sud ouest ! Mais c’est navigable même par toutes les directions de vent, sauf nord !
Il vient donc principalement  de la pointe du Pouliguen : pointe se situant à droite en regardant la mer.

C’est par ce vent qu’on aura les meilleures conditions de vagues entre septembre et mai.

 

Ou mettre à l’eau ?

 

  • Au Casino (Par vent du sud jusqu’à nord ouest) ==>  Vagues

Il faut que la mer soit en train de monter pour des conditions optimales, car il y a un banc de sable qui peut faire monter de belles vagues ! Pour les plus fous, si vous voyez  que ça mousse au niveau de la pointe du Pouliguen, c’est par-ce qu’il y a de la houle qui déferle par là bas ! Il y a parfois des vagues assez énormes !!! =)

Le départ de la plage est très facile, car c’est l’endroit de la baie où il y a le moins de shore break !
Le gréement se fait sur les trottoirs (nous pouvons profiter d’un peu d’herbe).

Inconvénients : peu de places pour se garer, vent irrégulier s’il prend un peu de droite ;

Faites attention au rocher près du grand phare vert !!!
Par nord ouest, le spot est plat et le vent très irrégulier.

Lors de mes navs en fun, je mets à l’eau juste en face du Casino, là où le banc de sable se trouve…

Lors  de mes entraînements : Je parts, plutôt du CNBPP (cercle nautique de la Baule, le Pouliguen, Pornichet) : c’est un endroit super pour les débutants, freeriders, formulistes, raceboarders, car il s’agit d’un spot abrité et le départ se fait d’une cale!

 

La Baule

 
 

  • Pornichet nord ouest à sud   ==> plat

Il y a parfois de belles vagues, mais attention au rocher près du port et au shore break pour les plus novices : on peut casser du matos vers le milieu de baie (même pour les plus avancés, quand on est un peu trop radical, ça fait mal).

Par vent du nord est, nord ouest, le spot est vraiment plat, donc top pour le freeride , la formula, etc …

 

L’ÉTÉ

S’il y a un grand ciel bleu depuis le matin et que vous voyez  des petits nuages s’accumuler au dessus du Pouliguen, c’est qu’il y aura surement un thermique vers 14-15h, d’une orientation nord ouest !

Il  faut naviguer côté Pouliguen pour du plat et côté Pornichet ou milieu de baie pour plus de vagues!

Attention :

–          à bien respecter les chenaux car il y a beaucoup de touristes et un CRS (flic de la plage) peut venir vous ennuyer.

–          les bateaux sur l’eau sont nombreux et leur conducteur ne maîtrise pas toujours leur engin.

 

Custom DMC

dmc windsurf

Article de Céline Grosjean

 

Manu Depersenaire, le shaper belge des customs DMC, se livre à nous pour une interview ainsi qu’une démonstration de son travail plus que méticuleux.

 

 

dmc windsurf

Nom : Manu Depersenaire
Atelier
: DMC
Son site web : dmc-windsurf.com

1. La vidéo de son travail

 

 

2. Le custom et ses paramètres

 

Les paramètres dont il faut tenir compte pour la construction d’une planche sont très nombreux et Interdépendants: le casse-tête est donc bien réel ! Nous vous proposons ici de mettre en évidence quelques éléments, qui, nous en sommes certains, changeront votre regard sur votre planche ou future planche.

Commençons par le volume.

Le volume dépendra essentiellement du niveau du windsurfer, mais également du temps consacré à la pratique (des congés pendant la semaine pour une session ?) ainsi que du type de pratique (freestyle, freeride, vague, …).

En général, le volume d’une planche de vague correspondra au poids du rider + 5L en vagues européennes. Selon les autres aspects comme le niveau, l’état de stress ou les conditions météo, on pourra rajouter +/- 10 L au poids du rider.
Et pour les autres disciplines ?
Une planche de freestyle aura un volume de 40 à 50 L supérieur au poids du rider (elle avoisinera souvent les 100 L).
La planche de freeride / slalom aura un volume de 60 à 70 L supérieur au poids du rider (elle avoisinera souvent les 120 L).

Au niveau de la carène, plusieurs points sont à observer comme le V, le mono concave, le double concave ou encore le scoop et le rocker.

Le V stabilise la planche et diminue sa vitesse. Il permet aussi une plus grande solidité, au niveau de sauts violents par exemple, sa forme à l’atterrissage permet de jeter l’eau sur les côtés.
Le mono concave permet de donner de la vitesse ainsi que de l’appui dans les courbes (retend le scoop/rocker et donc favorise la vitesse et l’accroche).
Le double concave (peut être construit sur un V ou un mono concave) permet + de stabilité (longueur plus grande ==> plus de portance).
Le rocker aidera au surf (plus la vague est creuse, plus on aura besoin de lift).

Le V, le concave ou le lift sont calculés à l’aide d’une latte métallique positionnée latéralement ou longitudinalement sur la planche :

Manu 1 Manu 2

Le scoop nous intéressera lors de conditions de nav en vagues grosses, creuses et cassantes (Réunion, …). En vagues européennes, le scoop reste léger.
Quelques paramètres :
La planche de vague aura un rocker bien présent, du V et double concave sont fréquents.
La planche de freestyle ou la planche de slalom seront tendues.

Le rail … Là il va falloir résumer !!!

Le rail va changer du pied arrière au gréement en passant par le pied avant et le pied de mât. Les différences vont se jouer au niveau taille globale et tangente (+ arrondis ou + affuté).

L’endroit le plus épais sera au niveau de l’emplacement du gréement.
Les différences entre les rails tiendront compte comme d’habitude du rider (poids, type de navigation, type de spot,…).

Comment analyser le rail ? A l’aide d’un peigne…

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Quelques paramètres :
La planche de vague aura des rails affutés au niveau du tail (pintail) et arrondi au niveau du pied avant.
La planche de freestyle aura des rails arrondis sur tout le long et un tail large.
La planche de slalom aura des rails épais et arrondis.

Intéressons-nous maintenant aux ailerons et boitiers:

Comment placer correctement son aileron ? Quels sont les « repères » de Manu ?

Aileron reculé ==> vitesse et cap
Aileron avancé ==> Manœuvre
Le rapport cap-vitesse-manœuvre ==> le bord d’attaque de l’aileron se placera au début de la rentrée de rail (+/- 30 cm).

Il s’agit bien évidemment d’une belle prise de tête lorsqu’on y ajoute les twinzer, thruster ou quad !!!

Pour l’aileron, il existe deux types de matériaux : le G10 (résine époxy) et le polyester

Polyester ==> plus souple
Ce matériau permet beaucoup de confort et est très intéressant lors de conditions non surtoilées. Dans le cas contraire, il est très instable. L’aileron polyester a une durée de vie limitée, après un certain nombre d’utilisation, il devient excessivement souple et devient difficilement manœuvrable.
G10 ==> Plus rigide
Sa plus grande qualité se situera dans sa longévité et sa précision.

4 types de boitiers existent sur le marché :

      • Power box
      • US box
      • Mini tuttle : pour thruster et kite
      • Tuttle : 2 axes (des ailerons de + 38 cm)

 

Pourquoi utiliser un custom ?
Le custom est une planche faite sur mesure qui est donc entièrement adaptée à vos besoins !

Par contre le nombre d’heures de travail que le shaper doit consacrer uniquement à la construction de votre planche est très important : Manu nous avoue qu’il consacre entre 40 et 60 heures à une planche…

Mais cette planche aura des paramètres (rail, volume, carène, …) personnalisés : type de rider, nav, spot, …
Deux planches à même volume peuvent avoir des comportements complètements différents en fonction de leurs paramètres.

Elle aura, de plus, une solidité incomparable et donc une longévité accrue.

Sans oublier que la planche restera toujours modifiable… (déco, boitier, faible rajout de V de concave au niveau de la carène,…)

Le tout pour le prix de départ d’une planche de série …


Encore merci à Manu qui nous a accueilli à bras ouvert dans son univers de shaper !

 

Vocabulaire :

 

Carène (ou bottom) :
dessous de la planche
Lift :
courbure au niveau du tail
Outline :
forme générale de la planche
Pintail :
tail en pointe
Quad – thruster – twinzer :
4 – 3 – 2 ailerons
Rail :
carre de la planche
Rocker :
courbe générale de la planche
Scoop :
courbure au niveau du nose

 

3. L’interview


 

4. Les photos

Sur Flickr